Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
CésureStageobligatoire1,00
 

Semestre 3

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S3-Histoire / Culture /Théorie6Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mieux comprendre et analyser les textes (de portée critique, artistique, littéraire, historique, articles de presse).
Affiner la présentation de ses travaux (écrit, oral).
Développer l'expression orale informelle dans des contextes divers.
Utiliser des supports d'internet tels que 'Voicethread' pour faire des présentations des travaux.

Contenu :
Analyse de textes avec présentation et discussion.
Analyse de films, enregistrement sonores et d'autres supports en rapport avec le monde de l'art.
Visites d'expositions avec l'objectif d'analyser et de parler des œuvres présentées.
Présentation de travaux (écrit, oral, outils d'internet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, oral et écrit. Bilan semestriel

Bibliographie :
- « Global English (Intermediate et Upper Intermediate) », Macmillan
- « The Oxford Guide to English Usage », Oxford University Press
- M. Swan, « Intermediate Language Practice », Macmillan
- J. Gaiger, « Art of the Twentieth Century », Yale University Press

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre :
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.

Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Histoire de l'artFrançois Piron
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Nos modes de pensée, nos imaginaires, nos métaphores établissent en permanence des polarités, des oppositions, avec lesquelles nous formons des hiérarchies, des distinctions qui constituent des binarismes persistants. Il s’avère que les œuvres d’art, au contraire, travaillent souvent à cheval des définitions, des disciplines, et constituent des paradoxes, des ambiguïtés, qui contredisent ces binarismes institués dans l’imaginaire. L’objectif pédagogique du cours sera de fournir des outils, empruntés à des théoriciennes et des théoriciens, ainsi qu’à des artistes contemporains, pour repenser ces oppositions instituées dans nos imaginaires, les observer depuis des points de vue situés différemment pour en critiquer les présupposés et offrir des alternatives et un espace de nuance et de trouble, ou de flou, qui défait les frontières entre les supposés contraires.

Contenu :
Dès lors qu’il est question d’identité, de culture, de géographie, des partages se constituent, qui sont politiques, et produits d’idéologie. Ces partages divisent, établissent des frontières, des hiérarchies, des oppositions. Ils sont inscrits dans le langage et par conséquent dans l’imaginaire, produisant des visions du monde qui se cristallisent en identités fixes, en polarités entre centres et périphéries, en cultures hautes ou basses, en sociétés chaudes ou froides selon l’expression de Claude Lévi-Strauss. Ces partages sont souvent destinés à établir le proche et le lointain, à prescrire qui est légitime et qui ne l’est pas, qui a la parole et à qui elle est refusée.
Depuis des points de vue situés, et prenant en compte les inégalités induites par ces binarismes, des philosophes contemporain.es comme bell hooks, Jacques Rancière, Edouard Glissant ou Susan Sontag proposent des outils qui défont ou brouillent des frontières, réagencent et rééquilibrent des partages, redistribuent la parole.
À partir de ces outils, nous pourrons consacrer des études à des artistes visuel.les de toute nationalité des quatre dernières décennies dont l’œuvre n’est pas frontalement, mais plutôt obliquement, politique, et qui, de manières singulières, défont des catégories et réorganisent des rapports entre l’œuvre et le public, entre l’œuvre et le contexte qui la stimule et l’environne.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Bibliographie générale :
• Edouard Glissant, Introduction à une poétique du divers, Gallimard, 1995
• bell hooks, De la marge au centre, Editions Cambourakis, 2017
• Susan Sontag, La Maladie comme métaphore ; le SIDA et ses métaphores, Christian Bourgois, 2009 ; Le Style Camp, in L’Œuvre parle, Christian Bourgois, 2010
• Jacques Rancière, Le Partage du sensible, La Fabrique, 2000 ; Le Spectateur émancipé, La Fabrique, 2008 ; Les Bords de la fiction, Le Seuil, 2017.

Bibliographie complémentaire :
Valérie Gérard, Par affinités. Amitié politique et coexistence, Paris, Musica Falsa, 2019
Emilie Notéris, La Fiction réparatrice, Paris, Super Nova, 2017
Isabelle Alfonsi, Pour une esthétique de l’émancipation, Paris, B42, 2019

Support de cours :
Cours magistral

 Theorie de l'artEva Barois de Caevel
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Ce cours se développe, d’une part de façon chronologique, d’autre part par la mise en relation de différentes époques, sur une période allant de la fin du XIXe siècle à nos jours. Le cours se construit à partir d’une notion — celle d’art national — ceci afin d’étudier de quelles manières les œuvres et les artistes ont réagi à cette idée.
L’histoire de l’exposition des œuvres d’art est intimement liée à celle de la représentation de la nation ; celle de la production artistique des trois derniers siècles à celle des imaginaires nationaux et anti-nationaux. De même en est-il de la lecture qui est faite des artefacts artistiques selon leur provenance.
Couvrant une période traversée par des processus tels que la naissance et le développement des exposition universelles, la création du musée moderne, la mise en place d’un réseau institutionnel national de sites d’exposition et de protocoles d’acquisition — en France et dans les pays occidentaux—, mais aussi par des évènements à l’échelle du monde tels que les indépendances et après-indépendances, la guerre d’Algérie, la guerre du Vietnam et la guerre du Biafra, ce cours considère la manière dont l’art des XIXe, XXe et XXIe siècles a réagi à, a célébré, s’est opposé à — et a constamment renouvelé les façons d’exalter ou de critiquer — l’idée de nation. Une telle approche espère sensibiliser les étudiants à des pratiques artistiques diverses et à la relation qu’elles entretiennent avec leurs contextes d’apparition.
Au cours de ces trois siècles, les notions d’art national, de nationalisme, d’anti-nationalisme et le processus de fabrique de l’art national, ont suscité un certain nombre de débats critiques qui portent sur la place et le rôle de l’artiste dans la société. À l’heure où des questions d’identité et d’appartenance continuent de se poser avec acuité aux artistes, ces interrogations demeurent actuelles. Qu’est-ce que la nation et l’imaginaire de la nation font aux artistes pour ce qui est du lieu où ils/elles étudient ; des conditions matérielles de leur production ; de leur économie ; mais aussi des attentes et des lectures de leur œuvres ? Qu’est-ce que les écarts entre l’exhortation à penser le ou à être représentant.e du « territoire » et l’injonction à l’ « ouverture » font aux artistes — et donc aux œuvres ? Comment une œuvre, au moment de sa création, peut naître du désir fondamental d’être a-nationale, par-delà (ou avant) les nations, ou encore hybride de différentes nations ?

Contenu :
Lorsqu’on s’intéresse aux fondements historiques de la création du modèle du lieu d’exposition occidental (et c’est une histoire en constante renégociation), tel qu’on le connaît encore aujourd’hui, c’est un lieu où la nation s’est définie et célébrée qu’on découvre.
Cette histoire s’accompagne d’une autre histoire : celle de la manière dont l’histoire de l’art (et pas l’art) a servi le(s) nationalisme(s). Cette histoire et ces historiographies du musée, des logiques de l’exposition et de l’histoire de l’art en France sont intéressantes à mettre en perspective sur une durée plus longue et sans se limiter au seul contexte occidental.
Si on considère la manière dont ce modèle s’est exporté, la célébration de la nation par sa culture et le nationalisme culturel furent à la source de nombreuses productions artistiques et à la source de leur relecture. On le voit concernant les débats sur les genèses des modernismes africains ou dans le cas de ces grands événements artistiques des post-indépendances que furent le FESMAN ou le FESTAC. Le réseau actuel des instituts culturels étrangers, des villas et des résidences – et leur rôle – est aussi en question dans cet héritage.
Réfléchir à la notion d’art national ou anti-national, mais aussi à celle d’identité culturelle, c’est poser la question de ce qui définit, pour le XXe siècle, la contestation, l’alternatif et la contreculture : si la nation est une « communauté politique imaginée », on peut s’interroger sur ce que les communautés qui refusent délibérément la culture dominante ont mis en place comme critique de l’idée nationale et sur les productions artistiques qui en rendent compte (notamment dans le cas de communautés féminines et féministes, et noires, tout particulièrement aux États-Unis). Avec ces interrogations, c’est une réflexion critique qui s’ouvre sur la digestion progressive de l’impossibilité, voire de l’interdit, de célébrer la nation et sur l’institutionnalisation de formes de fustigations encadrées qui permettent aujourd’hui de célébrer autre chose : le progressisme de la nation notamment.
D’autres questions se posent encore : celle de la structuration actuelle des institutions publiques, celle de la terminologie et du lexique mis en œuvre par ces structures et liés à l’idée de nation ; mais aussi celle des critiques mises en œuvres contre ces structures et de la dialectique pro/anti-nationale qu’elles recouvrent. Plus généralement, la question de la terminologie (et la nécessité de penser la terminologie, sa création et sa diffusion) sera partie prenante de la réflexion.
L’étude à la fois de textes issus de la théorie de l’art, de trajectoires d’artistes et d’œuvres spécifiques devra permettre de considérer de multiples manières la notion d’art national ou anti-national, et celle d’identité culturelle.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel. Assiduité aux cours et devoir sur table.

Bibliographie :
-Benedict Anderson, L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme (trad. de Pierre-Emmanuel Dauzat), Paris, La Découverte, 2006 [Imagined Communities, 1983].
-Rasheed Araeen, Making Myself Visible, Londres, Kala Press, 1984.
-Ariella Aïsha Azoulay, « Le pillage, la condition transcendantale de l’art moderne et les communautés de fabri » in CATPC (sous la direction d’Eva Barois De Caevel et Els Roelandt), Berlin, Sternberg Press, 2017.
-Émilie Hache (sous la direction de), Reclaim : recueil de textes écoféministes (trad. d’Émilie Notéris), Paris, Cambourakis, 2016.
-Thomas McEvilley L'identité culturelle en crise (trad. d’Yves Michaud), Paris, Jacqueline Chambon, 1999 [Art et Otherness, 1992].
-Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France, Marseille, Agone, 2018.

Support de cours :
Cours magistral en amphi.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S3-Problématique / Méthodologie8Méthodologie spécifique Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.

Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc, sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Problématique de projet Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Tout au long du cursus, depuis le 'sujet' imposé et la thématique, jusqu'à la problématique spécifique du projet individuel et de la recherche, il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Sources et ressourcesVincent Romagny
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
ANTHOLOGIE (2ème année)
Cet atelier a pour but d'accompagner l'étudiant.e à la constitution d'un socle théorique personnel de références librement choisies et librement articulées les unes aux autres. Il s'agira pour l'étudiant.e d'identifier et de mettre en formes des 'sources' personnelles : autant de textes et extraits d'ouvrages qu'il aura choisi et qui permettent d'informer sa recherche plastique personnelle, sans pour autant qu'elles aient de valeur explicative sur cette dernière. L'idée de cet atelier, c'est que ces sources sont rétrospectives : elles ne sont pas nécessairement premières (inspiratrices, etc.), mais elles peuvent être constituées a posteriori, pour aider à ressaisir ou accompagner une démarche intuitive. Il s'agira alors dans un premier temps de brosser la diversité des formes textuelles contemporaines, ainsi que divers champs de connaissance non strictement artistiques. Il s'agira ensuite, dans un second temps, pour chaque étudiant de constituer cette bibliothèque personnelle, sous forme d'une anthologie ou d'un reader.

Mode d'évaluation :
bilan semestriel + notation des présences

 TexteFrançois Aubart
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Ce cours est consacré à la façon dont les étudiant·e·s présentent leurs propres travaux. Pendant leurs deux années d’étude précédentes, tou·te·s ont été sensibilisé·e·s au fait d’expliquer oralement leurs démarches et leurs modes de production. Il s’agit ici de se concentrer sur la forme écrite, dans le but de produire un court texte permettant de rendre compréhensible les questions qui les animent, les intuitions qui les guident, les pratiques qui les émeuvent et la façon dont ils donnent forme à leurs travaux.
Le texte, écrit dans le cadre de ce cours, complète la documentation réalisée dans l’atelier mené par François Aubart et Nicolas Romarie sur la documentation. Il s’agit, là aussi, pour les étudiant·e·s d’inventer les moyens de présenter leurs travaux à un moment où, pour des demandes de stages, d’aides ou d’inscriptions, ce type de dossier leur devient nécessaire.

Contenu :
Le premier semestre est consacré à la lecture de textes de présentations d’œuvres et d’artistes qui retiennent l’attention des étudiant·e·s. Ce sera l’occasion de discussions sur la nature de ces textes, leurs objectifs et leurs utilités. Ces séances seront aussi rythmées par des exercices d’écriture pour entrainer les étudiant·e·s et pour forger leur point de vue sur ces textes.
Au cours du deuxième semestre chaque étudiant·e commence la rédaction d’un texte pour présenter son propre travail. Les séances seront consacrées à la présentation de ces textes et à leur amélioration.

Mode d'évaluation :
Évaluation basée sur la participation aux séances et sur les documents produits au cours des séances.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S3-Pratique / Expérimentation / Réalisation121234 objetsNiek Van de Steeg
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
1.1 Objectifs généraux :

1.1.1 Savoir identifier quelques problématiques de la sculpture dans le champ de l’art contemporain
1.1.2 Savoir produire un objet
1.1.3 Savoir présenter/accrocher les objets réalisés
1.1.4 Savoir analyser et formuler les concepts basés sur les objets réalisés et les quelques des 1234 objets étudiés.
1.1.5 Savoir utiliser une technique spécifique de la sculpture

1.2 Objectifs spécifiques :
À la fin de ce studio, l’étudiant devrait être capable de :

1.2.1 Définir quelques concepts rencontrés lors de l’étude de 1234 objets.
1.2.2.1 Réaliser des phases d’études d'objets concrets
1.2.2.2 Entreprendre des travaux pratiques, études, expérimentations en relation avec son projet de 1234 objets
1.2.2.3 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation des objets
1.2.2.4 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation d’un objet ou une série d’objets dans un des secteurs du pôle volume.
1.2.3 Savoir construire des dispositifs de présentation en relation avec l’objet ou les objets réalisés
1.2.4 Savoir représenter toutes les phases du projet dans un document en utilisant, texte et image et références
1.2.5 Savoir utiliser un au plusieurs techniques disponibles au pôle volume, pour augmenter ces capacités techniques et d’autonomie.

Contenu :
1234 objets est un studio, un espace d’enseignement pratique et réflexif, pour expérimenter les enjeux de la sculpture dans toute sa dimension actuelle.
Les problématiques abordées sont :
Comment produire des objets qui relèvent du territoire de la sculpture et de l’art ?
Quelles sont les possibilités et quoi sont les contraintes de la fabrication, en relation avec les questions qui sont au centre aujourd’hui ? Bien sûr, cette question est toujours en relation avec le contexte du pôle volume de l’école d’art de Lyon, sa ville et sa région, son pays et le contexte international...
Savoir être pragmatiques et aborder les problématiques de fabrication des objets et des sculptures. Cette production est toujours accompagnée par de réflexions culturelles, historiques, philosophiques et politiques…
Le studio propose des plages horaires à orientation théorique, passant en revue un artiste ou un groupe d’artistes présenté par le professeur. Un compte Instagram 1234objets accompagne le studio et peut être fourni en images en relation avec la sculpture, par l’ensemble des participants du studio.
L’expérimentation est individuelle et toujours en étroite relation avec les techniciens du pôle volume.
En plus de son travail individuel, l’étudiant doit produire un travail avec un des techniques disponibles au pôle volume, pour augmenter ces capacités techniques et d’autonomie.
La réalisation est suivie par les techniciens du pôle volume et accompagné, validé et évalué par le professeur.

Mode d'évaluation :
Évaluation à la fin de chaque semestre.

Présence au cours et participation aux activités de groupe-10 %
- la présence au studio
– Écoute attentive
– Participation dynamique
– Singularité
– Ponctualité

Différents stades du projet-40 %
La capacité de mettre en œuvre une sculpture en utilisant les moyens de l’école et plus spécifiquement le pôle volume
– Qualité d’exécution des stades de recherche
– Ouverture à la recherche et à l’exploration
– Singularité
Projets personnels-40 %
la réalisation de travaux pratiques personnels
–Qualités d’interrelation du processus de travail
–Qualités formelles des réalisations.
–Qualités formelles de présentation du travail

Capacités critiques et autocritiques-10%
La capacité de l’étudiant à exercer un regard critique/autocritique à propos du projet réalisé.
– Capacité à communiquer son point de vue vis-à-vis des projets entrepris.

Bibliographie :
Cette bibliographie est à compléter. Il s'agit d'un exercice collectif, proposé aux étudiants entre la première et deuxième session du studio .

Histoire de la sculpture moderne, Herbert Read, Paris : Arted Éditions d'Art, 1985 ISBN 2-85067-068-5
Qu'est ce que la sculpture moderne ? Centre Georges Pompidou , 1986 ISBN2-85850-333-8
La Sculpture Aujourd'hui Judith Collins Phaidon ,Paris 2008, ISBN 978 07148 5861 6
Qu'est ce que la sculpture aujourd'hui ? Beaux Arts Editions Caroline Cros 2008
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Status of sculpture : [exposition itinérante, 1990] / [organisée par l'Espace lyonnais d'art contemporain] éditeur : Espace Lyonnais d'art contemporain, ISBN 2-906709-28-X br. 120 F
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Out of actions between performance and the object 1949 -1979, MOCA Los Angeles 1998 Isbn 0-500-28050-9

Support de cours :
Les ateliers du Pôle Volume de l' école.
Un compte Instagram : 1234 objets

 Erreur 404 : fichier introuvableNicolas Frespech
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Cours sur les documents numériques, de la conception à la conservation.

Apprentissage des enjeux liés à l'écologie et à l'éthique des oeuvres numériques (logiciels Open Source, droits d'auteurs...).
Initiation et perfectionnement aux logiciels d'édition multimédia à travers différents exercices.

Contenu :
Découverte, analyse et pratique des oeuvres numériques, plus particulièrement celles réalisées pour le réseau Internet.
Ce cours se propose de dresser un panorama des pratiques numériques dans le domaine de la documentation d'artiste et la PAO, mais aussi la DAO et CAO .
Le cours se propose de donner les bases nécessaires aux étudiants pour envisager une pratique critique liée aux outils d'édition contemporains.
Quels supports pour quels usages ?
Chaque exercice permettra d’explorer les logiciels ou les langages convoqués par des contraintes particulières.
L'utilisation de logiciels et de formats libres sera encouragée. Les étudiants seront sollicités pour effectuer une veille informatique et artistique sur le réseau Internet : évolution des approches graphiques et éditoriales, évolution des logiciels et langages informatiques, évolution des pratiques liées aux différents supports numériques, édition numérique (livres d'artistes numériques...), etc...

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et rendu personnel.

Bibliographie :
Sitographie :
Ressources cours : http://www.twitter.com/enbanf
« Erreur d’impression. Publier à l’ère du numérique » : http://espacevirtuel.jeudepaume.org/erreur-dimpression-1674/
Open Source Publishing : http://osp.kitchen


- Nicolas Thély, « Vu à la webcam (essai sur la web-intimité) », Les Presses du réel, 2002
- Nicolas Thély, « Mes favoris », MIX, 2008
- Nicolas Thély, « Basse def : Partage de données », Les Presses du réel, 2008
- Fred Forest, « Pour un art actuel : L'art à l'heure d'Internet », L'Harmattan, 1998
- Annick Bureaud, Nathalie Magnan, « Connexions : Art, réseaux, media », Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, 2002
- Camille Paloque-Berges, « Poétique des Codes sur le Réseau Informatique », Archives Contemporaines, 2009
- Dragan Espenschied, Olia Lialina, « Digital Folklore », Merz Akademie, 2009
- Leszek Brogowski, « Editer l'art », La Transparence, 2010
- Anne Moeglin-Delcroix , « Esthétique du livre d'artiste 1960-1980 : Une introduction à l'art contemporain », Le mot et le reste, 2012
- Edmond Couchot, « La Technologie dans l'art : De la photographie à la réalité virtuelle », Jacqueline Chambon, 2002
- Norbert Hillaire , Edmond Couchot, « L'Art numérique : Comment la technologie vient au monde de l'art », Flammarion, 2003
- Jean-Paul Fourmentraux, « Art et Internet : Les nouvelles figures de la création », CNRS, 2005
- Rachel Greene, « L'Art Internet », Thames et Hudson, 2005
- Mark Tribe, Reena Jana, « Art des nouveaux médias »,Taschen, 2006
- Fred Forest, « Art et Internet », Cercle d'Art, 2008
- « 15 ans de création artistique sur Internet », Les guides MCD, Musique et cultures digitales, 2009
- « ART++ », collectif, HYX, 2011
- Nicolas Bourriaud, « Radicant : Pour une esthétique de la globalisation », Denoël, 2009
- Jean Michel Oullion, « Les métiers d'internet - Le guide 2010-2011 », L’étudiant, 2010
- Anne Laforet., « Le Net Art au musée. Stratégies de conservation des oeuvres en ligne », Questions théoriques, coll. L>P, 2010
- Collectif, « Recherche et Création. Art, technologie, pédagogie,innovation », Editions du Parc, ENSA Nancy, 2009

 Espaces nommésOlivier Nottellet
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Interroger et préciser cette notion d’espace qui traverse l’ensemble de nos pratiques.

Contenu :
Sidéral, politique, poétique, physique, intime, invisible, agricole, anonyme, muséal, pictural, social, souterrain, vernaculaire, virtuel, littéraire, emblématique, théâtral, intermédiaire, habité, immuable, irrespirable, maritime, contagieux, paradisiaque, militaire, collectif……de quels espaces parlons nous? Dans quels espaces souhaitez vous vous exprimer? Réaliser vos choix?
L’espace est une matière complexe que l’on ne cesse de solliciter en école d’art mais qu’en est il vraiment de ce concept? De cette notion?
A partir de vos productions, vos pratiques, vos gestes nous tenterons de le, les nommer collectivement . En expérimentant la singularité de certains espaces nous essaieront de vous aider à définir plus précisément le ou les votre.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et évaluations semestrielles

Bibliographie :
Au delà de l’utilisation globale de la bibliothèque de l’ENSBA de Lyon, il vous sera régulièrement demandé de ramener votre matière à penser et de la partager en séances collectives.
Par ailleurs 'Espace d'espace' de Georges Perrec est un bon début pour envisager les choses.

Support de cours :
Débats, discussions, documents écrits, films, entretiens , visites d’expositions.

 FactographieFabienne Ballandras
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Factographie : une écriture des faits.
L’objectif du studio est de développer la relation que peut entretenir chaque étudiant avec la diversité et la complexité des représentations, discours et informations que le monde contemporain produit sur lui-même : Définir des champs d’investigations, soustraire des fragments au réel (empreintes ou documents), les manipuler à travers une pratique ouverte de l’expérimentation pour interroger la manière dont ces formes parcellaires sont susceptibles d’alimenter le processus artistique. Sans outils ou médiums privilégiés, la factographie cultive le lien entre la création d’un contenu et la réalité référentielle qui lui est propre.

Contenu :
Comme amorce à l’élaboration de projets, le studio propose de questionner notre relation au réel par l’intermédiaire des faits, du document, du prélèvement direct d’éléments sensibles et d’engager une réflexion sur la manière dont l’art peut se nourrir de composants extérieurs (l’actualité, la science, les sciences humaines, l’histoire, la fiction, la nature...). Interroger le contemporain à travers ses formes d’expressions, ses discours, la profusion de ses images et exercer son sens critique à travers l’exercice d’une pratique libre bien qu’organisée en 3 organes qui interagissent :
La captation / la production / le dispositif.

La captation / Le document à l’œuvre :
Circonscrire le réel dans sa globalité est une tâche impossible qui nous oblige à procéder par fragmentation, à opérer des choix. Cette apparente contrainte de la sélection d’un domaine d’étude incite en réalité à porter une attention renouvelée aux terrains oubliés ou maltraités par l’information et à encourager l’émergence d’un regard divergent. Le fragmentaire, le particulier comme outil critique de la disposition du monde. Dans cette volonté d’enregistrement du réel, il s’agira de faire de la collecte ou de la captation une pratique, un geste, une mécanique à travers la notion de reprise, d’encourager la copie, le ressassement, la citation, la compilation, l’artefact afin que le document ne se fige pas dès sa réception.

La production / Du document à l’œuvre :
En partant de matériaux hétérogènes, la notion de production concerne principalement la manière dont nous allons agir sur, avec ou à partir d’eux.
Agir à travers des notions de dérèglement : La discontinuité ou la permutabilité des éléments, faire dysfonctionner, déconstruire, disloquer... ou/et à travers des notions d’arrangement : Le montage, la juxtaposition, l’assemblage, le changement d’échelle, la transposition des matières, le recours à la fiction, l’organisation d’un archivage...
L’objectif est de permettre à chaque étudiant d’interroger de manière ouverte la nature de son matériau (sa portée, sa signification, sa valeur informative..) et d’explorer le potentiel apporté par les mécanismes de transformations (notamment les questions liées à la temporalité et à la mise en espace).

Le dispositif.
Qu’il soit intégré au mode de captation, à l’acte même de production ou qu’il concerne l’espace architecturé de présentation, le dispositif interroge forcément le regard et les conditions de réception du travail par le spectateur.
Il véhicule les expériences, les informations, les formes. Il est donc nécessaire de s’interroger sur son organisation, ses qualités, sa complexité : Quelle est l’autonomie de la production vis à vis du dispositif ? Les «objets» produits s’adaptent-ils au dispositif ou l’inverse ?
Est-il visible ou invisible? Est-il pérenne, temporaire, mouvant ? Fait-il agir ou interagir des acteurs ? ...

Le rôle du dessin.
Le dessin est un outil d’élaboration de langages visuels et un objet protéiforme et mouvant.
On peut lui assigner des rôles d’observation, d’analyse, de construction ou de réalisation. Il peut aussi bien prendre en charge la représentation de tout ce qui préexiste, prépare ou échappe aux autres pratiques que devenir un dénouement ou un aboutissement. On peut également s’interroger sur ce qu’est le dessin lorsqu’il n’est pas considéré comme une finalité ou une étape de recherche, lorsqu’il est une activité plutôt qu’un objet ?
Pour conserver cette conception complexe et ouverte du dessin, les étudiants devront engager une réflexion propre sur le(s) rôle(s) qu’ils donnent à cette pratique au sein de leurs projets.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Roland Barthes, « L’effet de réel », Communications, n° 11, 1968
Giovanna Zapperi (dir.) : L’avenir du passé / Art contemporain et politiques de l’archive. Presses universitaires de Rennes. (2016).
Aline Caillet et Fréderic Pouillaude : Un art documentaire: Enjeux esthétiques, politiques et éthiques. Presses universitaires de Rennes. (2017).
Marie-Jeanne Zenetti / Factographies : l’enregistrement du réel en littérature, Classiques Garnier, collection « Littérature, histoire, politique », (2014).
Revue Trouble : factographies (2010). https://troublearchives.wordpress.com/trouble-factographies-2010/
Georges Didi-Huberman : Etre crâne, Lieu, contact, pensée, sculpture. Les editions de minuit. 2014
Georges Didi-Huberman : Images malgré tout, Les éditions de minuit. 2005
Philippe Vasset : Un livre blanc, Paris, Fayard, 2007.
Xavier Boissel : Paris est un leurre. editions Inculte. 2012.
Pierre Bayard : Comment parler des lieux où l’on a pas été? , Les éditions de minuit. 2012
Jacques Derrida, A dessein, le dessin suivi de Derrida, à l’improviste par Ginette Michaud Le Havre : Franciscopolis, 2013
Revue Tête à tête. Revue d’art et d’esthétique / www.revuetat.com. Rouge profond.
Roven. Revue critique sur le dessin contemporain. Roven éditions.

 GEPPPauline Bastard
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio a pour but de permettre à l’étudiant de donner de l’ampleur à ses projets, de lui proposer une expérience collective et d’engager avec le groupe une réflexion sur la production à la base de l’oeuvre.

Contenu :
Le Groupe d’Entraide pour la Pratique et la Production est un système d’échange du temps et des savoir-faire. Les étudiants proposent des projets pour lesquels ils ont besoin d’aide. Le studio fonctionne comme un Système d’Échange Local, chaque étudiant est à la fois porteur de ses projets et participant dans les projets des autres.
Preneur de son, performeur, figurant, régisseur, photographe, décorateur, danseur, céramiste, monteur, modèle, déménageur, traducteur, mathématicien, musicien… Les étudiants s’entourent dans leur démarche et chacun prend divers postes selon les besoins. La communauté formée par le travail donne une réalité aux projets. Dans ce studio, les oeuvres ne sont pas dissociables de leur processus de production, ce lien constitue une base conceptuelle et méthodologique au développement des projets et à la réflexion.

Mode d'évaluation :
La participation au studio est évaluée en contrôle continu et en bilan semestriel.
Le travail de production se passe en dehors du temps du studio : les projets se développent entre les étudiants. Le studio sert de base et de lieu de réflexion, on y prépare les projets et on y présente ce qui a été produit. Il est basé sur la participation et requiert une présence, une participation, une attention.

Bibliographie :
Tim Ingold, Faire : anthropologie, archéologie, art et architecture Dehors, 2017
Jacques Rancière, Le maître ignorant, 1987
William Golding, Sa Majesté des Mouches, 1954

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 No LimitDavid Renaud
Niek Van de Steeg
Jennifer Caubet
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
l’étudiant doit mettre en place un système de production et d’analyse à partir des notions comme :
-la relation avec l’environnement
-la comparaison entre différents statuts et significations de son travail selon les situations de sa monstration.
Il s’agit alors de prendre en compte les objets ou les dispositifs dans les rapports qu’ils peuvent entretenir avec la complexité des espaces et des environnements :
Les espaces affectifs, anthropologiques, architecturaux, commerciaux, culturels, économiques, historiques, naturels, politiques, sociaux ...
L’étudiant doit construire un regard critique afin d’analyser les choses vues.
À partir ses observations, il doit pouvoir construire plastiquement et conceptuellement des objets et des images.
L’étudiant devra consolider sa méthodologie dans son approche des concepts artistiques et dans sa production afin d’acquérir les moyens de faire valoir sa singularité et sa créativité.
L’étudiant devra véritablement développer et montrer un goût pour la recherche, la découverte, construire des croisements et être capable de les faire transparaître dans les différentes phases de sa production.

Contenu :
Que peut-on produire avec des limites, à la limite et au-delà des limites ?
Qui dit limites, dit frontières, dit territoires...
S’il y a frontières, limites ou bornes, cela définit un territoire, un cadre ; qui définit et comment sont définies les bornes (les frontières) ? Pourquoi, par et pour qui ? Quel est ou quels sont ces territoires ?
Une fois les limites franchies, ce sont un ou des nouveau(x) territoire(s) qui s’ouvre(nt) devant nous. Comment définir notre parcours à travers ceux-ci ? Comment rendre compte de notre expérience, de ce déplacement, comment faire part de ces explorations, de ces moments, comment donner à voir ce qui ne peut être vu ?
Ce sont les questions de l’invention, de l’art contemporain, de l’avant-garde, de la recherche et du dépassement…
Il n’y a pas de médium, ou il y en aura plusieurs, il y a un territoire qu’il faudra contourner, outrepasser…

Le cartographe ne représente pas, mais associe pensée et imagination pour à la fois déduire et produire l’image possible d’un territoire. Elle élabore tout en même temps la description et la construction d’un objet de connaissance dans un effet de représentation.
Question de mise à distance.
Cette représentation du territoire sera activée par des allers et retours sur le terrain du Grand Lyon. Les cours et les séances à l’école dans les ateliers porteront sur des questions réflexives (vous travaillerez les questions de la représentation du territoire) et alterneront avec des promenades, des parcours et des sorties. 
Les sorties de l’école dépasseront les bornes de l’atelier, vous utiliserez le territoire de la ville et vous travaillerez les interstices, les terrains vagues, les frontières pour, espérons-le, dépasser les limites. Ceci dans le but de montrer combien l’engagement individuel contribue à façonner la ville. Agir, à la limite et sur les limites, pour mieux détourner, les espaces, l’organisation et les signes, et peut-être, provoquer/convoquer l’engagement d’autres résidents en utilisant la notion de communauté et de partage…

« … Faire une carte, c’est peindre, graver, coudre, coller, installer, utiliser un ordinateur ou un simple crayon (variété des médiums et des mises en œuvre). Une carte c’est une feuille imprimée, une toile, un tissu, une image projetée, griffonnée sur un bout de papier, ou encore un tracé éphémère à même le sol (variété des supports et des formats). Cartographier, c’est représenter la terre, le ciel, un territoire, un itinéraire, un flux, l’intérieure du corps, l’île d’Utopie, la rêverie d’un artiste (variété des objets et des référents). Une carte c’est aussi l’image d’un projet comme signe d’une action passée, c’est un document qui témoigne du travail d’un artiste ou une œuvre à part entière, c’est encore le moyen de revendications politiques ou un simple jeu graphique (variété des usages, des statuts et des finalités)… »
Julien Béziat, « La carte à l’œuvre, Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, p.14.

