En 2026, le post-diplôme accueille 5 artistes agé·es de 25 à 38 ans, arrivant de Paris, Bruxelles, Berlin, Mannheim, Istanbul, et originaires de France métropolitaine, de Guadeloupe, d'Egypte et de Turquie. Iels pratiquent la sculpture, la peinture, la vidéo, le son, l'écriture, la performance, ou les pratiques socialement engagées. Si leurs parcours et leurs approches se distinguent, iels ont en commun de prêter attention aux formes et aux langages artistiques en faisant référence à l'histoire de l'art, du cinéma, de la littérature et de la pop-culture. Aussi chacune de leur pratique découle d'une réflexion sur la crise des systèmes capitalistes, post-coloniaux et patriarcaux. Chacun·e, dans son travail, met en perspective son identité et ses héritages culturels sans que cette recherche ne s'impose comme thème ou motif des œuvres.
La rénovation du site des Subsistances a conduit, cette année, à une réduction de la durée du programme à sept mois de résidence. L’enjeu sera de préserver les meilleures conditions possibles pour la recherche et la production, en tenant compte des besoins et du rythme de travail de chacun·e. Des rendez-vous hebdomadaires permettront d’accompagner les projets et de nourrir des échanges réguliers autour de l’art et des idées.
Construit collectivement et en concertation, le programme articule des rencontres avec des personnalités locales — notamment à travers une série de dîners —, des visites d’ateliers, ainsi que des déplacements dans la région et en Europe, sur le modèle du « voyage d’étude ». Mais il s'élabore aussi en dialogue étroit avec les ressources et l’activité de l’école auxquels les artistes sont invité·es à participer : séminaires, conférences, modules pédagogiques et unités de recherche.
La session 2026 se conçoit ainsi comme une expérimentation des moyens disponibles et des connexions possibles au sein d’une métropole dotée de grandes institutions culturelles et d’un maillage associatif et militant particulièrement actif, où émergent de nouvelles énergies artistiques. Cette dynamique s’inscrit dans une géographie offrant la proximité de la Suisse, de la scène artistique clermontoise, de la Méditerranée, du Vercors et de l’Italie.
Dans une logique de mise en pratique du cadre, le programme s’ouvre par une exposition de rentrée organisée dans un artist-run space, offrant une première occasion de travailler collectivement et d’entrer en relation avec la communauté artistique lyonnaise. Par la suite, les initiatives visant à prendre part à la vie artistique locale seront soutenues dans leur mise en œuvre.