Option design
phase projet (2e cycle)

semestres 7 à 10 (DNSEP)

Objectifs de la formation et modalités pédagogiques

Le deuxième cycle Design de l'Ensba Lyon, dit aussi phase projet, propose une formation progressive et généraliste en design graphique et design d'espace.
Dispensée par une équipe composée de deux tiers de professionnels et d'un tiers de personnalités issues du monde académique, elle vise à créer les conditions d'une professionnalisation de haut niveau et à développer les aptitudes à la recherche en design. Structurée en quatre unités d'enseignement autour d'un socle commun éditer/exposer, s'appuyant sur les acquis des premiers cycles en design graphique et design d'espace et sur des modes d'enseignement articulant recherche et mise en œuvre à échelle 1, elle déploie une pédagogie de projet fortement individualisée visant à former des professionnels de haut niveau dans chacun des deux secteurs.
Par exemple :
Projet avec Francis Cape
Atlas de formes, projet avec l'ENS de Lyon

Orientations scientifiques

Le 2e cycle Design de l'Ensba Lyon est constitué de deux mentions : design d'espace et design graphique. Ces deux mentions correspondent à deux opérations qui sont appréhendées au sein d'un socle théorique commun : éditer et exposer.

Le socle commun
Le socle éditer/exposer affirme le principe d'une proximité forte entre l'exposition et l'édition. Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit de choisir puis d'agencer des contenus, soit de mettre en œuvre des processus qui peuvent se traduire spatialement (exposer), ou dans l'espace de l'imprimé, qui reste l'espace privilégié de la formation en design graphique, ou du multimédia, auquel s'ouvre désormais la formation (éditer).
Il s'agit, à travers une conception éditoriale du design d'espace comme du design graphique (non seulement mise en forme des contenus, mais aussi sélection et élaboration de ces contenus), de rompre avec l'idée d'un designer qui serait un pur prestataire de services, en développant la maîtrise des étudiants sur les contenus qu'ils doivent organiser, et partant leurs aptitudes à la recherche. L'articulation étroite entre pratique et recherche va de pair avec le double statut accordé par la formation à l'édition et à l'exposition : à la fois objets de recherche et modes de diffusion de la recherche, selon une relation spéculative et dialectique. Le socle éditer/exposer vise également à articuler, dans une relation de collaboration, les compétences et les acquis spécifiques de chaque mention (production éditoriale/production d'espaces).

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mention design graphique 

Les deux axes fondamentaux de la formation en design graphique sont l'enseignement de l'édition, considérée comme une pratique engageant une forme spécifique d'écriture et de pensée, une méthodologie et une culture propres à cette discipline ; et l'enseignement de la typographie, considérée comme un fondement du design graphique.

La pratique du design éditorial met, à des degrés divers, le designer graphique en situation d'éditer un contenu qu'il doit organiser et mettre en forme. Cette pratique peut se développer suivant différentes approches — du travail d'auteur le plus affirmé au rôle de designer au sens classique du terme — et dans des agencements de compétences divers (projets menés seul ou collectivement, avec un commanditaire ou non, en s'associant d'autres formes de compétences ou non, etc.).

Ces différentes formes de la pratique du design graphique supposent notamment que l'étudiant acquière une solide culture de sa discipline — tant pratique que théorique — mais aussi qu'il développe une capacité d'analyse et un esprit critique. À cette fin, un ensemble d'ateliers est proposé, qui permet à l'étudiant d'expérimenter différentes manières d'articuler les approches théorique et pratique d'un projet, l'incite à se forger une culture spécifique de sa discipline et lui apprend à maîtriser la présentation et les enjeux de ses projets.
L'enseignement de la typographie occupe une place importante dans la formation, tant sur le plan théorique que pratique. Considérée comme un fondement du design graphique, la typographie est envisagée sur le plan du dessin et du détail (microtypographie) et sur celui de son utilisation dans la composition (macrotypographie).

