Station d'arts poétiques

La Station d’arts poétiques est un programme de recherche théorique et de création dirigé vers l’écriture poétique dans la diversité des formes qu’elle emprunte à l’heure actuelle.
Sont ainsi appréhendés et développés par les étudiants des travaux d’écriture, par-delà les genres littéraires institués ou qui l’ont été.

Les arts poétiques fédèrent ainsi une attitude de recherche pouvant avoir trait tout aussi bien au travail du vers, de la prose, de la poésie visuelle, du «docu-poème», du montage, de la performance poétique et sonore, des rapports texte/image : photo, vidéo, film, hypertexte, web (en incluant même la verbalisation restreinte), qu’à celui des formes dialoguées assimilant tout forte de récits, d’essais, et cela dans la diversité des langues et de leurs usages sociaux, du plurilinguisme à la textualisation des idiomes.
Une attention particulière est donnée à l’oralisation des pratiques textuelles.

En cela, il s’agit de faire interagir les pratiques poétiques et les réflexions sur la littérature avec les signes, codes et systèmes qui fonctionnent dans les arts plastiques contemporains.
Cette démarche s’inscrit de plus dans une histoire déjà longue des romantismes allemands et anglais jusqu’aux pratiques contemporaines, marqués par les croisements de genre et la nécessaire induction entre l’acte poétique et sa composante technique et théorique.

L’objectif à moyen terme — inspiré des écoles scandinaves — serait d’accompagner des créateurs et chercheurs dans une réflexion et une connaissance des réseaux d’activité littéraire où la langue et les modes narratifs constituent des lieux d’investigation.
L’accent est mis sur les processus d’émergence individuels et collectifs qui ont trait au travail d’écriture : récurrence, conception, production, diffusion, ainsi que connaissance du champ littéraire et éditorial en France comme à l’étranger.

Parlante est une revue d'expérimentation tournée vers la poésie, la parole, conçue par les étudiants de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, témoignant de l'extrême vivacité des formes et de leur hybridation (écriture, graphisme, performance, sculpture…). Une ouverture vers la très jeune création au plus près de son émergence.
Un projet mené par Alexandre Balgiu, Patrick Beurard-Valdoye, Jérôme Mauche.

Programme 2015 - 2016

Jean-Michel Espitallier (en sa présence)
28 octobre 2015 (ENSBA)

Jody Pou (en sa présence)
9 décembre 2015 (ENSBA)

Workshop avec Jérémie Gindre
27-29 janvier 2016 (ENSBA)

Christophe Manon
6 avril 2016 (journée d’étude à l’ENSATT)

Nicolas Pesquès
4 mai 2016 (journée d’étude à l’ENSATT)


Après une collaboration de plusieurs années avec l'ENS, ce programme est à présent en partenariat avec le Département Écriture de l'ENSATT. Il élargit celui de l'Atelier d'arts poétiques dispensé au sein de l'Ensba Lyon, par quatre journées d'études abordant en profondeur la pratique et l'approche théorique d'un auteur invité. Un workshop de trois jours conduit par un invité se focalise aussi sur la pratique des étudiants, et leur mise en œuvre orale face à un public.

Ce programme s'adresse aux étudiants de l'Ensba Lyon, ainsi qu'à de jeunes auteurs-chercheurs sortis de l'école, ou non, poursuivant une recherche pratique et théorique d'écriture.
Il est conduit par les poètes et professeurs d'enseignement artistique Patrick Beurard-Valdoye et Jérôme Mauche, en collaboration avec Enzo Cormann, Samuel Gallet et Patrick Dubost (ENSATT). Par ailleurs est envisagée une journée d'échange entre l'atelier Écriture de la HEAD Genève, ainsi que la participation d'étudiants à des workshops d'une semaine à Moly Sabata (workshop avec Jean-Michel Espitallier, programmé durant la deuxième semaine de novembre).

Programme 2014 - 2015

Philippe Beck
15 octobre (ENSBA)

Colloque "Usages de la voix, typologies du dire & de la profération"
10 décembre (ENSBA) & 11 décembre (Université Stendhal Grenoble 3)

Anne Parian
21 janvier à l'école (ENSBA)

Andrea Inglese
25 février (Département littérature Lyon 3)

Arno Bertina
1er avril (Département littérature Lyon 3)

workshop avec Marcelline Delbecq
7 au 9 avril (ENSBA)


Après une collaboration de plusieurs années avec l’ENS, puis avec l’ENSATT, ce programme est à présent en partenariat avec le Département Littérature de l'Université Lyon 3. Il élargit celui de l’Atelier d’arts poétiques dispensé au sein de l’Ensba Lyon, par quatre journées d’études abordant en profondeur la pratique et l’approche théorique d’un auteur invité. Des workshops de deux jours conduits par un invité se focalisent aussi sur la pratique des étudiants, et leur mise en œuvre orale face à un public.
Un colloque international est programmé : "Usages de la voix, typologies du dire & de la profération". Il vise à mettre en évidence les différentes typologies de lectures en public, où cette mise en relation de la voix avec le corps et l'espace où elle s'exprime, oriente des sens de lecture autres. Il s'agit de souligner comment les dispositifs du "dire les arts poétiques" et ceux des lieux de diffusion de la voix ont une incidence sur le texte lui-même, de sa conception à sa réalisation. Le colloque, alternant communications, conférences illustrées, performances, lectures et entretiens, le 10 décembre à l'Ensba Lyon et le 11 décembre à l'Université Stendhal Grenoble.
Ce programme s’adresse aux étudiants de l'Ensba Lyon, ainsi qu’à de jeunes auteurs-chercheurs sortis de l’école, ou non, poursuivant une recherche pratique et théorique d’écriture.
Il est conduit par les poètes et professeurs d'enseignement artistique Patrick Beurard-Valdoye et Jérôme Mauche, en collaboration avec Jérôme Thélot, Benoît Auclerc et Gilles Bonnet (professeur responsable et maîtres de conférence à l'Université Lyon 3).
Par ailleurs sont envisagées une journée d’échange entre l'atelier Écriture de la HEAD Genève, et des participations à des workshops d'une semaine à Moly Sabata.

Workshop Marceline Delbecq // du 7 au 10 avril 2015

Marcelline Delbecq [artiste et auteur]

Après des études de photographie aux Etats-Unis, Marcelline Delbecq s’est peu à peu éloignée de la pratique de l’image pour se concentrer sur la potentialité cinématographique, ou photographique, de l’écriture. Son utilisation du récit, de la voix, a élaboré un univers narratif mis en mots et en sons pour convoquer un ensemble d’images mentales oscillant entre description et fiction, passé et présent. Dans ses installations sonores, publications et lectures en public, les mots mettent en jeux la question du regard en devenant à leur propre tour des images. Du 22 janvier au 7 mars 2015, elle a présenté l'exposition Silence trompeur à la Fondation Ricard à Paris, exposition qu'elle considère comme étant sa dernière. Elle se consacre à présent essentiellement à l'écriture et au spectacle vivant, ainsi qu'à l'enseignement à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles.

Quelques lieux d'expositions et de lectures : Palais de Tokyo, Fondation Ricard, Fondation Cartier, Kadist Art Foundation, Galerie Xippas, Centre Pompidou - Paris ; Centre Pompidou - Metz ; CCS Bard, Dispatch, Art in General, e-flux, School of Visual Arts - New York ; Johan Koenig Gallery, Chert Gallery - Berlin; Malmö Konstmuseum – Malmö ; Fri Art - Fribourg; Mudam – Luxemburg ; Beirut Art Center - Beyrouth.
Elle prépare actuellement un roman, Envolée, une pièce chorégraphique avec Rémy Héritier, Here, Then, ainsi que deux nouveaux projets de lectures pour Performa et le Musée d'Orsay.

