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26-11-2008

Boris Gobille

Boris Gobille est Maître de conférence en science politique à l’Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon, et chercheur au Laboratoire Triangle-CNRS. Ses travaux portent sur Mai 68, les crises politiques, les mobilisations collectives et l’altermondialisme, ainsi que sur la profession d’écrivain, l’écriture et les avant-gardes littéraires. En 2008, il a publié Mai 68 aux Editions de La Découverte, co-dirigé un ouvrage collectif intitulé Mai-Juin 68 aux Editions de l’atelier, et contribué, aux côtés de nombreux écrivains, à Ecrire, Mai 68, édité par Catherine Flohic aux éditions Argol. Ses recherches sur la littérature ont été aussi exposées dans de nombreuses revues académiques et des colloques internationaux. Il est membre fondateur de la galerie Castillo/Corrales basée à Belleville, Paris, où il a notamment organisé en mai 2007 l’exposition L’arrière-saison du cinéaste Philippe Grandrieux, avec lequel il prépare un ouvrage pour Metronome Press. Il a aussi publié dans les revues Nioque et If, et collaboré à Metronome à plusieurs reprises: Metronome No. 9 – Le teaser & Le Joker, Paris, édité par Clementine Deliss et Thomas Boutoux en 2005 ; Metronome Think-Tank Tokyo, en collaboration avec Documenta 12 magazines, 6-17 septembre 2006, Mori Art Museum, Tokyo (curated by Clémentine Deliss) ; Metronome No. 11 – What is to be done ?, Tokyo, édité par Clementine Deliss en 2006, en collaboration avec Documenta 12 magazines*. Il a enfin participé au débat Portraits de l’artiste en chercheur, 7 avril 2007, dans le cadre de l’exposition Société Anonyme, Plateau / FRAC Île de France (curateurs : Thomas Boutoux, Natasa Petresin, François Piron). *Boris Gobille, Proposals for a politics of the event and the crisis: modernity, institutions, art (texte en français, anglais, et japonais), Metronome No. 11, disponible à l’adresse www.metronomepress.com/documenta12.html Conférence 26 novembre 2008 La vocation d’hétérodoxie « Ce dont il y va dans l’histoire, ce n’est pas ce qui peut être renversé ou simplement ébranlé, mais l’ouverture à ce qui ébranle » Jan Patočka, Essais hérétiques. S’il importe de revenir aujourd’hui, sans esprit commémoratif, sur ce qui s’est joué « dans les années 1968 », c’est parce qu’il y a profit à ré-entendre l’immense crise du consentement à l’ordre établi qui s’y est exprimée. Quelles transformations sociales et subjectives ont bien pu être au principe d’une contestation qui a traversé pratiquement toutes les scènes du social, mettant en cause la division du travail à tous les échelons, et travaillant à dénaturaliser les évidences, les doxas, les normes sociales qui faisaient « tenir » le monde? Comment rendre compte de l’émergence de ces vocations d’hétérodoxie, comme dirait l’écrivain Enrique Vila-Matas, et de ces subjectivations dissidentes qui visaient à ouvrir les devenirs ? Quelle portée cela peut-il avoir encore aujourd’hui pour nos pratiques quelles qu’elles soient, de quelle façon cela peut-il encore les questionner et les ouvrir à la question de dehors ?