« …En parcourant les villes à pied, ces artistes* font de l’acte de marcher une communication collective et rappellent que cette activité élémentaire est au cœur même de l’urbanité. Ils contribuent ainsi à renforcer l’attrait des styles urbains et de la marche en particulier. La marche comme « pratique esthétique » pour reprendre le titre du livre de F. Careri, écrit en 2002, devient alors une autre façon d’appréhender la mobilité douce. La démarche artistique pourrait ainsi produire des messages forts, interpellant directement l’imaginaire du citadin, l’entrainant à infléchir peu à peu ses représentations de la marche au sein de cette matrice communicationnelle permanente qu’est la ville…»

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Julien Béziat, « La carte à l’œuvre. Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, 2014
- « Cartes et figures de la Terre », Centre Georges Pompidou,1980
- Jean-Marc Besse, « Cartographier, Construire, Inventer », in Les carnets du paysage n° 7, 2001
- Christine Buci-Glucksmann, « L’œil cartographique de l’art », Galilée, 1996
- Giovanna Borasi, Mirko Zardini, « Comment s’approprier la ville », Centre Canadien d’Architecture, Sun, Montréal, 2008
- Bruce Bégout, « Suburbia. Autour des Villes », Inculte, Paris, 2013
- « Hacking the City. Interventions in urban and communicative spaces », Sabine Maria Schmidt, Museum Folkwang, Essen, 2011
- Collectif avec Negri Toni, « La ville-monde aujourd’hui : entre virtualité et ancrage », L’Harmattan, Paris, 1996
- Davilla Thierry, « Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du xxe siècle », Éditions du Regard, Paris, 2002
- Mark Davis, « Soyez réalistes, demandez l’impossible », Les Prairies Ordinaires,‎ Paris, 2012

 Point de vue, images du mondeGuillaume Janot
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Initiation théorique et pratique.
Maitrise de l’outil photographique et compréhension de ses enjeux.
Développement d’une démarche personnelle.

Contenu :
'L'acte photographique n'est pas juste une captation, un simple enregistrement, mais la construction consciente et volontaire d'une image.' Stephen Shore.

La fabrication d’une image photographique est sous-tendue notamment par la question du point de vue, tant spatial que mental. On évoque souvent la question de la place du spectateur, nous tenterons ici de réfléchir aussi sur la place de l’artiste lorsqu’il se pose dans et/ou devant le monde pour en construire une représentation.

Le studio s'appuie sur une pratique photographique régulière de votre part, sur le développement d'une démarche personnelle, et une analyse critique collective des travaux produits.

Ce sera l'occasion d'aborder quelques problématiques liées à l' apparition de la photographie depuis son invention jusqu'à aujourd'hui, nous exposerons et commenterons de nombreux documents et oeuvres photographiques contemporains ou historiques (lecture des textes fondateurs, approche des enjeux actuels...)

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilans semestriels.

Bibliographie :
« Histoire de la photographie », Lemagny/Rouillé, Bordas.

« L’ invention d’ un regard, 1839-1918 » Musée d’ Orsay, RMN .

« Le public moderne et la photographie » Charles Baudelaire .

'Hommes du XXème siècle', August Sander.

« Sur l’ art et la photographie », Walter Benjamin, arts et esthétique.

'Louons maintenant les grands hommes', Walker Evans et James Agee, Terre humaine Plon.

« American photographs » Walker Evans, Moma .

« Le style documentaire 1920-1945 » Olivier Lugon, Macula . 

La dénivelée » Hubert Damisch, Seuil 
.
« Le photographique » Rosalind Krauss, Macula
.
« Platitudes » Eric de Chassey, Gallimard
.
« La chambre claire » Roland Barthes.
Pour une philosophie de la photographie. Wilém Flusser. éd Circé.
Les raisons du paysage. Augustin Berque. éd. Hazan.
Revues : « Etudes photographiques », SFP
« Les cahiers de la photographie: Robert Frank, Henri Cartier Bresson, William Klein etc... »
également, bien sûr : les monographies des photographes,
(et différents textes communiqués au fur et à mesure de nos questionnements, de nos rencontres et de nos besoins).

Support de cours :
Présentation régulière sous forme de cours et de projections liés à l'Histoire ansi qu'à l'usage de la photographie aujourd'hui.

 Pratiques picturalesKirsten Murphy
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans cet atelier pratique, il s'agit d'encourager le maximum d'experimentation et de mobilité possible ; le studio doit permettre au travail de chacun d'évoluer, voire de se transformer. Il ne vous sera pas demandé de circonscrire un territoire ou d'établir un projet, mais simplement de prendre le plus possible conscience - lors des discussions et dans votre pratique entre les séances - des conséquences et des possibilités de vos choix plastiques.

Contenu :
Nous nous réunissons en groupe pour discuter de problèmes et d'enjeux communs mais aussi spécifiques au travail de chacun.
Un travail artistique est un objet complexe qui peut être pensé comme une accumulation de décisions prises, bonnes ou mauvaises, de façon consciente ou inconsciente, par intuition ou par habitude, suivant ou pas des conventions ou des plans. Chacune de ces décisions modifie la qualité de la totalité de la construction.
Cette caractéristique des œuvres est particulièrement sensible en peinture, ou les couches se superposent et se cachent. Dans le studio “Pratiques Picturales” il s'agit de regarder attentivement ensemble tous les gestes qui constituent un travail et ainsi de construire un espace de parole intermédiaire entre “l'espace mental” de chacun et “l'espace public” de présentation, en adoptant une position qui reste proche de celui ou celle qui fabrique et non pas de la critique qui interprète à partir de ce qu'il voit. Dans le studio, la parole est active et influe sur la production des participants ; le travail présenté est toujours considéré comme un point dans une évolution.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Des référence bibliographiques seront donnée lors des cours théoriques qui accompagnent ce studio.

 Prendre son tempsVeit Stratmann
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
A partir des travaux de Erwin Panofsky et Max Imdahl nous réfléchirons sur la stratification des couches d'information, et donc de lecture, d'une oeuvre d'art. La prise en compte de ces couches nécessite une définition de la distance que le spectateur souhaite entretenir avec cette même oeuvre. Le studio constitue une tentative de comprendre ce “choix de distance” comme outil de travail plastique.

Contenu :
Chaque séance sera centrée sur UN travail d'UN(E) étudiant(e) ou UNE Oeuvre à choisir dans des Institutions lyonnaises.
Sur la base d'un description minutieuse (voir ergoteuse) – et donc lente – par l'ensemble des participants du studio, nous allons tenter une analyse / lecture critique du phénomène plastique en question, non pas dans le but de son “amélioration”, sa “correction”, sa “déconstruction” ou son “enrichissement”, mais dans l'optique de nommer sa place dans le monde. Il s'agit d'une tentative -évidemment vouée à l'échec- d'épuisement des informations contenues dans un phénomène plastique, et des possibilités de sa liaison au monde

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel

 Print, PrintNicolas Romarie
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer une pratique dans le champ de l’édition et du multiple.

Appréhender les différents supports et techniques d'impression papier.
Penser la diffusion et la mise en espace.

Contenu :
Depuis une pratique déjà affirmée de l’édition ou partant d’une autre pratique — dessinée, photographique, filmique, textuelle —, ébauches de travaux, carnets de notes, pièces déjà réalisées ou projets abandonnés par ailleurs, il s’agit de penser et réaliser une ou plusieurs éditions imprimées sur papier.
Afin de trouver la forme appropriée à chaque projet, sont abordées les composantes d’une édition d’artiste imprimée — mise en page, format, support, production, diffusion — ainsi que la singularité et la souplesse propres à ce médium à part entière.
Les séances de travail sont collectives, prolongées au besoin de rendez-vous individuels. La fréquentation active du pôle édition est encouragée, tant pour une première approche des outils — sérigraphie, offset, jet d’encre grand format, laser, façonnage — qu’un usage approfondi.
Régulièrement, présentation d’éditions d’artistes, aventures éditoriales, portraits d’éditeurs.

Mode d'évaluation :
D’octobre à mai, suivi continu — travail d’atelier, réalisation, discussion collective.
Évaluation en fin de semestre.

Bibliographie :
Christoph Keller et Michael Lailach, « Kiosk – Modes of Multiplication: A Sourcebook on Independent Art Publishing 1999-2009 », JRP/Ringier, 2009
« L'effet papillon, 1989-2007 », Centre d'édition contemporaine, Genève, 2008
Jörg Adolph et Gereon Wetzel, « How to Make a Book with Steidl », dvd, 2011; « How to Make a Book with Carlos Saura et Steidl », dvd, 2017

Support de cours :
Éditeurs, distributeurs, librairies, galeries, artothèques : Maison du livre de l’image et du son, Villeurbanne; After 8 Books, Paris; Florence Loewy, Paris; Centre des livres d’artistes, Saint-Yrieix la Perche; Centre d’édition contemporaine, Genève; Nieves, Zürich; Roma Publications, Amsterdam; Motto Berlin-Vancouver-Bruxelles-Zürich; Printed Matter, New York.

Salons : Multiple Art Days, Paris; Offprint, Paris; Missread, Berlin; New York Art Book Fair

 Réalisations Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans la continuité de l'organisation et de l'évolution plastique du travail (cf. fiche mise en œuvre et développement), l'étudiant est amené à prendre en charge la dimension de finition des travaux en adéquation avec les enjeux plastiques, conceptuels et méthodologiques du projet.

Contenu :
En option art, depuis le 'non-fini' jusqu'à 'l'hyper-poli', du 'trash' au 'clinquant' en passant par 'l'esthétique du fragment' ou le 'non-visible', il semble évident que la qualité des réalisations ne puisse être définie que de façon singulière et relativement à l'orientation du projet personnel de l'étudiant jusque dans son approche des consignes et contraintes données sous forme de thématique ou territoire dans le cadre du 'programme' d'atelier.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Vidéo - Lectures d’imagesOlivier Zabat
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Découverte et approfondissement théorique et pratique des outils numériques à partir des travaux de l'étudiant lors de séances de Lectures d'Images.

Les Lectures d’Images qui accompagnent le travail pratique se positionnent comme un laboratoire d’analyse du regard et de la multitude des angles possibles dans le développement de l'écriture et de la pensée filmique. C'est un lieu de recherche et de propositions.
Les vidéos présentées sont la matière d'échanges collectifs, étudiants/enseignant(s), où sont questionnés les modes et les enjeux filmiques pour développer et aboutir les projets. C'est un temps d'accompagnement qui agit et fait le lien entre le travail solitaire et le temps où le projet est partagé et rendu public.

Contenu :
Les outils de prise de vue d’aujourd’hui se multiplient à partir d’un « tronc commun » qui est l’image HD (haute définition 2K, 4K). Dans le choix de ces outils pour construire une recherche filmique se pose maintenant la question de leurs spécificités propres (haute définition, rapidité de traitement et de communication, texture cinématographique…) et de la pertinence de leur mise en œuvre et de leur adaptation à la démarche artistique. Ce choix, au-delà de l’aspect technique et formel des outils, implique de prendre en considération les aspects plastique, éthique, politique, artistique qui les accompagnent. Comment ces outils déclinés peuvent-ils permettre à chaque étudiant un accès parcellaire à l’ensemble des formes revendiquées comme filmiques aujourd’hui (cinéma, télévision, art vidéo…) et donner lieu au développement de travaux cohérents et singuliers ? Quel est le moment charnière où des images numériques deviennent film ? Intention, prise de vue, direction, montage, générique de fin, diffusion ?
Ces questions seront abordées lors des Lectures d’Images (intensives en année 3) durant lesquelles, à chaque session, l'étudiant sera invité à présenter une vidéo aboutie ou des éléments de recherches, en cours de projet, devant tous les inscrits au studio et en présence de l’enseignant. En plus de la présentation formelle et critique, l'étudiant devra formuler une (des) question(s) précise(s) sur le film ou la séquence présentée, en relation avec une interrogation pratique, esthétique voire éthique sur le film ou une partie du film. Elle sont l'amorce et l'axe de l'échange collectif et paritaire en vue de trouver une ou des solutions ou proposer une orientation de travail à venir. Les séances de présentation de travaux de Lectures d’Images peuvent s’accompagner du visionnage de films sélectionnés par l'enseignant du studio.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- André Bazin, « Qu’est-ce que le cinéma ? », Cerf, coll. 7e art, 1976, 372 p.
- Raymond Bellour, « L’entre-images », La Différence, coll. Essais, 2002, 349 p.
- Bernard Benoliel, « Opération Dragon de Robert Clouse », Yellow Now, coll. Côté Films n° 17, 2010, 128 p.
- Robert Bresson, « Notes sur le cinématographe », Gallimard, coll. Folio, 1995, 137 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 1. L’image-mouvement », Minuit, 1983, 298 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 2. L’image-temps », Minuit, 1985, 378 p.
- Serge Daney, Serge Toubiana , « Persévérance », P.O.L, coll. Essais, 1994, 171p.
- Michel Rush, Christian-Martin DIiebold, « Les nouveaux media dans l’art », Thames and Hudson, coll. L’univers de l’art, 2005, 248 p.
- André Gardies, « Le récit filmique », Hachette, coll. Contours littéraires, 1993, 151p.
- Guy Gauthier, « Le documentaire, un autre cinéma », Armand Colin, coll. Cinéma, 2008, 428 p.
- Michel Chion, « Ecrire un scénario », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 344 p.
- Henri Colpi, Nathalie Hureau, « Lettres à un jeune monteur », Seguier, coll. Carré ciné, 2006, 176 p.
- Dominique Païni, « Le temps exposé : Le Cinéma de la salle au musée », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 142 p.
- Andrei Tarkovski, « Le temps scellé », Cahiers du Cinéma, coll. Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 2004, 288 p.

 Workshops Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S3-Contextualisation / Médiation4Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Spatialisation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage progressif de la mise en espace et de la présentation plastique de l'ensemble des travaux de l'étudiant.

Contenu :
Selon l'année et le niveau des études, le travail de spatialisation est mis en œuvre régulièrement tout au long de l'année dans le cadre de séances de présentation de travaux ainsi que lors des bilans semestriels ou le cas échéant au moment d'expositions en dehors du cadre de l'école.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Semestre 4

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S4-Histoire / Culture / Théorie6Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mieux comprendre et analyser les textes (de portée critique, artistique, littéraire, historique, articles de presse).
Affiner la présentation de ses travaux (écrit, oral).
Développer l'expression orale informelle dans des contextes divers.
Utiliser des supports d'internet tels que 'Voicethread' pour faire des présentations des travaux.

Contenu :
Analyse de textes avec présentation et discussion.
Analyse de films, enregistrement sonores et d'autres supports en rapport avec le monde de l'art.
Visites d'expositions avec l'objectif d'analyser et de parler des œuvres présentées.
Présentation de travaux (écrit, oral, outils d'internet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, oral et écrit. Bilan semestriel

Bibliographie :
- « Global English (Intermediate et Upper Intermediate) », Macmillan
- « The Oxford Guide to English Usage », Oxford University Press
- M. Swan, « Intermediate Language Practice », Macmillan
- J. Gaiger, « Art of the Twentieth Century », Yale University Press

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre :
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.




Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Histoire de l'artFrançois Piron
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Nos modes de pensée, nos imaginaires, nos métaphores établissent en permanence des polarités, des oppositions, avec lesquelles nous formons des hiérarchies, des distinctions qui constituent des binarismes persistants. Il s’avère que les œuvres d’art, au contraire, travaillent souvent à cheval des définitions, des disciplines, et constituent des paradoxes, des ambiguïtés, qui contredisent ces binarismes institués dans l’imaginaire. L’objectif pédagogique du cours sera de fournir des outils, empruntés à des théoriciennes et des théoriciens, ainsi qu’à des artistes contemporains, pour repenser ces oppositions instituées dans nos imaginaires, les observer depuis des points de vue situés différemment pour en critiquer les présupposés et offrir des alternatives et un espace de nuance et de trouble, ou de flou, qui défait les frontières entre les supposés contraires.

Contenu :
Dès lors qu’il est question d’identité, de culture, de géographie, des partages se constituent, qui sont politiques, et produits d’idéologie. Ces partages divisent, établissent des frontières, des hiérarchies, des oppositions. Ils sont inscrits dans le langage et par conséquent dans l’imaginaire, produisant des visions du monde qui se cristallisent en identités fixes, en polarités entre centres et périphéries, en cultures hautes ou basses, en sociétés chaudes ou froides selon l’expression de Claude Lévi-Strauss. Ces partages sont souvent destinés à établir le proche et le lointain, à prescrire qui est légitime et qui ne l’est pas, qui a la parole et à qui elle est refusée.
Depuis des points de vue situés, et prenant en compte les inégalités induites par ces binarismes, des philosophes contemporain.es comme bell hooks, Jacques Rancière, Edouard Glissant ou Susan Sontag proposent des outils qui défont ou brouillent des frontières, réagencent et rééquilibrent des partages, redistribuent la parole.
À partir de ces outils, nous pourrons consacrer des études à des artistes visuel.les de toute nationalité des quatre dernières décennies dont l’œuvre n’est pas frontalement, mais plutôt obliquement, politique, et qui, de manières singulières, défont des catégories et réorganisent des rapports entre l’œuvre et le public, entre l’œuvre et le contexte qui la stimule et l’environne.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Bibliographie générale :
• Edouard Glissant, Introduction à une poétique du divers, Gallimard, 1995
• bell hooks, De la marge au centre, Editions Cambourakis, 2017
• Susan Sontag, La Maladie comme métaphore ; le SIDA et ses métaphores, Christian Bourgois, 2009 ; Le Style Camp, in L’Œuvre parle, Christian Bourgois, 2010
• Jacques Rancière, Le Partage du sensible, La Fabrique, 2000 ; Le Spectateur émancipé, La Fabrique, 2008 ; Les Bords de la fiction, Le Seuil, 2017.

Bibliographie complémentaire :
Valérie Gérard, Par affinités. Amitié politique et coexistence, Paris, Musica Falsa, 2019
Emilie Notéris, La Fiction réparatrice, Paris, Super Nova, 2017
Isabelle Alfonsi, Pour une esthétique de l’émancipation, Paris, B42, 2019

Support de cours :
Cours magistral

 Théorie de l'artEva Barois de Caevel
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Ce cours se développe, d’une part de façon chronologique, d’autre part par la mise en relation de différentes époques, sur une période allant de la fin du XIXe siècle à nos jours. Le cours se construit à partir d’une notion — celle d’art national — ceci afin d’étudier de quelles manières les œuvres et les artistes ont réagi à cette idée.
L’histoire de l’exposition des œuvres d’art est intimement liée à celle de la représentation de la nation ; celle de la production artistique des trois derniers siècles à celle des imaginaires nationaux et anti-nationaux. De même en est-il de la lecture qui est faite des artefacts artistiques selon leur provenance.
Couvrant une période traversée par des processus tels que la naissance et le développement des exposition universelles, la création du musée moderne, la mise en place d’un réseau institutionnel national de sites d’exposition et de protocoles d’acquisition — en France et dans les pays occidentaux—, mais aussi par des évènements à l’échelle du monde tels que les indépendances et après-indépendances, la guerre d’Algérie, la guerre du Vietnam et la guerre du Biafra, ce cours considère la manière dont l’art des XIXe, XXe et XXIe siècles a réagi à, a célébré, s’est opposé à — et a constamment renouvelé les façons d’exalter ou de critiquer — l’idée de nation. Une telle approche espère sensibiliser les étudiants à des pratiques artistiques diverses et à la relation qu’elles entretiennent avec leurs contextes d’apparition.
Au cours de ces trois siècles, les notions d’art national, de nationalisme, d’anti-nationalisme et le processus de fabrique de l’art national, ont suscité un certain nombre de débats critiques qui portent sur la place et le rôle de l’artiste dans la société. À l’heure où des questions d’identité et d’appartenance continuent de se poser avec acuité aux artistes, ces interrogations demeurent actuelles. Qu’est-ce que la nation et l’imaginaire de la nation font aux artistes pour ce qui est du lieu où ils/elles étudient ; des conditions matérielles de leur production ; de leur économie ; mais aussi des attentes et des lectures de leur œuvres ? Qu’est-ce que les écarts entre l’exhortation à penser le ou à être représentant.e du « territoire » et l’injonction à l’ « ouverture » font aux artistes — et donc aux œuvres ? Comment une œuvre, au moment de sa création, peut naître du désir fondamental d’être a-nationale, par-delà (ou avant) les nations, ou encore hybride de différentes nations ?

Contenu :
Lorsqu’on s’intéresse aux fondements historiques de la création du modèle du lieu d’exposition occidental (et c’est une histoire en constante renégociation), tel qu’on le connaît encore aujourd’hui, c’est un lieu où la nation s’est définie et célébrée qu’on découvre.
Cette histoire s’accompagne d’une autre histoire : celle de la manière dont l’histoire de l’art (et pas l’art) a servi le(s) nationalisme(s). Cette histoire et ces historiographies du musée, des logiques de l’exposition et de l’histoire de l’art en France sont intéressantes à mettre en perspective sur une durée plus longue et sans se limiter au seul contexte occidental.
Si on considère la manière dont ce modèle s’est exporté, la célébration de la nation par sa culture et le nationalisme culturel furent à la source de nombreuses productions artistiques et à la source de leur relecture. On le voit concernant les débats sur les genèses des modernismes africains ou dans le cas de ces grands événements artistiques des post-indépendances que furent le FESMAN ou le FESTAC. Le réseau actuel des instituts culturels étrangers, des villas et des résidences – et leur rôle – est aussi en question dans cet héritage.
Réfléchir à la notion d’art national ou anti-national, mais aussi à celle d’identité culturelle, c’est poser la question de ce qui définit, pour le XXe siècle, la contestation, l’alternatif et la contreculture : si la nation est une « communauté politique imaginée », on peut s’interroger sur ce que les communautés qui refusent délibérément la culture dominante ont mis en place comme critique de l’idée nationale et sur les productions artistiques qui en rendent compte (notamment dans le cas de communautés féminines et féministes, et noires, tout particulièrement aux États-Unis). Avec ces interrogations, c’est une réflexion critique qui s’ouvre sur la digestion progressive de l’impossibilité, voire de l’interdit, de célébrer la nation et sur l’institutionnalisation de formes de fustigations encadrées qui permettent aujourd’hui de célébrer autre chose : le progressisme de la nation notamment.
D’autres questions se posent encore : celle de la structuration actuelle des institutions publiques, celle de la terminologie et du lexique mis en œuvre par ces structures et liés à l’idée de nation ; mais aussi celle des critiques mises en œuvres contre ces structures et de la dialectique pro/anti-nationale qu’elles recouvrent. Plus généralement, la question de la terminologie (et la nécessité de penser la terminologie, sa création et sa diffusion) sera partie prenante de la réflexion.
L’étude à la fois de textes issus de la théorie de l’art, de trajectoires d’artistes et d’œuvres spécifiques devra permettre de considérer de multiples manières la notion d’art national ou anti-national, et celle d’identité culturelle.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel. Assiduité aux cours et devoir sur table.

Bibliographie :
-Benedict Anderson, L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme (trad. de Pierre-Emmanuel Dauzat), Paris, La Découverte, 2006 [Imagined Communities, 1983].
-Rasheed Araeen, Making Myself Visible, Londres, Kala Press, 1984.
-Ariella Aïsha Azoulay, « Le pillage, la condition transcendantale de l’art moderne et les communautés de fabri » in CATPC (sous la direction d’Eva Barois De Caevel et Els Roelandt), Berlin, Sternberg Press, 2017.
-Émilie Hache (sous la direction de), Reclaim : recueil de textes écoféministes (trad. d’Émilie Notéris), Paris, Cambourakis, 2016.
-Thomas McEvilley L'identité culturelle en crise (trad. d’Yves Michaud), Paris, Jacqueline Chambon, 1999 [Art et Otherness, 1992].
-Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France, Marseille, Agone, 2018.

Support de cours :
Cours magistral en amphi.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S4-Problématique / Méthodologie8Méthodologie spécifique Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.

Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc, sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Problématique de projet Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Tout au long du cursus, depuis le 'sujet' imposé et la thématique, jusqu'à la problématique spécifique du projet individuel et de la recherche, il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Sources et ressourcesVincent Romagny
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
ANTHOLOGIE (2ème année)
Cet atelier a pour but d'accompagner l'étudiant.e à la constitution d'un socle théorique personnel de références librement choisies et librement articulées les unes aux autres. Il s'agira pour l'étudiant.e d'identifier et de mettre en formes des 'sources' personnelles : autant de textes et extraits d'ouvrages qu'il aura choisi et qui permettent d'informer sa recherche plastique personnelle, sans pour autant qu'elles aient de valeur explicative sur cette dernière. L'idée de cet atelier, c'est que ces sources sont rétrospectives : elles ne sont pas nécessairement premières (inspiratrices, etc.), mais elles peuvent être constituées a posteriori, pour aider à ressaisir ou accompagner une démarche intuitive. Il s'agira alors dans un premier temps de brosser la diversité des formes textuelles contemporaines, ainsi que divers champs de connaissance non strictement artistiques. Il s'agira ensuite, dans un second temps, pour chaque étudiant de constituer cette bibliothèque personnelle, sous forme d'une anthologie ou d'un reader.

Mode d'évaluation :
bilan semestriel + notation de la présence

 TexteFrançois Aubart
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Ce cours est consacré à la façon dont les étudiant·e·s présentent leurs propres travaux. Pendant leurs deux années d’étude précédentes, tou·te·s ont été sensibilisé·e·s au fait d’expliquer oralement leurs démarches et leurs modes de production. Il s’agit ici de se concentrer sur la forme écrite, dans le but de produire un court texte permettant de rendre compréhensible les questions qui les animent, les intuitions qui les guident, les pratiques qui les émeuvent et la façon dont ils donnent forme à leurs travaux.
Le texte, écrit dans le cadre de ce cours, complète la documentation réalisée dans l’atelier mené par François Aubart et Nicolas Romarie sur la documentation. Il s’agit, là aussi, pour les étudiant·e·s d’inventer les moyens de présenter leurs travaux à un moment où, pour des demandes de stages, d’aides ou d’inscriptions, ce type de dossier leur devient nécessaire.

Contenu :
Le premier semestre est consacré à la lecture de textes de présentations d’œuvres et d’artistes qui retiennent l’attention des étudiant·e·s. Ce sera l’occasion de discussions sur la nature de ces textes, leurs objectifs et leurs utilités. Ces séances seront aussi rythmées par des exercices d’écriture pour entrainer les étudiant·e·s et pour forger leur point de vue sur ces textes.
Au cours du deuxième semestre chaque étudiant·e commence la rédaction d’un texte pour présenter son propre travail. Les séances seront consacrées à la présentation de ces textes et à leur amélioration.

Mode d'évaluation :
Évaluation basée sur la participation aux séances et sur les documents produits au cours des séances.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S4-Pratique / Expérimentation / Réalisation12'Hello World!'Nicolas Frespech
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage d'une méthode critique d'analyse d'oeuvres numériques.
Apprentissage des enjeux liés à la conservation des oeuvres numériques, sites Internet, photographie numérique... (indexation,conservation et valorisation des créations...).
Apprentissage des enjeux liés à l'écologie et à l'éthique des oeuvres numériques (logiciels Open Source, droits d'auteurs...).
Initiation et perfectionnement aux logiciels d'édition multimédia à travers différents exercices.
Edition numérique (livres d'artistes numériques...).
Initiation au fonctionnement du Commons'Lab (3D, impression 3D...)
Acquisition d'une culture net art.

Contenu :
Le studio propose de dresser un panorama des pratiques artistiques liées au réseau Internet de ces 20 dernières années.
Découverte, analyse et pratique des oeuvres numériques, plus particulièrement celles réalisées pour le réseau Internet.

Tous connecté ? Web 2.0, Web sémantique, Internet mobile, livre numérique, Arduino, réalité augmentée ou puces RFID...autant de champs d'expression et de réflexion à disposition des artistes.

Ce studio se propose d'offrir aux étudiants les bases nécessaires pour envisager une pratique numérique en cohérence avec leurs différents projets artistiques.

Chaque exercice permettra d’explorer les logiciels ou les langages convoqués par des contraintes particulières. Ces exercices individuels et de groupe devront répondre à des sujets liés à l’actualité culturelle, sociale... La réactivité, à l’image de ce qu’il se passe sur les réseaux, sera valorisée. L'utilisation de logiciels et de formats libres sera encouragée. Les étudiants seront sollicités pour effectuer une veille informatique et artistique sur le réseau Internet : évolution des approches graphiques et éditoriales, évolution des logiciels et langages informatiques, évolution des pratiques liées aux différents supports numériques.
Les étudiants seront aussi invités à pratiquer des outils pour apprendre à maitriser leur communication sur le réseau (PAO, liste de diffusion...).
Ce studio est impliqué dans la programmation du Commons Lab ainsi que le Labo NRV.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et rendu personnel.

Bibliographie :
- Nicolas Thély, « Vu à la webcam (essai sur la web-intimité) », Les Presses du réel, 2002
- Nicolas Thély, « Mes favoris », MIX, 2008
- Nicolas Thély, « Basse def : Partage de données », Les Presses du réel, 2008
- Fred Forest, « Pour un art actuel : L'art à l'heure d'Internet », L'Harmattan, 1998
- Annick Bureaud, Nathalie Magnan, « Connexions : Art, réseaux, media », Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, 2002
- Camille Paloque-Berges, « Poétique des Codes sur le Réseau Informatique », Archives Contemporaines, 2009
- Dragan Espenschied, Olia Lialina, « Digital Folklore », Merz Akademie, 2009
- Leszek Brogowski, « Editer l'art », La Transparence, 2010
- Anne Moeglin-Delcroix , « Esthétique du livre d'artiste 1960-1980 : Une introduction à l'art contemporain », Le mot et le reste, 2012
- Edmond Couchot, « La Technologie dans l'art : De la photographie à la réalité virtuelle », Jacqueline Chambon, 2002
- Norbert Hillaire , Edmond Couchot, « L'Art numérique : Comment la technologie vient au monde de l'art », Flammarion, 2003
- Jean-Paul Fourmentraux, « Art et Internet : Les nouvelles figures de la création », CNRS, 2005
- Rachel Greene, « L'Art Internet », Thames et Hudson, 2005
- Mark Tribe, Reena Jana, « Art des nouveaux médias »,Taschen, 2006
- Fred Forest, « Art et Internet », Cercle d'Art, 2008
- « 15 ans de création artistique sur Internet », Les guides MCD, Musique et cultures digitales, 2009
- « ART++ », collectif, HYX, 2011
- Nicolas Bourriaud, « Radicant : Pour une esthétique de la globalisation », Denoël, 2009
- Jean Michel Oullion, « Les métiers d'internet - Le guide 2010-2011 », L’étudiant, 2010
- Anne Laforet., « Le Net Art au musée. Stratégies de conservation des oeuvres en ligne », Questions théoriques, coll. L>P, 2010
- Collectif, « Recherche et Création. Art, technologie, pédagogie,innovation », Editions du Parc, ENSA Nancy, 2009

Webographie :
Ressources du cours consultables à cette adresse : http://www.twitter.com/enbanf
http://www.poptronics.fr http://www.ecrans.fr http://culturevisuelle.org/icones/

 1234 objetsNiek Van de Steeg
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
1.1 Objectifs généraux :

1.1.1 Savoir identifier quelques problématiques de la sculpture dans le champ de l’art contemporain
1.1.2 Savoir produire un objet
1.1.3 Savoir présenter/accrocher les objets réalisés
1.1.4 Savoir analyser et formuler les concepts basés sur les objets réalisés et les quelques des 1234 objets étudiés.
1.1.5 Savoir utiliser une technique spécifique de la sculpture

1.2 Objectifs spécifiques :
À la fin de ce studio, l’étudiant devrait être capable de :

1.2.1 Définir quelques concepts rencontrés lors de l’étude de 1234 objets.
1.2.2.1 Réaliser des phases d’études d'objets concrets
1.2.2.2 Entreprendre des travaux pratiques, études, expérimentations en relation avec son projet de 1234 objets
1.2.2.3 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation des objets
1.2.2.4 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation d’un objet ou une série d’objets dans un des secteurs du pôle volume.
1.2.3 Savoir construire des dispositifs de présentation en relation avec l’objet ou les objets réalisés
1.2.4 Savoir représenter toutes les phases du projet dans un document en utilisant, texte et image et références
1.2.5 Savoir utiliser un au plusieurs techniques disponibles au pôle volume, pour augmenter ces capacités techniques et d’autonomie.

Contenu :
1234 objets est un studio, un espace d’enseignement pratique et réflexif, pour expérimenter les enjeux de la sculpture dans toute sa dimension actuelle.
Les problématiques abordées sont :
Comment produire des objets qui relèvent du territoire de la sculpture et de l’art ?
Quelles sont les possibilités et quoi sont les contraintes de la fabrication, en relation avec les questions qui sont au centre aujourd’hui ? Bien sûr, cette question est toujours en relation avec le contexte du pôle volume de l’école d’art de Lyon, sa ville et sa région, son pays et le contexte international...
Savoir être pragmatiques et aborder les problématiques de fabrication des objets et des sculptures. Cette production est toujours accompagnée par de réflexions culturelles, historiques, philosophiques et politiques…
Le studio propose des plages horaires à orientation théorique, passant en revue un artiste ou un groupe d’artistes présenté par le professeur. Un compte Instagram 1234objets accompagne le studio et peut être fourni en images en relation avec la sculpture, par l’ensemble des participants du studio.
L’expérimentation est individuelle et toujours en étroite relation avec les techniciens du pôle volume.
En plus de son travail individuel, l’étudiant doit produire un travail avec un des techniques disponibles au pôle volume, pour augmenter ces capacités techniques et d’autonomie.
La réalisation est suivie par les techniciens du pôle volume et accompagné, validé et évalué par le professeur.

Mode d'évaluation :
Évaluation à la fin de chaque semestre.

Présence au cours et participation aux activités de groupe-10 %
- la présence au studio
– Écoute attentive
– Participation dynamique
– Singularité
– Ponctualité

Différents stades du projet-40 %
La capacité de mettre en œuvre une sculpture en utilisant les moyens de l’école et plus spécifiquement le pôle volume
– Qualité d’exécution des stades de recherche
– Ouverture à la recherche et à l’exploration
– Singularité
Projets personnels-40 %
la réalisation de travaux pratiques personnels
–Qualités d’interrelation du processus de travail
–Qualités formelles des réalisations.
–Qualités formelles de présentation du travail

Capacités critiques et autocritiques-10%
La capacité de l’étudiant à exercer un regard critique/autocritique à propos du projet réalisé.
– Capacité à communiquer son point de vue vis-à-vis des projets entrepris.