Publications :
à paraître : Camera, ed. Manucius, mai 2015
- Silence trompeur, ed. Manuella, 2015
- West I-VIII, ed. Le Gac Press, 2013
- Landscapes/Blackout, Marina Gadonneix et Marcelline Delbecq, ed. RVB Books, 2011
- Pareidolie, ed. Frac Aquitaine/Mix, 2011
- Un battement de cils, éditions Centre Pompidou-Metz (livre d’artiste), 2009

Textes publiés en revues :
- Eux qui nous regardent, Mémoire Universelle 2 (Manimalisme), décembre 2014
- D’un lac, les océans, revue Initiales M.D. (Marguerite Duras), ENSBA Lyon/Presses du Réel, janvier 2014
- … poudre aux yeux, alibi (…smoke and mirrors, alibi) Trafic 88, hiver 2013, éditions P.O.L
- Evidences, Les Inrockuptibles, hors série Edward Hopper, octobre 2012
- Répertoire, revue Volume 2, What you see is what you hear, 2011
- Des impressions, des ombres, Trafic 72, P.O.L, hiver 2009
- Worst Case Scenario (Matthew Brannon), Roven #2, éditions Presses du Réel, 2009
- Glimpses, The Mock and other superstitions, éditions Form Content, Londres
- Brumes, Roven #1, éditions Presses du Réel, 2009
- Cantata, Mouvement, Novembre 2007
- Visions, Encens, Février 2007
- Glimpses (Lou Reed), Cahiers du Refuge, n° 147, Centre National de la Poésie, Marseille
- Legend, J’aime beaucoup ce que vous faites, Paris, 2006

workshop

SAP du 21 Janvier 2015 // Anne Parian

Anne Parian a publié photographies, vidéo, textes et livres sur divers supports, et aussi : réécrit le calendrier par ordre alphabétique, lu Maiakovski en russe, appris pour l’occasion, lors d’une conférence au Musée Zadkine, réunit dans des «Ateliers polylingues» aux Laboratoires d’Aubervilliers des habitants qui ne parlaient que des langues différentes, participé à l’exposition de Franck David à la Galerie chez Valentin avec une video «rock’n roll» sur des paroles de Jacques Lacan, par exemple.
"Je dirai que «cherchant quelque chose», ou «à comprendre quelque chose», je fais toutes sortes de tentatives par divers moyens."

"Dans Monospace, il s’agit de dessiner un jardin. On va donc associer plantes et parfums, arbres, bancs, lignes, mobilier, constructions, couleurs, perspectives. Arranger un terrain, un territoire, un terrier, un tableau. Mais comment, sans même l’intention d’y parvenir, entre ruines et lieux communs, définir objectifs et moyens pour un espace qui ne prend formes que dans le projet de le décrire? "

Anne Parian est l'auteur notamment d’À la recherche du lieu de ma naissance, cipM, 1994; A.F.O.N.S., Théâtre typographique, 2002 ; À moi singes partout et Untel, Contrat maint, 2002 et 2005 ; Monospace, P.O.L, 2007 ; = jonchée, Les petits matins, 2008 ; une Ligne, Éric Pesty Éditeur, 2008 ; La Chambre du milieu, POL 2011.

Colloque // USAGES DE LA VOIX DANS LES ARTS POÉTIQUES

10 décembre 2014
École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon
Station d'Arts Poétiques

11 décembre 2014
Université Stendhal Grenoble 3
Traverses 19-21, Département Lettres Modernes

Avec : Vincent Barras, Oscarine Bosquet, Michel Collet, Jean-Patrice Courtois, Sebastian Dicenaire, Patrick Dubost, Olivier Dubouclez, Anne Kawala, Abigail Lang, Sébastien Lespinasse, Steve McCaffery, Georges Mérillon, Michèle Métail, Enzo Minarelli, Cia Rinne, Éric Villeneuve, Camille Vorger

Sous la direction de Jean-Pierre Bobillot (Traverses 19-21, Département Lettres Modernes, Université Stendhal, Grenoble 3) ; Patrick Beurard-Valdoye & Jérôme Mauche (Station d’Arts Poétiques, ENSBA Lyon).

Il y aurait, comme l’évoque Walter Benjamin dans Le Narrateur (Écrits français, Gallimard) un art de narrer, qui se distinguerait du roman, plus ancré dans une histoire visuelle de l’imprimerie et du journal.
C’est sur le flanc de cette oralité, ou plus exactement de cette oralisation, que ce colloque voudrait se situer.
Pendant des décennies, et contrairement aux usages en de nombreux pays (Allemagne, Scandinavie, USA, etc.), la poésie en France se heurtait à une difficulté de s’exprimer publiquement. Ce n’est à présent plus le cas.
Les lieux publics d’oralité, notamment grâce à la progressive reconnaissance de la poésie sonore, sont devenus nombreux.
Leur existence a modifié le rapport à la voix chez la plupart des poètes et auteurs de romans amenés à lire en public, ainsi que le rapport du lecteur au livre.
La voix — vecteur fédérateur du colloque — est en relation avec l’espace, les déplacements, la gestuelle, les accessoires ou non, la diffusion d’enregistrements, la projection de textes sur écran, le choix du support du texte (livre; manuscrit; écran), etc.

Ce colloque international vise à mettre en évidence les différentes typologies de lectures en public (on se restreint ici au champ du vivant), où la voix est mise en relation avec le corps et l’espace où elle s’exprime; et à souligner comment les dispositifs du « dire les arts poétiques » (qu’il faut entendre comme un élargissement de la poésie vers des formes nouvelles), et les dispositifs des lieux de diffusion de la voix, ont une incidence sur le texte lui-même, de sa conception à sa réalisation.
Le colloque durera deux jours, chaque demi-journée alternant communications illustrées, lectures et performances, suivies d’entretiens.
Sont également prévues cinq performances qui clôtureront la première journée.
Les poésies orales, vocales, sonores, scéniques, etc., n’étant pas seulement diverses d’un point de vue typologique, mais du point de vue des langues employées et de la provenance des poètes et des théoriciens, nous faisons appel à des auteurs venus de différents pays, en particulier des USA, d’Allemagne, de Suisse et d’Italie: d’où, la composante nécessairement internationale, en même temps que régionale, de ce projet.

Jean-Pierre Bobillot (Traverses 19-21, Département Lettres Modernes, Université Stendhal, Grenoble 3);

Patrick Beurard-Valdoye & Jérôme Mauche (Station d’Arts Poétiques, ENSBA, Lyon).

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Journée d'étude Philippe Beck // Mercredi 15 octobre 2014

Philippe Beck, poète

Cette journée d'études de la Station d'arts poétiques, programme d'enseignement, de recherche et de création vers l'écriture poétique (en partenariat avec le département de Lettres Modernes et le Centre de recherche MARGE de l'Université Lyon 3) aborde quelques points saillants de l’œuvre poétique et critique de Philippe Beck.

Ancien élève de l'ENS, Philippe Beck - né en 1963 - a soutenu une thèse de doctorat sous la direction de Jacques Derrida. En 1990, il fut un membre fondateur de la revue de phénoménologie Alter (ENS, Saint-Cloud). Maître de conférences en philosophie à l'Université de Nantes depuis 1995, il y enseigne l'esthétique. Fondateur et directeur (avec Christophe Tarkos) de la revue de poésie Quaderno, il est l'auteur de nombreux articles de poétologie et de critique, et membre du comité de rédaction des revues Cités et Droits de cités (PUF) et Agenda de la pensée contemporaine (Flammarion). Traducteur, il a notamment traduit Samuel Taylor Coleridge et Walter Benjamin.
Sa pratique de poète a été l'occasion de rencontres et de collaborations avec des compositeurs (Gérard Pesson ; Philippe Mion ; Maxime McKinley).

Philippe Beck est actuellement Président de la Commission de poésie du Centre national du livre. Isabelle Garron écrit : "Nous lisons les vers de Beck tels des passeurs (et noteurs) de corps poussant l'outil. Au corps dans l'espace ouvert correspondront l'élan, la figure ainsi que la démarche qualifiée dans la langue, sonore. Au corps dans l'espace restreint, il faudrait lire l'évocation de celui en recherche immobile, penché, silencieux, - contemplatif dedans. [...] Point de départ, point d'arrivée : ce pourrait être tout autant par la carte l'image en suspension de quelqu'un entre deux états, pouvant correspondre à cette figure du "denseur" (celui qui densifie et danse à la fois)." in : Philippe Beck, un chant objectif aujourd’hui, actes du colloque de Cerisy-la-Salle, éditions José Corti, 2014) :

ENSBA (salle de cours du premier étage)
8b quai saint-Vincent
69001 Lyon

La séance se conclura par la lecture de l'auteur de poèmes d’Opéradiques (amphithéâtre, 17h).

