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ACTH

Depuis janvier 2004, l’Ensba a mis en place un programme de recherche conduit par l’artiste Bernhard Rüdiger qui a pour titre « Art Contemporain et Temps de l’Histoire».

Origine de la recherche - historique

L'Unité de recherche est née d'une étroite collaboration avec le Centre d’Histoire et Théorie des Arts de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (CEHTA / EHESS) et le théoricien et historien de l’art Giovanni Careri.
Une première étape de la recherche autour de la question éthique d’une « image juste » du réel a été publiée sous leur direction chez Archibooks à Paris en 2008 : Face au réel : Éthique de la forme dans l’art contemporain. Ce livre rend compte des travaux conduits avec Pietro Montani, André Gunthert, Thomas Schütte, Luciano Fabro, Allan Sekula, Ernst van Alphen et Mieke Bal, en collaboration avec des jeunes chercheurs artistes issus de l’Ensba Lyon et des doctorants de l’EHESS.

L’unité de recherche a organisé en octobre 2008 le colloque Luciano Fabro : l’autonomie de l’artiste – espace nouveau ou dernier retranchement ? et a publié en mars 2010 le livre Luciano Fabro, Habiter l’autonomie / Inhabiting Autonomy, édité par l’Ensba Lyon sous la direction de Bernhard Rüdiger avec les contributions de Bruno Corà, Doris von Drathen, Luciano Fabro, Véronique Goudinoux, Giulio Paolini, Morad Montazami, Émilie Parendeau, Philippe Louis Rousseau, Margit Rowell, Benjamin Seror, Sarah Tritz.

Art contemporain et temps de l'histoire

Le colloque L’histoire mise en forme par le travail de l’art, qui s’est tenu à l’Ensba Lyon en 2009 a défini les axes de réflexion de la nouvelle unité de recherche qui a été constituée autour de la problématique des temporalités de l’histoire, il se propose d’étudier les relations entre certaines productions de l’art actuel et les « régimes d’historicité » qu’il mobilise.

En novembre 2011, l’unité de recherche a réalisé une première expérience de mise en forme de ses réflexions avec l’exposition expérimentale Le temps suspendu. Avec des œuvres des artistes de l’unité, ainsi que « Diorama » de Candice Breitz, « Lunch Break » de Sharon Lockhart, « Wavelength » de Michael Snow et une reproduction de la planche sur le 11 septembre de l’Atlas de Gerhard Richter, et un certain nombre de données, ou de liens, à l’aide de divers documents, visuels et textuels, organisés sous la forme de « tables de matière » ou plutôt de planches d’atlas comme celles qui ont été élaborées par Aby Warburg.

Dans le cadre de cette unité de recherche, l’Ensba Lyon a par ailleurs accueilli les séminaires de Georges Didi-Huberman, Alfredo Pirri, Michael Fried, Luc Delahaye, Frédéric Moser et Philippe Schwinger, François Hartog et Ralph Ubl.

L’unité de recherche ACTH a organisé en juin 2011, en collaboration avec l’atelier Les usages publics du passé (EHESS), dirigé par l’historienne Sabina Loriga et la philosophe Isabelle Ullern, le colloque « La question du trauma dans l’interprétation du passé », avec la contribution des Fonds Ricœur, à la Faculté Libre de Théologie Protestante de Paris.

Les séminaires à l’EHESS de 2011 à 2014 ont été consacrés à l’élaboration théorique et au développement du dispositif de Atlas pour développer trois axes de recherche autour de la notion de « temps suspendu ». Une réflexion sur l'histoire et les stratégies artistiques autour du réalisme traumatique, l'opposition organique-machinique et la notion de temps hors de l'histoire, ou temps de l'histoire naturelle. C'est à partir de ces axes de travail que l’unité de recherche a organisé en décembre 2014 un colloque à l’Institut National d’Histoire de l’art à Paris, Le temps suspendu Art contemporain et temps “hors de l’histoire”. Cette rencontre a réuni artistes et théoriciens autour du rapport entre art contemporain et régimes de temporalité historique. Les invités ont contribué à questionner les formes d’art qui, par leurs propres moyens, élaborent la remise en question d’une conception progressive et linéaire du temps historique, aussi bien que du principe de causalité historiciste auquel se sont attachés les grands tournants de l’épistémologie de l’histoire au XXe siècle. Sont intervenus Fabien Giraud et Raphaël Siboni, artistes, Heiner Goebbels, compositeur et metteur en scène,  Markus Klammer, Université de Bâle, Michael Snow, artiste, Ralph Ubl, Université de Bâle, directeur de Eikones Bildkritik, Marie Voignier, artiste, professeur et coordinatrice du pôle images-mouvement à l’Ensba Lyon, ainsi que les membres de l’Unité de recherche Luca Acquarelli, Bénédicte Duvernay, Jennifer Lauro Mariani, Thomas Léon, Angela Mengoni, Bernhard Rüdiger.

Le colloque s’est déroulé autour de la présentation d’œuvres : « Schnittstelle » de Harun Farocki (1995), « La Mesure Minérale » de Fabien Giraud et Raphaël Siboni (2012), « A Journey That Wasn’t » de Pierre Huyghe (2005), « La Région Centrale » de Michael Snow (1971).

La collaboration entre l'Ensba et l'EHESS sous la direction de Bernhard Rüdiger et Giovanni Careri, s'est conclue avec l'édition publiée au mois de novembre 2016 Le temps suspendu, aux Presses Universitaires de Lyon (PUL). Ce livre accueille, organisées selon des tables en forme d'Atlas, outil visuel qui permet de dégager une discussion d’ordre théorique, les contributions de Luca Acquarelli, Yann Annicchiarico, Simon Bergala, Giovanni Careri, Bénédicte Duvernay, Jennifer Lauro-Mariani, Thomas Léon, Angela Mengoni, Morad Montazami, Philippe Louis Rousseau, Bernhard Rüdiger, Eric Louis Santner, Annabela Tournon et Ralph Ubl.

Exposition Le temps suspendu, décembre 2011.
 
Colloque ACTH, décembre 2009.
 
Colloque ACTH, décembre 2009.