Bibliographie :
Cette bibliographie est à compléter. Il s'agit d'un exercice collectif, proposé aux étudiants entre la première et deuxième session du studio .

Histoire de la sculpture moderne, Herbert Read, Paris : Arted Éditions d'Art, 1985 ISBN 2-85067-068-5
Qu'est ce que la sculpture moderne ? Centre Georges Pompidou , 1986 ISBN2-85850-333-8
La Sculpture Aujourd'hui Judith Collins Phaidon ,Paris 2008, ISBN 978 07148 5861 6
Qu'est ce que la sculpture aujourd'hui ? Beaux Arts Editions Caroline Cros 2008
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Status of sculpture : [exposition itinérante, 1990] / [organisée par l'Espace lyonnais d'art contemporain] éditeur : Espace Lyonnais d'art contemporain, ISBN 2-906709-28-X br. 120 F
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Out of actions between performance and the object 1949 -1979, MOCA Los Angeles 1998 Isbn 0-500-28050-9

Support de cours :
Les ateliers du Pôle Volume de l' école.
Un compte Instagram : 1234 objets

 Espaces nommésOlivier Nottellet
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Interroger et préciser cette notion d’espace qui traverse l’ensemble de nos pratiques.

Contenu :
Sidéral, politique, poétique, physique, intime, invisible, agricole, anonyme, muséal, pictural, social, souterrain, vernaculaire, virtuel, littéraire, emblématique, théâtral, intermédiaire, habité, immuable, irrespirable, maritime, contagieux, paradisiaque, militaire, collectif……de quels espaces parlons nous? Dans quels espaces souhaitez vous vous exprimer? Réaliser vos choix?
L’espace est une matière complexe que l’on ne cesse de solliciter en école d’art mais qu’en est il vraiment de ce concept? De cette notion?
A partir de vos productions, vos pratiques, vos gestes nous tenterons de le, les nommer collectivement . En expérimentant la singularité de certains espaces nous essaieront de vous aider à définir plus précisément le ou les votre.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et évaluations semestrielles

Bibliographie :
Au delà de l’utilisation globale de la bibliothèque de l’ENSBA de Lyon, il vous sera régulièrement demandé de ramener votre matière à penser et de la partager en séances collectives.

Support de cours :
Débats, discussions, documents écrits, films, entretiens , visites d’expositions.

 FactographieFabienne Ballandras
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Factographie : une écriture des faits.
L’objectif du studio est de développer la relation que peut entretenir chaque étudiant avec la diversité et la complexité des représentations, discours et informations que le monde contemporain produit sur lui-même : Définir des champs d’investigations, soustraire des fragments au réel (empreintes ou documents), les manipuler à travers une pratique ouverte de l’expérimentation pour interroger la manière dont ces formes parcellaires sont susceptibles d’alimenter le processus artistique. Sans outils ou médiums privilégiés, la factographie cultive le lien entre la création d’un contenu et la réalité référentielle qui lui est propre.

Contenu :
Comme amorce à l’élaboration de projets, le studio propose de questionner notre relation au réel par l’intermédiaire des faits, du document, du prélèvement direct d’éléments sensibles et d’engager une réflexion sur la manière dont l’art peut se nourrir de composants extérieurs (l’actualité, la science, les sciences humaines, l’histoire, la fiction, la nature...). Interroger le contemporain à travers ses formes d’expressions, ses discours, la profusion de ses images et exercer son sens critique à travers l’exercice d’une pratique libre bien qu’organisée en 3 organes qui interagissent :
La captation / la production / le dispositif.

La captation / Le document à l’œuvre :
Circonscrire le réel dans sa globalité est une tâche impossible qui nous oblige à procéder par fragmentation, à opérer des choix. Cette apparente contrainte de la sélection d’un domaine d’étude incite en réalité à porter une attention renouvelée aux terrains oubliés ou maltraités par l’information et à encourager l’émergence d’un regard divergent. Le fragmentaire, le particulier comme outil critique de la disposition du monde. Dans cette volonté d’enregistrement du réel, il s’agira de faire de la collecte ou de la captation une pratique, un geste, une mécanique à travers la notion de reprise, d’encourager la copie, le ressassement, la citation, la compilation, l’artefact afin que le document ne se fige pas dès sa réception.

La production / Du document à l’œuvre :
En partant de matériaux hétérogènes, la notion de production concerne principalement la manière dont nous allons agir sur, avec ou à partir d’eux.
Agir à travers des notions de dérèglement : La discontinuité ou la permutabilité des éléments, faire dysfonctionner, déconstruire, disloquer... ou/et à travers des notions d’arrangement : Le montage, la juxtaposition, l’assemblage, le changement d’échelle, la transposition des matières, le recours à la fiction, l’organisation d’un archivage...
L’objectif est de permettre à chaque étudiant d’interroger de manière ouverte la nature de son matériau (sa portée, sa signification, sa valeur informative..) et d’explorer le potentiel apporté par les mécanismes de transformations (notamment les questions liées à la temporalité et à la mise en espace).

Le dispositif.
Qu’il soit intégré au mode de captation, à l’acte même de production ou qu’il concerne l’espace architecturé de présentation, le dispositif interroge forcément le regard et les conditions de réception du travail par le spectateur.
Il véhicule les expériences, les informations, les formes. Il est donc nécessaire de s’interroger sur son organisation, ses qualités, sa complexité : Quelle est l’autonomie de la production vis à vis du dispositif ? Les «objets» produits s’adaptent-ils au dispositif ou l’inverse ?
Est-il visible ou invisible? Est-il pérenne, temporaire, mouvant ? Fait-il agir ou interagir des acteurs ? ...

Le rôle du dessin.
Le dessin est un outil d’élaboration de langages visuels et un objet protéiforme et mouvant.
On peut lui assigner des rôles d’observation, d’analyse, de construction ou de réalisation. Il peut aussi bien prendre en charge la représentation de tout ce qui préexiste, prépare ou échappe aux autres pratiques que devenir un dénouement ou un aboutissement. On peut également s’interroger sur ce qu’est le dessin lorsqu’il n’est pas considéré comme une finalité ou une étape de recherche, lorsqu’il est une activité plutôt qu’un objet ?
Pour conserver cette conception complexe et ouverte du dessin, les étudiants devront engager une réflexion propre sur le(s) rôle(s) qu’ils donnent à cette pratique au sein de leurs projets.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Roland Barthes, « L’effet de réel », Communications, n° 11, 1968
Giovanna Zapperi (dir.) : L’avenir du passé / Art contemporain et politiques de l’archive. Presses universitaires de Rennes. (2016).
Aline Caillet et Fréderic Pouillaude : Un art documentaire: Enjeux esthétiques, politiques et éthiques. Presses universitaires de Rennes. (2017).
Marie-Jeanne Zenetti / Factographies : l’enregistrement du réel en littérature, Classiques Garnier, collection « Littérature, histoire, politique », (2014).
Revue Trouble : factographies (2010). https://troublearchives.wordpress.com/trouble-factographies-2010/
Georges Didi-Huberman : Etre crâne, Lieu, contact, pensée, sculpture. Les editions de minuit. 2014
Georges Didi-Huberman : Images malgré tout, Les éditions de minuit. 2005
Philippe Vasset : Un livre blanc, Paris, Fayard, 2007.
Xavier Boissel : Paris est un leurre. editions Inculte. 2012.
Pierre Bayard : Comment parler des lieux où l’on a pas été? , Les éditions de minuit. 2012
Jacques Derrida, A dessein, le dessin suivi de Derrida, à l’improviste par Ginette Michaud Le Havre : Franciscopolis, 2013
Revue Tête à tête. Revue d’art et d’esthétique / www.revuetat.com. Rouge profond.
Roven. Revue critique sur le dessin contemporain. Roven éditions.

 GEPPPauline Bastard
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio a pour but de permettre à l’étudiant de donner de l’ampleur à ses projets, de lui proposer une expérience collective et d’engager avec le groupe une réflexion sur la production à la base de l’oeuvre.

Contenu :
Le Groupe d’Entraide pour la Pratique et la Production est un système d’échange du temps et des savoir-faire. Les étudiants proposent des projets pour lesquels ils ont besoin d’aide. Le studio fonctionne comme un Système d’Échange Local, chaque étudiant est à la fois porteur de ses projets et participant dans les projets des autres.
Preneur de son, performeur, figurant, régisseur, photographe, décorateur, danseur, céramiste, monteur, modèle, déménageur, traducteur, mathématicien, musicien… Les étudiants s’entourent dans leur démarche et chacun prend divers postes selon les besoins. La communauté formée par le travail donne une réalité aux projets. Dans ce studio, les oeuvres ne sont pas dissociables de leur processus de production, ce lien constitue une base conceptuelle et méthodologique au développement des projets et à la réflexion.

Mode d'évaluation :
La participation au studio est évaluée en contrôle continu et en bilan semestriel.
Le travail de production se passe en dehors du temps du studio : les projets se développent entre les étudiants. Le studio sert de base et de lieu de réflexion, on y prépare les projets et on y présente ce qui a été produit. Il est basé sur la participation et requiert une présence, une participation, une attention.

Bibliographie :
Tim Ingold, Faire : anthropologie, archéologie, art et architecture, Dehors, 2017
Jacques Rancière, Le maître ignorant, 1987
William Golding, Sa Majesté des Mouches, 1954

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 No LimitNiek Van de Steeg
David Renaud
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’étudiant doit mettre en place un système de production et d’analyse à partir des notions comme :
-la relation avec l’environnement
-la comparaison entre différents statuts et significations de son travail selon les situations de sa monstration.
Il s’agit alors de prendre en compte les objets ou les dispositifs dans les rapports qu’ils peuvent entretenir avec la complexité des espaces et des environnements :
Les espaces affectifs, anthropologiques, architecturaux, commerciaux, culturels, économiques, historiques, naturels, politiques, sociaux ...
L’étudiant doit construire un regard critique afin d’analyser les choses vues.
À partir ses observations, il doit pouvoir construire plastiquement et conceptuellement des objets et des images.
L’étudiant devra consolider sa méthodologie dans son approche des concepts artistiques et dans sa production afin d’acquérir les moyens de faire valoir sa singularité et sa créativité.
L’étudiant devra véritablement développer et montrer un goût pour la recherche, la découverte, construire des croisements et être capable de les faire transparaître dans les différentes phases de sa production.

Contenu :
Que peut-on produire avec des limites, à la limite et au-delà des limites ?
Qui dit limites, dit frontières, dit territoires...
S’il y a frontières, limites ou bornes, cela définit un territoire, un cadre ; qui définit et comment sont définies les bornes (les frontières) ? Pourquoi, par et pour qui ? Quel est ou quels sont ces territoires ?
Une fois les limites franchies, ce sont un ou des nouveau(x) territoire(s) qui s’ouvre(nt) devant nous. Comment définir notre parcours à travers ceux-ci ? Comment rendre compte de notre expérience, de ce déplacement, comment faire part de ces explorations, de ces moments, comment donner à voir ce qui ne peut être vu ?
Ce sont les questions de l’invention, de l’art contemporain, de l’avant-garde, de la recherche et du dépassement…
Il n’y a pas de médium, ou il y en aura plusieurs, il y a un territoire qu’il faudra contourner, outrepasser…

Le cartographe ne représente pas, mais associe pensée et imagination pour à la fois déduire et produire l’image possible d’un territoire. Elle élabore tout en même temps la description et la construction d’un objet de connaissance dans un effet de représentation.
Question de mise à distance.
Cette représentation du territoire sera activée par des allers et retours sur le terrain du Grand Lyon. Les cours et les séances à l’école dans les ateliers porteront sur des questions réflexives (vous travaillerez les questions de la représentation du territoire) et alterneront avec des promenades, des parcours et des sorties.
Les sorties de l’école dépasseront les bornes de l’atelier, vous utiliserez le territoire de la ville et vous travaillerez les interstices, les terrains vagues, les frontières pour, espérons-le, dépasser les limites. Ceci dans le but de montrer combien l’engagement individuel contribue à façonner la ville. Agir, à la limite et sur les limites, pour mieux détourner, les espaces, l’organisation et les signes, et peut-être, provoquer/convoquer l’engagement d’autres résidents en utilisant la notion de communauté et de partage…

« … Faire une carte, c’est peindre, graver, coudre, coller, installer, utiliser un ordinateur ou un simple crayon (variété des médiums et des mises en œuvre). Une carte c’est une feuille imprimée, une toile, un tissu, une image projetée, griffonnée sur un bout de papier, ou encore un tracé éphémère à même le sol (variété des supports et des formats). Cartographier, c’est représenter la terre, le ciel, un territoire, un itinéraire, un flux, l’intérieure du corps, l’île d’Utopie, la rêverie d’un artiste (variété des objets et des référents). Une carte c’est aussi l’image d’un projet comme signe d’une action passée, c’est un document qui témoigne du travail d’un artiste ou une œuvre à part entière, c’est encore le moyen de revendications politiques ou un simple jeu graphique (variété des usages, des statuts et des finalités)… »
Julien Béziat, « La carte à l’œuvre, Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, p.14.

« …En parcourant les villes à pied, ces artistes* font de l’acte de marcher une communication collective et rappellent que cette activité élémentaire est au cœur même de l’urbanité. Ils contribuent ainsi à renforcer l’attrait des styles urbains et de la marche en particulier. La marche comme « pratique esthétique » pour reprendre le titre du livre de F. Careri, écrit en 2002, devient alors une autre façon d’appréhender la mobilité douce. La démarche artistique pourrait ainsi produire des messages forts, interpellant directement l’imaginaire du citadin, l’entrainant à infléchir peu à peu ses représentations de la marche au sein de cette matrice communicationnelle permanente qu’est la ville…»

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Julien Béziat, « La carte à l’œuvre. Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, 2014
- « Cartes et figures de la Terre », Centre Georges Pompidou,1980
- Jean-Marc Besse, « Cartographier, Construire, Inventer », in Les carnets du paysage n° 7, 2001
- Christine Buci-Glucksmann, « L’œil cartographique de l’art », Galilée, 1996
- Giovanna Borasi, Mirko Zardini, « Comment s’approprier la ville », Centre Canadien d’Architecture, Sun, Montréal, 2008
- Bruce Bégout, « Suburbia. Autour des Villes », Inculte, Paris, 2013
- « Hacking the City. Interventions in urban and communicative spaces », Sabine Maria Schmidt, Museum Folkwang, Essen, 2011
- Collectif avec Negri Toni, « La ville-monde aujourd’hui : entre virtualité et ancrage », L’Harmattan, Paris, 1996
- Davilla Thierry, « Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du xxe siècle », Éditions du Regard, Paris, 2002
- Mark Davis, « Soyez réalistes, demandez l’impossible », Les Prairies Ordinaires,‎ Paris, 2012

 Point de vue, images du mondeGuillaume Janot
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Initiation théorique et pratique.
Maitrise de l’outil photographique et compréhension de ses enjeux.
Développement d’une démarche personnelle.

Contenu :
'L'acte photographique n'est pas juste une captation, un simple enregistrement, mais la construction consciente et volontaire d'une image.' Stephen Shore.

La fabrication d’une image photographique est sous-tendue notamment par la question du point de vue, tant spatial que mental. On évoque souvent la question de la place du spectateur, nous tenterons ici de réfléchir aussi sur la place de l’artiste lorsqu’il se pose dans et/ou devant le monde pour en construire une représentation.

Le studio s'appuie sur une pratique photographique régulière de votre part, sur le développement d'une démarche personnelle, et une analyse critique collective des travaux produits.

Ce sera l'occasion d'aborder quelques problématiques liées à l' apparition de la photographie depuis son invention jusqu'à aujourd'hui, nous exposerons et commenterons de nombreux documents et oeuvres photographiques contemporains ou historiques (lecture des textes fondateurs, approche des enjeux actuels...)

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilans semestriels.

Bibliographie :
« Histoire de la photographie », Lemagny/Rouillé, Bordas.

« L’ invention d’ un regard, 1839-1918 » Musée d’ Orsay, RMN .

« Le public moderne et la photographie » Charles Baudelaire .

'Hommes du XXème siècle', August Sander.

« Sur l’ art et la photographie », Walter Benjamin, arts et esthétique.

'Louons maintenant les grands hommes', Walker Evans et James Agee, Terre humaine Plon.

« American photographs » Walker Evans, Moma .

« Le style documentaire 1920-1945 » Olivier Lugon, Macula . 

La dénivelée » Hubert Damisch, Seuil 
.
« Le photographique » Rosalind Krauss, Macula
.
« Platitudes » Eric de Chassey, Gallimard
.
« La chambre claire » Roland Barthes.
Pour une philosophie de la photographie. Wilém Flusser. éd Circé.
Les raisons du paysage. Augustin Berque. éd. Hazan.
Revues : « Etudes photographiques », SFP
« Les cahiers de la photographie: Robert Frank, Henri Cartier Bresson, William Klein etc... »
également, bien sûr : les monographies des photographes,
(et différents textes communiqués au fur et à mesure de nos questionnements, de nos rencontres et de nos besoins).

Support de cours :
Présentation régulière sous forme de cours et de projections liés à l'Histoire ansi qu'à l'usage de la photographie aujourd'hui.

 Pratiques picturalesKirsten Murphy
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans cet atelier pratique, il s'agit d'encourager le maximum d'experimentation et de mobilité possible ; le studio doit permettre au travail de chacun d'évoluer, voire de se transformer. Il ne vous sera pas demandé de circonscrire un territoire ou d'établir un projet, mais simplement de prendre le plus possible conscience - lors des discussions et dans votre pratique entre les séances - des conséquences et des possibilités de vos choix plastiques.

Contenu :
Nous nous réunissons en groupe pour discuter de problèmes et d'enjeux communs mais aussi spécifiques au travail de chacun.
Un travail artistique est un objet complexe qui peut être pensé comme une accumulation de décisions prises, bonnes ou mauvaises, de façon consciente ou inconsciente, par intuition ou par habitude, suivant ou pas des conventions ou des plans. Chacune de ces décisions modifie la qualité de la totalité de la construction.
Cette caractéristique des œuvres est particulièrement sensible en peinture, ou les couches se superposent et se cachent. Dans le studio “Pratiques Picturales” il s'agit de regarder attentivement ensemble tous les gestes qui constituent un travail et ainsi de construire un espace de parole intermédiaire entre “l'espace mental” de chacun et “l'espace public” de présentation, en adoptant une position qui reste proche de celui ou celle qui fabrique et non pas de la critique qui interprète à partir de ce qu'il voit. Dans le studio, la parole est active et influe sur la production des participants ; le travail présenté est toujours considéré comme un point dans une évolution.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Des référence bibliographiques seront donnée lors des cours théoriques qui accompagneront ce studio.

 Prendre son tempsVeit Stratmann
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
A partir des travaux de Erwin Panofsky et Max Imdahl nous réfléchirons sur la stratification des couches d'information, et donc de lecture, d'une oeuvre d'art. La prise en compte de ces couches nécessite une définition de la distance que le spectateur souhaite entretenir avec cette même oeuvre. Le studio constitue une tentative de comprendre ce “choix de distance” comme outil de travail plastique.

Contenu :
Chaque séance sera centrée sur UN travail d'UN(E) étudiant(e) ou UNE Oeuvre à choisir dans des Institutions lyonnaises.
Sur la base d'un description minutieuse (voir ergoteuse) – et donc lente – par l'ensemble des participants du studio, nous allons tenter une analyse / lecture critique du phénomène plastique en question, non pas dans le but de son “amélioration”, sa “correction”, sa “déconstruction” ou son “enrichissement”, mais dans l'optique de nommer sa place dans le monde. Il s'agit d'une tentative -évidemment vouée à l'échec- d'épuisement des informations contenues dans un phénomène plastique, et des possibilités de sa liaison au monde

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel

 Print, PrintNicolas Romarie
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer une pratique dans le champ de l’édition et du multiple.

Appréhender les différents supports et techniques d'impression papier.
Penser la diffusion et la mise en espace.

Contenu :
Depuis une pratique déjà affirmée de l’édition ou partant d’une autre pratique — dessinée, photographique, filmique, textuelle —, ébauches de travaux, carnets de notes, pièces déjà réalisées ou projets abandonnés par ailleurs, il s’agit de penser et réaliser une ou plusieurs éditions imprimées sur papier.
Afin de trouver la forme appropriée à chaque projet, sont abordées les composantes d’une édition d’artiste imprimée — mise en page, format, support, production, diffusion — ainsi que la singularité et la souplesse propres à ce médium à part entière.
Les séances de travail sont collectives, prolongées au besoin de rendez-vous individuels. La fréquentation active du pôle édition est encouragée, tant pour une première approche des outils — sérigraphie, offset, jet d’encre grand format, laser, façonnage — qu’un usage approfondi.
Régulièrement, présentation d’éditions d’artistes, aventures éditoriales, portraits d’éditeurs.

Mode d'évaluation :
D’octobre à mai, suivi continu — travail d’atelier, réalisation, discussion collective.
Évaluation en fin de semestre.

Bibliographie :
Christoph Keller et Michael Lailach, « Kiosk – Modes of Multiplication: A Sourcebook on Independent Art Publishing 1999-2009 », JRP/Ringier, 2009
« L'effet papillon, 1989-2007 », Centre d'édition contemporaine, Genève, 2008
Jörg Adolph et Gereon Wetzel, « How to Make a Book with Steidl », dvd, 2011; « How to Make a Book with Carlos Saura et Steidl », dvd, 2017

Support de cours :
Éditeurs, distributeurs, librairies, galeries, artothèques : Maison du livre de l’image et du son, Villeurbanne; After 8 Books, Paris; Florence Loewy, Paris; Centre des livres d’artistes, Saint-Yrieix la Perche; Centre d’édition contemporaine, Genève; Nieves, Zürich; Roma Publications, Amsterdam; Motto Berlin-Vancouver-Bruxelles-Zürich; Printed Matter, New York.

Salons : Multiple Art Days, Paris; Offprint, Paris; Missread, Berlin; New York Art Book Fair

 Réalisations Collège Des Professeurs
obligatoire4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans la continuité de l'organisation et de l'évolution plastique du travail (cf. fiche mise en œuvre et développement), l'étudiant est amené à prendre en charge la dimension de finition des travaux en adéquation avec les enjeux plastiques, conceptuels et méthodologiques du projet.

Contenu :
En option art, depuis le 'non-fini' jusqu'à 'l'hyper-poli', du 'trash' au 'clinquant' en passant par 'l'esthétique du fragment' ou le 'non-visible', il semble évident que la qualité des réalisations ne puisse être définie que de façon singulière et relativement à l'orientation du projet personnel de l'étudiant jusque dans son approche des consignes et contraintes données sous forme de thématique ou territoire dans le cadre du 'programme' d'atelier.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Vidéo - Lectures d’imagesOlivier Zabat
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Découverte et approfondissement théorique et pratique des outils numériques à partir des travaux de l'étudiant lors de séances de Lectures d'Images.

Les Lectures d’Images qui accompagnent le travail pratique se positionnent comme un laboratoire d’analyse du regard et de la multitude des angles possibles dans le développement de l'écriture et de la pensée filmique. C'est un lieu de recherche et de propositions.
Les vidéos présentées sont la matière d'échanges collectifs, étudiants/enseignant(s), où sont questionnés les modes et les enjeux filmiques pour développer et aboutir les projets. C'est un temps d'accompagnement qui agit et fait le lien entre le travail solitaire et le temps où le projet est partagé et rendu public.

Contenu :
Les outils de prise de vue d’aujourd’hui se multiplient à partir d’un « tronc commun » qui est l’image HD (haute définition 2K, 4K). Dans le choix de ces outils pour construire une recherche filmique se pose maintenant la question de leurs spécificités propres (haute définition, rapidité de traitement et de communication, texture cinématographique…) et de la pertinence de leur mise en œuvre et de leur adaptation à la démarche artistique. Ce choix, au-delà de l’aspect technique et formel des outils, implique de prendre en considération les aspects plastique, éthique, politique, artistique qui les accompagnent. Comment ces outils déclinés peuvent-ils permettre à chaque étudiant un accès parcellaire à l’ensemble des formes revendiquées comme filmiques aujourd’hui (cinéma, télévision, art vidéo…) et donner lieu au développement de travaux cohérents et singuliers ? Quel est le moment charnière où des images numériques deviennent film ? Intention, prise de vue, direction, montage, générique de fin, diffusion ?
Ces questions seront abordées lors des Lectures d’Images (intensives en année 3) durant lesquelles, à chaque session, l'étudiant sera invité à présenter une vidéo aboutie ou des éléments de recherches, en cours de projet, devant tous les inscrits au studio et en présence de l’enseignant. En plus de la présentation formelle et critique, l'étudiant devra formuler une (des) question(s) précise(s) sur le film ou la séquence présentée, en relation avec une interrogation pratique, esthétique voire éthique sur le film ou une partie du film. Elle sont l'amorce et l'axe de l'échange collectif et paritaire en vue de trouver une ou des solutions ou proposer une orientation de travail à venir. Les séances de présentation de travaux de Lectures d’Images peuvent s’accompagner du visionnage de films sélectionnés par l'enseignant du studio.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- André Bazin, « Qu’est-ce que le cinéma ? », Cerf, coll. 7e art, 1976, 372 p.
- Raymond Bellour, « L’entre-images », La Différence, coll. Essais, 2002, 349 p.
- Bernard Benoliel, « Opération Dragon de Robert Clouse », Yellow Now, coll. Côté Films n° 17, 2010, 128 p.
- Robert Bresson, « Notes sur le cinématographe », Gallimard, coll. Folio, 1995, 137 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 1. L’image-mouvement », Minuit, 1983, 298 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 2. L’image-temps », Minuit, 1985, 378 p.
- Serge Daney, Serge Toubiana , « Persévérance », P.O.L, coll. Essais, 1994, 171p.
- Michel Rush, Christian-Martin DIiebold, « Les nouveaux media dans l’art », Thames and Hudson, coll. L’univers de l’art, 2005, 248 p.
- André Gardies, « Le récit filmique », Hachette, coll. Contours littéraires, 1993, 151p.
- Guy Gauthier, « Le documentaire, un autre cinéma », Armand Colin, coll. Cinéma, 2008, 428 p.
- Michel Chion, « Ecrire un scénario », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 344 p.
- Henri Colpi, Nathalie Hureau, « Lettres à un jeune monteur », Seguier, coll. Carré ciné, 2006, 176 p.
- Dominique Païni, « Le temps exposé : Le Cinéma de la salle au musée », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 142 p.
- Andrei Tarkovski, « Le temps scellé », Cahiers du Cinéma, coll. Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 2004, 288 p.

 Workshops Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S4-Contextualisation / Médiation4Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Spatialisation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage progressif de la mise en espace et de la présentation plastique de l'ensemble des travaux de l'étudiant.

Contenu :
Selon l'année et le niveau des études, le travail de spatialisation est mis en œuvre régulièrement tout au long de l'année dans le cadre de séances de présentation de travaux ainsi que lors des bilans semestriels ou le cas échéant au moment d'expositions en dehors du cadre de l'école.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Semestre 5

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S5-Histoire / Culture / Théorie7Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Maîtriser la présentation personnelle ainsi que la présentation de ses travaux (écrit, oral).
Faciliter l'intégration des étudiants dans la vie universitaire ou professionnelle et sociale du pays d’accueil dans le cadre d'un séjour à l'étranger.
Prendre conscience des différentes étapes d'adaptation généralement rencontrées lors du séjour et au retour, et tenter d’apprendre à les gérer.

Contenu :
Rédaction d’un CV, d’une lettre de motivation, dégager des pistes de recherche, rédiger et parler de ses travaux et de leurs enjeux.
Apprendre à concevoir un portfolio (choix iconographiques, rédaction).
Améliorer la prononciation en anglais.
Maitriser un vocabulaire spécifique lié à la pratique artistique.
Développer l'aisance orale pour la présentation des travaux.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu associé à une présentation orale et un examen écrit lors des deux bilans semestriels.

Bibliographie :
- « 20th Century Words », Oxford University Press
- « Dictionnaire bilingue », Robert et Collins
- C. Godefroy, S. Godefroy , « Confident Public Speaking : How to Communicate Effectively », Piatkus Books
- S. Barnet, « A Short Guide to Writing About Art »
- M. Curtis, « Oxford Guide to Plain English »

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre :
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.




Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Histoire de l'artFrançois Piron
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Nos modes de pensée, nos imaginaires, nos métaphores établissent en permanence des polarités, des oppositions, avec lesquelles nous formons des hiérarchies, des distinctions qui constituent des binarismes persistants. Il s’avère que les œuvres d’art, au contraire, travaillent souvent à cheval des définitions, des disciplines, et constituent des paradoxes, des ambiguïtés, qui contredisent ces binarismes institués dans l’imaginaire. L’objectif pédagogique du cours sera de fournir des outils, empruntés à des théoriciennes et des théoriciens, ainsi qu’à des artistes contemporains, pour repenser ces oppositions instituées dans nos imaginaires, les observer depuis des points de vue situés différemment pour en critiquer les présupposés et offrir des alternatives et un espace de nuance et de trouble, ou de flou, qui défait les frontières entre les supposés contraires.

Contenu :
Dès lors qu’il est question d’identité, de culture, de géographie, des partages se constituent, qui sont politiques, et produits d’idéologie. Ces partages divisent, établissent des frontières, des hiérarchies, des oppositions. Ils sont inscrits dans le langage et par conséquent dans l’imaginaire, produisant des visions du monde qui se cristallisent en identités fixes, en polarités entre centres et périphéries, en cultures hautes ou basses, en sociétés chaudes ou froides selon l’expression de Claude Lévi-Strauss. Ces partages sont souvent destinés à établir le proche et le lointain, à prescrire qui est légitime et qui ne l’est pas, qui a la parole et à qui elle est refusée.
Depuis des points de vue situés, et prenant en compte les inégalités induites par ces binarismes, des philosophes contemporain.es comme bell hooks, Jacques Rancière, Edouard Glissant ou Susan Sontag proposent des outils qui défont ou brouillent des frontières, réagencent et rééquilibrent des partages, redistribuent la parole.
À partir de ces outils, nous pourrons consacrer des études à des artistes visuel.les de toute nationalité des quatre dernières décennies dont l’œuvre n’est pas frontalement, mais plutôt obliquement, politique, et qui, de manières singulières, défont des catégories et réorganisent des rapports entre l’œuvre et le public, entre l’œuvre et le contexte qui la stimule et l’environne.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Bibliographie générale :
• Edouard Glissant, Introduction à une poétique du divers, Gallimard, 1995
• bell hooks, De la marge au centre, Editions Cambourakis, 2017
• Susan Sontag, La Maladie comme métaphore ; le SIDA et ses métaphores, Christian Bourgois, 2009 ; Le Style Camp, in L’Œuvre parle, Christian Bourgois, 2010
• Jacques Rancière, Le Partage du sensible, La Fabrique, 2000 ; Le Spectateur émancipé, La Fabrique, 2008 ; Les Bords de la fiction, Le Seuil, 2017.

Bibliographie complémentaire :
Valérie Gérard, Par affinités. Amitié politique et coexistence, Paris, Musica Falsa, 2019
Emilie Notéris, La Fiction réparatrice, Paris, Super Nova, 2017
Isabelle Alfonsi, Pour une esthétique de l’émancipation, Paris, B42, 2019

Support de cours :
Cours magistral

 Recherches théoriques Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit d’acquérir ou de développer les éléments constitutifs d'une culture théorique (critique, esthétique et philosophique) en relation avec le projet général de l'étudiant et dans la continuité du travail entrepris en année 1 dans le cadre du projet-mémoire.

Contenu :
En année 2 et 3, et jusqu'à l'année 5 de l'option art, dans des registres spécifiques, les contenus des recherches théoriques, sont directement induits par le niveau de connaissances et d'engagement de l'étudiant et les enjeux conceptuels et artistiques de son projet.
Ce travail amène progressivement l'étudiant à la maîtrise des outils conceptuels nécessaires à la soutenance de son diplôme et permet en phase projet, d'aborder le mémoire de fin d'études avec les compétences minimum requises dans le cadre d'une introduction à la recherche.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Théorie de l'artEva Barois de Caevel
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Ce cours se développe, d’une part de façon chronologique, d’autre part par la mise en relation de différentes époques, sur une période allant de la fin du XIXe siècle à nos jours. Le cours se construit à partir d’une notion — celle d’art national — ceci afin d’étudier de quelles manières les œuvres et les artistes ont réagi à cette idée.
L’histoire de l’exposition des œuvres d’art est intimement liée à celle de la représentation de la nation ; celle de la production artistique des trois derniers siècles à celle des imaginaires nationaux et anti-nationaux. De même en est-il de la lecture qui est faite des artefacts artistiques selon leur provenance.
Couvrant une période traversée par des processus tels que la naissance et le développement des exposition universelles, la création du musée moderne, la mise en place d’un réseau institutionnel national de sites d’exposition et de protocoles d’acquisition — en France et dans les pays occidentaux—, mais aussi par des évènements à l’échelle du monde tels que les indépendances et après-indépendances, la guerre d’Algérie, la guerre du Vietnam et la guerre du Biafra, ce cours considère la manière dont l’art des XIXe, XXe et XXIe siècles a réagi à, a célébré, s’est opposé à — et a constamment renouvelé les façons d’exalter ou de critiquer — l’idée de nation. Une telle approche espère sensibiliser les étudiants à des pratiques artistiques diverses et à la relation qu’elles entretiennent avec leurs contextes d’apparition.
Au cours de ces trois siècles, les notions d’art national, de nationalisme, d’anti-nationalisme et le processus de fabrique de l’art national, ont suscité un certain nombre de débats critiques qui portent sur la place et le rôle de l’artiste dans la société. À l’heure où des questions d’identité et d’appartenance continuent de se poser avec acuité aux artistes, ces interrogations demeurent actuelles. Qu’est-ce que la nation et l’imaginaire de la nation font aux artistes pour ce qui est du lieu où ils/elles étudient ; des conditions matérielles de leur production ; de leur économie ; mais aussi des attentes et des lectures de leur œuvres ? Qu’est-ce que les écarts entre l’exhortation à penser le ou à être représentant.e du « territoire » et l’injonction à l’ « ouverture » font aux artistes — et donc aux œuvres ? Comment une œuvre, au moment de sa création, peut naître du désir fondamental d’être a-nationale, par-delà (ou avant) les nations, ou encore hybride de différentes nations ?