Bibliographie (depuis 2000)
Dernière mode familiale, Flammarion, postface de Jean-Luc Nancy, 2000. Inciseiv, MeMo, 2000.
Poésies didactiques, Théâtre Typographique, 2001.
Aux recensions, Flammarion, 2002.
Dans de la nature, Flammarion, 2003.
Garde-manche Deux, Textuel, 2004.
Élégies Hé, Théâtre Typographique, 2005.
Déductions, Al Dante, 2005.
Beck, l'Impersonnage : rencontre avec Gérard Tessier, Argol, 2006.
Chants populaires, Flammarion, 2007.
De la Loire, Argol, 2008.
Un Journal, Flammarion, 2008.
Lyre Dure, Nous, 2009.
Poésies premières (1997-2000), Flammarion, 2011.
Boustrophes, Editor pack, 2011.
Opéradiques, Flammarion, 2014.

Journée d'étude Yoann THOMMEREL // Mercredi 21 mai

Yoann THOMMEREL, poète, auteur dramaturge

Journée d'étude 10h - 18h
Lecture - performance en amphithéâtre à 17h

Yoann Thommerel a fondé en 2009 la revue Grumeaux, consacrée à la poésie et aux littératures expérimentales, et la collection GRMX au sein des éditions Nous.
Il a publié : Trafic (Les petits matins, 2013), une pièce de théâtre contaminée par du roman à moins que ce ne soit l'inverse et par la poésie (mise en scène du texte actuellement au Théâtre de la Colline, Paris).
Il travaille à l'écriture d'une trilogie transformiste intitulée Des trous pour la bouche et les yeux. Il publie en revue (Volaille, Caradisiac.com, etc.) et donne régulièrement des lectures/performances de ses textes.
La Station d'arts poétiques, programme d'enseignement, de recherche et de création vers l'écriture poétique, est en partenariat avec le département Écriture dramatique de l'ENSATT.

Doit-on encore écrire dramatique ? À cette question au cœur de son travail, Yoann Thommerel répondra : NON. En ajoutant aussitôt : et surtout pas n’importe comment, et encore moins pour n’importe qui.
En s’appuyant sur des expériences récentes, il explicitera cette position, développant quelques propositions qui ne constitueront en rien une théorie de l’écriture pour le théâtre, mais chercheront simplement à dégager quelques lignes d’évolution qui lui paraissent aujourd’hui nécessaires dans son travail d’écriture. Un travail à haut risque, puisque susceptible, même s’il ne se destine pas nécessairement à ça, d’être représenté. Ce qui peut toujours s’avérer dramatique.

www.editions-nous.com/grumeaux

www.colline.fr/fr/spectacle/trafic

workshop // Anne Kawala // 21-25 avril 2014

La prochaine résidence d’auteur à Moly Sabata accueillera Anne Kawala en avril et mai prochains, proposée par la Station d’Arts poétiques. Elle conduira un workshop avec les étudiants des écoles des Beaux-Arts de la Région Rhône-Alpes du 21 avril au 25 avril.
Une restitution du workshop, sous forme de performances poétiques, aura lieu à l’ENSBA de Lyon le vendredi 25 avril à 16 heures.

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Journée d'études // Pascal Poyet // 16 avril 2014

Pascal Poyet, poète, traducteur, éditeur

Mercredi 16 avril (10h00 -18h00)
Lecture en amphithéâtre à 17h

Cette journée d'études de la Station d'arts poétiques (programme d'enseignement, de recherche et de création vers l'écriture poétique) aborde en particulier les relations arts poétiques / arts pastiques / traduction (en sa présence).

Écrivain et traducteur, il co-dirige avec l’artiste Goria les éditions « contrat maint » qui, depuis 1998, publient des textes d’artistes et de poètes contemporains, des traductions et des essais.

Il a récemment publié Draguer l’évidence et Linéature (Eric Pesty Éditeur, 2011 et 2012) et Un Sens facétieux (CIPM/Spectres familiers, 2012). Il a traduit les textes de nombreux poètes et artistes américains contemporains dont deux livres de David Antin, je n’ai jamais su quelle heure il était et accorder (Héros-Limite, 2008 et 2012). Sa traduction du livre de Lisa Robertson, Cinéma du présent, paraîtra à l’automne 2014.

« Bon. J’entre à la fin des années quatre-vingt dans une école d’art, celle de Grenoble [...] Ce que je cherche, là encore, c’est à vivre une expérience. C’est peut-être même un mode de vie, un mode d’exister, pour ainsi dire. Et comme toute expérience qu’on mène, elle passe par les moyens qui nous semblent, intuitivement d’abord, nécessaires [...] Écrire, dans ce contexte, m’est apparu comme une économie en quelque sorte. La possibilité, avec presque rien, d’être constamment, quotidiennement, au travail dans un domaine qui excède de beaucoup la simple production de textes et que j’ai d’ailleurs scrupule à appeler domaine [...] Rendre plus fin, questionner, commenter, et j’y suis encore, un rapport aux choses, à l’espace... » (entretien avec Marie-Laure Picot, Cahier critique de poésie, CIPM, 2012).

Pascal Poyet fera en grand-amphithéâtre une lecture à travers plusieurs de ses textes, évoquant les rapports divers (et libres) que l’écriture comme expérience entretient avec d’autres pratiques artistiques ou de la recherche, notamment la sociologie et la linguistique.

Il a participé au deuxième numéro d’Initiales, et interviendra en workshop du 12 au 16 mai à l’ENSBA auprès des étudiants de première année.

www.contratmaint.com

Lecture croisée Station d'arts poétiques / HEAD (Genève) // 19 mars 2014

La deuxième rencontre entre la Station d'arts poétiques et le département Ecriture de la HEAD Genève réunit un groupe d'étudiants en workshop les 18 et 19 mars à l'ENSBA Lyon, sur l'enjeu de l'oralisation du texte, et les relations entre collectif et individuel.

La liste est l'outil formel retenu, qui permet d'insérer d'autres textes plus narratifs. La performance poétique en final génère également des formes "déviantes" et parasites (comme le principe de chuchoter à l'oreille d'un auditeur un texte pendant la performance d'un autre étudiant), des formes "liantes" (diffusion de moments de lectures pré-enregistrées sous forme de rumeur), des formes variées de discours.

La Station d'arts Poétiques à la Maison de la poésie // 16 janvier 2014

Dans le prolongement de l’Atelier d’arts poétiques crée en 1999, La Station d’arts poétiques, est conduite par Patrick Beurard-Valdoye et Jérôme Mauche (poètes et professeurs à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon). Il s’agit d’un programme de recherche théorique et de création dirigé vers l’écriture poétique, dans la diversité des formes qu’elle emprunte à l’heure actuelle. L’oralisation du texte est un axe important.
L'objectif serait d'accompagner des créateurs dans une réflexion et une connaissance des réseaux d'activité littéraire, où la langue et les modes narratifs constituent des lieux d'investigation.

Auteurs invités : Sarah Bahr, Thomas Braichet, Jean-Marie Gleize, Anne Kawala, Nelly Monnier, Elodie Petit, Fabien Steichen.

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Journée d'études // Patrick Dubost // Mercredi 13 novembre

Mercredi 13 novembre (9h00-16h00)

Patrick Dubost, poète-performeur

Cette journée d'études de la Station d'arts poétiques (programme d'enseignement, de recherche et de création vers l'écriture poétique, en partenariat avec le département d’écriture dramatique de l’ENSATT), aborde en particulier les relations arts poétiques / performance / écriture dramatique (en sa présence).

Après des études de mathématiques et de musicologie, Patrick Dubost a publié en poésie une vingtaine de livres qui, tout en jouant dans les yeux, demandent à être lus à voix haute. Ce travail sur l'oralité l'a conduit vers la lecture / performance où il donne à entendre ses textes au travers de sa voix, ses gestes, et l’exploration des diverses possibilités techniques de travail du son, en particulier dans des studios de musique électro-acoustique, ou dans la confrontation dynamique et improvisée avec des musiciens instrumentistes.
Chaque “poème” (entre deux et douze minutes) s’appuie sur un dispositif sonore, visuel et poétique autonome. Ce travail singulier sur l’oralité l’a amené aussi à écrire pour le théâtre ou plutôt à bâtir des textes à l’usage des acteurs. Puis plus récemment pour le théâtre d’objets, ou même la marionnette, avec parfois une réflexion spécifique sur le rapport du texte ou de la parole à l’objet.
Il intervient régulièrement en lectures publiques (ou lectures / performances) en France mais aussi ces dernières années au Québec (Montréal, Chicoutimi, Québec), à Bruxelles, ou encore à Buenos Aires, Monza, Tirana, Athènes, Londres, Gênes, Beyrouth, Zagreb... où il est souvent traduit et publié. Tout cela n’empêchant pas certains livres d’investir exclusivement le champ visuel, parfois presque cinématographique, de la lecture silencieuse.