L'enseignement du dessin de caractères qui est dispensé au sein de l'option n'a pas pour objectif de former les étudiants à devenir des spécialistes de cette discipline. Il permet néanmoins d'exercer une acuité d'analyse des formes et une meilleure compréhension de ce qui les détermine, d'un point de vue technique, fonctionnel et esthétique. Il contribue en somme à fonder une culture typographique.

contenus des cours 4°année - 5°année

mention design d'espace 

La formation en design d'espace s'appuie sur la notion d'exposition, envisagée comme un outil permettant de construire une pratique et une culture du design et appréhendée sous un double aspect : comme un « discours », un mode de construction et de diffusion des savoirs ; et comme un « espace physique » : construire, organiser, dessiner, imaginer des parcours aux temporalités spécifiques, des rencontres et des expériences – autant de tâches que le design peut aborder avec ses méthodes et ses outils spécifiques.

Les questions abordées sont les suivantes : comment mettre en espace des contenus culturels et scientifiques ? Comment développer un parcours spatial autour d'un questionnement ? Comment opérer des médiations par l'espace, par le parcours ? Quel est le rôle d'un scénographe/designer d'exposition ? Quel sens la confrontation à la matérialité d'une exposition peut-elle prendre à un moment où l'accès au savoir se dématérialise ? Que recouvrent les termes de scénographie, de muséographie, d'expographie, ou de design d'exposition ?

Les enseignements, parce qu'ils se déploient autour du format de l'exposition, s'inscrivent donc dans une double optique : d'un côté la recherche en design et la construction de contenus, et de l'autre leur mise en espace. L'attention accordée à la construction d'un discours (scientifique ou artistique) dans l'espace, à son accessibilité, ainsi qu'à la place des spectateurs font ainsi du designer d'exposition un créateur dont le travail se trouve engagé à la fois plastiquement et conceptuellement. Ce positionnement suppose deux territoires d'exploration : un champ de pratiques concrètes, celui d'une mise en forme de projets « ici et maintenant » permettant une confrontation à la réalité de la pratique et un champ plus expérimental de questionnements sur la place et le rôle du projet de design dans l'élaboration d'espaces d'exposition, ainsi qu'une réflexion sur ses possibles évolutions (nouvelles technologies, prospective).

contenus des cours 4°année - 5°année
Dnsep / Master design exposition (pdf)

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Orientations professionnelles
Le deuxième cycle Design de l'Ensba Lyon vise à stimuler l'émergence de talents singuliers, à former des personnalités créatives, designers, auteurs, pouvant mener des parcours différents au sein du large spectre de leur discipline et à réaliser les conditions d'une professionnalisation de haut niveau.
C'est pourquoi les enseignements du deuxième cycle Design de l'Ensba Lyon sont conduits par une équipe d'une vingtaine de professeurs, essentiellement designers, auteurs, architectes, commissaires d'exposition, chercheurs et professionnels en activité, de notoriété nationale et internationale. Cette équipe, complétée par une douzaine de techniciens, est mobilisée autour d'un projet de formation, basé sur le projet personnel et la recherche de l'étudiant, et les expériences de projet avec des partenaires.
C'est aussi la raison pour laquelle la formation est immergée dans le tissu professionnel, de par les nombreux et continus dialogues et partenariats dont elle bénéficie à l'échelle locale (Musée de l'imprimerie, Musée des Confluences, Centre Érasme/ Museolab, Centre de culture urbaine Archipel), régionale (Cité du design), nationale (Familistère Godin à Guise en 2015, FRAC Franche-Comté à Besançon en 2016) et internationale (Triennale de Milan en 2016).
Les secteurs d'activités ou types d'emplois accessibles par le détenteur du DNSEP Design tels qu'énoncés dans le référentiel d'emploi ou éléments de compétence acquis du Répertoire National des Certifications Professionnelles des diplômes, rendent compte d'un large spectre d'activités professionnelles :
« Tous secteurs – Postes caractérisés par l'autonomie et la créativité, que l'activité s'inscrive dans le cadre de la réponse à des commandes ou qu'elle soit d'initiative personnelle : artiste plasticien, concepteur-créateur en design, critique d'art, commissaire d'exposition, professeur dans des écoles supérieures d'art du secteur privé ou du secteur public, illustrateur de BD, scénographe, etc. Dans les fonctions de direction artistique notamment, postes caractérisés en outre par la responsabilité managériale. »
Si cette diversité des débouchés est effective, l'enjeu majeur de la formation repose sur l'idée même d'un « devenir designer ». L'équipe pédagogique met tout en œuvre pour rendre possible ce devenir, qui se déploie dans une relation dialectique du désir, des motivations et de la puissance d'invention de l'étudiant dans le réel contemporain de la culture et de la société.

