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Du 18-09-2019 au 05-01-2020

Bureau des Pleurs - Biennale de Lyon

 

En écho à la géographie même de Lyon, Là où les eaux se mêlent est le titre, emprunté à un poème de Raymond Carver, de la 15e Biennale d’art contemporain. Elle investit pour la première fois, outre le macLYON et de nombreux lieux associés, les halles désertées des anciennes Usines Fagor, situées au coeur du quartier Gerland. Cet espace en jachère – dont les vestiges (machines oubliées, béances et absences créées par l’usure du temps et par l’action humaine) font coïncider l’ancien monde industriel et les promesses d’un avenir incertain – sera le théâtre d’un système d’échanges politiques, poétiques, esthétiques et écologiques.

Installation collective produite par un groupe d'artistes basé à Lyon (France)

Porté par Carla Adra, Romain Bobichon, Fatma Cheffi, Sophie T. Lvoff, Lou Masduraud, Irène Mélix et Maha Yammine, en collaboration avec François Piron, coordinateur du post-diplôme de l’Ensba Lyon où se sont connus ces artistes, Bureau des Pleurs avec son slogan « we know the future of this place » propose d'autres réalités de l'usine Fagor.
Ici, les temps passé, présent et futur se mêlent au sein d’un laboratoire des affects. En investissant un ancien bureau situé à l’entrée de l’exposition internationale, le Bureau des pleurs  excave les indices de l’activité récente du site, ventriloque la parole d'habitant.e.s du quartier et se projette dans un avenir proche où les formes entropiques (un manteau de sable recouvre le sol des bureaux, proposant d’emblée une mise en condition intellectuelle et sensorielle), autant que de nouvelles fonctionnalités poétiques et politiques commencent à se dessiner. Parmi les multiples gestes de détournement réunis dans le Bureau des Pleurs, la réaffectation du mobilier administratif trouvé sur place, la réplique des grondements et des sifflements des machines qui se sont tues en 2014 et qui reviennent ici « crier leur colère envers les flux du capital qui ont vidé l’espace et laissé les ouvrièr.es sans emploi ». Ou encore, la présence de cette artiste désoeuvrée, épiée depuis le miroir convexe qui servait à l’époque à la surveillance des chaines de montage,  et la diffusion d'une « musique d’ascenseur », un style de musique instrumentale à l'origine destiné à maintenir et même accélérer subrepticement les cadences de production.

Retrouvez aussi les artistes du Post-diplôme dans l'exposition En bas au Réfectoire des nonnes.

Biennale de Lyon

Usines Fagor
65 rue Challemel Lacour
69007 Lyon

Ouvert du mardi au vendredi
De 11h à 18h
Le week-end de 11h à 19h

Nocturnes jusqu’à 22h les vendredis 27 sept,
11 oct, 15 nov, 13 déc.