Contenu :
Lorsqu’on s’intéresse aux fondements historiques de la création du modèle du lieu d’exposition occidental (et c’est une histoire en constante renégociation), tel qu’on le connaît encore aujourd’hui, c’est un lieu où la nation s’est définie et célébrée qu’on découvre.
Cette histoire s’accompagne d’une autre histoire : celle de la manière dont l’histoire de l’art (et pas l’art) a servi le(s) nationalisme(s). Cette histoire et ces historiographies du musée, des logiques de l’exposition et de l’histoire de l’art en France sont intéressantes à mettre en perspective sur une durée plus longue et sans se limiter au seul contexte occidental.
Si on considère la manière dont ce modèle s’est exporté, la célébration de la nation par sa culture et le nationalisme culturel furent à la source de nombreuses productions artistiques et à la source de leur relecture. On le voit concernant les débats sur les genèses des modernismes africains ou dans le cas de ces grands événements artistiques des post-indépendances que furent le FESMAN ou le FESTAC. Le réseau actuel des instituts culturels étrangers, des villas et des résidences – et leur rôle – est aussi en question dans cet héritage.
Réfléchir à la notion d’art national ou anti-national, mais aussi à celle d’identité culturelle, c’est poser la question de ce qui définit, pour le XXe siècle, la contestation, l’alternatif et la contreculture : si la nation est une « communauté politique imaginée », on peut s’interroger sur ce que les communautés qui refusent délibérément la culture dominante ont mis en place comme critique de l’idée nationale et sur les productions artistiques qui en rendent compte (notamment dans le cas de communautés féminines et féministes, et noires, tout particulièrement aux États-Unis). Avec ces interrogations, c’est une réflexion critique qui s’ouvre sur la digestion progressive de l’impossibilité, voire de l’interdit, de célébrer la nation et sur l’institutionnalisation de formes de fustigations encadrées qui permettent aujourd’hui de célébrer autre chose : le progressisme de la nation notamment.
D’autres questions se posent encore : celle de la structuration actuelle des institutions publiques, celle de la terminologie et du lexique mis en œuvre par ces structures et liés à l’idée de nation ; mais aussi celle des critiques mises en œuvres contre ces structures et de la dialectique pro/anti-nationale qu’elles recouvrent. Plus généralement, la question de la terminologie (et la nécessité de penser la terminologie, sa création et sa diffusion) sera partie prenante de la réflexion.
L’étude à la fois de textes issus de la théorie de l’art, de trajectoires d’artistes et d’œuvres spécifiques devra permettre de considérer de multiples manières la notion d’art national ou anti-national, et celle d’identité culturelle.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel. Assiduité aux cours et devoir sur table.

Bibliographie :
-Benedict Anderson, L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme (trad. de Pierre-Emmanuel Dauzat), Paris, La Découverte, 2006 [Imagined Communities, 1983].
-Rasheed Araeen, Making Myself Visible, Londres, Kala Press, 1984.
-Ariella Aïsha Azoulay, « Le pillage, la condition transcendantale de l’art moderne et les communautés de fabri » in CATPC (sous la direction d’Eva Barois De Caevel et Els Roelandt), Berlin, Sternberg Press, 2017.
-Émilie Hache (sous la direction de), Reclaim : recueil de textes écoféministes (trad. d’Émilie Notéris), Paris, Cambourakis, 2016.
-Thomas McEvilley L'identité culturelle en crise (trad. d’Yves Michaud), Paris, Jacqueline Chambon, 1999 [Art et Otherness, 1992].
-Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France, Marseille, Agone, 2018.

Support de cours :
Cours magistral en amphi.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S5-Problématique / Méthodologie6La documentationNicolas Romarie
François Aubart
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’objectif de cet atelier mené par François Aubart et Nicolas Romarie est de sensibiliser les étudiants à la documentation de leurs travaux. Il s’agit donc de réfléchir et de concevoir les moyens de rendre compte de leurs recherches et de leurs productions. Seront ainsi considérés l’écriture, la captation et l'apport de documents de toutes sortes pour présenter les enjeux de leurs travaux et leurs démarches.
Une attention particulière sera portée à l’adéquation entre les moyens employés et l’objectif de la documentation, ce qu’elle tend à montrer et veut mettre en avant. En effet, une performance ne se documente pas de la même façon qu’une sculpture par exemple. Ainsi il faut envisager ce qui correspond le mieux à chaque démarche, car toutes les peintures ne nécessitent pas le même type de reproduction selon ce qu’on veut en montrer.
A l’encontre d’un formatage ou d’une grille applicable de la même façon à tous, nous tenterons de trouver avec chaque étudiant·e comment rendre compte d’un corpus, d’une pratique et d’une démarche.

Contenu :
Chaque séance est ouverte par la présentation de livres, catalogues, portfolios et documents d'artistes choisis en fonction de leur exemplarité, leur diversité, leur singularité. Cela pour ouvrir des discussions à propos des diverses formes que prend l’édition dans le champ de l’art.
Quelques séances sont spécifiquement dédiées à la rédaction d’un texte de présentation. Elles portent sur les moyens les plus adéquats pour décrire ce qui motive et nourrit les pratiques des étudiant·e·s. La complémentarité de ces textes avec les autres types de documents est aussi considérée.
L’atelier ‘La documentation’ a pour finalité la production d’un portfolio en fin d’année. Pour accompagner la réaliser de ce document sont abordées les notions de mise en page, d'impression et de diffusion.

Mode d'évaluation :
Evaluation basée sur la participation aux séances et sur les documents produits.

 Méthodologie spécifique Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.

Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc, sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Problématique de projet Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Tout au long du cursus, depuis le 'sujet' imposé et la thématique, jusqu'à la problématique spécifique du projet individuel et de la recherche, il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Séminaire de culture généraleVincent Romagny
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le Séminaire
La définition classique d'un séminaire ('Groupe d'étudiants effectuant un travail pratique de recherche sous la direction d'un enseignant; ensemble des séances de ce groupe'. http://www.cnrtl.fr/lexicographie/s%C3%A9minaire) sera ici inversée : loin que l'enseignant dirige un 'enseignement', chaque étudiant.e de 3ème année sera invité à produire un texte de recherche, qui soit personnel, et dont la présentation comptera pour la validation du DNA. Il s'agira d'une production théorique sur sujet libre, idéalement réalisé à partir d'un choix d'oeuvres ou objets culturels éventuellement disparates. Plusieurs ateliers permettront, au cours de l'année, d'accompagner à la production du texte personnel en question : définition d'un sujet, discussion sur des types d'approches possibles, lectures partagées, etc. Il s'agira, alors cette fois dans le sens correct du terme 'séminaire', d'en retranscrire les possibles enseignements.

Mode d'évaluation :
bilan semestriel + présence en cours

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S5-Pratique / Expérimentation / Réalisation131234 objetsNiek Van de Steeg
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
1.1 Objectifs généraux :

1.1.1 Savoir identifier quelques problématiques de la sculpture dans le champ de l’art contemporain
1.1.2 Savoir produire un objet
1.1.3 Savoir présenter/accrocher les objets réalisés
1.1.4 Savoir analyser et formuler les concepts basés sur les objets réalisés et les quelques des 1234 objets étudiés.
1.1.5 Savoir utiliser une technique spécifique de la sculpture

1.2 Objectifs spécifiques :
À la fin de ce studio, l’étudiant devrait être capable de :

1.2.1 Définir quelques concepts rencontrés lors de l’étude de 1234 objets.
1.2.2.1 Réaliser des phases d’études d'objets concrets
1.2.2.2 Entreprendre des travaux pratiques, études, expérimentations en relation avec son projet de 1234 objets
1.2.2.3 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation des objets
1.2.2.4 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation d’un objet ou une série d’objets dans un des secteurs du pôle volume.
1.2.3 Savoir construire des dispositifs de présentation en relation avec l’objet ou les objets réalisés
1.2.4 Savoir représenter toutes les phases du projet dans un document en utilisant, texte et image et références
1.2.5 Savoir utiliser un au plusieurs techniques disponibles au pôle volume, pour augmenter ces capacités techniques et d’autonomie.

Contenu :
1234 objets est un studio, un espace d’enseignement pratique et réflexif, pour expérimenter les enjeux de la sculpture dans toute sa dimension actuelle.
Les problématiques abordées sont :
Comment produire des objets qui relèvent du territoire de la sculpture et de l’art ?
Quelles sont les possibilités et quoi sont les contraintes de la fabrication, en relation avec les questions qui sont au centre aujourd’hui ? Bien sûr, cette question est toujours en relation avec le contexte du pôle volume de l’école d’art de Lyon, sa ville et sa région, son pays et le contexte international...
Savoir être pragmatiques et aborder les problématiques de fabrication des objets et des sculptures. Cette production est toujours accompagnée par de réflexions culturelles, historiques, philosophiques et politiques…
Le studio propose des plages horaires à orientation théorique, passant en revue un artiste ou un groupe d’artistes présenté par le professeur. Un compte Instagram 1234objets accompagne le studio et peut être fourni en images en relation avec la sculpture, par l’ensemble des participants du studio.
L’expérimentation est individuelle et toujours en étroite relation avec les techniciens du pôle volume.
En plus de son travail individuel, l’étudiant doit produire un travail avec un des techniques disponibles au pôle volume, pour augmenter ces capacités techniques et d’autonomie.
La réalisation est suivie par les techniciens du pôle volume et accompagné, validé et évalué par le professeur.

Mode d'évaluation :
Évaluation à la fin de chaque semestre.

Présence au cours et participation aux activités de groupe-10 %
- la présence au studio
– Écoute attentive
– Participation dynamique
– Singularité
– Ponctualité

Différents stades du projet-40 %
La capacité de mettre en œuvre une sculpture en utilisant les moyens de l’école et plus spécifiquement le pôle volume
– Qualité d’exécution des stades de recherche
– Ouverture à la recherche et à l’exploration
– Singularité
Projets personnels-40 %
la réalisation de travaux pratiques personnels
–Qualités d’interrelation du processus de travail
–Qualités formelles des réalisations.
–Qualités formelles de présentation du travail

Capacités critiques et autocritiques-10%
La capacité de l’étudiant à exercer un regard critique/autocritique à propos du projet réalisé.
– Capacité à communiquer son point de vue vis-à-vis des projets entrepris.

Bibliographie :
Cette bibliographie est à compléter. Il s'agit d'un exercice collectif, proposé aux étudiants entre la première et deuxième session du studio .

Histoire de la sculpture moderne, Herbert Read, Paris : Arted Éditions d'Art, 1985 ISBN 2-85067-068-5
Qu'est ce que la sculpture moderne ? Centre Georges Pompidou , 1986 ISBN2-85850-333-8
La Sculpture Aujourd'hui Judith Collins Phaidon ,Paris 2008, ISBN 978 07148 5861 6
Qu'est ce que la sculpture aujourd'hui ? Beaux Arts Editions Caroline Cros 2008
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Status of sculpture : [exposition itinérante, 1990] / [organisée par l'Espace lyonnais d'art contemporain] éditeur : Espace Lyonnais d'art contemporain, ISBN 2-906709-28-X br. 120 F
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Out of actions between performance and the object 1949 -1979, MOCA Los Angeles 1998 Isbn 0-500-28050-9

Support de cours :
Les ateliers du Pôle Volume de l' école.
Un compte Instagram : 1234 objets

 Atelier d' arts poétiquesPatrick Beurard-Valdoye
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s’adresse à un groupe d’étudiants concernés par l’écriture : ayant soit déjà une pratique qu’ils désirent approfondir et partager, soit un intérêt qui pourrait déboucher sur une pratique. Il peut aussi s’agir simplement de personnes curieuses de la « chose littéraire », qui ne peut être que stimulante en regard de leur pratique plastique.
L’enjeu pour les étudiants, outre le partage de savoirs, sera la mise en place d’un travail personnel d’écriture. Il sera lui aussi conçu comme une image qu’il s’agira de cristalliser — du dessein mental au « manuscrit », c’est-à-dire au texte dans sa succession et sa construction, et dans la diversité des formes possibles.

Contenu :
Une réflexion est menée sur la relation – parfois la tension – entre narration, forme et medium.
La discontinuité du narratif et l'hétérogénéité du récit, qui caractérisent souvent les arts poétiques, est objet d'attention, ainsi que le système de ponctuation adopté.
L’oralité - l'oralisation - a son importance, autant lorsque nous écoutons les enregistrements de lectures par leurs auteurs (archives historiques ou actualité), que lorsqu’il s’agit de transmettre son propre travail au groupe, et d’en discuter collectivement.
Dire son texte à haute voix, ou le performer, pose de nombreuses questions. Mais aussi lire le texte d'un tiers. Notre capacité à 'lire autrement', à inventer nos modes de lecture, nos rythmes singuliers et notre propre vitesse, tels que l'écriture artistique l'impose souvent, est au centre des préoccupations.
Dans un second temps, la spatialisation et la gestuelle contribuent aussi à l'existence du texte. Il peut être proposé aussi des expériences et « exercices » visant à produire une expression singulière à partir de la réalité environnante.

Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, poésie visuelle, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture du roman ou en théâtre, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.

Mode d'évaluation :
Evaluation à partir de la « production » et de la présence active de l'étudiant.

Bibliographie :
fournie en cours

Support de cours :
Atelier collectif et pratique et suivi individuel.

 Club informatiqueNicolas Frespech
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Comme à l’apparition de tout nouveau médium, les artistes se sont emparés, depuis plusieurs années, de la sphère du numérique pour l’explorer comme « nouvelle frontière ». L’idée est d’investir cette réalité, non comme outil, mais comme espace de projet - d’utopie. Trouver des « données » spécifiques qui permettront d’élaborer des projets de réalités [diffé-rentes], (la réalité augmentée par exemple !).

Contenu :
La lecture d’œuvres, associée à une approche théorique, sera un des temps de travail pour comprendre où se situe le 'numérique' et comment s’emparer de ses éléments singuliers et de ses territoires connexes. Le studio propose aussi de s’aventurer dans des projets sans pré-requis. Il s’agira dans un deuxième temps d’en définir les conditions de production (économie des compétences et des contingences) et de mettre en œuvre, si possible, des réalisations.
Ce studio est impliqué dans la programmation du Commons Lab ainsi que le Labo NRV.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, projet personnel et bilan semestriel.

Bibliographie :
Chaos Computer Club https://fr.wikipedia.org/wiki/Chaos_Computer_Club

 CoexisterOlivier Nottellet
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Interroger la réalité physique de votre projet pictural ( ou autre), son déplacement situé.

Contenu :
Au travers des expériences d’accrochages situés ou non il s’agira de questionner la rencontre entre vos productions picturales ou autres et les espaces qui les soutiennent, les entourent, les supportent.
Détendre les murs, déplacer les touches, les gestes, monter sur les pots et retendre les liens.
Interroger la place du regardeur, les enjeux de sa présence physique.
Relancer les dés qui régissent lieux de productions et lieux de monstration.
Questionner la mobilité du tableau (de l’objet) qui réagence les espaces comme les espaces peuvent également le réagencer, sans compter toutes les hypothèses picturales qui ne se satisfont pas de ce cadre.
Des expériences dans des lieux extérieurs ( centres d’art, lieux de résidences…) se dérouleront au second semestre

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et évaluations semestrielles

Bibliographie :
Au delà de l’utilisation globale de la bibliothèque de l’ENSBA de Lyon, il vous sera régulièrement demandé de ramener votre matière à penser et de la partager en séances collectives.

Support de cours :
Débats, discussions, documents écrits, films, entretiens , visites d’expositions.

 FactographieFabienne Ballandras
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Factographie : une écriture des faits.
L’objectif du studio est de développer la relation que peut entretenir chaque étudiant avec la diversité et la complexité des représentations, discours et informations que le monde contemporain produit sur lui-même : Définir des champs d’investigations, soustraire des fragments au réel (empreintes ou documents), les manipuler à travers une pratique ouverte de l’expérimentation pour interroger la manière dont ces formes parcellaires sont susceptibles d’alimenter le processus artistique. Sans outils ou médiums privilégiés, la factographie cultive le lien entre la création d’un contenu et la réalité référentielle qui lui est propre.

Contenu :
Comme amorce à l’élaboration de projets, le studio propose de questionner notre relation au réel par l’intermédiaire des faits, du document, du prélèvement direct d’éléments sensibles et d’engager une réflexion sur la manière dont l’art peut se nourrir de composants extérieurs (l’actualité, la science, les sciences humaines, l’histoire, la fiction, la nature...). Interroger le contemporain à travers ses formes d’expressions, ses discours, la profusion de ses images et exercer son sens critique à travers l’exercice d’une pratique libre bien qu’organisée en 3 organes qui interagissent :
La captation / la production / le dispositif.

La captation / Le document à l’œuvre :
Circonscrire le réel dans sa globalité est une tâche impossible qui nous oblige à procéder par fragmentation, à opérer des choix. Cette apparente contrainte de la sélection d’un domaine d’étude incite en réalité à porter une attention renouvelée aux terrains oubliés ou maltraités par l’information et à encourager l’émergence d’un regard divergent. Le fragmentaire, le particulier comme outil critique de la disposition du monde. Dans cette volonté d’enregistrement du réel, il s’agira de faire de la collecte ou de la captation une pratique, un geste, une mécanique à travers la notion de reprise, d’encourager la copie, le ressassement, la citation, la compilation, l’artefact afin que le document ne se fige pas dès sa réception.

La production / Du document à l’œuvre :
En partant de matériaux hétérogènes, la notion de production concerne principalement la manière dont nous allons agir sur, avec ou à partir d’eux.
Agir à travers des notions de dérèglement : La discontinuité ou la permutabilité des éléments, faire dysfonctionner, déconstruire, disloquer... ou/et à travers des notions d’arrangement : Le montage, la juxtaposition, l’assemblage, le changement d’échelle, la transposition des matières, le recours à la fiction, l’organisation d’un archivage...
L’objectif est de permettre à chaque étudiant d’interroger de manière ouverte la nature de son matériau (sa portée, sa signification, sa valeur informative..) et d’explorer le potentiel apporté par les mécanismes de transformations (notamment les questions liées à la temporalité et à la mise en espace).

Le dispositif.
Qu’il soit intégré au mode de captation, à l’acte même de production ou qu’il concerne l’espace architecturé de présentation, le dispositif interroge forcément le regard et les conditions de réception du travail par le spectateur.
Il véhicule les expériences, les informations, les formes. Il est donc nécessaire de s’interroger sur son organisation, ses qualités, sa complexité : Quelle est l’autonomie de la production vis à vis du dispositif ? Les «objets» produits s’adaptent-ils au dispositif ou l’inverse ?
Est-il visible ou invisible? Est-il pérenne, temporaire, mouvant ? Fait-il agir ou interagir des acteurs ? ...

Le rôle du dessin.
Le dessin est un outil d’élaboration de langages visuels et un objet protéiforme et mouvant.
On peut lui assigner des rôles d’observation, d’analyse, de construction ou de réalisation. Il peut aussi bien prendre en charge la représentation de tout ce qui préexiste, prépare ou échappe aux autres pratiques que devenir un dénouement ou un aboutissement. On peut également s’interroger sur ce qu’est le dessin lorsqu’il n’est pas considéré comme une finalité ou une étape de recherche, lorsqu’il est une activité plutôt qu’un objet ?
Pour conserver cette conception complexe et ouverte du dessin, les étudiants devront engager une réflexion propre sur le(s) rôle(s) qu’ils donnent à cette pratique au sein de leurs projets.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Roland Barthes, « L’effet de réel », Communications, n° 11, 1968
Giovanna Zapperi (dir.) : L’avenir du passé / Art contemporain et politiques de l’archive. Presses universitaires de Rennes. (2016).
Aline Caillet et Fréderic Pouillaude : Un art documentaire: Enjeux esthétiques, politiques et éthiques. Presses universitaires de Rennes. (2017).
Marie-Jeanne Zenetti / Factographies : l’enregistrement du réel en littérature, Classiques Garnier, collection « Littérature, histoire, politique », (2014).
Revue Trouble : factographies (2010). https://troublearchives.wordpress.com/trouble-factographies-2010/
Georges Didi-Huberman : Etre crâne, Lieu, contact, pensée, sculpture. Les editions de minuit. 2014
Georges Didi-Huberman : Images malgré tout, Les éditions de minuit. 2005
Philippe Vasset : Un livre blanc, Paris, Fayard, 2007.
Xavier Boissel : Paris est un leurre. editions Inculte. 2012.
Pierre Bayard : Comment parler des lieux où l’on a pas été? , Les éditions de minuit. 2012
Jacques Derrida, A dessein, le dessin suivi de Derrida, à l’improviste par Ginette Michaud Le Havre : Franciscopolis, 2013
Revue Tête à tête. Revue d’art et d’esthétique / www.revuetat.com. Rouge profond.
Roven. Revue critique sur le dessin contemporain. Roven éditions.

 GEPPPauline Bastard
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio a pour but de permettre à l’étudiant de donner de l’ampleur à ses projets, de lui proposer une expérience collective et d’engager avec le groupe une réflexion sur la production à la base de l’oeuvre.

Contenu :
Le Groupe d’Entraide pour la Pratique et la Production est un système d’échange du temps et des savoir-faire. Les étudiants proposent des projets pour lesquels ils ont besoin d’aide. Le studio fonctionne comme un Système d’Échange Local, chaque étudiant est à la fois porteur de ses projets et participant dans les projets des autres.
Preneur de son, performeur, figurant, régisseur, photographe, décorateur, danseur, céramiste, monteur, modèle, déménageur, traducteur, mathématicien, musicien… Les étudiants s’entourent dans leur démarche et chacun prend divers postes selon les besoins. La communauté formée par le travail donne une réalité aux projets. Dans ce studio, les oeuvres ne sont pas dissociables de leur processus de production, ce lien constitue une base conceptuelle et méthodologique au développement des projets et à la réflexion.

Mode d'évaluation :
La participation au studio est évaluée en contrôle continu et en bilan semestriel.
Le travail de production se passe en dehors du temps du studio : les projets se développent entre les étudiants. Le studio sert de base et de lieu de réflexion, on y prépare les projets et on y présente ce qui a été produit. Il est basé sur la participation et requiert une présence, une participation, une attention.

Bibliographie :
Tim Ingold, Faire : anthropologie, archéologie, art et architecture, Dehors, 2017
Jacques Rancière, Le maître ignorant, 1987
William Golding, Sa Majesté des Mouches, 1954

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 No LimitNiek Van de Steeg
David Renaud
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’étudiant doit mettre en place un système de production et d’analyse à partir des notions comme :
-la relation avec l’environnement
-la comparaison entre différents statuts et significations de son travail selon les situations de sa monstration.
Il s’agit alors de prendre en compte les objets ou les dispositifs dans les rapports qu’ils peuvent entretenir avec la complexité des espaces et des environnements :
Les espaces affectifs, anthropologiques, architecturaux, commerciaux, culturels, économiques, historiques, naturels, politiques, sociaux ...
L’étudiant doit construire un regard critique afin d’analyser les choses vues.
À partir ses observations, il doit pouvoir construire plastiquement et conceptuellement des objets et des images.
L’étudiant devra consolider sa méthodologie dans son approche des concepts artistiques et dans sa production afin d’acquérir les moyens de faire valoir sa singularité et sa créativité.
L’étudiant devra véritablement développer et montrer un goût pour la recherche, la découverte, construire des croisements et être capable de les faire transparaître dans les différentes phases de sa production.

Contenu :
Que peut-on produire avec des limites, à la limite et au-delà des limites ?
Qui dit limites, dit frontières, dit territoires...
S’il y a frontières, limites ou bornes, cela définit un territoire, un cadre ; qui définit et comment sont définies les bornes (les frontières) ? Pourquoi, par et pour qui ? Quel est ou quels sont ces territoires ?
Une fois les limites franchies, ce sont un ou des nouveau(x) territoire(s) qui s’ouvre(nt) devant nous. Comment définir notre parcours à travers ceux-ci ? Comment rendre compte de notre expérience, de ce déplacement, comment faire part de ces explorations, de ces moments, comment donner à voir ce qui ne peut être vu ?
Ce sont les questions de l’invention, de l’art contemporain, de l’avant-garde, de la recherche et du dépassement…
Il n’y a pas de médium, ou il y en aura plusieurs, il y a un territoire qu’il faudra contourner, outrepasser…

Le cartographe ne représente pas, mais associe pensée et imagination pour à la fois déduire et produire l’image possible d’un territoire. Elle élabore tout en même temps la description et la construction d’un objet de connaissance dans un effet de représentation.
Question de mise à distance.
Cette représentation du territoire sera activée par des allers et retours sur le terrain du Grand Lyon. Les cours et les séances à l’école dans les ateliers porteront sur des questions réflexives (vous travaillerez les questions de la représentation du territoire) et alterneront avec des promenades, des parcours et des sorties.
Les sorties de l’école dépasseront les bornes de l’atelier, vous utiliserez le territoire de la ville et vous travaillerez les interstices, les terrains vagues, les frontières pour, espérons-le, dépasser les limites. Ceci dans le but de montrer combien l’engagement individuel contribue à façonner la ville. Agir, à la limite et sur les limites, pour mieux détourner, les espaces, l’organisation et les signes, et peut-être, provoquer/convoquer l’engagement d’autres résidents en utilisant la notion de communauté et de partage…

« … Faire une carte, c’est peindre, graver, coudre, coller, installer, utiliser un ordinateur ou un simple crayon (variété des médiums et des mises en œuvre). Une carte c’est une feuille imprimée, une toile, un tissu, une image projetée, griffonnée sur un bout de papier, ou encore un tracé éphémère à même le sol (variété des supports et des formats). Cartographier, c’est représenter la terre, le ciel, un territoire, un itinéraire, un flux, l’intérieure du corps, l’île d’Utopie, la rêverie d’un artiste (variété des objets et des référents). Une carte c’est aussi l’image d’un projet comme signe d’une action passée, c’est un document qui témoigne du travail d’un artiste ou une œuvre à part entière, c’est encore le moyen de revendications politiques ou un simple jeu graphique (variété des usages, des statuts et des finalités)… »
Julien Béziat, « La carte à l’œuvre, Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, p.14.

« …En parcourant les villes à pied, ces artistes* font de l’acte de marcher une communication collective et rappellent que cette activité élémentaire est au cœur même de l’urbanité. Ils contribuent ainsi à renforcer l’attrait des styles urbains et de la marche en particulier. La marche comme « pratique esthétique » pour reprendre le titre du livre de F. Careri, écrit en 2002, devient alors une autre façon d’appréhender la mobilité douce. La démarche artistique pourrait ainsi produire des messages forts, interpellant directement l’imaginaire du citadin, l’entrainant à infléchir peu à peu ses représentations de la marche au sein de cette matrice communicationnelle permanente qu’est la ville…»

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Julien Béziat, « La carte à l’œuvre. Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, 2014
- « Cartes et figures de la Terre », Centre Georges Pompidou,1980
- Jean-Marc Besse, « Cartographier, Construire, Inventer », in Les carnets du paysage n° 7, 2001
- Christine Buci-Glucksmann, « L’œil cartographique de l’art », Galilée, 1996
- Giovanna Borasi, Mirko Zardini, « Comment s’approprier la ville », Centre Canadien d’Architecture, Sun, Montréal, 2008
- Bruce Bégout, « Suburbia. Autour des Villes », Inculte, Paris, 2013
- « Hacking the City. Interventions in urban and communicative spaces », Sabine Maria Schmidt, Museum Folkwang, Essen, 2011
- Collectif avec Negri Toni, « La ville-monde aujourd’hui : entre virtualité et ancrage », L’Harmattan, Paris, 1996
- Davilla Thierry, « Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du xxe siècle », Éditions du Regard, Paris, 2002
- Mark Davis, « Soyez réalistes, demandez l’impossible », Les Prairies Ordinaires,‎ Paris, 2012

 Point de vue, images du mondeGuillaume Janot
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Initiation théorique et pratique.
Maitrise de l’outil photographique et compréhension de ses enjeux.
Développement d’une démarche personnelle.

Contenu :
'L'acte photographique n'est pas juste une captation, un simple enregistrement, mais la construction consciente et volontaire d'une image.' Stephen Shore.

La fabrication d’une image photographique est sous-tendue notamment par la question du point de vue, tant spatial que mental. On évoque souvent la question de la place du spectateur, nous tenterons ici de réfléchir aussi sur la place de l’artiste lorsqu’il se pose dans et/ou devant le monde pour en construire une représentation.

Le studio s'appuie sur une pratique photographique régulière de votre part, sur le développement d'une démarche personnelle, et une analyse critique collective des travaux produits.

Ce sera l'occasion d'aborder quelques problématiques liées à l' apparition de la photographie depuis son invention jusqu'à aujourd'hui, nous exposerons et commenterons de nombreux documents et oeuvres photographiques contemporains ou historiques (lecture des textes fondateurs, approche des enjeux actuels...).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilans semestriels.

Bibliographie :
« Histoire de la photographie », Lemagny/Rouillé, Bordas.

« L’ invention d’ un regard, 1839-1918 » Musée d’ Orsay, RMN .

« Le public moderne et la photographie » Charles Baudelaire .

'Hommes du XXème siècle', August Sander.

« Sur l’ art et la photographie », Walter Benjamin, arts et esthétique.

'Louons maintenant les grands hommes', Walker Evans et James Agee, Terre humaine Plon.

« American photographs » Walker Evans, Moma .

« Le style documentaire 1920-1945 » Olivier Lugon, Macula . 

La dénivelée » Hubert Damisch, Seuil 
.
« Le photographique » Rosalind Krauss, Macula
.
« Platitudes » Eric de Chassey, Gallimard
.
« La chambre claire » Roland Barthes.
Pour une philosophie de la photographie. Wilém Flusser. éd Circé.
Les raisons du paysage. Augustin Berque. éd. Hazan.
Revues : « Etudes photographiques », SFP
« Les cahiers de la photographie: Robert Frank, Henri Cartier Bresson, William Klein etc... »
également, bien sûr : les monographies des photographes,
(et différents textes communiqués au fur et à mesure de nos questionnements, de nos rencontres et de nos besoins).

Support de cours :
Présentation régulière sous forme de cours et de projections liés à l'Histoire ansi qu'à l'usage de la photographie aujourd'hui.

 Pratiques picturalesKirsten Murphy
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans cet atelier pratique, il s'agit d'encourager le maximum d'experimentation et de mobilité possible ; le studio doit permettre au travail de chacun d'évoluer, voire de se transformer. Il ne vous sera pas demandé de circonscrire un territoire ou d'établir un projet, mais simplement de prendre le plus possible conscience - lors des discussions et dans votre pratique entre les séances - des conséquences et des possibilités de vos choix plastiques.

Contenu :
Nous nous réunissons en groupe pour discuter de problèmes et d'enjeux communs mais aussi spécifiques au travail de chacun.
Un travail artistique est un objet complexe qui peut être pensé comme une accumulation de décisions prises, bonnes ou mauvaises, de façon consciente ou inconsciente, par intuition ou par habitude, suivant ou pas des conventions ou des plans. Chacune de ces décisions modifie la qualité de la totalité de la construction.
Cette caractéristique des œuvres est particulièrement sensible en peinture, ou les couches se superposent et se cachent. Dans le studio “Pratiques Picturales” il s'agit de regarder attentivement ensemble tous les gestes qui constituent un travail et ainsi de construire un espace de parole intermédiaire entre “l'espace mental” de chacun et “l'espace public” de présentation, en adoptant une position qui reste proche de celui ou celle qui fabrique et non pas de la critique qui interprète à partir de ce qu'il voit. Dans le studio, la parole est active et influe sur la production des participants ; le travail présenté est toujours considéré comme un point dans une évolution.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Des référence bibliographiques seront donnée lors des cours théoriques qui accompagneront ce studio.

 Print, Print, PrintNicolas Romarie
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer une pratique dans le champ de l’édition et du multiple.

Appréhender les différents supports et techniques d'impression papier.
Penser la diffusion et la mise en espace.

Contenu :
Depuis une pratique déjà affirmée de l’édition ou partant d’une autre pratique — dessinée, photographique, filmique, textuelle —, ébauches de travaux, carnets de notes, pièces déjà réalisées ou projets abandonnés par ailleurs, il s’agit de penser et réaliser une ou plusieurs éditions imprimées sur papier.
Afin de trouver la forme appropriée à chaque projet, sont abordées les composantes d’une édition d’artiste imprimée — mise en page, format, support, production, diffusion — ainsi que la singularité et la souplesse propres à ce médium à part entière.
Les séances de travail sont collectives, prolongées au besoin de rendez-vous individuels. La fréquentation active du pôle édition est encouragée, tant pour une première approche des outils — sérigraphie, offset, jet d’encre grand format, laser, façonnage — qu’un usage approfondi.
Régulièrement, présentation d’éditions d’artistes, aventures éditoriales, portraits d’éditeurs.