Organisation des enseignements

Sur la base de ces acquis, le deuxième cycle vise à :
• Conforter l'étudiant dans son parcours vers une autonomie de pensée et de travail ainsi que dans la construction d'un engagement et d'une démarche singulière, inscrits dans le champ du design graphique et d'espace contemporain, en particulier du design éditorial et du design d'exposition ;
• Acquérir une capacité de travail dans un groupe pluridisciplinaire et construire des projets en collaboration avec des partenaires extérieurs dans une perspective délibérée de recherche ;
• Renforcer une méthodologie lui permettant de développer un projet sur un temps long ;
• Renforcer sa culture spécifique et donner des clés pour une compréhension plus générale des situations de projets ;
• Affirmer une exigence d'analyse critique des travaux et de leurs conditions de visibilité ainsi que l'intelligence d'une inscription historique, philosophique et sociale.

La progressivité des enseignements est par ailleurs inscrite au sein de chaque UE. Ainsi, par exemple, les enseignements de méthodologie sont abordés dès la première année pour s'intensifier en deuxième et troisième année avec un programme spécifique et s'orienter pleinement vers une « initiation à la recherche » à partir de la quatrième année dans le cadre des séminaires en particulier. Au sein même du deuxième cycle, la structuration semestrielle est fortement marquée. Les quatre semestres s'organisent schématiquement de la façon suivante :
Semestre 7 :
mise en place des ateliers collectifs, des séminaires et du projet individuel, première phase de recherche du mémoire.
Semestre 8 :
mobilité internationale d'études ou stage, initiation à la recherche, poursuite des projets d'ateliers, développement de la recherche théorique et écriture du mémoire.
Semestre 9 :
finalisation du mémoire et amorce du projet de fin d'études.
Semestre10 :
Production du projet de diplôme.

Modes d'enseignement
Les différents modes d'enseignement se déploient :
• dans les ateliers, les pôles techniques et la bibliothèque, dans le cadre du travail personnel ou sous la forme de l'entretien individuel ou collectif ; • dans les deux amphithéâtres, lors des cours magistraux et des conférences et séminaires ;
• dans les salles de cours et ateliers, dans le cadre de séances de travail et de séminaires ;
• dans les galeries de l'école, pendant le temps des expositions et des présentations de travaux.
Les équipements technologiques sont très importants en nombre et en qualité. Ils sont très largement à la hauteur de ceux des designers et professionnels, et sont renouvelés en partie chaque année dans une perspective d'acquisition de compétences actualisées. Toutefois, la maîtrise des outils ne saurait être une finalité ; ceux-ci sont au service du projet et de la recherche de l'étudiant où la relation forme/contenu est sans cesse interrogée.
Si elle a recours à la plupart des modes d'enseignement canoniques en école d'art et design, l'une des spécificités de la formation tient à l'articulation étroite qu'elle établit entre deux modes particuliers d'enseignement collectif fortement investis : le séminaire et l'atelier. Le modèle est à cet égard celui de l'ARC (Atelier de recherche et de création), sous l'intitulé duquel les écoles d'art nomment l'articulation de la recherche et de la production.

Le séminaire
Dans les deux mentions, le séminaire occupe une place littéralement primordiale. Généralement commun, mais pouvant être aussi spécifique à une mention, susceptible d'être nourri par des conférences propres ou des interventions extérieures, il constitue un temps de recherche collective sur des questions relatives à la typographie, l'édition ou l'exposition. Le plus souvent couplé à un atelier, il se déroule généralement sur quatre semestres. Son objectif n'est pas de faire des étudiants les spécialistes d'une question théorique, mais de les conduire à envisager l'investigation théorique comme une forme privilégiée de réflexion sur leur propre pratique — sur ses enjeux contemporains comme sur son histoire — et comme un moyen de nourrir un projet. En design graphique, il donne lieu à l'élaboration et l'exploration collective d'une bibliographie de références sur le sujet traité et s'accompagne de la rédaction de notices et de comptes rendus oraux réguliers.