Publications (depuis 2000, livres en français)
Oeuvres Poétiques (tome 2), Éditions La Rumeur Libre (à paraître en novembre 2013).
mélancolie douce, éditions La Rumeur Libre (Prix Jean-Jacques Lerrant des Journées de Lyon d’Auteurs de Théâtre).
Oeuvres Poétiques (tome 1), Éditions La Rumeur Libre, 2012.
) dans la neige (, Éditions La Rumeur Libre, 2011.
Les neuf Coriaces, Éditions Color Gang, 2010.
) le corps du paysage (, Éditions La Rumeur Libre, 2008.
Jonas Orphée, Éditions Color Gang, 2007.
Fragments d’un homme amoureux, Éditions Lieux-Dits, 2006.
Cela fait-il du bruit ? (écrits pour la voix), VOIX Éditions, 2004.
Le Manifeste pour un Théâtre Moderne, Editions Color Gang, 2004 (avec des photographies aménagées de Sylvie Villaume).
Big & Bang, Éditons Color Gang, 2002.
La récréation des morts, VOIX Éditions, 2001 (avec incrustations et bruits de Richard Meier).
Sous la lumière d'Assise, VOIX Éditions, 2000 (avec des encres de Richard Meier).

patrick.dubost.free.fr

ENSBA (salle de cours premier étage)
performance poétique en amphithéâtre à 17h


Journée d'études // Sandra Moussempès // mercredi 16 octobre 2013

Mercredi 16 octobre (9h15-16h30)
performance poétique en amphithéâtre à 17h

Cette journée d'études de la Station d'arts poétiques (programme d'enseignement, de recherche et de création vers l'écriture poétique, en partenariat avec le département d’écriture dramatique de l’ENSATT), aborde en particulier les relations arts poétiques / performance / musique chez Sandra Moussempès (en sa présence).

Poète, origines basques, née à Paris en 1965. Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, a collaboré ces vingt dernières années à diverses revues et à plusieurs anthologies, en France comme à l'étranger.
Depuis son premier ouvrage : Exercices d'incendie (Fourbis, 1994), a publié trois volumes dans la collection Poésie/Flammarion : Vestiges de fillette (1997), Captures (2004) et Photogénie des ombres peintes (2009) ainsi que trois recueils aux éditions de l'Attente dont le dernier Acrobaties dessinées (2012) accompagné d'un CD de la performance sonore Beauty Sitcom.
A aussi participé à deux albums à Londres en tant que chanteuse (Funky little demons,The Wolfgang Press, 4AD 1995 Sad Hero EP de Mimicry sur le label de Boy Georges More Protein en 97 ).

Depuis 2011, elle ajoute une dimension performative à ses lectures publiques autour d'un dispositif sonore lié à différents référents cinématographiques et icônes féminines, utilisant exclusivement sa voix chantée, murmurée stratifiée en vocalisations narratives autour de ses poèmes créant un univers d’images mentales qui interroge les notions de temporalité.

www.sitaudis.fr

Journée d'études // Arno CALLEJA // mercredi 15 mai 2013

en collaboration avec l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (département écriture dramatique)
Arno Calleja, né en 1975, a étudié la philosophie et a commencé à publier en revues au début des années 2000. Il vit dans le sud de la France. Ses textes se caractérisent par une parole libre, déraillante, saisie avant toute censure et laissée à son auto-engendrement. Sans majuscule ni ponctuation, sa langue avance en spirales et en éclatements. S’alléger du poids du temps, recouvrer le flux du monde dans un flux langagier, voilà l’ambition de cette parole qui de toute pulsion fait texte.
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Journée d'études // Antoine Boute // mercredi 17 avril

en collaboration avec l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (département écriture dramatique)

salle de cours premier étage 9h30- 16h30
performance poétique en amphithéâtre à 17h

Journée d'études // Jean Patrice Courtois // mercredi 13 février

Cette journée d'études de la Station d'arts poétiques (en partenariat avec le département d’écriture dramatique de l’ENSATT Lyon), aborde en particulier les relations arts poétiques / performances dans l'oeuvre de Jean-Patrice Courtois (en sa présence).

programme de la journée
10h15 : accueil (salle de cours, premier étage)
11h : conférence-causerie de l’auteur, points de vue sur la performance (notamment chorégraphique)
11h30 – 16h : séance d’atelier à partir de travaux d’étudiants. Discussions.

17h : Lecture- performance de Jean-Patrice Courtois (grand amphithéâtre)

Programme des journées d'études 2012-2013

Mercredi 28 novembre
Nathalie Quintane. Rencontre suivie d'une lecture-performance en grand amphithéâtre de l'ENSBA.
(Journée ENSBA/ENSATT à l’ENSBA)
+ d'infos

du 10 au 14 décembre
Workshop ADERA (Moly Sabata) organisé par ESAA Annecy
Stéphane Bérard

Mercredi 9 janvier
Atelier d'écriture avec Carla Demierre
Head Genève / Ensba Lyon

le 22 et 23 janvier
Workshop ENSBA/ENSATT à l'ENSATT
Encyclopédie de la parole

Mercredi 13 février
Jean-Patrice Courtois. Rencontre suivi d'une lecture-performance en grand amphithéâtre de l'ENSBA.
(Journée ENSBA/ENSATT à l’ENSBA)

le 19 et 20 mars
Workshop ENSBA/ENSATT à l'ENSATT
Jacques Rebotier

Mercredi 17 avril
Antoine Boute
Rencontre suivi d'une lecture-performance en grand amphithéâtre de l'ENSBA.
(Journée ENSBA/ENSATT à l’ENSBA)

Mercredi 15 mai
Arno Calleja. Rencontre suivi d'une lecture-performance en grand amphithéâtre de l'ENSBA.
(Workshop ENSBA/ENSATT à l'ENSATT)

Tout Pétarade // Workshop avec Charles Pennequin

Stage de poésie action par le texte et le son dans les trous de la ville campagne.

Il faut se balader, il faut être captif, il faut se promener et être dans la captation. La parole nous enlève ; Les sons forment l’air. Le poème peut se nourrir, se charge d’air. Nous attrapons les choses dans l’air parlé. Il faut tirer là le son. Le son est bon à tirer dans les ville (campagnes ? zones ? îles ? villages ?). Ce son de comment ça pense ou aurait pu penser et tirer ça vers le chant. [...]

+ d'infos

Station d'arts poétiques #7 Suzanne Doppelt

Mercredi 8 février
de 14h à 18 à l'ENS,, salle 101

Suzanne Doppelt, poète et photographe
membre du comité de rédaction de "Vacarme" et directrice de collection "Le cabinet de curiosité" aux éditions Bayard

+ d'infos sur le site POL

lire un entretien sur le site www.lesphotographes.com

un article d'Avital Ronnell sur son travail photographique

des contributions à la revue Vacarme

Station d'arts poétiques #6 Liliane Giraudon

mercredi 7 décembre 2011, demi-journée d'études

Cette demi-journée d'études qui s'inscrit dans le cadre de la Station d'arts poétiques (programme d'enseignement, de recherche et de création vers l'écriture poétique, en partenariat ENSBALyon-ENSLyon), aborde en particulier les relations arts poétiques /
lecture-performance / arts plastiques, dans l'oeuvre de Liliane Giraudon (en sa présence)._

séance 11h-16h30. Atelier, rencontres, discussions avec les étudiants, et avec Patrick Beurard-Valdoye et Jérôme Mauche. Salle 104 (premier étage).

Lecture par l'auteure : 17h. Grand amphi.

La journée débute par une séance de l'Atelier d'Arts Poétiques ENSBA-ENS à partir de 9 h 45 salle 104.

En pièce jointe : une mini-anthologie VRAC constituée à cette occasion par l'auteure

Liliane Giraudon
Vit à Marseille.

Co-fondatrice avec J.-J. Viton de la revue Banana Split (1980-1990) puis de la revue orale vidéo-filmée La Nouvelle B.S.
Co-fondatrice des “Rencontres Internationales de Poésie Contemporaine” (Festival de Cogolin 1984, 1985, 1986).
Co-fondatrice (1992) de la revue If (avec H. Deluy, J.-Ch. Depaule et J.-J. Viton).
Membre de la «cosmetic company ®».
Co-fondatrice de Gaanghotel.