Mode d'évaluation :
D’octobre à mai, suivi continu — travail d’atelier, réalisation, discussion collective.
Évaluation en fin de semestre.

Bibliographie :
Christoph Keller et Michael Lailach, « Kiosk – Modes of Multiplication: A Sourcebook on Independent Art Publishing 1999-2009 », JRP/Ringier, 2009
« L'effet papillon, 1989-2007 », Centre d'édition contemporaine, Genève, 2008
Jörg Adolph et Gereon Wetzel, « How to Make a Book with Steidl », dvd, 2011; « How to Make a Book with Carlos Saura et Steidl », dvd, 2017

Support de cours :
Éditeurs, distributeurs, librairies, galeries, artothèques : Maison du livre de l’image et du son, Villeurbanne; After 8 Books, Paris; Florence Loewy, Paris; Centre des livres d’artistes, Saint-Yrieix la Perche; Centre d’édition contemporaine, Genève; Nieves, Zürich; Roma Publications, Amsterdam; Motto Berlin-Vancouver-Bruxelles-Zürich; Printed Matter, New York.

Salons : Multiple Art Days, Paris; Offprint, Paris; Missread, Berlin; New York Art Book Fair

 Réalisations Collège Des Professeurs
obligatoire4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans la continuité de l'organisation et de l'évolution plastique du travail (cf. fiche mise en œuvre et développement), l'étudiant est amené à prendre en charge la dimension de finition des travaux en adéquation avec les enjeux plastiques, conceptuels et méthodologiques du projet.

Contenu :
En option art, depuis le 'non-fini' jusqu'à 'l'hyper-poli', du 'trash' au 'clinquant' en passant par 'l'esthétique du fragment' ou le 'non-visible', il semble évident que la qualité des réalisations ne puisse être définie que de façon singulière et relativement à l'orientation du projet personnel de l'étudiant jusque dans son approche des consignes et contraintes données sous forme de thématique ou territoire dans le cadre du 'programme' d'atelier.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Vidéo - Lectures d’imagesOlivier Zabat
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Découverte et approfondissement théorique et pratique des outils numériques à partir des travaux de l'étudiant lors de séances de Lectures d'Images.

Les Lectures d’Images qui accompagnent le travail pratique se positionnent comme un laboratoire d’analyse du regard et de la multitude des angles possibles dans le développement de l'écriture et de la pensée filmique. C'est un lieu de recherche et de propositions.
Les vidéos présentées sont la matière d'échanges collectifs, étudiants/enseignant(s), où sont questionnés les modes et les enjeux filmiques pour développer et aboutir les projets. C'est un temps d'accompagnement qui agit et fait le lien entre le travail solitaire et le temps où le projet est partagé et rendu public.

Contenu :
Les outils de prise de vue d’aujourd’hui se multiplient à partir d’un « tronc commun » qui est l’image HD (haute définition 2K, 4K). Dans le choix de ces outils pour construire une recherche filmique se pose maintenant la question de leurs spécificités propres (haute définition, rapidité de traitement et de communication, texture cinématographique…) et de la pertinence de leur mise en œuvre et de leur adaptation à la démarche artistique. Ce choix, au-delà de l’aspect technique et formel des outils, implique de prendre en considération les aspects plastique, éthique, politique, artistique qui les accompagnent. Comment ces outils déclinés peuvent-ils permettre à chaque étudiant un accès parcellaire à l’ensemble des formes revendiquées comme filmiques aujourd’hui (cinéma, télévision, art vidéo…) et donner lieu au développement de travaux cohérents et singuliers ? Quel est le moment charnière où des images numériques deviennent film ? Intention, prise de vue, direction, montage, générique de fin, diffusion ?
Ces questions seront abordées lors des Lectures d’Images (intensives en année 3) durant lesquelles, à chaque session, l'étudiant sera invité à présenter une vidéo aboutie ou des éléments de recherches, en cours de projet, devant tous les inscrits au studio et en présence de l’enseignant. En plus de la présentation formelle et critique, l'étudiant devra formuler une (des) question(s) précise(s) sur le film ou la séquence présentée, en relation avec une interrogation pratique, esthétique voire éthique sur le film ou une partie du film. Elle sont l'amorce et l'axe de l'échange collectif et paritaire en vue de trouver une ou des solutions ou proposer une orientation de travail à venir. Les séances de présentation de travaux de Lectures d’Images peuvent s’accompagner du visionnage de films sélectionnés par l'enseignant du studio.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- André Bazin, « Qu’est-ce que le cinéma ? », Cerf, coll. 7e art, 1976, 372 p.
- Raymond Bellour, « L’entre-images », La Différence, coll. Essais, 2002, 349 p.
- Bernard Benoliel, « Opération Dragon de Robert Clouse », Yellow Now, coll. Côté Films n° 17, 2010, 128 p.
- Robert Bresson, « Notes sur le cinématographe », Gallimard, coll. Folio, 1995, 137 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 1. L’image-mouvement », Minuit, 1983, 298 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 2. L’image-temps », Minuit, 1985, 378 p.
- Serge Daney, Serge Toubiana , « Persévérance », P.O.L, coll. Essais, 1994, 171p.
- Michel Rush, Christian-Martin DIiebold, « Les nouveaux media dans l’art », Thames and Hudson, coll. L’univers de l’art, 2005, 248 p.
- André Gardies, « Le récit filmique », Hachette, coll. Contours littéraires, 1993, 151p.
- Guy Gauthier, « Le documentaire, un autre cinéma », Armand Colin, coll. Cinéma, 2008, 428 p.
- Michel Chion, « Ecrire un scénario », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 344 p.
- Henri Colpi, Nathalie Hureau, « Lettres à un jeune monteur », Seguier, coll. Carré ciné, 2006, 176 p.
- Dominique Païni, « Le temps exposé : Le Cinéma de la salle au musée », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 142 p.
- Andrei Tarkovski, « Le temps scellé », Cahiers du Cinéma, coll. Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 2004, 288 p.

 Workshops Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S5-Contextualisation / Médiation4Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Spatialisation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage progressif de la mise en espace et de la présentation plastique de l'ensemble des travaux de l'étudiant.

Contenu :
Selon l'année et le niveau des études, le travail de spatialisation est mis en œuvre régulièrement tout au long de l'année dans le cadre de séances de présentation de travaux ainsi que lors des bilans semestriels ou le cas échéant au moment d'expositions en dehors du cadre de l'école.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Semestre 6

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S6-Histoire / Culture / Théorie4Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Maîtriser la présentation personnelle ainsi que la présentation de ses travaux (écrit, oral).
Faciliter l'intégration des étudiants dans la vie universitaire ou professionnelle et sociale du pays d’accueil dans le cadre d'un séjour à l'étranger.
Prendre conscience des différentes étapes d'adaptation généralement rencontrées lors du séjour et au retour, et tenter d’apprendre à les gérer.

Contenu :
Rédaction d’un CV, d’une lettre de motivation, dégager des pistes de recherche, rédiger et parler de ses travaux et de leurs enjeux.
Apprendre à concevoir un portfolio (choix iconographiques, rédaction).
Améliorer la prononciation en anglais.
Maitriser un vocabulaire spécifique lié à la pratique artistique.
Développer l'aisance orale pour la présentation des travaux.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu associé à une présentation orale et un examen écrit lors des deux bilans semestriels.

Bibliographie :
- « 20th Century Words », Oxford University Press
- « Dictionnaire bilingue », Robert et Collins
- C. Godefroy, S. Godefroy , « Confident Public Speaking : How to Communicate Effectively », Piatkus Books
- S. Barnet, « A Short Guide to Writing About Art »
- M. Curtis, « Oxford Guide to Plain English »

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre :
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.




Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Histoire de l'artFrançois Piron
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Nos modes de pensée, nos imaginaires, nos métaphores établissent en permanence des polarités, des oppositions, avec lesquelles nous formons des hiérarchies, des distinctions qui constituent des binarismes persistants. Il s’avère que les œuvres d’art, au contraire, travaillent souvent à cheval des définitions, des disciplines, et constituent des paradoxes, des ambiguïtés, qui contredisent ces binarismes institués dans l’imaginaire. L’objectif pédagogique du cours sera de fournir des outils, empruntés à des théoriciennes et des théoriciens, ainsi qu’à des artistes contemporains, pour repenser ces oppositions instituées dans nos imaginaires, les observer depuis des points de vue situés différemment pour en critiquer les présupposés et offrir des alternatives et un espace de nuance et de trouble, ou de flou, qui défait les frontières entre les supposés contraires.

Contenu :
Dès lors qu’il est question d’identité, de culture, de géographie, des partages se constituent, qui sont politiques, et produits d’idéologie. Ces partages divisent, établissent des frontières, des hiérarchies, des oppositions. Ils sont inscrits dans le langage et par conséquent dans l’imaginaire, produisant des visions du monde qui se cristallisent en identités fixes, en polarités entre centres et périphéries, en cultures hautes ou basses, en sociétés chaudes ou froides selon l’expression de Claude Lévi-Strauss. Ces partages sont souvent destinés à établir le proche et le lointain, à prescrire qui est légitime et qui ne l’est pas, qui a la parole et à qui elle est refusée.
Depuis des points de vue situés, et prenant en compte les inégalités induites par ces binarismes, des philosophes contemporain.es comme bell hooks, Jacques Rancière, Edouard Glissant ou Susan Sontag proposent des outils qui défont ou brouillent des frontières, réagencent et rééquilibrent des partages, redistribuent la parole.
À partir de ces outils, nous pourrons consacrer des études à des artistes visuel.les de toute nationalité des quatre dernières décennies dont l’œuvre n’est pas frontalement, mais plutôt obliquement, politique, et qui, de manières singulières, défont des catégories et réorganisent des rapports entre l’œuvre et le public, entre l’œuvre et le contexte qui la stimule et l’environne.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Bibliographie générale :
• Edouard Glissant, Introduction à une poétique du divers, Gallimard, 1995
• bell hooks, De la marge au centre, Editions Cambourakis, 2017
• Susan Sontag, La Maladie comme métaphore ; le SIDA et ses métaphores, Christian Bourgois, 2009 ; Le Style Camp, in L’Œuvre parle, Christian Bourgois, 2010
• Jacques Rancière, Le Partage du sensible, La Fabrique, 2000 ; Le Spectateur émancipé, La Fabrique, 2008 ; Les Bords de la fiction, Le Seuil, 2017.

Bibliographie complémentaire :
Valérie Gérard, Par affinités. Amitié politique et coexistence, Paris, Musica Falsa, 2019
Emilie Notéris, La Fiction réparatrice, Paris, Super Nova, 2017
Isabelle Alfonsi, Pour une esthétique de l’émancipation, Paris, B42, 2019

Support de cours :
Cours magistral

 Théorie de l'artEva Barois de Caevel
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Ce cours se développe, d’une part de façon chronologique, d’autre part par la mise en relation de différentes époques, sur une période allant de la fin du XIXe siècle à nos jours. Le cours se construit à partir d’une notion — celle d’art national — ceci afin d’étudier de quelles manières les œuvres et les artistes ont réagi à cette idée.
L’histoire de l’exposition des œuvres d’art est intimement liée à celle de la représentation de la nation ; celle de la production artistique des trois derniers siècles à celle des imaginaires nationaux et anti-nationaux. De même en est-il de la lecture qui est faite des artefacts artistiques selon leur provenance.
Couvrant une période traversée par des processus tels que la naissance et le développement des exposition universelles, la création du musée moderne, la mise en place d’un réseau institutionnel national de sites d’exposition et de protocoles d’acquisition — en France et dans les pays occidentaux—, mais aussi par des évènements à l’échelle du monde tels que les indépendances et après-indépendances, la guerre d’Algérie, la guerre du Vietnam et la guerre du Biafra, ce cours considère la manière dont l’art des XIXe, XXe et XXIe siècles a réagi à, a célébré, s’est opposé à — et a constamment renouvelé les façons d’exalter ou de critiquer — l’idée de nation. Une telle approche espère sensibiliser les étudiants à des pratiques artistiques diverses et à la relation qu’elles entretiennent avec leurs contextes d’apparition.
Au cours de ces trois siècles, les notions d’art national, de nationalisme, d’anti-nationalisme et le processus de fabrique de l’art national, ont suscité un certain nombre de débats critiques qui portent sur la place et le rôle de l’artiste dans la société. À l’heure où des questions d’identité et d’appartenance continuent de se poser avec acuité aux artistes, ces interrogations demeurent actuelles. Qu’est-ce que la nation et l’imaginaire de la nation font aux artistes pour ce qui est du lieu où ils/elles étudient ; des conditions matérielles de leur production ; de leur économie ; mais aussi des attentes et des lectures de leur œuvres ? Qu’est-ce que les écarts entre l’exhortation à penser le ou à être représentant.e du « territoire » et l’injonction à l’ « ouverture » font aux artistes — et donc aux œuvres ? Comment une œuvre, au moment de sa création, peut naître du désir fondamental d’être a-nationale, par-delà (ou avant) les nations, ou encore hybride de différentes nations ?

Contenu :
Lorsqu’on s’intéresse aux fondements historiques de la création du modèle du lieu d’exposition occidental (et c’est une histoire en constante renégociation), tel qu’on le connaît encore aujourd’hui, c’est un lieu où la nation s’est définie et célébrée qu’on découvre.
Cette histoire s’accompagne d’une autre histoire : celle de la manière dont l’histoire de l’art (et pas l’art) a servi le(s) nationalisme(s). Cette histoire et ces historiographies du musée, des logiques de l’exposition et de l’histoire de l’art en France sont intéressantes à mettre en perspective sur une durée plus longue et sans se limiter au seul contexte occidental.
Si on considère la manière dont ce modèle s’est exporté, la célébration de la nation par sa culture et le nationalisme culturel furent à la source de nombreuses productions artistiques et à la source de leur relecture. On le voit concernant les débats sur les genèses des modernismes africains ou dans le cas de ces grands événements artistiques des post-indépendances que furent le FESMAN ou le FESTAC. Le réseau actuel des instituts culturels étrangers, des villas et des résidences – et leur rôle – est aussi en question dans cet héritage.
Réfléchir à la notion d’art national ou anti-national, mais aussi à celle d’identité culturelle, c’est poser la question de ce qui définit, pour le XXe siècle, la contestation, l’alternatif et la contreculture : si la nation est une « communauté politique imaginée », on peut s’interroger sur ce que les communautés qui refusent délibérément la culture dominante ont mis en place comme critique de l’idée nationale et sur les productions artistiques qui en rendent compte (notamment dans le cas de communautés féminines et féministes, et noires, tout particulièrement aux États-Unis). Avec ces interrogations, c’est une réflexion critique qui s’ouvre sur la digestion progressive de l’impossibilité, voire de l’interdit, de célébrer la nation et sur l’institutionnalisation de formes de fustigations encadrées qui permettent aujourd’hui de célébrer autre chose : le progressisme de la nation notamment.
D’autres questions se posent encore : celle de la structuration actuelle des institutions publiques, celle de la terminologie et du lexique mis en œuvre par ces structures et liés à l’idée de nation ; mais aussi celle des critiques mises en œuvres contre ces structures et de la dialectique pro/anti-nationale qu’elles recouvrent. Plus généralement, la question de la terminologie (et la nécessité de penser la terminologie, sa création et sa diffusion) sera partie prenante de la réflexion.
L’étude à la fois de textes issus de la théorie de l’art, de trajectoires d’artistes et d’œuvres spécifiques devra permettre de considérer de multiples manières la notion d’art national ou anti-national, et celle d’identité culturelle.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel. Assiduité aux cours et devoir sur table.

Bibliographie :
-Benedict Anderson, L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme (trad. de Pierre-Emmanuel Dauzat), Paris, La Découverte, 2006 [Imagined Communities, 1983].
-Rasheed Araeen, Making Myself Visible, Londres, Kala Press, 1984.
-Ariella Aïsha Azoulay, « Le pillage, la condition transcendantale de l’art moderne et les communautés de fabri » in CATPC (sous la direction d’Eva Barois De Caevel et Els Roelandt), Berlin, Sternberg Press, 2017.
-Émilie Hache (sous la direction de), Reclaim : recueil de textes écoféministes (trad. d’Émilie Notéris), Paris, Cambourakis, 2016.
-Thomas McEvilley L'identité culturelle en crise (trad. d’Yves Michaud), Paris, Jacqueline Chambon, 1999 [Art et Otherness, 1992].
-Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France, Marseille, Agone, 2018.

Support de cours :
Cours magistral en amphi.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S6-Problématique / Méthodologie pôle Art4La documentationNicolas Romarie
François Aubart
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’objectif de cet atelier mené par François Aubart et Nicolas Romarie est de sensibiliser les étudiants à la documentation de leurs travaux. Il s’agit donc de réfléchir et de concevoir les moyens de rendre compte de leurs recherches et de leurs productions. Seront ainsi considérés l’écriture, la captation et l'apport de documents de toutes sortes pour présenter les enjeux de leurs travaux et leurs démarches.
Une attention particulière sera portée à l’adéquation entre les moyens employés et l’objectif de la documentation, ce qu’elle tend à montrer et veut mettre en avant. En effet, une performance ne se documente pas de la même façon qu’une sculpture par exemple. Ainsi il faut envisager ce qui correspond le mieux à chaque démarche, car toutes les peintures ne nécessitent pas le même type de reproduction selon ce qu’on veut en montrer.
A l’encontre d’un formatage ou d’une grille applicable de la même façon à tous, nous tenterons de trouver avec chaque étudiant·e comment rendre compte d’un corpus, d’une pratique et d’une démarche.

Contenu :
Chaque séance est ouverte par la présentation de livres, catalogues, portfolios et documents d'artistes choisis en fonction de leur exemplarité, leur diversité, leur singularité. Cela pour ouvrir des discussions à propos des diverses formes que prend l’édition dans le champ de l’art.
Quelques séances sont spécifiquement dédiées à la rédaction d’un texte de présentation. Elles portent sur les moyens les plus adéquats pour décrire ce qui motive et nourrit les pratiques des étudiant·e·s. La complémentarité de ces textes avec les autres types de documents est aussi considérée.
L’atelier ‘La documentation’ a pour finalité la production d’un portfolio en fin d’année. Pour accompagner la réaliser de ce document sont abordées les notions de mise en page, d'impression et de diffusion.

Mode d'évaluation :
Evaluation basée sur la participation aux séances et sur les documents produits.

 Méthodologie spécifique Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.

Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc, sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Problématique de projet Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Tout au long du cursus, depuis le 'sujet' imposé et la thématique, jusqu'à la problématique spécifique du projet individuel et de la recherche, il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Séminaire de culture généraleVincent Romagny
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le Séminaire
La définition classique d'un séminaire ('Groupe d'étudiants effectuant un travail pratique de recherche sous la direction d'un enseignant; ensemble des séances de ce groupe'. http://www.cnrtl.fr/lexicographie/s%C3%A9minaire) sera ici inversée : loin que l'enseignant dirige un 'enseignement', chaque étudiant.e de 3ème année sera invité à produire un texte de recherche, qui soit personnel, et dont la présentation comptera pour la validation du DNA. Il s'agira d'une production théorique sur sujet libre, idéalement réalisé à partir d'un choix d'oeuvres ou objets culturels éventuellement disparates. Plusieurs ateliers permettront, au cours de l'année, d'accompagner à la production du texte personnel en question : définition d'un sujet, discussion sur des types d'approches possibles, lectures partagées, etc. Il s'agira, alors cette fois dans le sens correct du terme 'séminaire', d'en retranscrire les possibles enseignements.

Mode d'évaluation :
bilan semestriel + présence en cours

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S6-Pratique / Expérimentation / Réalisation41234 objetsNiek Van de Steeg
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
1.1 Objectifs généraux :

1.1.1 Savoir identifier quelques problématiques de la sculpture dans le champ de l’art contemporain
1.1.2 Savoir produire un objet
1.1.3 Savoir présenter/accrocher les objets réalisés
1.1.4 Savoir analyser et formuler les concepts basés sur les objets réalisés et les quelques des 1234 objets étudiés.
1.1.5 Savoir utiliser une technique spécifique de la sculpture

1.2 Objectifs spécifiques :
À la fin de ce studio, l’étudiant devrait être capable de :

1.2.1 Définir quelques concepts rencontrés lors de l’étude de 1234 objets.
1.2.2.1 Réaliser des phases d’études d'objets concrets
1.2.2.2 Entreprendre des travaux pratiques, études, expérimentations en relation avec son projet de 1234 objets
1.2.2.3 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation des objets
1.2.2.4 Utiliser les résultats de l’expérimentation pour la réalisation d’un objet ou une série d’objets dans un des secteurs du pôle volume.
1.2.3 Savoir construire des dispositifs de présentation en relation avec l’objet ou les objets réalisés
1.2.4 Savoir représenter toutes les phases du projet dans un document en utilisant, texte et image et références
1.2.5 Savoir utiliser un au plusieurs techniques disponibles au pôle volume, pour augmenter ces capacités techniques et d’autonomie.

Contenu :
1234 objets est un studio, un espace d’enseignement pratique et réflexif, pour expérimenter les enjeux de la sculpture dans toute sa dimension actuelle.
Les problématiques abordées sont :
Comment produire des objets qui relèvent du territoire de la sculpture et de l’art ?
Quelles sont les possibilités et quoi sont les contraintes de la fabrication, en relation avec les questions qui sont au centre aujourd’hui ? Bien sûr, cette question est toujours en relation avec le contexte du pôle volume de l’école d’art de Lyon, sa ville et sa région, son pays et le contexte international...
Savoir être pragmatiques et aborder les problématiques de fabrication des objets et des sculptures. Cette production est toujours accompagnée par de réflexions culturelles, historiques, philosophiques et politiques…
Le studio propose des plages horaires à orientation théorique, passant en revue un artiste ou un groupe d’artistes présenté par le professeur. Un compte Instagram 1234objets accompagne le studio et peut être fourni en images en relation avec la sculpture, par l’ensemble des participants du studio.
L’expérimentation est individuelle et toujours en étroite relation avec les techniciens du pôle volume.
En plus de son travail individuel, l’étudiant doit produire un travail avec un des techniques disponibles au pôle volume, pour augmenter ces capacités techniques et d’autonomie.
La réalisation est suivie par les techniciens du pôle volume et accompagné, validé et évalué par le professeur.

Mode d'évaluation :
Évaluation à la fin de chaque semestre.

Présence au cours et participation aux activités de groupe-10 %
- la présence au studio
– Écoute attentive
– Participation dynamique
– Singularité
– Ponctualité

Différents stades du projet-40 %
La capacité de mettre en œuvre une sculpture en utilisant les moyens de l’école et plus spécifiquement le pôle volume
– Qualité d’exécution des stades de recherche
– Ouverture à la recherche et à l’exploration
– Singularité
Projets personnels-40 %
la réalisation de travaux pratiques personnels
–Qualités d’interrelation du processus de travail
–Qualités formelles des réalisations.
–Qualités formelles de présentation du travail

Capacités critiques et autocritiques-10%
La capacité de l’étudiant à exercer un regard critique/autocritique à propos du projet réalisé.
– Capacité à communiquer son point de vue vis-à-vis des projets entrepris.

Bibliographie :
Cette bibliographie est à compléter. Il s'agit d'un exercice collectif, proposé aux étudiants entre la première et deuxième session du studio .

Histoire de la sculpture moderne, Herbert Read, Paris : Arted Éditions d'Art, 1985 ISBN 2-85067-068-5
Qu'est ce que la sculpture moderne ? Centre Georges Pompidou , 1986 ISBN2-85850-333-8
La Sculpture Aujourd'hui Judith Collins Phaidon ,Paris 2008, ISBN 978 07148 5861 6
Qu'est ce que la sculpture aujourd'hui ? Beaux Arts Editions Caroline Cros 2008
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Status of sculpture : [exposition itinérante, 1990] / [organisée par l'Espace lyonnais d'art contemporain] éditeur : Espace Lyonnais d'art contemporain, ISBN 2-906709-28-X br. 120 F
Dictionnaire international de la sculpture moderne et contemporaine, Alain Monvoisin
ISBN: 978-2841052110
Out of actions between performance and the object 1949 -1979, MOCA Los Angeles 1998 Isbn 0-500-28050-9

Support de cours :
Les ateliers du Pôle Volume de l' école.
Un compte Instagram : 1234 objets

 Atelier d' arts poétiquesPatrick Beurard-Valdoye
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s’adresse à un groupe d’étudiants concernés par l’écriture : ayant soit déjà une pratique qu’ils désirent approfondir et partager, soit un intérêt qui pourrait déboucher sur une pratique. Il peut aussi s’agir simplement de personnes curieuses de la « chose littéraire », qui ne peut être que stimulante en regard de leur pratique plastique.
L’enjeu pour les étudiants, outre le partage de savoirs, sera la mise en place d’un travail personnel d’écriture. Il sera lui aussi conçu comme une image qu’il s’agira de cristalliser — du dessein mental au « manuscrit », c’est-à-dire au texte dans sa succession et sa construction, et dans la diversité des formes possibles.

Contenu :
Une réflexion est menée sur la relation – parfois la tension – entre narration, forme et medium.
La discontinuité du narratif et l'hétérogénéité du récit, qui caractérisent souvent les arts poétiques, est objet d'attention, ainsi que le système de ponctuation adopté.
L’oralité - l'oralisation - a son importance, autant lorsque nous écoutons les enregistrements de lectures par leurs auteurs (archives historiques ou actualité), que lorsqu’il s’agit de transmettre son propre travail au groupe, et d’en discuter collectivement.
Dire son texte à haute voix, ou le performer, pose de nombreuses questions. Mais aussi lire le texte d'un tiers. Notre capacité à 'lire autrement', à inventer nos modes de lecture, nos rythmes singuliers et notre propre vitesse, tels que l'écriture artistique l'impose souvent, est au centre des préoccupations.
Dans un second temps, la spatialisation et la gestuelle contribuent aussi à l'existence du texte. Il peut être proposé aussi des expériences et « exercices » visant à produire une expression singulière à partir de la réalité environnante.

Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, poésie visuelle, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture du roman ou en théâtre, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.

Mode d'évaluation :
Evaluation à partir de la « production » et de la présence active de l'étudiant.

Bibliographie :
fournie en cours

Support de cours :
studio

 Club informatiqueNicolas Frespech
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Comme à l’apparition de tout nouveau médium, les artistes se sont emparés, depuis plusieurs années, de la sphère du numérique pour l’explorer comme « nouvelle frontière ». L’idée est d’investir cette réalité, non comme outil, mais comme espace de projet - d’utopie. Trouver des « données » spécifiques qui permettront d’élaborer des projets de réalités [diffé-rentes], (la réalité augmentée par exemple !).

Contenu :
La lecture d’œuvres, associée à une approche théorique, sera un des temps de travail pour comprendre où se situe le 'numérique' et comment s’emparer de ses éléments singuliers et de ses territoires connexes. Le studio propose aussi de s’aventurer dans des projets sans pré-requis. Il s’agira dans un deuxième temps d’en définir les conditions de production (économie des compétences et des contingences) et de mettre en œuvre, si possible, des réalisations.
Ce studio est impliqué dans la programmation du Commons Lab ainsi que le Labo NRV.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, projet personnel et bilan semestriel.

Bibliographie :
Chaos Computer Club https://fr.wikipedia.org/wiki/Chaos_Computer_Club

 CoexisterOlivier Nottellet
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Interroger la réalité physique de votre projet pictural ( ou autre), son déplacement situé.

Contenu :
Au travers des expériences d’accrochages situés ou non il s’agira de questionner la rencontre entre vos productions picturales ou autres et les espaces qui les soutiennent, les entourent, les supportent.
Détendre les murs, déplacer les touches, les gestes, monter sur les pots et retendre les liens.
Interroger la place du regardeur, les enjeux de sa présence physique.
Relancer les dés qui régissent lieux de productions et lieux de monstration.
Questionner la mobilité du tableau (de l’objet) qui réagence les espaces comme les espaces peuvent également le réagencer, sans compter toutes les hypothèses picturales qui ne se satisfont pas de ce cadre.
Des expériences dans des lieux extérieurs ( centres d’art, lieux de résidences…) se dérouleront au second semestre

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et évaluations semestrielles

Bibliographie :
Au delà de l’utilisation globale de la bibliothèque de l’ENSBA de Lyon, il vous sera régulièrement demandé de ramener votre matière à penser et de la partager en séances collectives.

Support de cours :
Débats, discussions, documents écrits, films, entretiens , visites d’expositions.

 FactographieFabienne Ballandras
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Factographie : une écriture des faits.
L’objectif du studio est de développer la relation que peut entretenir chaque étudiant avec la diversité et la complexité des représentations, discours et informations que le monde contemporain produit sur lui-même : Définir des champs d’investigations, soustraire des fragments au réel (empreintes ou documents), les manipuler à travers une pratique ouverte de l’expérimentation pour interroger la manière dont ces formes parcellaires sont susceptibles d’alimenter le processus artistique. Sans outils ou médiums privilégiés, la factographie cultive le lien entre la création d’un contenu et la réalité référentielle qui lui est propre.

Contenu :
Comme amorce à l’élaboration de projets, le studio propose de questionner notre relation au réel par l’intermédiaire des faits, du document, du prélèvement direct d’éléments sensibles et d’engager une réflexion sur la manière dont l’art peut se nourrir de composants extérieurs (l’actualité, la science, les sciences humaines, l’histoire, la fiction, la nature...). Interroger le contemporain à travers ses formes d’expressions, ses discours, la profusion de ses images et exercer son sens critique à travers l’exercice d’une pratique libre bien qu’organisée en 3 organes qui interagissent :
La captation / la production / le dispositif.

La captation / Le document à l’œuvre :
Circonscrire le réel dans sa globalité est une tâche impossible qui nous oblige à procéder par fragmentation, à opérer des choix. Cette apparente contrainte de la sélection d’un domaine d’étude incite en réalité à porter une attention renouvelée aux terrains oubliés ou maltraités par l’information et à encourager l’émergence d’un regard divergent. Le fragmentaire, le particulier comme outil critique de la disposition du monde. Dans cette volonté d’enregistrement du réel, il s’agira de faire de la collecte ou de la captation une pratique, un geste, une mécanique à travers la notion de reprise, d’encourager la copie, le ressassement, la citation, la compilation, l’artefact afin que le document ne se fige pas dès sa réception.

La production / Du document à l’œuvre :
En partant de matériaux hétérogènes, la notion de production concerne principalement la manière dont nous allons agir sur, avec ou à partir d’eux.
Agir à travers des notions de dérèglement : La discontinuité ou la permutabilité des éléments, faire dysfonctionner, déconstruire, disloquer... ou/et à travers des notions d’arrangement : Le montage, la juxtaposition, l’assemblage, le changement d’échelle, la transposition des matières, le recours à la fiction, l’organisation d’un archivage...
L’objectif est de permettre à chaque étudiant d’interroger de manière ouverte la nature de son matériau (sa portée, sa signification, sa valeur informative..) et d’explorer le potentiel apporté par les mécanismes de transformations (notamment les questions liées à la temporalité et à la mise en espace).

Le dispositif.
Qu’il soit intégré au mode de captation, à l’acte même de production ou qu’il concerne l’espace architecturé de présentation, le dispositif interroge forcément le regard et les conditions de réception du travail par le spectateur.
Il véhicule les expériences, les informations, les formes. Il est donc nécessaire de s’interroger sur son organisation, ses qualités, sa complexité : Quelle est l’autonomie de la production vis à vis du dispositif ? Les «objets» produits s’adaptent-ils au dispositif ou l’inverse ?
Est-il visible ou invisible? Est-il pérenne, temporaire, mouvant ? Fait-il agir ou interagir des acteurs ? ...

Le rôle du dessin.
Le dessin est un outil d’élaboration de langages visuels et un objet protéiforme et mouvant.
On peut lui assigner des rôles d’observation, d’analyse, de construction ou de réalisation. Il peut aussi bien prendre en charge la représentation de tout ce qui préexiste, prépare ou échappe aux autres pratiques que devenir un dénouement ou un aboutissement. On peut également s’interroger sur ce qu’est le dessin lorsqu’il n’est pas considéré comme une finalité ou une étape de recherche, lorsqu’il est une activité plutôt qu’un objet ?
Pour conserver cette conception complexe et ouverte du dessin, les étudiants devront engager une réflexion propre sur le(s) rôle(s) qu’ils donnent à cette pratique au sein de leurs projets.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Roland Barthes, « L’effet de réel », Communications, n° 11, 1968
Giovanna Zapperi (dir.) : L’avenir du passé / Art contemporain et politiques de l’archive. Presses universitaires de Rennes. (2016).
Aline Caillet et Fréderic Pouillaude : Un art documentaire: Enjeux esthétiques, politiques et éthiques. Presses universitaires de Rennes. (2017).
Marie-Jeanne Zenetti / Factographies : l’enregistrement du réel en littérature, Classiques Garnier, collection « Littérature, histoire, politique », (2014).
Revue Trouble : factographies (2010). https://troublearchives.wordpress.com/trouble-factographies-2010/
Georges Didi-Huberman : Etre crâne, Lieu, contact, pensée, sculpture. Les editions de minuit. 2014
Georges Didi-Huberman : Images malgré tout, Les éditions de minuit. 2005
Philippe Vasset : Un livre blanc, Paris, Fayard, 2007.
Xavier Boissel : Paris est un leurre. editions Inculte. 2012.
Pierre Bayard : Comment parler des lieux où l’on a pas été? , Les éditions de minuit. 2012
Jacques Derrida, A dessein, le dessin suivi de Derrida, à l’improviste par Ginette Michaud Le Havre : Franciscopolis, 2013
Revue Tête à tête. Revue d’art et d’esthétique / www.revuetat.com. Rouge profond.
Roven. Revue critique sur le dessin contemporain. Roven éditions.

