Accueil > Recherche > ACTH > Synopsis

Synopsis

La canta delle marane de Cecilia Mangini, 1961, 10’

La canta delle marane, « le chant des fossés », est entièrement tourné dans la marana en contrebas de la via Tiburtina, à proximité de Ponte Mammolo. « Marana » est un terme du dialecte romanesco, désignant une sorte de fossé d’eau stagnante. Cecilia Mangini a été la première femme à faire du documentaire en Italie autour de la figure des jeunes des borgate (sortes de « banlieues » italiennes). Son premier film est directement inspiré des romans de Pier Paolo Pasolini à qui elle confie l'écriture du commentaire de Ignoti alla città.[...] Ce troisième et dernier commentaire que Pasolini compose pour Cecilia Mangini est un texte d’une grande beauté, écrit à la première personne et au passé, Pasolini se mettant dans la peau d’un ragazzo devenu adulte, et contemplant avec nostalgie ces images d’un âge d’or – le temps de l’innocence. (Anne-Violaine Houcke)

Carnet de notes pour une Orestie Africaine de Pier Paolo Pasolini, 1970, 1h10 

Pier Paolo Pasolini débarque dans un pays d’Afrique. Il prend des notes, avec sa caméra, pour préparer son prochain film, une transposition de L’Orestie, la tragédie d’Eschyle, dans l’Afrique d’aujourd’hui. De retour en Italie, il montre ses premières images à un groupe d’étudiants africains de l’université de Rome. Il leur demande leur avis… Fragments d’une œuvre à jamais suspendue, « Carnet de notes pour une Orestie africaine » raconte à la fois un film en train de se faire et un film qui ne s’est jamais fait. Photographié dans un noir et blanc somptueux, ce document visuel unique aux allures d’essai illustre la recherche intellectuelle et formelle d’un grand cinéaste. Visionnaire, Pier Paolo Pasolini (Salò ou les 120 journées de Sodome) associe mythes anciens et sociétés postcoloniales africaines, faisant résonner la réalité des années 70 avec l’Histoire antique. (Carlotta production)