BIBLIOGRAPHIE :
• _Têtes ravagées une fresque_, La Répétition, 1978.
• _Je marche ou je m’endors_, P.O.L (Hachette), 1982.
• _Billy the Kid_(In memoriam Jack Spicer), Manicle, 1982.
• _Some postcards about C.R.J. and other cards_ (avec J.J. Viton), Spectres Familiers
• _La Réserve_, P.O.L, 1984.
• _Quel jour sommes-nous_ (avec 1 polaroïd de l’auteur), Ecbolade, 1985.
• _La Nuit_, P.O.L, 1986
• _V _(avec 6 vignettes de N. Balestrini), La main courante, 1987.
• _Divagation des chiens_, P.O.L, 1988.
• _Pallaksch, Pallaksch_, P.O.L (Prix Maupassant), 1990.
• _Fur_, P.O.L, 1992.
• _Les animaux font toujours l’amour de la même manière_, P.O.L, 1995.
• _Malmousque_ (avec Fred Deluy), Parcelle, 1996.
• _Benjamin/Baudelaire/Marseille_ (avec J.-J. Ceccarelli et P. Box),
Cornaway, 1997.
• _Parking des filles_, P.O.L., 1998.
• _Anne n’est pas Suzanne_, La main courante, 1998.
• _Poème pour la main gauche_, avec J.J. Viton, La Main Courante, 1999
• _Homobiographie_, Farrago, 2000.
• _Sker_, P.O.L, 2002
• _La fiancée de Mahkno_ (images cosmetic company), P.O.L, 2004.
• _Durée du temps du rut des rossignols_ in _49 Poètes_ uncollectif, Flammarion 2004.
• _Carnet de nuit à Reykjavik_, Fidel Antelme X, 2004.
• _L’onanisme d’Hamlet_, Les cahiers de la Seine, 2004.

• _Greffe de spectres_, P.O.L, 2004.

• _La poétesse_, P.O.L, 2009.
• _L'Omelette rouge_, P.O.L, 2011.

ANTHOLOGIE :
• _29 femmes. Poésie en France depuis 1960_ (en collaboration avec H.Deluy), Stock, 1994.

UNE K7 :
• _Quel jour somme - nous?_, 1986

Travaux avec musiciens, plasticiens et chorégraphes. Livres d’artistes. Tracts. Co-dirige la revue IF. Membre de Cosmetic Company et du quatuor Manicle.

Station d'arts poétiques #5 Caroline Sagot Duvauroux

mercredi 16 novembre 2011
Cette demi-journée d'études qui s'inscrit dans le cadre de la Station d'arts poétiques - programme d'enseignement, de recherche et de création vers l'écriture poétique, en partenariat ENSBA Lyon-ENS Lyon - aborde en particulier les relations arts poétiques / lecture-performance / arts plastiques, dans l'oeuvre de Caroline Sagot Duvauroux, en sa présence.

11h-16h30: Atelier, rencontres, discussions avec les étudiants, et avec les professeurs Corinne Bayle-Goureau, Patrick Beurard-Valdoye, Eric Dayre, Jérôme Mauche. Salle 104 (1er étage).

17h: Lecture par l'auteure dans le grand amphithéâtre (2e étage).

Entrée libre sur demande

Caroline Sagot Duvauroux est née en 1952 à Paris dans une famille nombreuse et polyphonique.
Après des études de lettres, elle se consacre à la peinture et à la poésie.

Pour histoire : les autres. Emily Dickinson et Joan Mitchell, Jean Fautrier et Paul Celan, Proust et Rothko, Cummings et Maïakowski, Rimbaud comme tout le monde dans ce qui nous précède encore qu’il a braqué sur le lointain, Racine, Antonello de Messina, Jabès et Mérédith Monk, l’himarioçe du Pérou, les chants du Burundi, Hamlet et Kierkegaard, Arno Schmidt et tous les camarades qui touchent encore demain,, oui c’est un peu soi tout ça. Pour géographie, la carte des flots faite dans la tempête, tous les trains et puis le Val de Drôme depuis dix ans où vivre et travailler. Donc Peindre et écrire jusqu’au dessèchement des parois (extrait de la biographie sur www.sitaudis.com).

« Les titres Corti sont des totems. Mon amie Stéphanie Ferrat dit : « des mots à tête de peinture », c'est exactement ça. Des énigmes qui tripotent leurs parois. Les significations, en vérité très précises, suffisent presque au sens du livre, mais elles se planquent dans la rareté de l'emploi du mot qui le donne d'abord comme un sésame. Ce petit mystère permet de faire de l'ignorance un atout, de faire un peu trembler les limites du signe, du moins de tenter de les distraire pour qu'un peu de son, de couleur s'en échappent avant l'empire du sens ». (entretien dans la revue Faire Part « Parcours singuliers », dossier Caroline Sagot Duvauroux, 2010).

Aux éditions José Corti :
- Hourvari dans la lette, 2002
- Atatao, 2003
- Vol-ce-l’est, 2004
- Köszönöm, 2005
- Voici le jour, 2006
- Aa, 2007
- Le vent chaule, 2009

Aux éditions Les ennemis de Paterne Berrichon (texte et image) :
- À folle allure, avec Gérard Parent
- Le bleu ne bougerait pas / Voir le ciel en marche et le blesser des blés qu’on fauche / Le détour, traces / L’herbe écrit mais le vent chaule / La provision de l’été / Il n’y a rien à trouver en peinture / Là, il y a le rose / Dans la solitude de l’œil qu’assoiffe la vue / Sous mon repentir jaune / Petites plaquettes de notes sur la peinture. / 1995
- Comment dire ?1999
- In petto, 2000
- La peur est bleue, 1998 - 2000
- Cœur gros, 2006
- On demande la lune,2000
- L’arpenteur (sur la peinture d’Aboud Mohsen), 1997
- Les laissées. Dessins de Jean-Paul Héraud. 2000
- Une boussole pour Annie. , dessin de Jean-Paul Héraud, 2000
- Je crois qu’elle danse, avec Nuno de Olim, 2002
- La tuade. Frontispice de Jean-Paul Héraud. 2002
- Ich 2, dessins de Ena Lindenbaur, 2006
- Le récit d’il neige, dessins de E. Lindenbaur. 2006
- Magnificat, dessins de Jean-Paul Héraud. 2009

Aux éditions Les petits classiques du grand pirate :
- Et que tout tienne dans l’armoire 1999

Aux éditions Trident neuf :
- L’amarre des signes, avec Marie Bauthias, 2007

Aux éditions La Sétérée :
- Vielleicht Peut-être, gravures de Ena lindenbaur. 2005


Colloque « Jean Daive : Narration sous condition »

le 17 mai 2011
Ecole Normale Supérieure
salle F101
15 parvis René Descartes
Lyon

le 18 mai 2011
Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon
Grand Amphithéâtre
8bis quai St Vincent
69001 Lyon

JEAN DAIVE,
auteur d'ouvrages en vers (notamment le cycle en 9 volets Narration d'équilibre) et en prose (notamment le cycle en 7 volets La condition d'infini) apparaît régulièrement dans les notices biographiques comme « encyclopédiste, reporter, photographe ».

S'il a en effet collaboré à des encyclopédies, c'est aussi que son oeuvre participe d'un questionnement des savoirs.

S'il a bien effectué des reportages, en particulier dans le cadre des nombreuses émissions produites pour France-Culture, c'est aussi que sa pratique d'écriture relève d'une forme de reportage, incluant notamment l'immersion d'une parole dans un locus, ou plus exactement un Raum.

S'il a bien fait oeuvre photographique, c'est aussi qu'il interroge de façon récurrente l'image, la série, le cadrage et le point de vue. S'il a été traducteur (Creeley ou Celan), c'est qu'il pense de manière intime le rapport des langues et des poétiques, et s'insère ainsi dans l'espace large des trajectoires qui circulent et se rencontrent, du Black Mountain College à Czernowitz.