 GEPPPauline Bastard
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio a pour but de permettre à l’étudiant de donner de l’ampleur à ses projets, de lui proposer une expérience collective et d’engager avec le groupe une réflexion sur la production à la base de l’oeuvre.

Contenu :
Le Groupe d’Entraide pour la Pratique et la Production est un système d’échange du temps et des savoir-faire. Les étudiants proposent des projets pour lesquels ils ont besoin d’aide. Le studio fonctionne comme un Système d’Échange Local, chaque étudiant est à la fois porteur de ses projets et participant dans les projets des autres.
Preneur de son, performeur, figurant, régisseur, photographe, décorateur, danseur, céramiste, monteur, modèle, déménageur, traducteur, mathématicien, musicien… Les étudiants s’entourent dans leur démarche et chacun prend divers postes selon les besoins. La communauté formée par le travail donne une réalité aux projets. Dans ce studio, les oeuvres ne sont pas dissociables de leur processus de production, ce lien constitue une base conceptuelle et méthodologique au développement des projets et à la réflexion.

Mode d'évaluation :
Le travail de production se passe en dehors du temps du studio : les projets se développent entre les étudiants. Le studio sert de base et de lieu de réflexion, on y prépare les projets et on y présente ce qui a été produit. Il est basé sur la participation et requiert une présence, une participation, une attention.

Bibliographie :
Tim Ingold, Faire : anthropologie, archéologie, art et architecture, Dehors, 2017
Jacques Rancière, Le maître ignorant, 1987
William Golding, Sa Majesté des Mouches, 1954

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 No LimitNiek Van de Steeg
David Renaud
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’étudiant doit mettre en place un système de production et d’analyse à partir des notions comme :
-la relation avec l’environnement
-la comparaison entre différents statuts et significations de son travail selon les situations de sa monstration.
Il s’agit alors de prendre en compte les objets ou les dispositifs dans les rapports qu’ils peuvent entretenir avec la complexité des espaces et des environnements :
Les espaces affectifs, anthropologiques, architecturaux, commerciaux, culturels, économiques, historiques, naturels, politiques, sociaux ...
L’étudiant doit construire un regard critique afin d’analyser les choses vues.
À partir ses observations, il doit pouvoir construire plastiquement et conceptuellement des objets et des images.
L’étudiant devra consolider sa méthodologie dans son approche des concepts artistiques et dans sa production afin d’acquérir les moyens de faire valoir sa singularité et sa créativité.
L’étudiant devra véritablement développer et montrer un goût pour la recherche, la découverte, construire des croisements et être capable de les faire transparaître dans les différentes phases de sa production.

Contenu :
Que peut-on produire avec des limites, à la limite et au-delà des limites ?
Qui dit limites, dit frontières, dit territoires...
S’il y a frontières, limites ou bornes, cela définit un territoire, un cadre ; qui définit et comment sont définies les bornes (les frontières) ? Pourquoi, par et pour qui ? Quel est ou quels sont ces territoires ?
Une fois les limites franchies, ce sont un ou des nouveau(x) territoire(s) qui s’ouvre(nt) devant nous. Comment définir notre parcours à travers ceux-ci ? Comment rendre compte de notre expérience, de ce déplacement, comment faire part de ces explorations, de ces moments, comment donner à voir ce qui ne peut être vu ?
Ce sont les questions de l’invention, de l’art contemporain, de l’avant-garde, de la recherche et du dépassement…
Il n’y a pas de médium, ou il y en aura plusieurs, il y a un territoire qu’il faudra contourner, outrepasser…

Le cartographe ne représente pas, mais associe pensée et imagination pour à la fois déduire et produire l’image possible d’un territoire. Elle élabore tout en même temps la description et la construction d’un objet de connaissance dans un effet de représentation.
Question de mise à distance.
Cette représentation du territoire sera activée par des allers et retours sur le terrain du Grand Lyon. Les cours et les séances à l’école dans les ateliers porteront sur des questions réflexives (vous travaillerez les questions de la représentation du territoire) et alterneront avec des promenades, des parcours et des sorties.
Les sorties de l’école dépasseront les bornes de l’atelier, vous utiliserez le territoire de la ville et vous travaillerez les interstices, les terrains vagues, les frontières pour, espérons-le, dépasser les limites. Ceci dans le but de montrer combien l’engagement individuel contribue à façonner la ville. Agir, à la limite et sur les limites, pour mieux détourner, les espaces, l’organisation et les signes, et peut-être, provoquer/convoquer l’engagement d’autres résidents en utilisant la notion de communauté et de partage…

« … Faire une carte, c’est peindre, graver, coudre, coller, installer, utiliser un ordinateur ou un simple crayon (variété des médiums et des mises en œuvre). Une carte c’est une feuille imprimée, une toile, un tissu, une image projetée, griffonnée sur un bout de papier, ou encore un tracé éphémère à même le sol (variété des supports et des formats). Cartographier, c’est représenter la terre, le ciel, un territoire, un itinéraire, un flux, l’intérieure du corps, l’île d’Utopie, la rêverie d’un artiste (variété des objets et des référents). Une carte c’est aussi l’image d’un projet comme signe d’une action passée, c’est un document qui témoigne du travail d’un artiste ou une œuvre à part entière, c’est encore le moyen de revendications politiques ou un simple jeu graphique (variété des usages, des statuts et des finalités)… »
Julien Béziat, « La carte à l’œuvre, Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, p.14.

« …En parcourant les villes à pied, ces artistes* font de l’acte de marcher une communication collective et rappellent que cette activité élémentaire est au cœur même de l’urbanité. Ils contribuent ainsi à renforcer l’attrait des styles urbains et de la marche en particulier. La marche comme « pratique esthétique » pour reprendre le titre du livre de F. Careri, écrit en 2002, devient alors une autre façon d’appréhender la mobilité douce. La démarche artistique pourrait ainsi produire des messages forts, interpellant directement l’imaginaire du citadin, l’entrainant à infléchir peu à peu ses représentations de la marche au sein de cette matrice communicationnelle permanente qu’est la ville…»

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Julien Béziat, « La carte à l’œuvre. Cartographie imaginaire création », Presses universitaires de Bordeaux, coll. Artes, 2014
- « Cartes et figures de la Terre », Centre Georges Pompidou,1980
- Jean-Marc Besse, « Cartographier, Construire, Inventer », in Les carnets du paysage n° 7, 2001
- Christine Buci-Glucksmann, « L’œil cartographique de l’art », Galilée, 1996
- Giovanna Borasi, Mirko Zardini, « Comment s’approprier la ville », Centre Canadien d’Architecture, Sun, Montréal, 2008
- Bruce Bégout, « Suburbia. Autour des Villes », Inculte, Paris, 2013
- « Hacking the City. Interventions in urban and communicative spaces », Sabine Maria Schmidt, Museum Folkwang, Essen, 2011
- Collectif avec Negri Toni, « La ville-monde aujourd’hui : entre virtualité et ancrage », L’Harmattan, Paris, 1996
- Davilla Thierry, « Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du xxe siècle », Éditions du Regard, Paris, 2002
- Mark Davis, « Soyez réalistes, demandez l’impossible », Les Prairies Ordinaires,‎ Paris, 2012

 Point de vue, images du mondeGuillaume Janot
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Initiation théorique et pratique.
Maitrise de l’outil photographique et compréhension de ses enjeux.
Développement d’une démarche personnelle.

Contenu :
'L'acte photographique n'est pas juste une captation, un simple enregistrement, mais la construction consciente et volontaire d'une image.' Stephen Shore.

La fabrication d’une image photographique est sous-tendue notamment par la question du point de vue, tant spatial que mental. On évoque souvent la question de la place du spectateur, nous tenterons ici de réfléchir aussi sur la place de l’artiste lorsqu’il se pose dans et/ou devant le monde pour en construire une représentation.

Le studio s'appuie sur une pratique photographique régulière de votre part, sur le développement d'une démarche personnelle, et une analyse critique collective des travaux produits.

Ce sera l'occasion d'aborder quelques problématiques liées à l' apparition de la photographie depuis son invention jusqu'à aujourd'hui, nous exposerons et commenterons de nombreux documents et oeuvres photographiques contemporains ou historiques (lecture des textes fondateurs, approche des enjeux actuels...)

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilans semestriels.

Bibliographie :
« Histoire de la photographie », Lemagny/Rouillé, Bordas.

« L’ invention d’ un regard, 1839-1918 » Musée d’ Orsay, RMN .

« Le public moderne et la photographie » Charles Baudelaire .

'Hommes du XXème siècle', August Sander.

« Sur l’ art et la photographie », Walter Benjamin, arts et esthétique.

'Louons maintenant les grands hommes', Walker Evans et James Agee, Terre humaine Plon.

« American photographs » Walker Evans, Moma .

« Le style documentaire 1920-1945 » Olivier Lugon, Macula . 

La dénivelée » Hubert Damisch, Seuil 
.
« Le photographique » Rosalind Krauss, Macula
.
« Platitudes » Eric de Chassey, Gallimard
.
« La chambre claire » Roland Barthes.
Pour une philosophie de la photographie. Wilém Flusser. éd Circé.
Les raisons du paysage. Augustin Berque. éd. Hazan.
Revues : « Etudes photographiques », SFP
« Les cahiers de la photographie: Robert Frank, Henri Cartier Bresson, William Klein etc... »
également, bien sûr : les monographies des photographes,
(et différents textes communiqués au fur et à mesure de nos questionnements, de nos rencontres et de nos besoins).

Support de cours :
Présentation régulière sous forme de cours et de projections liés à l'Histoire ansi qu'à l'usage de la photographie aujourd'hui.

 Pratiques picturalesKirsten Murphy
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans cet atelier pratique, il s'agit d'encourager le maximum d'experimentation et de mobilité possible ; le studio doit permettre au travail de chacun d'évoluer, voire de se transformer. Il ne vous sera pas demandé de circonscrire un territoire ou d'établir un projet, mais simplement de prendre le plus possible conscience - lors des discussions et dans votre pratique entre les séances - des conséquences et des possibilités de vos choix plastiques.

Contenu :
Nous nous réunissons en groupe pour discuter de problèmes et d'enjeux communs mais aussi spécifiques au travail de chacun.
Un travail artistique est un objet complexe qui peut être pensé comme une accumulation de décisions prises, bonnes ou mauvaises, de façon consciente ou inconsciente, par intuition ou par habitude, suivant ou pas des conventions ou des plans. Chacune de ces décisions modifie la qualité de la totalité de la construction.
Cette caractéristique des œuvres est particulièrement sensible en peinture, ou les couches se superposent et se cachent. Dans le studio “Pratiques Picturales” il s'agit de regarder attentivement ensemble tous les gestes qui constituent un travail et ainsi de construire un espace de parole intermédiaire entre “l'espace mental” de chacun et “l'espace public” de présentation, en adoptant une position qui reste proche de celui ou celle qui fabrique et non pas de la critique qui interprète à partir de ce qu'il voit. Dans le studio, la parole est active et influe sur la production des participants ; le travail présenté est toujours considéré comme un point dans une évolution.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Des référence bibliographiques seront donnée lors des cours théoriques qui accompagneront ce studio.

 Print, Print, PrintNicolas Romarie
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer une pratique dans le champ de l’édition et du multiple.

Appréhender les différents supports et techniques d'impression papier.
Penser la diffusion et la mise en espace.

Contenu :
Depuis une pratique déjà affirmée de l’édition ou partant d’une autre pratique — dessinée, photographique, filmique, textuelle —, ébauches de travaux, carnets de notes, pièces déjà réalisées ou projets abandonnés par ailleurs, il s’agit de penser et réaliser une ou plusieurs éditions imprimées sur papier.
Afin de trouver la forme appropriée à chaque projet, sont abordées les composantes d’une édition d’artiste imprimée — mise en page, format, support, production, diffusion — ainsi que la singularité et la souplesse propres à ce médium à part entière.
Les séances de travail sont collectives, prolongées au besoin de rendez-vous individuels. La fréquentation active du pôle édition est encouragée, tant pour une première approche des outils — sérigraphie, offset, jet d’encre grand format, laser, façonnage — qu’un usage approfondi.
Régulièrement, présentation d’éditions d’artistes, aventures éditoriales, portraits d’éditeurs.

Mode d'évaluation :
D’octobre à mai, suivi continu — travail d’atelier, réalisation, discussion collective.
Évaluation en fin de semestre.

Bibliographie :
Christoph Keller et Michael Lailach, « Kiosk – Modes of Multiplication: A Sourcebook on Independent Art Publishing 1999-2009 », JRP/Ringier, 2009
« L'effet papillon, 1989-2007 », Centre d'édition contemporaine, Genève, 2008
Jörg Adolph et Gereon Wetzel, « How to Make a Book with Steidl », dvd, 2011; « How to Make a Book with Carlos Saura et Steidl », dvd, 2017

Support de cours :
Éditeurs, distributeurs, librairies, galeries, artothèques : Maison du livre de l’image et du son, Villeurbanne; After 8 Books, Paris; Florence Loewy, Paris; Centre des livres d’artistes, Saint-Yrieix la Perche; Centre d’édition contemporaine, Genève; Nieves, Zürich; Roma Publications, Amsterdam; Motto Berlin-Vancouver-Bruxelles-Zürich; Printed Matter, New York.

Salons : Multiple Art Days, Paris; Offprint, Paris; Missread, Berlin; New York Art Book Fair

 Réalisations Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Dans la continuité de l'organisation et de l'évolution plastique du travail (cf. fiche mise en œuvre et développement), l'étudiant est amené à prendre en charge la dimension de finition des travaux en adéquation avec les enjeux plastiques, conceptuels et méthodologiques du projet.

Contenu :
En option art, depuis le 'non-fini' jusqu'à 'l'hyper-poli', du 'trash' au 'clinquant' en passant par 'l'esthétique du fragment' ou le 'non-visible', il semble évident que la qualité des réalisations ne puisse être définie que de façon singulière et relativement à l'orientation du projet personnel de l'étudiant jusque dans son approche des consignes et contraintes données sous forme de thématique ou territoire dans le cadre du 'programme' d'atelier.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Vidéo - Lectures d’imagesOlivier Zabat
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Découverte et approfondissement théorique et pratique des outils numériques à partir des travaux de l'étudiant lors de séances de Lectures d'Images.

Les Lectures d’Images qui accompagnent le travail pratique se positionnent comme un laboratoire d’analyse du regard et de la multitude des angles possibles dans le développement de l'écriture et de la pensée filmique. C'est un lieu de recherche et de propositions.
Les vidéos présentées sont la matière d'échanges collectifs, étudiants/enseignant(s), où sont questionnés les modes et les enjeux filmiques pour développer et aboutir les projets. C'est un temps d'accompagnement qui agit et fait le lien entre le travail solitaire et le temps où le projet est partagé et rendu public.

Contenu :
Les outils de prise de vue d’aujourd’hui se multiplient à partir d’un « tronc commun » qui est l’image HD (haute définition 2K, 4K). Dans le choix de ces outils pour construire une recherche filmique se pose maintenant la question de leurs spécificités propres (haute définition, rapidité de traitement et de communication, texture cinématographique…) et de la pertinence de leur mise en œuvre et de leur adaptation à la démarche artistique. Ce choix, au-delà de l’aspect technique et formel des outils, implique de prendre en considération les aspects plastique, éthique, politique, artistique qui les accompagnent. Comment ces outils déclinés peuvent-ils permettre à chaque étudiant un accès parcellaire à l’ensemble des formes revendiquées comme filmiques aujourd’hui (cinéma, télévision, art vidéo…) et donner lieu au développement de travaux cohérents et singuliers ? Quel est le moment charnière où des images numériques deviennent film ? Intention, prise de vue, direction, montage, générique de fin, diffusion ?
Ces questions seront abordées lors des Lectures d’Images (intensives en année 3) durant lesquelles, à chaque session, l'étudiant sera invité à présenter une vidéo aboutie ou des éléments de recherches, en cours de projet, devant tous les inscrits au studio et en présence de l’enseignant. En plus de la présentation formelle et critique, l'étudiant devra formuler une (des) question(s) précise(s) sur le film ou la séquence présentée, en relation avec une interrogation pratique, esthétique voire éthique sur le film ou une partie du film. Elle sont l'amorce et l'axe de l'échange collectif et paritaire en vue de trouver une ou des solutions ou proposer une orientation de travail à venir. Les séances de présentation de travaux de Lectures d’Images peuvent s’accompagner du visionnage de films sélectionnés par l'enseignant du studio.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- André Bazin, « Qu’est-ce que le cinéma ? », Cerf, coll. 7e art, 1976, 372 p.
- Raymond Bellour, « L’entre-images », La Différence, coll. Essais, 2002, 349 p.
- Bernard Benoliel, « Opération Dragon de Robert Clouse », Yellow Now, coll. Côté Films n° 17, 2010, 128 p.
- Robert Bresson, « Notes sur le cinématographe », Gallimard, coll. Folio, 1995, 137 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 1. L’image-mouvement », Minuit, 1983, 298 p.
- Gilles Deleuze, « Cinéma, tome 2. L’image-temps », Minuit, 1985, 378 p.
- Serge Daney, Serge Toubiana , « Persévérance », P.O.L, coll. Essais, 1994, 171p.
- Michel Rush, Christian-Martin DIiebold, « Les nouveaux media dans l’art », Thames and Hudson, coll. L’univers de l’art, 2005, 248 p.
- André Gardies, « Le récit filmique », Hachette, coll. Contours littéraires, 1993, 151p.
- Guy Gauthier, « Le documentaire, un autre cinéma », Armand Colin, coll. Cinéma, 2008, 428 p.
- Michel Chion, « Ecrire un scénario », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 344 p.
- Henri Colpi, Nathalie Hureau, « Lettres à un jeune monteur », Seguier, coll. Carré ciné, 2006, 176 p.
- Dominique Païni, « Le temps exposé : Le Cinéma de la salle au musée », Cahiers du cinéma, coll. Essais, 2007, 142 p.
- Andrei Tarkovski, « Le temps scellé », Cahiers du Cinéma, coll. Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 2004, 288 p.

 Workshops Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S6-Contextualisation / Médiation3Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Spatialisation Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage progressif de la mise en espace et de la présentation plastique de l'ensemble des travaux de l'étudiant.

Contenu :
Selon l'année et le niveau des études, le travail de spatialisation est mis en œuvre régulièrement tout au long de l'année dans le cadre de séances de présentation de travaux ainsi que lors des bilans semestriels ou le cas échéant au moment d'expositions en dehors du cadre de l'école.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Stageobligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le stage permet d'acquérir une expérience des milieux de création et de production, d'approfondir la connaissance des milieux professionnels (entreprises, milieux culturels et institutionnels) et de développer les compétences pratiques en termes d'outils et de travail en équipe.

Contenu :
Ce temps de formation donne lieu à la rédaction par l' étudiant d'un 'rapport de stage' mettant en évidence sa propre approche du milieu professionnel en relation avec l'enseignement proprement dit.
Les périodes de stages obligatoires sont fixées par l'école.
Les périodes de stages hors obligation sont fixées de façon concertée entre l'étudiant, l'équipe pédagogique et l'entreprise.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S6-Diplôme15DNA Jury de Diplôme
obligatoire15,00
 

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
CésureStageobligatoire1,00
 

Semestre 7

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S7-Histoire / Culture / Théorie8Art contemporainGuillaume Desanges
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Partant de l'idée que l’art est un champ de pratiques multiples et problématiques, l'objectif de ce cours est d'en discuter certains enjeux par tous les biais : expositions, œuvres, figures d'artistes, controverses, structures, idéologies, à travers grands sujets et anecdotes. Plus que de partager du savoir, il s'agit de porter un regard critique, voire moral sur les mondes de l’art, qui peut aussi s'appliquer à vos pratiques personnelles. Par exemple, poser les questions du 'quoi' et du 'comment', produire mais surtout la question du 'pourquoi ». A travers des exemples pris dans l'histoire et dans l'actualité, on abordera les réalités de l’art, ses limites, ses contradictions, ses stratégies mais aussi ses utopies, ses rêves, ses positions admirables, dans un mélange d'amour et d'exigence.

Contenu :
Le cours prend la forme d’un magazine thématique 'live' avec différentes rubriques: nécrologie, livre, exposition, chroniques d'invités extérieurs, visite d'atelier, billets d'humeur et dossier thématique. Cette forme permet d'aborder des sujets très divers tout en tachant de garder, à chaque numéro une ligne thématique plus ou moins sérendipitique ('Ecosystèmes de l'art', 'Etats d'urgence', 'Destruction', « Fake news », etc.)

Mode d'évaluation :
Exercices (Mindmap, statement) et présence

Support de cours :
Films, images, sons, rendez-vous skype, etc.

 Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Maîtriser la présentation personnelle ainsi que la présentation de ses travaux (écrit et oral).

Contenu :
Présentation de travaux (écrit et oral).
Rédaction et prise de parole.
Contribution au développement du portfolio artistique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, oral et écrit. Traductions des textes français en anglais.

Bibliographie :
- « 20th Century Words », Oxford University Press
- L. Clandsfield, « Global English (Upper Intermediate, Advanced) », Macmillan Press
- « The Oxford Guide to English Usage », Oxford University Press
- J. Berger, « About Looking », Vintage International

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre.
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.

Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Ecouter EntonnerGilles Grand
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Prélude à la musique privilégiant l'écoute et le dialogue.

Contenu :
Ecoute d'oeuvres musicales historiques ou récentes. Les œuvres sont diffusées dans leur entièreté (elles sont brèves, moins d'un quart d'heure) et de manière répétée (deux ou trois fois). Après chaque écoute, une discussion ouverte permet un échange sur cette audition, le partage des savoirs et la mise en perspective avec les champs de la création et des arts visuels. Aucune connaissance musicale préalable n'est requise.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
http://www.inagrm.com/accueil/collections/portraits-polychromes
http://www.ircam.fr/270.html? et tx_ircamboutique_pi1%5BshowUid%5D=41 et cHash=af12f57aef940c21ace7dd55a07388f2

Support de cours :
http://art45.ensba-lyon.fr/0_art/GG/

 Esthétique et pratique théoriqueMarie Canet
obligatoire2,00
 

Contenu :
Queeriser
Communautés, identités et globalisation

Je propose de penser dans ce cours la manière dont des êtres jusque-là privés des outils de la représentation se sont emparés des technologies de visualisation afin de produire des énonciations contestataires et solidaires. L’enjeu est la production de savoirs partagés créés depuis les marges linguistiques, sexuelles, biologiques et géographiques de l’histoire. Là, dans ces moments de contact, par hacking ou métissage, la réarticulation performative et identitaire du contexte permet d’imaginer que, dans les interstices de la globalisation, il y a des inflexions venues du bas et d’ailleurs, personnelles ou communautaires qui, de la particularité de leurs positions, viennent perturber les arrangements conceptuels préétablis et déranger les organisations habituelles. Mieux, que ces inflexions nous laissent imaginer que dans la réunion des particularités et dans la construction opportune de ces communautés peut s’écrire un vocabulaire nouveau, plus queer, à l’ère de la globalisation.

Mode d'évaluation :
Travail à rendre en fin de semestre.

Bibliographie :
Bibliographie
sélection
- Perry Anderson, The Origins of Postmodernity, Londres / New York, Verso, 1998
- Benedict Anderson, Imagined Communities : Reflections on the Origin and Spread of Nationalism, Londres, Verso, 1983
- Karen Barad, « Intra-actions », interview menée par Adam Kleinmann, Mousse Magazine, no 34, 2012
- Karen Barad, « Nature’s Queer Performativity », Women, Gender and Research, numéro spécial « Feminist materialisms », 2001
- Partha Chatterjee, « Whose Imagined Community ? », Mapping the Nation, Gopal Balakrishnan (dir.), Londres, Verso, 2012
- Beatriz Colomina, « X-Ray Architecture : Illness as Metaphor », Positions, No. 0, Positioning Positions, automne 2008
- Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais : sciences, fictions, féminismes, anthologie établie par Laurence Allard, Delphine Gardey et Nathalie Magnan, Paris, Exils, « Essais », 2007
- Pedro Lemebel, Hablo por mi diferencia, publié postérieurement dans le volume Loco afán Crónicas de sidario (Santiago, LOM Ediciones) en 1996.
- Ernesto Laclau, « Beyond emancipation », Emancipation(s), Londres, Verso, 1996
- Adrienne Rich, « Notes toward a Politics of Location », Women, Feminist Identity and Society in the 1980’s, Myriam Díaz-Diocaretz et Iris M. Zavala (dir.), Amsterdam / Philadelphie, J. Benjamins, 1985,
- Suely Rolnik, The Politics of Anthropophagy in the Transnational Drift, dans Where to Sit at the Dinner Table, Pedro Neves Marques (éd.), Berlin / Cologne, Archive Book / Akademie der Kunst der Welt, 2014

 L'art et son doublePatrick Beurard-Valdoye
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’école des Beaux-Arts de la Montagne noire : le point de vue de la rivière Blue Ridge


Après avoir étudié l'année dernière la Freie Internationale Universität (Dublin ; Kassel) de Joseph Beuys, on s'intéresse à nouveau aux artistes qui s’immiscent dans les schémas éducatifs conventionnels et coercitifs. Le Black Mountain College (Caroline du Nord 1933-1957) est un transformateur du commun, par le biais d’une éducation moins spécialisée, plus démocratique, formant des « citoyens du monde » (Ruth Asawa, ancienne étudiante).

Dans l’enseignement artistique la transmission, qui s’appuie sur l’expérience, impose souvent des questionnements formels intrinsèques (mode de discours ; forme de la parole parfois performative ; expérimentations visuelles, sonores ou poétiques ; partages des savoirs selon le medium). La pensée relève aussi d’un champ morphique. A partir des écrits du philosophe John Dewey (Chicago), et par ailleurs de l’aventure du Bauhaus (dont l’enseignement novateur de Gertrude Grunow sera ici mis en valeur), un pédagogue réformateur (John Rice), un ingénieur (Theodore Dreier, neveu de la collectionneuse Katherine Dreier) et un artiste (Josef Albers), mettent en œuvre ces notions à Black Mountain.
Lors d’« universités d'été » s’inventent collectivement des enactments.

Contenu :
Ce subtil et explosif « mélange » invente un moment décisif pour les arts vivants, opérant le déplacement des « lignes de démarcations » entre arts plastiques, musique (John Cage ; Stefan Wolpe), chorégraphie (Merce Cunningham), arts scéniques, arts poétiques (Charles Olson ; Robert Creeley ; Hilda Morley), et les designs (Xanti Schawinsky ; Anni Albers ; Richard Buckminster Fuller).
On peut pour ce cours dégager deux épisodes majeurs.
§ Le premier happening (1952). Une origine est Antonin Artaud, ses écrits comme sa pratique « performative » ; une autre, l'art intégral Merz de Kurt Schwitters, incluant ses écrits. Une séance sera consacrée à chacune de ces aventures d'un art hors de l’espace euclidien.
On interroge les conditions préalables à l’épanouissement de cette forme qu’est le happening. On s’interroge – à partir d’informations parfois inédites qui bousculent les récits habituels – sur le déroulement du premier happening. On regrette qu’aucun enregistrement filmique, photographique ni sonore n’ait été réalisé. C’est l’opportunité d’une réflexion sur la « sauvegarde » et les archives, associée aux pratiques contemporaines.
§ Un second apport – essentiel – est le plus souvent ignoré. Charles Olson dans une série de conférences (1956) en appelle à la « post-histoire ». A partir de ses textes (non traduits), on met en perspective sa conception avec celle d’autres penseurs (ultérieurs) de la postmodernité. Par surcroît l’on établit un parallèle entre sa « Special View of History » et les nouveaux concepts d’histoire de Walter Benjamin.

Une approche anthropologique du Black Mountain College conduit toutefois à pointer ce « chœur patriarcal » (Hilda Morley). Mais aussi, on déplore la persistance de récits qui sous-estiment la permanence des compositeurs exilés de l’Ecole de Vienne, et sous-estiment le rôle des femmes : Anni Albers ; Hilda Morley ; Elaine de Kooning, et surtout la figure cruciale de Mary C. Richards (poète, traductrice, metteure en scène, essayiste, artiste de la céramique, pédagogue réformatrice).
Une séance sera consacrée à Helen Frankenthaler, dont le séjour à Black Mountain, bref, n’en fut pas moins décisif pour son œuvre.
[P. B.-V.]
Au premier semestre. Première séance vendredi 18 octobre 14h. Grand-amphi.

Mode d'évaluation :
présence active en séance

Bibliographie :
Helen Molesworth [sous la dir.] : Leap before you Black Mountain College,Institute of Contemporary Art, Boston, 2016
Éric Giraud, Jean-Pierre Cometti : Black Mountain College, art, démocratie, utopie, PUR, 2014
Patrick Beurard-Valdoye : Gadjo-Migrandt, partie 'La traversée des élans', Flammarion, 2014

Support de cours :
conférences avec projections iconographiques, filmiques et sonores. Lectures

 Recherches théoriques Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit d’acquérir ou de développer les éléments constitutifs d'une culture théorique (critique, esthétique et philosophique) en relation avec le projet général de l'étudiant et dans la continuité du travail entrepris en année 1 dans le cadre du projet-mémoire.

Contenu :
En année 2 et 3, et jusqu'à l'année 5 de l'option art, dans des registres spécifiques, les contenus des recherches théoriques, sont directement induits par le niveau de connaissances et d'engagement de l'étudiant et les enjeux conceptuels et artistiques de son projet.
Ce travail amène progressivement l'étudiant à la maîtrise des outils conceptuels nécessaires à la soutenance de son diplôme et permet en phase projet, d'aborder le mémoire de fin d'études avec les compétences minimum requises dans le cadre d'une introduction à la recherche.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S7-Recherche / Méthodologie7Art Contemporain et Temps de l'HistoireBernhard Rüdiger
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le séminaire se fonde sur les travaux menés par l'unité de recherche Art Contemporain et Temps de l'Histoire, formé par des jeunes artistes diplômés et des doctorants en théorie de l’histoire des arts. Il se propose de développer d'un point de vue d'artiste un travail autour des relations entre certains aspects de l’art contemporain et les « régimes d’historicité » qu’ils mobilisent.

Contenu :
Le problème de la forme en art 3


Le parcours de ces dernières années

Le séminaire a traité les années précédentes de la relation entre art et violence et a porté son attention sur ces moments particuliers où le langage et la perception sont suspendus. L'expérience cognitive du langage et des images est un travail d'élaboration, au sens de la transformation que se produit en nous quand nous formulons ou nous écoutons un récit, quand nous produisons ou nous observons une image. Dans ce moment de trans-laboration, de mise en œuvre complexe d'autres domaines — notamment ceux de la mémoire et de l'expérience antérieure — le langage se construit selon de schémas que nous maitrisons. Or la violence, comme aussi le rire, sont le lieu de l'écart, de la différence et de la singularité, ils produisent une dynamique réflexive d'une nature différente. Dans un moment d'absence de ce qu'est à narrer et de ce qui est visible, la dynamique réflexive se construit par une oscillation extrême entre aveuglement et contemplation. Le rire plus particulièrement nous a permis d'aborder le langage produit dans cette situation de suspension par la notion freudienne de 'forme régressive' grâce à l'étude de la figure de Pulcinella et sa position paradoxale face à son public. Ce masque de la tradition du théâtre de rue napolitaine est en même temps comique et sérieux, tellurique et infernal, innocent et savant, il est le lieu ou le point d'oscillation. Il est toujours aux bords de ce qui peut faire langage, mais qui échappe à toute formulation. Polichinelle est porteur de nouvelles possibilités du langage, car il est le masque de la 'régression' du langage inédit et non dit.
Nous avons exploré un aspect essentiel de l'élaboration et de la régression créative à l'œuvre dans tout invention expressive, portant notre attention à cet écart entre absence du langage et ce que les artistes ont appelé le problème de la forme.
On est revenus sur ce que dans la langue allemande on appelle 'die Gestalt', la chose qui se donne à voir pour ce qu’elle est, dans le sens où elle est régie par un ordre, une règle interne qui la rende organique pour celui qui l'observe. Quand est-ce que cet ordre est perçu comme créatif, c'est-a-dire, quand est-ce qu'il est nouveau, inédit? Quel est le rôle d'une culture et de son langage sédimenté dans la production d'une forme inédite? Comment se manifeste l'écart, que-est ce que c'est sa singularité, quel rôle accorder à son incompréhension?
L'horizon de la culture, le biotope à partir duquel nous apercevons les choses a été essentiel dans l'histoire de l'art et a permis à tout artiste de penser les objets et les idées comme des choses organisées selon un ordre nouveau, selon une logique qui est reconnaissable comme différente de nous et tout ce que nous connaissons. Comment produire une forme en art, comment inventer si elle ne se réfère plus à une culture donnée, s'il elle ne travaille plus comme le pensaient les artiste du vingtième siècle, Klee ou Malevich par exemple, à partir de sa propre histoire?
L'élaboration semblerait perdre d'importance dans notre société mondialisée et nous avons pu l'observer dans beaucoup d'évolutions artistiques qui ne s'occupent plus du problème de la forme, qui ne travaillent pas à ce qui est inédit et ont souvent abandonné la dimension de travail de la perception du spectateur. Qu'est-ce que c'est le problème de la forme si on ne peut plus penser l'écart? Est-ce que le rôle de l'art a déjà changé ?