L'atelier
Les dimensions du projet et du collectif étant fondamentales, aussi bien dans la pédagogie en école d'art que dans le champ du design, la formation s'appuie fortement sur le mode de l'atelier, entendu comme espace/temps d'élaboration de projets collectifs ou individuels. Visant à mettre en œuvre un projet étayé sur un travail de recherche préalable ou à tester certaines hypothèses, il est généralement articulé à un séminaire, commun ou spécifique à une mention, et combine des moments de recherche individuelle et des temps de travail collaboratif. Il s'attache aussi à privilégier autant que possible les expérimentations et les réalisations à échelle 1, en s'appuyant notamment sur des partenaires extérieurs.

En design graphique, l'atelier est l'un des modes privilégiés d'acquisition de la culture typographique, notamment à travers l'Observatoire des polices, atelier de dessin de caractères qui est désormais adossé au séminaire Display vs Text et qui se nourrit d'une fréquentation régulière des collections du Musée de l'imprimerie de Lyon. Il est aussi fortement orienté vers la conception éditoriale et graphique des différentes formes d'édition (imprimées ou en ligne).

En design d'espace, l'atelier est orienté vers la mise en exposition de contenus. Développant un aspect particulier du séminaire Expographie, l'atelier Espaces augmentés s'intéresse ainsi aux enjeux et effets du développement des technologies de l'information sur la mise en exposition des savoirs. L'atelier met l'accent sur la façon dont ce nouveau paradigme transforme notre rapport au récit, au parcours, au savoir ou à la rencontre des œuvres, à travers les questions de technomagie, de gaming, de réalité augmentée, d'interactivité et d'internet des objets. Il s'attache à explorer les voies par lesquelles le designer peut s'approprier les différents outils afférents pour les utiliser sans se laisser déborder par la technophilie ambiante. Une partie réflexive et documentaire vient nourrir une mise en forme spécifique et des expérimentations à échelle 1, afin de tester les hypothèses en association avec le Commons'Lab et le Muséolab/centre Érasme. C'est dans ce cadre scientifique et collaboratif qu'a été initié pour la période 2014-2016 un programme de recherche sur les modes de mise en scène des objets ethnographiques dans les musées. Les propositions sont articulées au projet « Vivants objets », piloté par l'École Normale Supérieure Lettres et Sciences humaines de Lyon, qui vise à se matérialiser dans une exposition collaborative et transdisciplinaire conçue à partir d'une sélection des objets rapportés par la célèbre mission Dakar/ Djibouti de 1931, prévue en été 2016 à Lyon et en Rhône-Alpes, puis au Sénégal et au Bénin. À partir de l'observation et de l'analyse des modes de contextualisation historique et actuelle dans le cadre précis de l'exposition des objets ethnographiques, il s'agit d'étudier les éléments constitutifs et les différents parti-pris qui ont donné forme aux expositions de ce type pour mieux interroger les modalités d'exposition contemporaines du fait culturel.

Dispositifs d'acquisition de compétences préprofessionnelles

Le projet échelle 1
Dans la continuité du dispositif séminaire/atelier, la formation accorde une large place, structurante, au travail à échelle 1, qui permet de développer le projet dans des conditions de conception et de production similaires à celles qui ont cours dans un contexte professionnel.

En design d'espace, cette dimension structurante du projet échelle 1 est inscrite dans l'organisation des enseignements sous l'intitulé Exposition/ projet, qui est le volet complémentaire du séminaire Exposition/corpus. Se trouvent ainsi désignées les deux phases d'un même module d'enseignement qui vise à mettre les étudiants en prise avec toutes les étapes d'un projet d'exposition réel, depuis la rédaction du cahier des charges jusqu'au chantier de mise en place de l'exposition, en passant par le choix et l'ordonnancement des objets présentés, le suivi de fabrication des éléments scénographiques, etc. Cet enseignement professionnalisant s'appuie sur un partenariat annuel de l'Ensba Lyon avec une ou plusieurs structures culturelles qui accueillent l'exposition et/ou en assument la production. Le sujet de l'exposition se rapporte toujours, d'une manière ou d'une autre, au territoire du design. L'objectif est ainsi de mettre en perspective le travail des étudiants sur l'espace d'exposition, en les impliquant autant sur les contenus que sur le contenant.