Sa proximité avec les artistes plasticiens, de Robert Rauschenberg à Aurélie Nemours, de Joseph Beuys à Christian Boltanski, son compagnonnage avec les poètes Paul Celan, André du Bouchet, Claude Royet-Journoud, mais également Ghérasim Luca ou Robert Creeley (et sans doute pour commencer, son regard sur l'oeuvre de Pierre Reverdy ou celle de Francis Ponge) contribuent à faire de Jean Daive une des figures incontournables de la littérature française depuis la fin des années 60.

L'oeuvre de Jean Daive, dans toute son étendue formelle et jusqu'à la forme de la revue puisqu'il dirigea successivement trois revues littéraires et d'arts plastiques, confirme l'idée du sens élargi de la poésie. Il s'agit bien d'interroger la persistance et la possibilité des arts poétiques pris dans les référents picturaux et artistiques, interrogeant le statut de l'image et de la métaphore, les modalités de la réception, le travail de traduction, la place de la parole, de l'interview, la manière de s'inscrire dans des traditions poétiques et des histoires diverses dans le champ européen, d'interroger les rapports de la religion et du poétique, des mythologies personnelles et de l'idée générale d'une expérience de poésie.

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME COMPLET

avec:

• Jean-Luc Bayard
• Patrick Beurard-Valdoye
• Bernard Böschenstein
• Denis Briand
• Pierre Brullé
• Francis Cohen
• Michèle Cohen-Halimi
• Marcel Czermak
• Éric Dayre
• Alessandro de Francesco
• Isabelle Garron
• Christian Jaccard
• Marie-Anne Macé
• Jérôme Mauche
• Maria Muresan
• Pierre Parlant
• Eric Pesty
• Jean-François Puff
• Jacques Roubaud
• John Steen
• Esther Tellermann
• Noura Wedell
• Sarah Wilson

Graphisme: Thomas Jaurès Leblond & Clément Le Tulle-Neyret, étudiants en 5e année design(s), ENSBA Lyon
Le colloque organisé conjointement par le Centre d'Etudes et de Recherches Comparées sur la Création de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon et par l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon, souhaite apporter une pluralité de lectures à une oeuvre dense et diverse, prenant aussi bien en compte l'évolution du champ littéraire et des pratiques poétiques (livres, revues, radio).
Il réunira universitaires, chercheurs, poètes, artistes plasticiens et écrivains.

Station d’arts poétiques #4, cycle recherche, Valère Novarina

mercredi 30 mars 2011
14h-19h
Ecole Nationale Supérieurs des Beaux-Arts de Lyon
Les Subsistances - 8bis quai St Vincent
69001 Lyon
Grand Amphitéâtre
Cette demi-journée d’études qui s'inscrit dans le cadre de la Station d'arts poétiques (programme d'enseignement, de recherche et de création vers l'écriture poétique, en partenariat ENSBA Lyon - ENS Lyon), aborde en particulier les relations arts plastiques / arts poétiques / arts scéniques dans l'oeuvre de Valère Novarina (en sa présence).
Interventions de :

• Laure Née (docteure en lettres, thèse en 2010 sur l'inactuel chez Valère Novarina) : « L'ambiguité & la contradiction chez Novarina. »
• Olivier Dubouclez (docteur en philosophie, auteur de Valère Novarina, la physique du drame (les Presses du réel) :« La parole en perspective ; scénographie & théâtre à l'italienne chez Novarina. »
• Jérôme Mauche (ENSBA) : « La loterie Pierrot : onosmatique d'une ethnographie. »
• Noura Wedell (ENS) : [sans titre]
• Patrick Beurard-Valdoye (ENSBA) : « écrire & dessiner quand l'espace manque. »
• Valère Novarina lecture dans le grand amphi (17h).
Bio-bibliographie

Valère Novarina est né en 1947 en Suisse (canton de Genève). Il passe son enfance et son adolescence à Thonon, sur la rive française du Léman. A Paris, il étudie à la Sorbonne, la philosophie et la philologie. Il lit Dante pendant une année et rédige un mémoire sur Antonin Artaud, théoricien du théâtre. Il rend souvent visite à Roger Blin qui projette de mettre en scène l’un de ses textes. En compagnie de Jean Chappuis, il fait l’ascension du Mont Blanc, va de Thonon à Nice à pied et traverse la Corse. Sa première pièce, L’Atelier volant, est mise en scène par Jean-Pierre Sarrazac en 1974. Marcel Maréchal lui commande une libre adaptation des deux Henry IV de Shakespeare : Falstafe, montée au Théâtre National de Marseille en 1976. Le Babil des classes dangereuses – roman théâtral – est refusé par tous les éditeurs, jusqu’à ce que Jean-Noël Vuarnet le dépose chez Christian Bourgois, qui le publie en 1978. Le Drame de la vie est publié par Paul Otchakovsky-Laurens en 1984. C’est à cette époque que Valère Novarina rencontre Jean Dubuffet et engage avec lui une correspondance par pneumatiques.

Les éditions P.O.L publient ensuite Le Discours aux animaux en 1987 ; le volume Théâtre (L’Atelier volant, Le Babil des classes dangereuses, Le Monologue d’Adramélech, La Lutte des morts, Falstafe), 1989 ; Le Théâtre des paroles et Vous qui habitez le temps (1989) ; Pendant la matière et Je suis (1991) ; deux adaptations pour la scène du Discours aux animaux : L’Animal du temps et L’Inquiétude (1993) ; La Chair de l’homme (1995) ; Le Repas (1996) ; Le Jardin de reconnaissance, L’Espace furieux et L’Avant-dernier des hommes (1997) ; L’Opérette imaginaire (1998) ; Devant la parole (1999) ; L’Origine rouge (2000) ; La Scène (2003) ; Lumières du corps (2006). Dernière publication en date : L’Envers de l’esprit (2009).

Le Vrai sang est la douzième mise en scène de Valère Novarina, après Le Drame de la vie, créé au Festival d’Avignon en 1986 – Théâtre Municipal ; Vous qui habitez le temps, au Festival d’Avignon 1989 – salle Benoît XII ; Je suis, Festival d’Automne à Paris en 1991 ; La Chair de l’homme, créé au Festival d’Avignon en 1995 ; Le Jardin de reconnaissance, créé au Théâtre de l’Athénée à Paris en mars 1997 ; L’Origine rouge, créé au Festival d’Avignon en juillet 2000 ; La Scène créé au Théâtre de Vidy-Lausanne en septembre 2003 ; L’Espace furieux, créé à la salle Richelieu, à la Comédie française en janvier 2006 ; L’Acte inconnu, créé dans la cour du Palais des Papes au Festival d’Avignon en 2007 ; Le Monologue d’Adramélech, créé le 22 février 2009 au Théâtre de Vidy-Lausanne ; Képzeletbeli Operett / L'Opérette imaginaire, créé le 24 avril 2009 au Théâtre Csokonai à Debrecen (Hongrie).

A partir des années 80, Valère Novarina a intensifié ses activités de dessinateur et de peintre. Il réalise ainsi plusieurs performances où il mêle les « actions » de dessin ou de peinture, le texte, et parfois la musique ou la vidéo. A Paris, la Galerie de France a présenté trois expositions de Valère Novarina : 2587 dessins (1987), La Lumière nuit : peintures, dessins, installation de travaux sur palette graphique (1990) et 78 Figures pauvres (février-mars 1994). Le Musée Sainte-Croix à Poitiers a réuni au printemps 1996 un grand nombre de ses travaux dans une exposition-rétrospective intitulée L'Inquiétude rythmique. Un important ensemble de peintures et de dessins a été présenté en 1998 au Carré Saint Vincent à Orléans. Une exposition regroupant les 2587 personnages du Drame de la vie et un ensemble de photographies, retraçant son parcours de metteur en scène et de plasticien, a eu lieu au Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon (octobre-novembre 2004). Valère Novarina, est depuis cette année et pour trois ans, auteur au programme de l'option théâtre du baccalauréat littéraire.
Ouvrages critiques sur Valère Novarina :

Valère Novarina, La Comédie du verbe, Christine Ramat, Éditions de l'Harmattan, 2009
Valère Novarina, Olivier Dubouclez, ADPF, Ministère des Affaires étrangères, 2006
Valère Novarina, La Physique du drame, Olivier Dubouclez, Les Presses du réel, 2005
La Bouche théâtrale, études de l'oeuvre de Valère Novarina, sous la direction de Nicolas Tremblay, XYZ éditeur, 2005

On trouvera une bibliographie complète sur le site www.novarina.com, ainsi que dans le volume Valère Novarina, théâtres du verbe, ouvrage collectif publié sous la direction d'Alain Berset, paru en 2001 aux éditions José Corti.