Le développement de cette problématique pour cette année

'La critique comme principe de sélection, de discernement et distribution ou redistribution nécessite un critère et une faculté capable de discerner. Si la critique présuppose une résolution et une forme d’ordre, elle présuppose aussi des conditions et limites susceptibles d’un débordement, écrit Jean-Luc Nancy dans Critique, crise, cri (revue en ligne Diacritik voir bibliographie).
La critique, dans le sens développé par philosophie moderne allemande (celle d'après la Révolution française) présuppose l'idée de sujet pensant et agissant et est en art à l'origine de l'idée spectateur. Un individu qui est capable de ressentir ce que transmet une œuvre et qui justement par son expérience esthétique du monde peut aussi prendre position. C'est l'idée développée par Schiller à propos du rôle de l'éducation esthétique pour qu'un individu puisse développer une conscience éthique et politique du monde.
Nous sommes entrées aujourd'hui dans une nouvelle ère, où la pensée critique ne semble plus nécessaire pour faire expérience du monde. Assignés à un rôle, une position sociale et topographique dans le monde, à un genre et à une condition politique, nous sommes en condition de 'criticabilité', non pas à partir de ce que nous expérimentons du monde développant une attitude de jugement, mais à partir d'une condition donnée qui n'est pas à interroger car assigné. Ce débat public est présent dans toutes les sphères de notre société. Qu'elle est l'influence de ce changement radicale sur ce qu'on appelle art? Qu'est ce qu'est une forme si le sujet n'est plus en condition d'expérience et de jugement?
On essaiera d'aborder cette vaste problématique à partir de quelques œuvres symptomatiques récentes et de la fin du siècle dernier.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- Jean-Luc Nancy, Critique, crise, cri (unser Zeitalter ist nicht mehr das eigentliche Zeitalter der Kritik) https://diacritik.com/2016/05/13/jean-luc-nancy-critique-crise-cri-unser-zeitalter-ist-nicht-mehr-das-eigentliche-zeitalter-der-kritik/
- Michel Foucault, QU’EST-CE QUE LA CRITIQUE ? [CRITIQUE ET AUFKLÄRUNG] Bulletin de la Société française de Philosophie. Compte rendu de la séance du 27 mai 1978 https://docs.google.com/viewer?a=v et pid=forums et srcid=MDU5MTc5ODQ1NDc2NTQ4MTI0MzkBMTgzNjk4NDg1MzkxNDI4MTA0OTQBZUdrMGZlRVlOWlVKATAuMQEBdjI
- Friedrich von Schiller, Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme(1795-1796), http://classiques.uqac.ca/classiques/schiller_friedrich_von/lettres_sur_education/schiller_lettres_sur_education.pdf
- AAVV, “Découper le temps en son lieu. Parcours expérimental / Cutting out Time in its Place. Experimental journey,” B.Rüdiger (dir.), éd. ENSBA Lyon, avec Y.Annicchiarico, A.Bonnard, J.Lauro‐Mariani.
- AAVV, “Le temps suspendu ; Art contemporain et temps hors de l’histoire”, G. Careri et B.Rüdiger (dir.)éd. PUL Presses Universitaires de Lyon, 2016.
- Bernhard Rüdiger, “PPP paradoxe” et “L’œil de Sodome”, in Initiales PPP, Pier Paolo Pasolini N.7, éd. ENSBA Lyon, 2016.
- Bernhard Rüdiger, Natura abhorret a vacuo” Initiales N.1 GM dédié à la figure de George Maciunas ; éd. ENSBA Lyon, 2012.

 Common's LabDavid Olivier Lartigaud
Patricia Welinski
Nicolas Frespech
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Créer un lieu et un temps, d'effervescence du savoir et des technologies spécifiques, de veille, de questionnement et d'accompagnement du travail de création à l'ère de la réalité numérique. En particulier étudier et s'emparer des incidences cognitives, esthétiques voir politiques, des accidents, des prolongements, des élargissements qui s'opèrent et aussi des rapports qui s'établissent entre digital et analogique dans l'art et le design.
Autrement dit, il sera question d'analyser et questionner les transformations que ces outils imposent à notre manière de vivre, de penser, de comprendre, de voir, de créer et de produire, et examiner comment ce nouveau paradigme est la source de formes qui en découlent et qui ouvrent de nouveaux champs d'expériences et de production.
Il sera aussi question de trouver des interlocuteurs/collaborateurs/prestataires/diffuseurs pour élaborer et accompagner les projets.

Contenu :
L’ARC sera l’occasion d’aborder ces questions transversales liés à l’utilisation des TICs.- Le travail, intellectuel et opérationnel, engagé, portera en particulier sur les nouvelles narrations, les transformations des modes d’accès au savoir, la “technomagie”, l'interactivité et ses enjeux, la désynchronisation, la convergence, l'Internet des objets, la réalité augmentée voire d'autres champs d'expérimentation déjà apparus et actifs ailleurs en art et en design. Certains projets développés dans ce cadre seront évalués dans les options avec les enseignants responsables.
- L’ARC a pour mode pédagogique la mise en commun et le partage des connaissances, des ressources et des réseaux ainsi que l'autonomie. Quel que soit leur statut (étudiants, enseignants, techniciens, collaborateurs extérieurs… ), chaque participant à l'ARC peut être acteur de cette mutualisation.
- Une fois par mois, les participants du Commons’Lab se réuniront pour une conférence avec des personnalités extérieures le matin et un atelier pratique l'après-midi. Cette série d’invitations permettra de questionner les pratiques actuelles, d’approfondir la veille des outils ou des champs opératoires et de rencontrer des partenaires potentiels. La partie pratique permettra l'expérimentation des outils et la mise en œuvre des projets.
La participation à l'ARC implique une contribution active aux enjeux du Commons’Lab, à la réflexion menée et à l'élaboration de ce qui en découle (activités, communication, actes, etc.).
Le Commons'Lab est un lieu associé où se mettent en œuvre les recherches, les expérimentations et les projets.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
Bibliographie indicative, d’autres ressources disponibles en ligne :

- Dieter Daniels, Barbara U. Schmidt (dir.), « Artists as Inventors », Ostfildern, Hatje Cantz, 2008
- Zygmunt Bauman, « Le présent liquide », Paris, Seuil, 2007 *
- Peter Lunefeld, « Snap to Grid, « A User's Guide to Digital Arts, Media, and Cultures », Cambridge, MIT Press, 2001*
- Olia Lialina et Dragan Espenschied ( dir.), « Digital Folklore », Stuttgart, Merz Akademie, 2009 *
- Mathieu Triclot; « Philosophie des jeux vidéos », Zones, 2011
- Karen O'Rourke, « Walking and Mapping Artists as Cartographers », The MIT Press, 2013
- Jacob von Uexkûll, « Mondes animaux et monde humain », Pocket 2004
- Anthony Dunne, Hertzian Tales, « Electronic products, aesthetic experience, and critical design », Cambridge, MIT Press, 2005
- Bruce Sterling, « Objets bavards », FYP, 2009
- Frédéric Kaplan, « La métamorphose des objets », FYP, 2009
- Clarisse Herrenschmidt, « Les trois écritures », Gallimard, 2007

- Exposition « Design and the elastic mind », MoMA, NY, 2008
http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2008/elasticmind/index.html
- Exposition « Talk to me », 2011, MoMA, NY
http://www.moma.org/visit/calendar/exhibitions/1080

- Revue OPEN, n° 11, « Hybrid Space, how wireless media mobilize public space », Rotterdam, NAi Publishers, 2006 *
- Revue POLI, n° 3, « Le spectacle de l'écologie », Paris, 2010

http://www.internetactu.net/tag/internet-des-objets/
http://www.pachube.com/
http://www.arduino.cc/

 Méthodologie spécifique Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.
Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Post Performance FutureMarie de Brugerolle
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquérir une meilleure connaissance d'un contexte, capacité à nommer et situer ce qu'on produit, élaborer les outils théoriques et factuels pour structurer une pensée.

L'héritage et les impacts de la performance sur les arts visuels.

Que vaudrait la théorie si elle ne servait aussi à inventer la pratique ?'
Pris au sens d’un projet inachevé, celui de la modernité, la post-performance questionne l’âge du « post-médium » en ce début de 21e siècle, entre succession chronologique, postérité ou filiation historique, réemploi (de formes abstraites de leurs contenus) et rupture (comme changement de paradigme ou d’époque).
Apparue à la croisée de la philosophie analytique anglo-saxonne du langage et des champs de l’art et du spectacle, liée à des pratiques de langage, à des actions et à une rupture par rapport à un certain mode de représentation opérée au milieu des années 50, la notion de performance est polysémique. Il s’agira de questionner ce nom, ce qu’il recouvre, et l’évolution de pratiques liées à son usage.
Comment cet art de la performance évolue-t-il et comment évoluera-t-il dans les prochaines années, notamment avec les technologies numériques ? En quoi sommes-nous passés de sa dématérialisation à son « re-enactment »? Que se joue-t-il ici ?
PERFOURNIR: On abordera également les problématiques liées aux formes produites par la performance: objets scéniques, mobilier, écrits.
la trace de la performance, comme l’archivage (oral et vivant), le document, le film, l’objet scénique ou encore la photographie numérique.
Par ailleurs, la question du public comme forme, de l’audience à la fois destinataire et partie prenante (public captif) permettra de questionner une société du spectacle à l’heure du « spectateur émancipé ».

Cette année l'accent sera mis sur les objets de la performance: le PERFOURNIR: formes et vocabulaire: objets scéniques, sets, stage mais aussi textes: scripts pour la performance, à partir de workshops et d'analyse d'oeuvres, de présentations de travaux.

Perfournir: les objets de la performance.
Obsolète, Objets dysfonctionnels, OOO.
Post Performance Painting.
Puppets: le théâtre et son double.

Contenu :
A partir de 8 axes de réflexion, le séminaire alternera les cours théoriques et les exercices pratiques.

1 - Body Politic: les nouveaux genres de la performance.
2 - Objets scéniques: statuts des objets performatifs.
3 - Le public comme forme: audiomat et soap opéra: nouveaux scripts?
4 - Documenter/recréer: le même mais un autre.
5 - On stage /on line: HIc sed Nunc?
6 - Anarchives: spéculer sur le reste.
7 - Cineperformance.
8 - Espace public, question du commun.

Les Ana-Chroniques de la Post Performance : une autre histoire de la performance à l’âge du post médium (cours en amphi).

Les expériences pratiques en lien avec le programme de recherche Post Performance Future :
-workshop Voix Invisibles, 19 Novembre-23 Novembre 2018, avec Sarah Jones et Margherita Morgantin (à confirmer).
-séminaire: Séries Chéries, avec une 'nuit des séries' mi décembre (à confirmer).
-participation au projet Ceci n'est pas...Los Angeles 2019 (en cours, à confirmer)

Les expériences croisées :
Passerelles avec le LaBo NRV avec conférences-débats, ARC avec 2/3 projet Asile Bourg en Bresse (à confirmer), un workshop avec Jennifer Lacey.
LA répétition: expérience de lecture cuisine, 'le banquet, la banquette', en construction.
Disputatio Quolibet : discussions à partir d’un sujet commun: Sans Contact: comment jouir à l'ère du capteur?
« Quartels » lectures en groupe inspirées des dispositifs lacaniens.
Utilisation des ateliers de sérigraphie et offset avec la participation d’invités extérieurs, conduisant à une réflexion sur les processus de monstration, de réception et de transmission.

Mode d'évaluation :
Fiche de présence et lectures, présentation de travaux, travail en binômes ponctuels, INstagram ralenti.

Bibliographie :
Bibliographie complétée en cours :

- ibliographie complétée en cours :
-Andrea Fraser, Museum Highlights, 2002, MIT Press
- Anne Bénichou (dir.), « Ouvrir le document », Les presses du Réel, 2010
- Krauss Rolsalind, « Under Blue Cup », 2011
-Five Sisters, Blog Log case study, If I Can't Dance I won't be Parto f Your Revolution, 2013
- Claire Bishop, « Artificial Hells », Verso, 2012
- Conversation Marie de brugerolle, Marie Canet et Catherine Wood, « Mousse Magazine », 2014
-It needed to be tender and to be whipped, recueil d'écrits à propos de Julie Béna, 2016
-Cally Spooner, Scripts, 2014
-Post Performance Future, CH2, Mousse Magazine #65, may june 2018

- Catalogues :
-Hors Limites « L'art et la vie », 1994, Mnam/Centre Pompidou,
-Out of Action, 1998 , MOCA Los Angeles
« The World as a stage », Tate Modern, 2007, « Ne pas jouer avec les choses mortes », Villa Arson, 2008, « Un théâtre sans théâtre », MACBA, 2009, « I was a male Yvonne De Carlo », Musac, Léon, 2011, « A Bigger Splash », Tate Modern, 2012...

 Problématique de projet Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Projet-Mémoire Prof. Théoricien Référent
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Les objectifs de ce cours sont la conception, l’élaboration et la rédaction d’un mémoire de fin d’études dont la soutenance constitue une des épreuves du Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP).
La rédaction du mémoire définit la perspective de recherche de l’étudiant, au sens large, et finalise un travail théorique en relation étroite ou distanciée, selon le cas, avec la pratique plastique.

Contenu :
La formalisation du mémoire relève du choix de l’étudiant, en lien avec l’équipe pédagogique, de son projet de diplôme, ou de tout sujet articulé avec celui-ci, et de ses objectifs ultérieurs. Le travail écrit est au centre de l’exercice, il peut être accompagné d’un travail sur d’autres supports.
Ce mémoire combine une exigence méthodologique de niveau Master avec des partis pris justifiés par le projet plastique d’une part, par un souci d’expression et de forme écrites d’autre part. Il s’agirait de rendre compte de la pensée comme de l’expérience de la pensée. L’étudiant s’engage dans une recherche qui permet de nourrir sa pratique, voire de l’expliquer mais aussi d’en formuler les enjeux. Il essaie de répondre à une série de questions : Comment puis-je problématiser ma réflexion ? Sur quelles références s’appuie-t-elle ? Comment les analyser en sorte qu’elles éclairent mes intentions ? Quelles sont mes hypothèses de travail, celles auxquelles répondront, le cas échéant, les réalisations du diplôme ?
Dans cette approche d’écriture, l’étudiant se positionne en auteur, par l’autonomie de de la phase d’écriture, par son appréhension sensible autant qu’analytique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.
Communication du mémoire au collège des professeurs.

Bibliographie :
- Pierre Bayard, « Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? », Minuit, 2007
- Pierre Bourdieu, « Esquisse pour une auto-analyse », Raisons d’agir, 2004
- Jeanne Favret-Saada, « Les mots, la mort, les sorts : la sorcellerie dans le bocage », Gallimard, 1977
- Siegfried Kracauer, « L’histoire des avant-dernières choses », Stock, 2006
- Marcel Mauss, « Manuel d’ethnographie », Payot, 2002

Les références spécifiques sont discutées au cas par cas avec l’étudiant.

 Station d'Arts poétiquesPatrick Beurard-Valdoye
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
La Station d’arts poétiques est un programme de recherche théorique et de création dirigé vers l’écriture poétique dans la diversité des formes qu’elle emprunte à l’heure actuelle.
Après une collaboration de plusieurs années avec l'ENS, puis avec le Département Écriture de l'ENSATT, ce programme a élargi celui de l'atelier d'arts poétiques dispensé au sein de l'Ensba Lyon, par des journées d'études abordant en profondeur la pratique et l'approche théorique d'un auteur invité. Un partenariat avec Faculté LESLA - Département des lettres de l'Université Lyon 2 est en cours d'élaboration.
Sont appréhendés et développés par les étudiants des travaux d’écriture, par-delà les genres littéraires institués ou qui l’ont été.
Les arts poétiques fédèrent ainsi une attitude de recherche pouvant avoir trait tout aussi bien au travail du vers, de la prose, de la poésie visuelle, du «docu-poème», du montage, de la performance poétique et sonore, des rapports texte/image : photo, vidéo, film, hypertexte, web (en incluant même la verbalisation restreinte), qu’à celui des formes dialoguées assimilant tout forte de récits, d’essais, et cela dans la diversité des langues et de leurs usages sociaux, du plurilinguisme à la textualisation des idiomes.
Une attention particulière est donnée à l’oralisation des pratiques textuelles.
En cela, il s’agit de faire interagir les pratiques poétiques et les réflexions sur la littérature avec les signes, codes et systèmes des arts plastiques contemporains.
Cette démarche s’inscrit de plus dans une histoire déjà longue des romantismes allemands et anglais jusqu’aux pratiques contemporaines en passant par les expériences du Black Mountain College, marqués par les croisements de genre et la nécessaire induction entre l’acte poétique et sa composante technique et théorique.

L’objectif à moyen terme — inspiré des écoles scandinaves, allemandes et suisses — serait d’accompagner des créateurs et chercheurs dans une réflexion et une connaissance des réseaux d’activité littéraire où la langue et les modes narratifs constituent des lieux d’investigation.
L’accent est mis sur les processus d’émergence individuels et collectifs qui ont trait au travail d’écriture : récurrence, conception, production, diffusion, ainsi que connaissance du champ littéraire et éditorial en France comme à l’étranger.

Un projet mené par Patrick Beurard-Valdoye et Elsa Boyer.

Contenu :
Programme 2019 - 2020
Journées d'études :
mercredi 16 octobre : Stéphane Bouquet (en sa présence)
mercredi 8 janvier : Véronique Vassiliou (en sa présence)
mercredi 19 février : Isabelle Sbrissa (en sa présence)

Workshop:
Marie de Quatrebarbes : 17-18-19 mars 2020

Symposium d'arts poétiques, échange avec l'École supérieure des beaux-Arts de Bordeaux :
10-11-12 décembre (à l'ENSBA Lyon)
7-8-9 avril (à l'ESBAX Bordeaux)

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Ouvrages des auteures invitées

Support de cours :
Journée d'études en présence de l'auteur, approche des textes de l'auteur, dialogue.

 Tactic LabDavid Olivier Lartigaud
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Par un travail de réflexion commun, approfondir les questions liées au numérique en art et élaborer des projets en cohérence avec les enjeux contemporains d'une telle pratique.
Pour les étudiants en cycle recherche, l'objectif sera de poursuivre et d'approfondir leurs travaux en cours tout en s'inscrivant dans la dynamique commune de l'atelier.

Ce séminaire se déroulera dans les locaux du labo NRV de l'ENSBA/Les Subsistances.

Contenu :
Après un rappel historique des différents moments qui ont balisé les dernières décennies, il s'agira de :
- Connaître les artistes actuels qui privilégient le médium numérique sous toutes ses formes ou ceux qui font appel au numérique de manière singulière, conceptuellement ou techniquement.
- Repérer les œuvres ou les productions numériques signifiantes.
- Répertorier les lieux (institutions, galeries, festivals, site internet, etc.) qui présentent un intérêt pour le numérique ou qui affichent une spécialisation dans le domaine.
- Comprendre les réflexions contemporaines (théoriques, critiques, esthétiques...) liées aux pratiques et à la société numérique.
- S'inscrire par un projet dans ce contexte général en soulevant une problématique originale.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et présentation d'un projet élaboré durant l'année dans le cadre du séminaire.

Bibliographie :
BROWN (Paul), GERE (Charlie), LAMBERT (Nicholas) et MASON (Catherine) (Sous la dir. de), White Heat Cold Logic: British Computer Art 1960-1980, The MIT Press, coll. « Leonardo », Cambridge (MA)/Londres, 2008.
COX (Geoff), Antithesis : The Dialectics of Software Art, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus University, Danemark, 2010, http://www.anti-thesis.net/contents/thesis/antithesis.pdf
CRAMER (Florian), Words Made Flesh: Code, Culture, Imagination, Media Design Research, Piet Zwart Institute, Willem de Kooning Academy Hogeschool Rotterdam, Rotterdam, 2005, http://www.netzliteratur.net/cramer/wordsmadefleshpdf.pdf
FULLER (Matthew) (Sous la dir. de), Software Studies: A Lexicon, The MIT Press, Cambridge (MA)/Londres, 2008, http://dm.ncl.ac.uk/courseblog/files/2010/02/softwarestudies.pdf
GORIUNOVA (Olga) et SHULGIN (Alexei) (Sous la dir. de), Read_Me. Software Art and Cultures, catalogue Read_Me 2004, University of Aarhus, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus, 2004.
HIMANEN (Pekka), L’éthique du hacker, Exils, Paris, 2001.
KITTLER (Friedrich ), Gramophone, Film, Typewriter, Les Presses du Réel, Dijon/Paris, 2018.
LIALINA (Olia) et ESPENSCHIED (Dragan) (Sous la dir. de), Digital Folklore, Merz et Solitude, Merz Akademie, Hochschule für Gestaltung, Stuttgart, 2009.
MAIGRET (Nicolas) et ROSZKOWSKA (Maria), The Pirate Book, Aksioma, Ljubljana, 2015.
MANSOUX (Aymeric) et VALK (Marloes de) (Sous la dir. de), FLOSS + ART, GOTO10, Poitiers, 2008.
STERLING (Bruce), 'An Essay on the New Aesthetic', Wired, 2 avril 2012, https://www.wired.com/2012/04/an-essay-on-the-new-aesthetic/
VIERKANT (Artie), The Image Object Post-Internet, http://jstchillin.org/artie/pdf/The_Image_Object_Post-Internet_us.pdf

(Bibliographie en cours)

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S7-Projet / Production11?Eva Barto
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Renforcer sa conscience critique et son positionnement en connaissance des enjeux du milieu de l’art contemporain et des problématiques sociétales actuelles.

Poser la question de « l’engagement » artistique aujourd’hui et trouver les formes les plus justes pour en traduire les enjeux.

Contenu :
Le format du Studio ? — dont l’intitulé se précisera avec le temps— est pensé comme une structure ouverte aux propositions et nécessités des étudiant.es.

Studio ? propose un temps pour l’esprit critique durant lequel l’on questionne les contextes dans lesquels l'artiste intervient, où l’on envisage « l’après-école », où l’on remet en jeu la valeur de toutes les formes de production…

Ainsi, certaines séances pourront être dédiées à l’échange autour de la réalité du paysage artistique français et international, temps pendant lequel, entre autre, les questions du droit et de l’économie de l’artiste seront abordées.

D’autres séances pourront faire l’objet d’accrochages organisés selon des modalités convenues avec le groupe.

Plus de la moitié des séances de l’année auront lieu à l’extérieur de l’école, et rarement au même endroit.

Toutes les pratiques sont les bienvenues.

Mode d'évaluation :
À définir avec les étudiant.es.

Bibliographie :
Maria Eichhorn, Andrea Fraser, Hito Steyerl, Michael Asher, Ben Kinmont, Maurizio Lazzarato, Yves Citton, Chantal Mouffe, Giorgio Agamben, Georges Bataille, Grégoire Chamayou, Pierre-Michel Menger, Arundhati Roy, Wage, Wage for Wage Against, Art Worker’s coalition…

Support de cours :
Tout support susceptible de nourrir le débat.
Intervenants extérieurs.


En parallèle:
Mise en place d’un site internet accessible pour les inscrits au Studio, et / ou participation à l'élaboration d'un épisode pour l’émission de Radio ForTune (Duuu Radio) et/ou tout autre projet a developper sur l’année et décidé par le groupe.

 Art-cinéma-vidéoMarie Voignier
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s'agira de développer une réflexion et une pratique singulières des images vidéo et cinématographiques dans le contexte de l’art contemporain ; d'enrichir un regard et un point de vue à la fois personnels et construits sur les images en mouvement, de leur conception à leur exposition.

Contenu :
Le studio sera basé sur des projections qui donneront lieu à des échanges collectifs.
Les étudiant.e.s sont amené.e.s à proposer leur rushes, leurs travaux en cours ou finalisés pour en discuter avec l’ensemble des participant.e.s du studio, pour tester des modes de présentation de leurs pièces, pour évoquer d’éventuels blocages dans le déroulement de leur travail.
D'autres films/rushes/pièces projetés seront proposés, selon les séances, aussi bien par la professeure que par les étudiant.e.s. Il pourra s’agir de tous types d’images : films dits classiques, films d’artistes, images anonymes ou d’amateurs.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- Bertrand Bacqué, Cyril Neyrat, Clara Schulmann et Véronique Terrier Hermann (dir.), « Jeux sérieux. Cinéma et art contemporains transforment l'essai », Mamco et Head Genève, Genève, 2015
- Christa Blümlinger, 'Cinéma de seconde main. Esthétique du remploi dans l'art du film et des nouveaux médias ', Klincksieck, Paris, 2013
- Erik Bullot, 'Sortir du cinéma', Mamco, Genève, 2013
- Aline Caillet, « Dispositifs critiques. Le documentaire, du cinéma aux arts visuels », PUR, 2014
- Michel Chion, « Un art sonore, le cinéma. Histoire, esthétique, poétique », Les cahiers du cinéma, Paris, 2003
- Jean-Louis Comolli, « Voir et pouvoir : cinéma, télévision, fiction, documentaire », Verdier, Paris, 2004
- Daniel Deshays, « Pour une écriture du son », Klincksieck, 2006
- Jean-Luc Godard, « Godard par Godard », Les cahiers du cinéma, Paris, 1998
- Siegfried Kracauer, « Théorie du film. La rédemption de la réalité matérielle », Flammarion, Paris, 2010 (1960 pour l'édition originale)
- Renate Lorenz, 'Art Queer', B42, Paris, 2018
- Anne Marquez, « Godard, le dos au musée. Histoire d'une exposition », Les Presses du Réel, Paris, 2014
- Edgar Morin, « Le cinéma ou l'homme imaginaire », Les Editions de minuit, Paris, 1956
- Walter Murch, « En un clin d'oeil », Capricci, 2011 (pour la traduction française)
- François Niney, « L’épreuve du réel à l’écran, essai sur le principe de réalité documentaire », De Boeck, Bruxelles, 2002
- Catherine Russel, 'Experimental Ethnography, the work of film in the age of video', Duke University Press Durham and London, 1999

 Arts poétiquesPatrick Beurard-Valdoye
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’atelier s’adresse à un groupe d’étudiants concernés par l’écriture : ayant soit déjà une pratique qu’ils désirent approfondir et partager, soit un intérêt qui pourrait déboucher sur une pratique. Il peut aussi s’agir simplement de personnes curieuses de la « chose littéraire », qui ne peut être que stimulante en regard de leur pratique plastique.
L’enjeu pour les étudiants, outre le partage de savoirs, sera la mise en place d’un travail personnel d’écriture. Il sera lui aussi conçu comme une image qu’il s’agira de cristalliser — du dessein mental au « manuscrit », c’est-à-dire au texte dans sa succession et sa construction, et dans la diversité des formes possibles.

Contenu :
Une réflexion est menée sur la relation – parfois la tension – entre narration, forme et medium.
La discontinuité du narratif et l'hétérogénéité du récit, qui caractérisent souvent les arts poétiques, est objet d'attention, ainsi que le système de ponctuation adopté.
L’oralité - l'oralisation - a son importance, autant lorsque nous écoutons les enregistrements de lectures par leurs auteurs (archives historiques ou actualité), que lorsqu’il s’agit de transmettre son propre travail au groupe, et d’en discuter collectivement.
Dire son texte à haute voix, ou le performer, pose de nombreuses questions. Mais aussi lire le texte d'un tiers. Notre capacité à 'lire autrement', à inventer nos modes de lecture, nos rythmes singuliers et notre propre vitesse, tels que l'écriture artistique l'impose souvent, est au centre des préoccupations.
Dans un second temps, la spatialisation et la gestuelle contribuent aussi à l'existence du texte. Il peut être proposé aussi des expériences et « exercices » visant à produire une expression singulière à partir de la réalité environnante.

Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, poésie visuelle, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture du roman ou en théâtre, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.

Mode d'évaluation :
Evaluation à partir de la « production » et de la présence active de l'étudiant par les deux professeurs.

 Écriture contemporaineElsa Boyer
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Découvrir et analyser des oeuvres littéraires et des stratégies d'écriture (narratives, poétiques, expérimentales) susceptibles de nourrir la pratique des étudiant.e.s.

Contenu :
Ce studio interroge les pratiques d'écriture en les expérimentant, avec un premier temps consacré à la lecture de textes et un second à l'échauffement écrit, puis une discussion autour de ce qui a été tenté.

Le studio souhaite interroger ce qui domine dans la langue, à la fois les types de discours, les plateformes sur lesquelles on écrit mais aussi comment la langue s'organise à travers la grammaire et la syntaxe. Quels sont les plateformes de discours aujourd'hui, quels sont les discours dominants, qu'est-ce qu'une langue de bois, une littérature grise ? Qu'est-ce que la littérature en reprend, en déplace ? Mais aussi qu'est-ce qu'on écrit, quel langage on utilise en temps de crise ? Quelles sont les structures grammaticales et syntaxiques qui dominent notre usage de la langue ? Et comment les auteurs se confrontent ou non à ce qui pour eux est dominant dans la langue, ses structures, ses éléments ?

Mode d'évaluation :
L'évaluation portera sur une présence régulière et une participation aux échauffements d'écriture.

Bibliographie :
Anne Portugal ; Lisa Robertson ; Lyn Hejinian ; Hughes Jallon ; Hélène Bessette ; Gertrude Stein ; Tan Lin ; Monique Wittig ; Jean-Charles Massera ; Nathalie Quintane ; Isabelle Sbrissa ; Emmanuel Adély

Support de cours :
Textes et images projetés en cours à partir d'un ordinateur ; textes photocopiés.

 Lens ArtPhilippe Durand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Lens Art évoque l’invention de la lentille optique, de la camera obscura, prises comme point d'entrée de la photographie. Lens Art permet aussi, en un seul nom, de rassembler des pratiques très variées autour de la notion d' imageur,(caméra vidéo, caméra S8, scanner), ce qui ne nous empêche pas de parler d'images collectées, d'archives récupérées, de prise de vue automatisée, ou de photographie sans appareil.

Contenu :
Si l'actualité le justifie, le début du cours est consacré à l'actualité des expositions et des publications.
Le studio se construit, se nourrit des propositions des participants, de leur interaction. Les références se construisent autour des centres d'intérêt des participants et participantes. les projets éditoriaux, la « photographie horizontale », sont encouragés.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Ariella Azoulayla série des 'unlearning' (photographie, instant décisif, expertise), blog Wintertur Foto Museum
- Geoffrey Batchen, 'Suspending time', 'Snapshot, l'histoire de l'art et le tournant ethnographique'
- Nathalie Boulouch 'Histoire de la photographie couleur'
- Clément Chéroux 'Fautographie, petite histoire de l'erreur photographique', 'Diplopie, l'image photographie à l'ère des medias globalisés'
'Snap + Share: Transmitting Photographs from Mail Art to Social Networks'
- Sylvain Dreyer 'URSS 1929, factographie, naissance d'un genre?'
- Michael Fried 'La place du spectateur', 'Why photography matters as art as never before'
- Jacqueline Guittard 'Roland Barthes: la photographie ou l'épreuve de l'écriture'
- André Gunthert 'La fabrique des images contemporaines'
- Julie Jones, Michel Poivert 'Histoires de la photographie'
- Rosalind Krauss 'Le photographique, pour une théorie des écarts'
- Luce Lebart 'Mold is Beautiful', 'Gold and Silver', 'CNRS'
- Olivier Lugon 'Le style documentaire', 'Avant la forme tableau' (le grand format dans l'exposition 'signs of life')
- Michel Poivert 'L'image au service de la révolution', 'La photographie contemporaine'
- Martin Parr 'Le documentaire conceptuel'
- Katrina Sluis 'Photography must be curated!' blog Wintertur Foto Museum
- Jeff Wall 'Essais et entretiens' 'liquid photography'

Roy Arden / Taysir Batniji / Iain Baxter /Valérie Belin / Laurence Bonvin / Mohamed Bourrouissa / Barbara Breitenfellner / Florence Chevalier / Gaëlle Cintré / Documentation Céline Duval / Sandrine Elberg / Roe Ethridge / Roni Horn / Harald Fernagu / Michel François / Paul Armand Gette / Lola Gonzales / Agnes Geoffray / Stephen Gill / Paul Graham / Andreas Gursky / Annette Kelm / Erik Kessells / Martin Kippenberger / Pierre Leguillon / Jochen Lempert / Thomas Mailaender /Jean-Charles Massera / Masaccio et Drowilal / Gustav Metzger / Gianni Motti / Boris Mikhailov / Jean-Luc Moulène / Luc Moulet / Peter Piller /Marco Poloni/ Paul Pouvreau / Julien Prévieux / Josephine Pryde / Walid Raad / Pablo Réol / Maya Rochat /Torbjorn Rodland / Thomas Ruff / Vivian Sassen / Joachim Schmid / Bruno Serralongue / Malik Sidibé / Roman Signer / Jules Spinatsch / John Stezaker / Hiroshi Sugimoto / Batia Sutter / Taroop et Glabel /Peter Tillessen / Patrick Tosani / Yves Trémorin / Anaëlle Vanel / Jeff Wall / and more

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Post studioElsa Boyer
obligatoire3,00
 

 Productions Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Permettre à l'étudiant de concrétiser et finaliser les éléments issus de la recherche et du développement du projet ou du travail.

Contenu :
Le terme de production vient ici qualifier le travail d'atelier en phase projet et, dans un registre un peu différent, en phase préparatoire du diplôme DNAT.
On peut raisonnablement considérer que dans le cadre d'un projet personnel pleinement orienté du côté d'une activité de recherche, la finesse de la réflexion sur l'économie générale du travail et sa faisabilité d'une part, et, d'autre part,
l'ajustement du niveau de 'l'agir' dans la complémentarité au 'faire', pour la concrétisation des travaux, pièces et objets, conduisent l'étudiant à 'produire' les signes tangibles et manifestes de son projet.
Production donc, tant dans son acception de 'production de l'esprit', au double sens littéral et ici très adapté de 'génération' et de 'formation', que dans son acception de 'production d'objet' tel que tableau, film, etc.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Entretiens individuels et semi-collectifs en atelier.

