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Du 15-06-2017 au 30-06-2017

Michael FitzGerald, Sightseeing

Still from The Sweating Sun, HD Video, 2017.

Sightseeing rassemble des œuvres nouvelles de Michael FitzGerald, artiste résident au post-diplôme de l’Ensba Lyon.
FitzGerald a récemment performé et exposé à : Plural Melts, Berlin, San Seriffe, Amsterdam, TENT, Rotterdam, Café Bellevue, Lyon, Wlf_rt, Rotterdam, Foaming at the Mouth, Dublin et A Tale of a Tub, Rotterdam.

The tourist had begun to consider his field of vision not as an infinite, undiscoverable volume or space, but rather as a static flash, an exposure in two dimensions. In order to dispel this solipsistic daydream, he comforts himself by pressing his body up against buildings, grinding himself against the erotically nuanced surfaces, trying to ignore a voice in his head which had grown more persistent in recent years, saying "when we speak do we speak into a void? Are you so scared? Is it just that this idea is so terrifying that you have found a means to construct semblances out of undifferentiated matter?". 
The tourist is trying to understand the medium in which he moves. In another time he might have been considered a true homoousian or a gnostic sage, a monist equally concerned with interrogating the qualities of things as those of the perceived non-things or spaces which ‘separate’ them. He is trying to see something beyond or between himself and the image of the thing he looks at, the medium through which it swims toward him, trailing light.  He is standing now in the Cathedral square, staring wide eyed at the midday sun, his eyelids curling skyward, seeing sparks.  

Le touriste avait commencé à envisager son champ de vision non plus comme un espace infini et illimité, mais davantage comme un éclair statique, une révélation en deux dimensions. Afin de dissiper cette rêverie, il se réconforte en pressant son corps contre les édifices, s’écrasant contre les surfaces teintées d’érotisme, tentant de faire abstraction de la voix intérieure qui s’était fait de plus en plus impérieuse ces dernières années. « Lorsqu’on parle, parle-t-on dans le vide ? » demandait-elle, « As-tu peur ? », « Cette idée est-elle tellement effrayante qu’il t’a fallu former des mirages à partir d’une matière indistincte ? »
Le touriste tente de comprendre le milieu dans lequel il se déplace. En d’autres temps, il aurait pu passer pour un sage gnostique, occupé à interroger aussi bien la qualité des choses que celles des non-choses ou des espaces qui les séparent. Il tente de percevoir quelque chose qui se situe au-delà de lui-même, ou plutôt entre lui et l’image de la chose qu’il regarde, le milieu dans lequel elle glisse jusqu’à lui, laissant derrière elle une traînée de lumière. Il se tient à présent sur la place de la cathédrale, les yeux fixant droit le soleil zénithal, les paupières retroussées vers le ciel, saturées d’étincelles.

Vernissage mercredi 14 juin 2017 à 18h30

Réfectoire des nonnes
Entrée libre du lundi au samedi de 13h à 19h.