Workshop, Ryoko Sekiguchi

9-10 février 2011
Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon
Les Subsistances - 8bis quai St Vincent
69001 Lyon
Lecture de Ryoko Sekiguchi, Grand Amphitéâtre (le 10/02 à 14h)
Ecrire double

Née en 1970 à Tokyo, Ryoko Sekiguchi publie son premier livre de poésie Cassiopée Peca en 1993 au Japon. Vivant à Paris depuis 1997, elle fait paraître des traductions puis des versions françaises de ses livres. Calque, puis Deux marchés, de nouveau sont ainsi publiés aux éditions P.O.L en 2001 et 2005.

A partir de 2003, Ryoko Sekiguchi écrit directement en français, tout en continuant à publier des livres de poésie comme des essais au Japon. Ses livres s’écrivent parallèlement maintenant dans ces deux langues : Héliotropes, P.O.L, 2005, s’inspirant de la forme poétique de la muwashshah pratiquée dans l’Andalousie arabe du Moyen Âge, déploie une réflexion sur les noms scientifiques des plantes et leur altérité irréductible ; Adagio ma non troppo, Le bleu du ciel, 2007, est un parcours urbain à partir de la correspondance amoureuse de Pessoa ; Etudes vapeur suivi de Série Grenade, Le bleu du ciel, 2008, propose un circuit perceptif du regard et de la sensation.

Cette « écriture double », selon l’expression de Ryoko Sekiguchi, « répond toujours à une même volonté de ne pas créer un texte original unique, mais plutôt un objet qui, reflétant la lumière, produirait deux ombres de formes différentes mais provenant toutes deux directement de l’objet ».

Par ailleurs, Ryoko Sekiguchi est traductrice. Du japonais, elle traduit des poètes, principalement Gôzô Yoshimasu : The Other Voice, Caedere, 2002, et Ex-voto, a thousand steps and more, Les Petits Matins, 2009 ; ainsi que la romancière Yoko Tawada, Train de nuit avec suspects (traduit en collaboration avec Bernard Banoun), Verdier, 2005. Elle est aussi traductrice en français, seule ou en binôme, de mangas. Elle traduit par ailleurs, en japonais, des romans de Jean Echenoz et d’Atiq Rahimi, et la poésie d’Anne Portugal et de Pierre Alferi.

Elle mène de nombreux travaux en collaboration ainsi avec Christian Boltanski et le compositeur Frank Krawczyk pour la Biennale de Lyon de 2003, avec la photographe Suzanne Doppelt, Le Monde est rond, Créaphis, 2004. Plus récemment, elle a prêté sa voix aux compositions de musique électronique de Rainier Lericolais, travaillé à plusieurs projets avec les artistes-plasticiens brésiliens Angela Detanico et Rafael Lain, notamment pour une exposition à la Galerie Martine Aboucaya à Paris en 2010, et elle amorce un nouveau travail avec le musicien-compositeur Eddie Ladoire.

Traversé par une manière d’être « à deux », qu’il s’agisse de langues, de deux versions originales, de traductions dans les deux sens ou de collaborations entre les domaines de la création, la poésie de Ryoko Sekiguchi cherche à insérer dans le texte la voix d’un autre, d’une voix autre.

Station d’arts poétiques #3, cycle recherche, Jean-François Bory

le 26 janvier 2011
14h - 18h
Ecole Nationale des Beaux-Arts de Lyon
Les Subsistances - 8bis quai St Vincent 69001 Lyon
Salle de cours, 1er étage (14-17h)
Grand Amphithéâtre (17-18h)
Jean-François Bory
Cette demi-journée d’études qui s’inscrit dans le cadre de la Station d’arts poétiques (programme d’enseignement de l’écriture de création ENSBA Lyon - ENS Lyon), aborde en particulier les relations arts plastiques / arts poétiques de l’œuvre de Jean-François Bory (en sa présence).

Jean-François Bory est auteur.
Il est « l’auteur ».
Auteur de: poèmes, de récits, de nouvelles, d’essais, de poèmes sonores, de poèmes visuels, de poèmes concrets, de performances, de films, d’expositions, de CD, de DVD, de typogrammes, d’affiches, de catalogues, de photographies, de monographies, d’anthologies, de revues, de livres, d’objets-livres, d’objets.
Interventions de :

• Jérôme Mauche (ENSBA) : « Sommeil de Jean-François Bory. »
• Noura Wedell (ENS) : (sans titre)
• Patrick Beurard-Valdoye (ENSBA) : « Les livres de l’auteur : même pas peur. »
• Jean-François Bory Lecture-performance dans le grand amphithéâtre (17h).
Jean-François Bory est né le 2 mai 1938 à Paris.
Il écrit depuis l’âge de 4 ou 5 ans, comme beaucoup de monde.
Enfance mouvementée en Asie. Avec des camarades de classe, crée, à l’àge de 12 ans, au lycée de Hué (Vietnam), une revue littéraire, recopiée à la main en plusieurs exemplaires, intitulée : « L’Encrier ». 1958-1961, guerre d’Algérie dans le massif de l’Ouarsenis. 1962, re-études, puis travaille à l’A.F.P. détaché dans un cabinet ministériel. Mariage.
Divorce. Après avoir pris son temps et s’y être préparé, se débarrasse de toute activité salariée en 1972, à 34 ans, et n’y revient jamais.
Nombreuses lectures publiques et expositions à travers le monde. Perd un œil en 1977. Mariage (re). Craint, par dessus tout, les voyages et la duplicité. Vit et travaille à Paris.
Au début des années ‘70, alors que le dadaäste Raoul Hausmann avait quasiment sombré dans l’oubli, il a publié: Raoul Hausmann et Dada à Berlin (L’Herne, 1972) et organisé, la même année, une exposition de cet artiste au Studio Brescia (Italie).
A publié l’une des toutes premières anthologie de poésie visuelle internationale, mais à New York, en 1968.
A publié dans un nombre incalculable de revues, en a créé certaines (L’Humidité par exemple), co-dirigé d’autres (Approches entre autres...) et co-dirigé les éditions Agentzia (avec Jochen Gerz)
De nombreuses lectures et performances à travers le monde. Idem pour les expositions.
Dernières expositions rétrospectives : Villa Tamaris (Hyères - catalogue/2007) et la Fondation Berardelli (Brescia, Italie - catalogue/2009).
Bibliographie

Aux éditions Al Dante :

Anthologie provisoire (2002)
Roussel S.A.R.L. (2003)
Japon, le retour (2004)
Les nourritures typographiques (2006)

Chez d’autres éditeurs (sélection depuis 1998) :

Pound Provisoirement Posthume (Spectres Familiers, 1998).
Caillots et lignes déliées (éditions Papier Peint, 1998).
Sombre dîner en ville (Spectres Familiers, 1999).
Du même auteur (Spectres Familiers, 1999).
Les baies du l’île d’Yeu (Spectres Familiers, 2000).
Pollen (Éditions de l’Attente, 2000).
Seulement (Maeght, 2000).
Louis XIV, par exemple (Harpo &, 2000).
L’auteur, une autobiographie (L’Olivier/Le Seuil, 2001).
Périple (Éditions de l’Attente, 2001).
Le Cagibi de MM. Fust & Gutenberg (L’Ecole des loisirs, Paris, 2003 - réédition).
Ephémère estuaire, avec dessins d’Isabelle Vorle (Alain Lucien Benoît, Rochefort-sur-Gard, 2003).
Les Voyelles de Rimbaud (Lazlo, Toulon, 2003).
Nocture, Dix-sept façons de rater un livre sur D’Annunzio (Spectres Familiers, 2004).
Cinéma intégral, contrat main, 2006.
Bienvenue Monsieur Gutenberg (L’attente, 2008).
Poemi Senza parola, Nomadnomad, 2009.
Un été avec Apollinaire, Son@rt, 2009.

Station d’arts poétiques #2, cycle recherche, Joseph Beuys

le 15 décembre 2010
14h - 17h
Ecole Nationale des Beaux-Arts de Lyon
Les Subsistances - 8bis quai St Vincent 69001 Lyon
Salle de cours
Poétiques de Joseph Beuys

Cette journée d'études consacrée à Joseph Beuys, s'inscrivant dans le cadre de la Station d'arts poétiques (enseignement de l'écriture de création, ENS-ENBA), abordera en particulier la dimension littéraire de son oeuvre (discours, conférences, textes).

