Florian Rossmanith
Rien ne va plus, 2007
Installation, ciment, polystyrène, bois
Un navire nommé «espoir» prend la mer et se fracasse lamentablement sur les glaces.
Même si le nom du navire n’est pas reconnaissable sur tableau «La mer de glace» (1823-24) de Caspar David Friedrich, et même si l’image ne porte plus le surnom «L’espoir déçu», sa surdétermination allégorique ne laisse pas beaucoup da place à l’interprétation.
«Rien ne va plus» est constitué de matériaux isolants (polystyrène), de voliges et de ciment. L’installation transcende la fermeture et la distanciation du tableau dans l’immanence du matériau concret.
La résignation est la part fixe du processus de création, un produit définitif devient impossible.
Peut-être y a-t-il un degré de pauvreté où l’espoir peut continuer à exister?
Au moins, l’espace n’est pas vide.

[sans titre, 2006, impression jet d’encre]