En design graphique, la dimension structurante du projet échelle 1 s'inscrit sous l'intitulé atelier/ projet, qui fait couple avec atelier/séminaire. Au sein d'un de ces ateliers a été réalisée la publication Architecture & Typographie (éditions B42, 2011). Plus récemment a également été conçue, à partir de recherches menées dans un séminaire animé par Jill Gasparina et Jean-Marie Courant, la publication Seule ou accompagnée (à paraître) qui portait sur les usages de l'image, et qui a fait l'objet d'une présentation publique en 2013 dans le cadre de l'exposition Crystal Maze IV 1+2+3=3 Notre distraction favorite, organisée par l'agence du doute (Catherine Guiral, Jérôme Dupeyrat, Brice Domingues) pour le Nouveau Festival. Dernièrement, c'est l'identité visuelle de l'école qui a été conçue et développée par des étudiants du deuxième cycle Design. Ce projet a donné lieu à une suite de workshops et de conférences autour des questions d'identités visuelles.
Depuis 2012, existe un atelier éditorial permanent, au sein duquel est conçue la mise en forme de la revue semestrielle Initiales, produite et éditée par l'Ensba Lyon. Cet atelier, animé par Olivier Lebrun, permet deux fois par an à deux à trois étudiants de la formation, d'assurer la conception graphique de la revue, la maquette de chaque numéro faisant l'objet d'une nouvelle mise en forme.
Depuis peu, l'enseignement du multimédia se développe par ailleurs de manière significative au sein de la mention. Ainsi, sont développés plusieurs projets échelle 1 de sites Internet et bases de données. Seront notamment conçus, au sein de cet atelier, le site de la mention design graphique, le site de la revue Initiales et différents sites documentant les activités des divers ateliers de la mention.
Certains ateliers/projets échelle 1 permettent enfin d'associer les deux mentions.

Le mémoire de DNSEP

L'un des axes dans lequel s'inscrit la matérialisation effective de l'initiation à la recherche en deuxième cycle est le travail et l'édition du mémoire de fin d'études. Il permet à l'étudiant d'acquérir une autonomie de pensée indispensable à la poursuite d'une démarche de designer ou d'auteur mais également la connaissance et la manipulation des règles académiques nécessaires (corpus, bibliographie dont articles de recherches universitaires, appareil de notes). L'étudiant doit non seulement y développer une connaissance fondée du sujet qu'il traite mais également en avoir une approche critique (fondation et discussion d'hypothèses).
Il est acquis que le sujet du mémoire n'est pas le sujet du projet de diplôme mais un sujet ou une thématique connexe.
Afin de permettre à l'étudiant l'élaboration, l'écriture et l'édition d'un mémoire de haut niveau et le choix d'une possible orientation complémentaire à l'université et partant la possibilité de rejoindre à terme des équipes universitaires de recherche qui se développent actuellement pour la recherche en design, sept outils ont été mis en place sur les semestres 7, 8 et 9 :
• un cahier des charges avec le rappel des principales normes bibliographiques, des éléments de base du code typographique, les conseils d'organisation du travail et de méthodologie ;
• la fiche mémoire ;
• une semaine théorique où les étudiants rencontrent et travaillent avec un chercheur, auteur de plusieurs ouvrages dans un champ qui n'est pas nécessairement le design ou le design graphique ;
• des sessions de méthodologie à la recherche documentaire en bibliothèque en particulier par opérateurs booléens et sur bases de données ;
• des sessions d'entraînement à l'écriture théorique ;
• un séminaire mensuel (dont une partie en anglais au semestre 8) ;
• des rendez-vous individuels avec trois tuteurs théoriciens, un tuteur en anglais, dont l'un devient le directeur de mémoire au semestre 8.

L'option Design insiste par ailleurs sur l'intérêt d'entretiens et rencontres avec des acteurs des champs disciplinaires concernés, si la problématique le permet, la consultation éventuelle de sources primaires si le sujet a un rapport avec la thématique de l'option (exposer/éditer).

Au cours du stage, des lectures, réflexions, entretiens peuvent avoir lieu et des points d'étapes (skype) sont alors possibles avec le directeur du mémoire lorsque le stage se déroule à l'étranger.

Quelle que soit la forme adoptée, au travail d'écriture et au respect ou au jeu des normes, peut être associée une dimension graphique, visuelle, sonore. La clarté de l'exposition et la rigueur de la réflexion y comptent tout autant que l'abondance des références et la qualité des matériaux recueillis.

La soutenance du mémoire a lieu au début du semestre 10 de la cinquième année, devant un jury composé de deux membres, dont l'un est docteur : un représentant de l'école et une personnalité extérieure.

Les stages et la mobilité internationale