Figure culte de l'art allemand de la deuxième moitié du XXe siècle, Joseph Beuys (1921-1986) a inlassablement pratiqué la mythographie personnelle, inventant et mettant en scène une biographie fictive où mythe, art et vie se rejoignent. Performeur, sculpteur, théoricien, pédagogue, chaman, auteur d'installations, co-fondateur de l'Université internationale libre pour la créativité et la recherche interdisciplinaire (Freie Internationale Hoschule für Kreativität und Interdisziplinäre Forschung), créateur d'un parti politique des étudiants dont la majorité des membres sont des animaux, inventeur de la notion élargie de l'art et de la sculpture sociale, cette vie-oeuvre fut le théâtre de nombreuses controverses mais aussi d'un très fort engouement, qui tiennent au fait que ce nouveau langage visuel n'ignore rien de de ce qu'a été la guerre, qu'il renvoie à un passé national sans cesse interrogé. Par la sculpture sociale, Beuys inaugure une pratique esthétique profondément démocratique, lieu d'un combat véritablement politique (implication dans les mouvements étudiants de la fin des années 1960, création du parti des Verts) mais qui se veut aussi son dépassement.

Une version plutôt administrative de cette vie indiquerait qu'il naît à Klefeld en 1921, qu'il s'enfuit en 1938, un an avant de passer son diplôme, pour rejoindre un cirque, s'occuper des animaux, coller des affiches. Puis, qu'en 1940, alors qu'il pense entreprendre des études de médecine, dans l'atmosphère de mobilisation générale, il s'engage dans la Luftwaffe. En 1944, sur le front de Crimée, son JU87 s'écrase, le pilote de l'avion meurt, Beuys est retrouvé par un commando de recherche allemand et soigné dans un hôpital militaire du 17 mars jusqu'au 7 avril, jusqu'à son rétablissement.
L'autre version, mythifiée, construite, racontée dans une biographie-oeuvre de 1964 intitulée « Lebenslauf/Werklauf » (Life Course/Work Course) donne tout à fait autre chose: en 1921, l'année de sa naissance, exposition à Kleves d'une blessure resserrée avec du plâtre; en 1940, exposition d'un arsenal à Posen, exposition d'un aérodrome à Erfurt-Bindersleben et à Erfurt-Nord. L'épisode de la chute de l'avion en Crimée devient le lieu d'une renaissance, au cours duquel Beuys est secouru par des Tatares, entouré de feutre et de graisse, et d'où il ressort chaman, convaincu que tout être humain est un artiste et que la liberté s'acquiert par l'usage de la créativité.

Eléments de chronologie:
2-3 février 1963: Beuys participe au festival Fluxus de Dusseldorf, «Festum Fluxorum-Fluxus. Music und Antimusik. Das instrumentale Theater », au cours duquel il réalise ses premières performances, qu'il nomme Actions (« Symphonie Sibérienne, 1er mouvement »; « Composition pour 2 musiciens »).
11 octobre 1963: Il participe à l'exposition « Leben mit pop. Demonstration für den kapitalistischen Realismus » organisée par Konrad Lued, Sigmar Polke et Gerhard Richter.
26 novembre 1965: Action « wie man dem toten Hasen die Bilder erklärt » (Comment expliquer les tableaux à un lièvre mort) au cours de laquelle Beuys, la tête recouverte de feuilles d'or et de miel, raconte, devant des tableaux, l'histoire de la peinture à un lièvre mort qu'il serre dans ses bras.
22 juin 1967: Fondation de la « Deutsche Studenten Partei » (Parti Etudiant Allemand).
7 avril-12 mai 1974: L'exposition intitulée « The Secret Block for a Secret Person in Ireland » (Block secret pour personne secrète en Irlande) est organisée par le musée d'art moderne d'Oxford.
23-25 mai 1974: Pour l'inauguration de la galerie René Block à Manhattan, Beuys conduit l'action intitulée « I Like America and America Likes Me », trois jours de cohabitation avec un coyote.
2 novembre-15 janvier 1979: « Joseph Beuys », l'unique retrospective du vivant de Beuys a lieu au Solomon R. Guggenheim à New York.
11-12 janvier 1980: Co-fondation du parti des Verts à Karlsruhe.
10 novembre 1981: Beuys présente son projet « 7000 Eichen » (7000 chênes) pour la Documenta VII, qui prévoit de planter 7000 chênes, chacun associé à une colonne de basalte, dans la ville de Kassel et dans ses environs.
Interventions de:

• Cyrille Bret (Doctorant en histoire de l'art contemporain, Université Paris 10): « Sans-titre »
• Eric Dayre (ENS): « Je pense donc je suif »
• Noura Wedell (ENS): « Quelle langue pour la conférence, quels savoirs, quels effets ? »
• Jérôme Mauche (ENBA): « 'Le Prince de Clèves' » : Beuys/poésie/France »
• Patrick Beurard-Valdoye (ENBA): « Des arts plastiques aux arts poétiques : la conférence en tant que medium »
http://www.beuys.org/
http://cercc.ens-lyon.fr
http://www.enba-lyon.fr/

Station d’arts poétiques #1, cycle recherche, Ghérasim Luca

le 17 novembre 2010
14h - 17h
Ecole Normale Supérieure
15 parvis René Descartes

Lyon
Ghérasim Luca est né à Bucarest en 1913, orphelin de père.
La publication d’un de ses premiers poèmes en revue le conduit à un bref emprisonnement.
Dans les années 30 il entre en contact avec les Surréalistes français, et vient vivre à Paris. Son voisin est son ami le peintre Victor Brauner.
Contraint de fuir Paris sous la menace des bombes, il constitue un groupe surréaliste à Bucarest. Il est notamment en relation sur place avec le co-fondateur de Dada Zurich Marcel Janco, ainsi que Paul Celan. Lecteur assidu de la poésie et de la philosophie allemandes, et de Sigmund Freud, il développe son concept « non-Œdipe » dans ses premiers ouvrages publiés en roumain, puis écrits et publiés en français.
Installé définitivement à Paris en 1952 après un séjour en Israël, il se consacre à son œuvre poétique (en français). Du poème en prose caractérisant ses premières publications où l’auteur invente un regard singulier sur les objets (au Soleil noir : Héros-Limite, 1953), il s’oriente peu à peu vers une poésie en vers et versets, où la langue déconstruite se recompose, heurtée, bégayante (Le Chant de la carpe, 1973 ; Paralipomènes, 1976 ; ouvrages réédités aux éditions José Corti), et où la dimension sonore est significative, comme l’ont montré ses remarquables récitals (New York ; Stockholm ; Oslo ; Paris ; Marseille ; Lyon, etc.).
Le « non-Œdipe » suscite dans les années 70 un vif intérêt de Gilles Deleuze (co-auteur avec Félix Guattari de L’anti-Œdipe), qui évoqua régulièrement l’importance de la poésie de Luca, curieusement absente des anthologies jusqu’à sa mort en 1994.
Parallèlement il réalise des collages (revisitant souvent la peinture classique), des dessins, sous l’intitulé générique de « cubomanies ».
La reconnaissance progressive de son œuvre, effective à présent, débute en 1996 avec le dossier Ghérasim Luca (coordonné par Patrick Beurard-Valdoye) dans le numéro 16 de la revue Java, et surtout l’essai de Dominique Carlat Ghérasim Luca l’intempestif paru en 1998 aux éditions José Corti.
Quelques autres titres, aux éditions José Corti :
Théâtre de bouche, 1987 ; La proie s’ombre, 1991 ; Sept Slogans ontophoniques, 2008.
Signalons aussi le Film de Raoul Sangla : Comment s’en sortir sans sortir, DVD, José Corti, 2008.
• Dominique Carlat (Université Lumière, Lyon) : « Ghérasim Luca l’intempestif. »
• Jérôme Mauche (ENBA) : « Comment y croire sans y croire : variations sur Le vampire passif de Ghérasim Luca. »
• Patrick Beurard-Valdoye (ENBA) : Lil de Luca, poème en versets (lecture ; extrait).

Respondances

Coédition ENBA Lyon + ENS Lyon
dans le cadre de la Station d’arts poétiques
Sous la direction de Noura Wedell, Patrcik Beurard-Valdoye et Jean-Marie Gleize

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