 Son, musique et acteGilles Grand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Expérimentation dans le domaine du son, de la musique et de la mise en situation des réalisations.

Contenu :
Usages du son au croisement des champs de la musique, des arts visuels et de l'ingénierie sonore ; acquisition des connaissances et compétences liées à la production et à la diffusion des sons ; études particulières liées à l'écoute de la voix parlée ou chantée, dans le cadre de l'interprétation en direct et de la radiophonie. L'essentiel est articulé autour de la production sonore des étudiants. Toutes les propositions sonores sont acceptées (vidéos, installations, improvisations, scène, etc.).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
http://michelchion.com/
http://firstsounds.org/
http://filmsound.org/
http://www.radiofrance.fr/

Support de cours :
http://gillesgrand.free.fr/
http://art45.ensba-lyon.fr/art/art.html

 The Great Formula – Maximum Profit Minimum EffortNicolas Chardon
Armando Andrade Tudela
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s'intitule THE GREAT FORMULA – Maximum Profit, Minimal Effort. Il est mené par Armando Andrade Tudela et Nicolas Chardon.
L'objectif du studio est de considérer au même titre que les matériaux et les techniques les conditions extérieures d’émergence de l’œuvre d’art. Le contexte de tout travail est celui que l’artiste produit.

Contenu :
Le studio s’organise en séances de réflexion à partir d’une œuvre, d’un ouvrage ou d’un lieu. Les débats conduisent à intégrer par exemple la généalogie ou la topologie dans l’analyse des œuvres, pour mieux inventer sa propre position. Une forme publique (fanzine, site internet, exposition) est à construire.

Mode d'évaluation :
Séance tous les 15 jours, le lundi matin, de 10h à 13h. Retour le mardi au déjeuner. La présence des inscrits est obligatoire (places limitées).

 VolumeBernhard Rüdiger
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s’organise autour du travail en atelier et des productions plastiques des étudiants. L'atelier est à voir comme une continuation du travail théorique et pratique mis en place l'année dernière dans le studio Forme et Construction. La production individuelle de l'étudiant sera discutée collectivement pendant la phase de réalisation en atelier dans le but d'élargir l’éventail des gestes techniques et de créer un lien avec l’analyse théorique et les connaissances dans le domaine de l'art contemporain.

Contenu :
Le studio se concentre sur vos productions plastiques. Selon un calendrier établi à l’avance, chacun va présenter ses productions en cours. L'accent n'est pas porté sur l'installation, ni sur l'œuvre finie, sa signification ou ses intentions. Il s'agit de regarder avec attention, regarder les gestes déjà accomplis et/ou en cours. Un regard muet, sans verbe, ni connaissance réflexive. Ce qui nous intéresse est une forme de connaissance obscure et qui peine à trouver ses mots. Un savoir que le geste révèle sans pour autant l'expliciter ou la décrire. Tout en utilisant une parole qui circule entre nous, il s'agit de lui faire dire l'expérience du geste et échanger sur la part d'intention, de conduite, de contrôle ou d'automatisme et distinguer ce qu'il y a d'évidence, de pré acquis ou d'impondérable. Il s'agit de traduire, de rendre intelligible ce qui advient pendant la 'laboration' de l'objet en œuvre.
Le studio veut porter une attention particulière à cette relation complexe entre la connaissance par la matière et le travail de verbalisation et de mise en perspective collective du travail.

Tout artiste travaille à partir d’un dialogue collectif, d’un savoir-faire et de connaissances partagées. On peut parler de ce partage comme d’une interlocution, telle que Hans Georg Gadamer l’a pensée dans les années 1960 autour de l’objet qui se trouve au centre de la discussion.(Gadamer, Vérité et Méthode éd.fr. 1994) Il remet en doute la notion de vérité objective fondée sur l’expérimentation propre à la science moderne. Pour cela, il remonte aux pères de la chrétienté et à une tout autre idée de vérité, pour montrer que la vérité n’est pas l’objet qui est vérifié et mesuré, mais serait plutôt l’objet qui surgit au moment de la discussion même. Dans un certain sens, la vérité est pour Gadamer dans la relativité de la discussion. Cette approche dit quelque chose de précis pour toutes les formes de recherche artistique ou pas, mais elle attribue une place centrale au point de vue subjectif et à la possibilité dialectique de la rencontre entre différentes subjectivités. Le dialogue entre artistes et la définition intersubjective des problématiques sont une forme d’interlocution. Celle-ci tient compte des approches singulières, tout en développant un objet commun en continuelle évolution.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
-“Découper le temps en son lieu. Parcours expérimental / Cutting out Time in its Place. Experimental journey,” B.Rüdiger (dir.), éd. ENSBA Lyon, avec Y.Annicchiarico, A.Bonnard, J.Lauro‐Mariani.- B.Rüdiger, “Le temps de la recherche en art”, in Hermès 2015/2 N.72 L’artiste, un chercheur pas comme les autres, C.N.R.S. éditions, Paris 2015.
- E.Parendeau, B.Rüdiger, B.Seror, 'L'interlocution en art' et B.Rüdiger, in Culture et recherche N.130, éd. du Ministère de la Culture et de la Communication.
- Bernhard Rüdiger, « Neuf Rêves écrits sur l'art ; un caprice », Au même titre, Paris et Hopefulmonster, Torino, 2001
- Bernhard Rüdiger, conversation avec Pascal Beausse, « Manhattan Walk : faire un pas de côté, l’histoire, le document, l’icône et l’artiste comme non-reporter », [EUX] Lyon, 2005

 Workshops Collège Des Professeurs
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S7-Contextualisation / Médiation4Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Module de professionnalisationGuillaume Desanges
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
- confronter l'étudiant à la réalité de parcours professionnels spécifiques dans une logique de désintimidation
- montrer la diversité et la multiplicité des économies et des modèles
- dresser une cartographie des acteurs du monde de l'art, mais aussi de positions idéologiques et culturelles marquées

Contenu :
Une journée avec un.e invité.e : écrivain.e, architecte, galeriste, collectionneur.euse, éditeur-rice, artiste, commissaire, journaliste, producteur.rice, etc. en privilégiant des profils indéterminés et des parcours singuliers dans le champ de l'art et en dehors. L'idée est de proposer une rencontre informelle qui provoque questions et débat, puis, en fonction de l'invité, un mini workshop spécifique ou des rencontres en public avec des travaux d'étudiants.
Organisé en partenariat avec le postdiplôme.

Mode d'évaluation :
Présence et participation

 Spatialisation Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage progressif de la mise en espace et de la présentation plastique de l'ensemble des travaux de l'étudiant.

Contenu :
Selon l'année et le niveau des études, le travail de spatialisation est mis en œuvre régulièrement tout au long de l'année dans le cadre de séances de présentation de travaux ainsi que lors des bilans semestriels ou le cas échéant au moment d'expositions en dehors du cadre de l'école.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Stage Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le stage permet d'acquérir une expérience des milieux de création et de production, d'approfondir la connaissance des milieux professionnels (entreprises, milieux culturels et institutionnels) et de développer les compétences pratiques en termes d'outils et de travail en équipe.

Contenu :
Ce temps de formation donne lieu à la rédaction par l' étudiant d'un 'rapport de stage' mettant en évidence sa propre approche du milieu professionnel en relation avec l'enseignement proprement dit.
Les périodes de stages obligatoires sont fixées par l'école.
Les périodes de stages hors obligation sont fixées de façon concertée entre l'étudiant, l'équipe pédagogique et l'entreprise.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

Semestre 8

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S8-Histoire / Culture / Théorie6Art contemporainGuillaume Desanges
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Partant de l'idée que l’art est un champ de pratiques multiples et problématiques, l'objectif de ce cours est d'en discuter certains enjeux par tous les biais : expositions, œuvres, figures d'artistes, controverses, structures, idéologies, à travers grands sujets et anecdotes. Plus que de partager du savoir, il s'agit de porter un regard critique, voire moral sur les mondes de l’art, qui peut aussi s'appliquer à vos pratiques personnelles. Par exemple, poser les questions du 'quoi' et du 'comment', produire mais surtout la question du 'pourquoi ». A travers des exemples pris dans l'histoire et dans l'actualité, on abordera les réalités de l’art, ses limites, ses contradictions, ses stratégies mais aussi ses utopies, ses rêves, ses positions admirables, dans un mélange d'amour et d'exigence.

Contenu :
Le cours prend la forme d’un magazine thématique 'live' avec différentes rubriques: nécrologie, livre, exposition, chroniques d'invités extérieurs, visite d'atelier, billets d'humeur et dossier thématique. Cette forme permet d'aborder des sujets très divers tout en tachant de garder, à chaque numéro une ligne thématique plus ou moins sérendipitique ('Ecosystèmes de l'art', 'Etats d'urgence', 'Destruction', « Fake news », etc.)

Mode d'évaluation :
Exercices (Mindmap, statement) et présence

Support de cours :
Films, images, sons, rendez-vous skype, etc.

 Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Maîtriser la présentation personnelle ainsi que la présentation de ses travaux (écrit et oral).

Contenu :
Présentation de travaux (écrit et oral).
Rédaction et prise de parole.
Contribution au développement du portfolio artistique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, oral et écrit. Traductions des textes français en anglais.

Bibliographie :
- « 20th Century Words », Oxford University Press
- L. Clandsfield, « Global English (Upper Intermediate, Advanced) », Macmillan Press
- « The Oxford Guide to English Usage », Oxford University Press
- J. Berger, « About Looking », Vintage International

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre.
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.

Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Ecouter EntonnerGilles Grand
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Prélude à la musique privilégiant l'écoute et le dialogue.

Contenu :
Ecoute d'oeuvres musicales historiques ou récentes. Les œuvres sont diffusées dans leur entièreté (elles sont brèves, moins d'un quart d'heure) et de manière répétée (deux ou trois fois). Après chaque écoute, une discussion ouverte permet un échange sur cette audition, le partage des savoirs et la mise en perspective avec les champs de la création et des arts visuels. Aucune connaissance musicale préalable n'est requise.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
http://www.inagrm.com/accueil/collections/portraits-polychromes
http://www.ircam.fr/270.html? et tx_ircamboutique_pi1%5BshowUid%5D=41 et cHash=af12f57aef940c21ace7dd55a07388f2

Support de cours :
http://art45.ensba-lyon.fr/0_art/GG/

 Esthétique et pratique théoriqueMarie Canet
obligatoire2,00
 

Contenu :
Queeriser
Communautés, identités et globalisation

Je propose de penser dans ce cours la manière dont des êtres jusque-là privés des outils de la représentation se sont emparés des technologies de visualisation afin de produire des énonciations contestataires et solidaires. L’enjeu est la production de savoirs partagés créés depuis les marges linguistiques, sexuelles, biologiques et géographiques de l’histoire. Là, dans ces moments de contact, par hacking ou métissage, la réarticulation performative et identitaire du contexte permet d’imaginer que, dans les interstices de la globalisation, il y a des inflexions venues du bas et d’ailleurs, personnelles ou communautaires qui, de la particularité de leurs positions, viennent perturber les arrangements conceptuels préétablis et déranger les organisations habituelles. Mieux, que ces inflexions nous laissent imaginer que dans la réunion des particularités et dans la construction opportune de ces communautés peut s’écrire un vocabulaire nouveau, plus queer, à l’ère de la globalisation.

Mode d'évaluation :
Travail à rendre en fin de semestre.

Bibliographie :
Bibliographie
sélection
- Perry Anderson, The Origins of Postmodernity, Londres / New York, Verso, 1998
- Benedict Anderson, Imagined Communities : Reflections on the Origin and Spread of Nationalism, Londres, Verso, 1983
- Karen Barad, « Intra-actions », interview menée par Adam Kleinmann, Mousse Magazine, no 34, 2012
- Karen Barad, « Nature’s Queer Performativity », Women, Gender and Research, numéro spécial « Feminist materialisms », 2001
- Partha Chatterjee, « Whose Imagined Community ? », Mapping the Nation, Gopal Balakrishnan (dir.), Londres, Verso, 2012
- Beatriz Colomina, « X-Ray Architecture : Illness as Metaphor », Positions, No. 0, Positioning Positions, automne 2008
- Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais : sciences, fictions, féminismes, anthologie établie par Laurence Allard, Delphine Gardey et Nathalie Magnan, Paris, Exils, « Essais », 2007
- Pedro Lemebel, Hablo por mi diferencia, publié postérieurement dans le volume Loco afán Crónicas de sidario (Santiago, LOM Ediciones) en 1996.
- Ernesto Laclau, « Beyond emancipation », Emancipation(s), Londres, Verso, 1996
- Adrienne Rich, « Notes toward a Politics of Location », Women, Feminist Identity and Society in the 1980’s, Myriam Díaz-Diocaretz et Iris M. Zavala (dir.), Amsterdam / Philadelphie, J. Benjamins, 1985,
- Suely Rolnik, The Politics of Anthropophagy in the Transnational Drift, dans Where to Sit at the Dinner Table, Pedro Neves Marques (éd.), Berlin / Cologne, Archive Book / Akademie der Kunst der Welt, 2014

 Recherches théoriques Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit d’acquérir ou de développer les éléments constitutifs d'une culture théorique (critique, esthétique et philosophique) en relation avec le projet général de l'étudiant et dans la continuité du travail entrepris en année 1 dans le cadre du projet-mémoire.

Contenu :
En année 2 et 3, et jusqu'à l'année 5 de l'option art, dans des registres spécifiques, les contenus des recherches théoriques, sont directement induits par le niveau de connaissances et d'engagement de l'étudiant et les enjeux conceptuels et artistiques de son projet.
Ce travail amène progressivement l'étudiant à la maîtrise des outils conceptuels nécessaires à la soutenance de son diplôme et permet en phase projet, d'aborder le mémoire de fin d'études avec les compétences minimum requises dans le cadre d'une introduction à la recherche.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S8-Recherche / méthodologie7Art Contemporain et Temps de l'HistoireBernhard Rüdiger
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le séminaire se fonde sur les travaux menés par l'unité de recherche Art Contemporain et Temps de l'Histoire, formé par des jeunes artistes diplômés et des doctorants en théorie de l’histoire des arts. Il se propose de développer d'un point de vue d'artiste un travail autour des relations entre certains aspects de l’art contemporain et les « régimes d’historicité » qu’ils mobilisent.

Contenu :
Le problème de la forme en art 3


Le parcours de ces dernières années

Le séminaire a traité les années précédentes de la relation entre art et violence et a porté son attention sur ces moments particuliers où le langage et la perception sont suspendus. L'expérience cognitive du langage et des images est un travail d'élaboration, au sens de la transformation que se produit en nous quand nous formulons ou nous écoutons un récit, quand nous produisons ou nous observons une image. Dans ce moment de trans-laboration, de mise en œuvre complexe d'autres domaines — notamment ceux de la mémoire et de l'expérience antérieure — le langage se construit selon de schémas que nous maitrisons. Or la violence, comme aussi le rire, sont le lieu de l'écart, de la différence et de la singularité, ils produisent une dynamique réflexive d'une nature différente. Dans un moment d'absence de ce qu'est à narrer et de ce qui est visible, la dynamique réflexive se construit par une oscillation extrême entre aveuglement et contemplation. Le rire plus particulièrement nous a permis d'aborder le langage produit dans cette situation de suspension par la notion freudienne de 'forme régressive' grâce à l'étude de la figure de Pulcinella et sa position paradoxale face à son public. Ce masque de la tradition du théâtre de rue napolitaine est en même temps comique et sérieux, tellurique et infernal, innocent et savant, il est le lieu ou le point d'oscillation. Il est toujours aux bords de ce qui peut faire langage, mais qui échappe à toute formulation. Polichinelle est porteur de nouvelles possibilités du langage, car il est le masque de la 'régression' du langage inédit et non dit.
Nous avons exploré un aspect essentiel de l'élaboration et de la régression créative à l'œuvre dans tout invention expressive, portant notre attention à cet écart entre absence du langage et ce que les artistes ont appelé le problème de la forme.
On est revenus sur ce que dans la langue allemande on appelle 'die Gestalt', la chose qui se donne à voir pour ce qu’elle est, dans le sens où elle est régie par un ordre, une règle interne qui la rende organique pour celui qui l'observe. Quand est-ce que cet ordre est perçu comme créatif, c'est-a-dire, quand est-ce qu'il est nouveau, inédit? Quel est le rôle d'une culture et de son langage sédimenté dans la production d'une forme inédite? Comment se manifeste l'écart, que-est ce que c'est sa singularité, quel rôle accorder à son incompréhension?
L'horizon de la culture, le biotope à partir duquel nous apercevons les choses a été essentiel dans l'histoire de l'art et a permis à tout artiste de penser les objets et les idées comme des choses organisées selon un ordre nouveau, selon une logique qui est reconnaissable comme différente de nous et tout ce que nous connaissons. Comment produire une forme en art, comment inventer si elle ne se réfère plus à une culture donnée, s'il elle ne travaille plus comme le pensaient les artiste du vingtième siècle, Klee ou Malevich par exemple, à partir de sa propre histoire?
L'élaboration semblerait perdre d'importance dans notre société mondialisée et nous avons pu l'observer dans beaucoup d'évolutions artistiques qui ne s'occupent plus du problème de la forme, qui ne travaillent pas à ce qui est inédit et ont souvent abandonné la dimension de travail de la perception du spectateur. Qu'est-ce que c'est le problème de la forme si on ne peut plus penser l'écart? Est-ce que le rôle de l'art a déjà changé ?


Le développement de cette problématique pour cette année

'La critique comme principe de sélection, de discernement et distribution ou redistribution nécessite un critère et une faculté capable de discerner. Si la critique présuppose une résolution et une forme d’ordre, elle présuppose aussi des conditions et limites susceptibles d’un débordement, écrit Jean-Luc Nancy dans Critique, crise, cri (revue en ligne Diacritik voir bibliographie).
La critique, dans le sens développé par philosophie moderne allemande (celle d'après la Révolution française) présuppose l'idée de sujet pensant et agissant et est en art à l'origine de l'idée spectateur. Un individu qui est capable de ressentir ce que transmet une œuvre et qui justement par son expérience esthétique du monde peut aussi prendre position. C'est l'idée développée par Schiller à propos du rôle de l'éducation esthétique pour qu'un individu puisse développer une conscience éthique et politique du monde.
Nous sommes entrées aujourd'hui dans une nouvelle ère, où la pensée critique ne semble plus nécessaire pour faire expérience du monde. Assignés à un rôle, une position sociale et topographique dans le monde, à un genre et à une condition politique, nous sommes en condition de 'criticabilité', non pas à partir de ce que nous expérimentons du monde développant une attitude de jugement, mais à partir d'une condition donnée qui n'est pas à interroger car assigné. Ce débat public est présent dans toutes les sphères de notre société. Qu'elle est l'influence de ce changement radicale sur ce qu'on appelle art? Qu'est ce qu'est une forme si le sujet n'est plus en condition d'expérience et de jugement?
On essaiera d'aborder cette vaste problématique à partir de quelques œuvres symptomatiques récentes et de la fin du siècle dernier.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- Jean-Luc Nancy, Critique, crise, cri (unser Zeitalter ist nicht mehr das eigentliche Zeitalter der Kritik) https://diacritik.com/2016/05/13/jean-luc-nancy-critique-crise-cri-unser-zeitalter-ist-nicht-mehr-das-eigentliche-zeitalter-der-kritik/
- Michel Foucault, QU’EST-CE QUE LA CRITIQUE ? [CRITIQUE ET AUFKLÄRUNG] Bulletin de la Société française de Philosophie. Compte rendu de la séance du 27 mai 1978 https://docs.google.com/viewer?a=v et pid=forums et srcid=MDU5MTc5ODQ1NDc2NTQ4MTI0MzkBMTgzNjk4NDg1MzkxNDI4MTA0OTQBZUdrMGZlRVlOWlVKATAuMQEBdjI
- Friedrich von Schiller, Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme(1795-1796), http://classiques.uqac.ca/classiques/schiller_friedrich_von/lettres_sur_education/schiller_lettres_sur_education.pdf
- AAVV, “Découper le temps en son lieu. Parcours expérimental / Cutting out Time in its Place. Experimental journey,” B.Rüdiger (dir.), éd. ENSBA Lyon, avec Y.Annicchiarico, A.Bonnard, J.Lauro‐Mariani.
- AAVV, “Le temps suspendu ; Art contemporain et temps hors de l’histoire”, G. Careri et B.Rüdiger (dir.)éd. PUL Presses Universitaires de Lyon, 2016.
- Bernhard Rüdiger, “PPP paradoxe” et “L’œil de Sodome”, in Initiales PPP, Pier Paolo Pasolini N.7, éd. ENSBA Lyon, 2016.
- Bernhard Rüdiger, Natura abhorret a vacuo” Initiales N.1 GM dédié à la figure de George Maciunas ; éd. ENSBA Lyon, 2012.

 Common's LabDavid Olivier Lartigaud
Patricia Welinski
Nicolas Frespech
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Créer un lieu et un temps, d'effervescence du savoir et des technologies spécifiques, de veille, de questionnement et d'accompagnement du travail de création à l'ère de la réalité numérique. En particulier étudier et s'emparer des incidences cognitives, esthétiques voir politiques, des accidents, des prolongements, des élargissements qui s'opèrent et aussi des rapports qui s'établissent entre digital et analogique dans l'art et le design.
Autrement dit, il sera question d'analyser et questionner les transformations que ces outils imposent à notre manière de vivre, de penser, de comprendre, de voir, de créer et de produire, et examiner comment ce nouveau paradigme est la source de formes qui en découlent et qui ouvrent de nouveaux champs d'expériences et de production.
Il sera aussi question de trouver des interlocuteurs/collaborateurs/prestataires/diffuseurs pour élaborer et accompagner les projets.

Contenu :
L’ARC sera l’occasion d’aborder ces questions transversales liés à l’utilisation des TICs.- Le travail, intellectuel et opérationnel, engagé, portera en particulier sur les nouvelles narrations, les transformations des modes d’accès au savoir, la “technomagie”, l'interactivité et ses enjeux, la désynchronisation, la convergence, l'Internet des objets, la réalité augmentée voire d'autres champs d'expérimentation déjà apparus et actifs ailleurs en art et en design. Certains projets développés dans ce cadre seront évalués dans les options avec les enseignants responsables.
- L’ARC a pour mode pédagogique la mise en commun et le partage des connaissances, des ressources et des réseaux ainsi que l'autonomie. Quel que soit leur statut (étudiants, enseignants, techniciens, collaborateurs extérieurs… ), chaque participant à l'ARC peut être acteur de cette mutualisation.
- Une fois par mois, les participants du Commons’Lab se réuniront pour une conférence avec des personnalités extérieures le matin et un atelier pratique l'après-midi. Cette série d’invitations permettra de questionner les pratiques actuelles, d’approfondir la veille des outils ou des champs opératoires et de rencontrer des partenaires potentiels. La partie pratique permettra l'expérimentation des outils et la mise en œuvre des projets.
La participation à l'ARC implique une contribution active aux enjeux du Commons’Lab, à la réflexion menée et à l'élaboration de ce qui en découle (activités, communication, actes, etc.).
Le Commons'Lab est un lieu associé où se mettent en œuvre les recherches, les expérimentations et les projets.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
Bibliographie indicative, d’autres ressources disponibles en ligne :

- Dieter Daniels, Barbara U. Schmidt (dir.), « Artists as Inventors », Ostfildern, Hatje Cantz, 2008
- Zygmunt Bauman, « Le présent liquide », Paris, Seuil, 2007 *
- Peter Lunefeld, « Snap to Grid, « A User's Guide to Digital Arts, Media, and Cultures », Cambridge, MIT Press, 2001*
- Olia Lialina et Dragan Espenschied ( dir.), « Digital Folklore », Stuttgart, Merz Akademie, 2009 *
- Mathieu Triclot; « Philosophie des jeux vidéos », Zones, 2011
- Karen O'Rourke, « Walking and Mapping Artists as Cartographers », The MIT Press, 2013
- Jacob von Uexkûll, « Mondes animaux et monde humain », Pocket 2004
- Anthony Dunne, Hertzian Tales, « Electronic products, aesthetic experience, and critical design », Cambridge, MIT Press, 2005
- Bruce Sterling, « Objets bavards », FYP, 2009
- Frédéric Kaplan, « La métamorphose des objets », FYP, 2009
- Clarisse Herrenschmidt, « Les trois écritures », Gallimard, 2007

- Exposition « Design and the elastic mind », MoMA, NY, 2008
http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2008/elasticmind/index.html
- Exposition « Talk to me », 2011, MoMA, NY
http://www.moma.org/visit/calendar/exhibitions/1080

- Revue OPEN, n° 11, « Hybrid Space, how wireless media mobilize public space », Rotterdam, NAi Publishers, 2006 *
- Revue POLI, n° 3, « Le spectacle de l'écologie », Paris, 2010

http://www.internetactu.net/tag/internet-des-objets/
http://www.pachube.com/
http://www.arduino.cc/

 Méthodologie spécifique Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.
Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Post Performance FutureMarie de Brugerolle
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
'Acquérir une meilleure connaissance d'un contexte, capacité à nommer et situer ce qu'on produit, élaborer les outils théoriques et factuels pour structurer une pensée.

L'héritage et les impacts de la performance sur les arts visuels.

Que vaudrait la théorie si elle ne servait aussi à inventer la pratique ?'
Pris au sens d’un projet inachevé, celui de la modernité, la post-performance questionne l’âge du « post-médium » en ce début de 21e siècle, entre succession chronologique, postérité ou filiation historique, réemploi (de formes abstraites de leurs contenus) et rupture (comme changement de paradigme ou d’époque).
Apparue à la croisée de la philosophie analytique anglo-saxonne du langage et des champs de l’art et du spectacle, liée à des pratiques de langage, à des actions et à une rupture par rapport à un certain mode de représentation opérée au milieu des années 50, la notion de performance est polysémique. Il s’agira de questionner ce nom, ce qu’il recouvre, et l’évolution de pratiques liées à son usage.
Comment cet art de la performance évolue-t-il et comment évoluera-t-il dans les prochaines années, notamment avec les technologies numériques ? En quoi sommes-nous passés de sa dématérialisation à son « re-enactment »? Que se joue-t-il ici ?
PERFOURNIR: On abordera également les problématiques liées aux formes produites par la performance: objets scéniques, mobilier, écrits.
la trace de la performance, comme l’archivage (oral et vivant), le document, le film, l’objet scénique ou encore la photographie numérique.
Par ailleurs, la question du public comme forme, de l’audience à la fois destinataire et partie prenante (public captif) permettra de questionner une société du spectacle à l’heure du « spectateur émancipé ».

Cette année l'accent sera mis sur les objets de la performance: le PERFOURNIR: formes et vocabulaire: objets scéniques, sets, stage mais aussi textes: scripts pour la performance, à partir de workshops et d'analyse d'oeuvres, de présentations de travaux.

Perfournir: les objets de la performance.
Obsolète, Objets dysfonctionnels, OOO.
Post Performance Painting.
Puppets: le théâtre et son double.

Contenu :
A partir de 8 axes de réflexion, le séminaire alternera les cours théoriques et les exercices pratiques.

1 - Body Politic: les nouveaux genres de la performance.
2 - Objets scéniques: statuts des objets performatifs.
3 - Le public comme forme: audiomat et soap opéra: nouveaux scripts?
4 - Documenter/recréer: le même mais un autre.
5 - On stage /on line: HIc sed Nunc?
6 - Anarchives: spéculer sur le reste.
7 - Cineperformance.
8 - Espace public, question du commun.

Les Ana-Chroniques de la Post Performance : une autre histoire de la performance à l’âge du post médium (cours en amphi).

Les expériences pratiques en lien avec le programme de recherche Post Performance Future :
-workshop Voix Invisibles, 19 Novembre-23 Novembre 2018, avec Sarah Jones et Margherita Morgantin (à confirmer).
-séminaire: Séries Chéries, avec une 'nuit des séries' mi décembre (à confirmer).
-participation au projet Ceci n'est pas...Los Angeles 2019 (en cours, à confirmer)

Les expériences croisées :
Passerelles avec le LaBo NRV avec conférences-débats, ARC avec 2/3 projet Asile Bourg en Bresse (à confirmer), un workshop avec Jennifer Lacey.
LA répétition: expérience de lecture cuisine, 'le banquet, la banquette', en construction.
Disputatio Quolibet : discussions à partir d’un sujet commun: Sans Contact: comment jouir à l'ère du capteur?
« Quartels » lectures en groupe inspirées des dispositifs lacaniens.
Utilisation des ateliers de sérigraphie et offset avec la participation d’invités extérieurs, conduisant à une réflexion sur les processus de monstration, de réception et de transmission.

Mode d'évaluation :
Fiche de présence et lectures.

Bibliographie :
Bibliographie complétée en cours :

- ibliographie complétée en cours :
-Andrea Fraser, Museum Highlights, 2002, MIT Press
- Anne Bénichou (dir.), « Ouvrir le document », Les presses du Réel, 2010
- Krauss Rolsalind, « Under Blue Cup », 2011
-Five Sisters, Blog Log case study, If I Can't Dance I won't be Parto f Your Revolution, 2013
- Claire Bishop, « Artificial Hells », Verso, 2012
- Conversation Marie de brugerolle, Marie Canet et Catherine Wood, « Mousse Magazine », 2014
-It needed to be tender and to be whipped, recueil d'écrits à propos de Julie Béna, 2016
-Cally Spooner, Scripts, 2014
-Post Performance Future, CH2, Mousse Magazine #65, may june 2018

- Catalogues :
-Hors Limites « L'art et la vie », 1994, Mnam/Centre Pompidou,
-Out of Action, 1998 , MOCA Los Angeles
« The World as a stage », Tate Modern, 2007, « Ne pas jouer avec les choses mortes », Villa Arson, 2008, « Un théâtre sans théâtre », MACBA, 2009, « I was a male Yvonne De Carlo », Musac, Léon, 2011, « A Bigger Splash », Tate Modern, 2012...

 Problématique de projet Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Projet-Mémoire Prof. Théoricien Référent
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Les objectifs de ce cours sont la conception, l’élaboration et la rédaction d’un mémoire de fin d’études dont la soutenance constitue une des épreuves du Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP).
La rédaction du mémoire définit la perspective de recherche de l’étudiant, au sens large, et finalise un travail théorique en relation étroite ou distanciée, selon le cas, avec la pratique plastique.

Contenu :
La formalisation du mémoire relève du choix de l’étudiant, en lien avec l’équipe pédagogique, de son projet de diplôme, ou de tout sujet articulé avec celui-ci, et de ses objectifs ultérieurs. Le travail écrit est au centre de l’exercice, il peut être accompagné d’un travail sur d’autres supports.
Ce mémoire combine une exigence méthodologique de niveau Master avec des partis pris justifiés par le projet plastique d’une part, par un souci d’expression et de forme écrites d’autre part. Il s’agirait de rendre compte de la pensée comme de l’expérience de la pensée. L’étudiant s’engage dans une recherche qui permet de nourrir sa pratique, voire de l’expliquer mais aussi d’en formuler les enjeux. Il essaie de répondre à une série de questions : Comment puis-je problématiser ma réflexion ? Sur quelles références s’appuie-t-elle ? Comment les analyser en sorte qu’elles éclairent mes intentions ? Quelles sont mes hypothèses de travail, celles auxquelles répondront, le cas échéant, les réalisations du diplôme ?
Dans cette approche d’écriture, l’étudiant se positionne en auteur, par l’autonomie de de la phase d’écriture, par son appréhension sensible autant qu’analytique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.
Communication du mémoire au collège des professeurs.

Bibliographie :
- Pierre Bayard, « Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? », Minuit, 2007
- Pierre Bourdieu, « Esquisse pour une auto-analyse », Raisons d’agir, 2004
- Jeanne Favret-Saada, « Les mots, la mort, les sorts : la sorcellerie dans le bocage », Gallimard, 1977
- Siegfried Kracauer, « L’histoire des avant-dernières choses », Stock, 2006
- Marcel Mauss, « Manuel d’ethnographie », Payot, 2002

Les références spécifiques sont discutées au cas par cas avec l’étudiant.

 Station d'Arts poétiquesPatrick Beurard-Valdoye
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
La Station d’arts poétiques est un programme de recherche théorique et de création dirigé vers l’écriture poétique dans la diversité des formes qu’elle emprunte à l’heure actuelle.
Après une collaboration de plusieurs années avec l'ENS, puis avec le Département Écriture de l'ENSATT, ce programme a élargi celui de l'atelier d'arts poétiques dispensé au sein de l'Ensba Lyon, par des journées d'études abordant en profondeur la pratique et l'approche théorique d'un auteur invité. Un partenariat avec Faculté LESLA - Département des lettres de l'Université Lyon 2 est en cours d'élaboration.
Sont appréhendés et développés par les étudiants des travaux d’écriture, par-delà les genres littéraires institués ou qui l’ont été.
Les arts poétiques fédèrent ainsi une attitude de recherche pouvant avoir trait tout aussi bien au travail du vers, de la prose, de la poésie visuelle, du «docu-poème», du montage, de la performance poétique et sonore, des rapports texte/image : photo, vidéo, film, hypertexte, web (en incluant même la verbalisation restreinte), qu’à celui des formes dialoguées assimilant tout forte de récits, d’essais, et cela dans la diversité des langues et de leurs usages sociaux, du plurilinguisme à la textualisation des idiomes.
Une attention particulière est donnée à l’oralisation des pratiques textuelles.
En cela, il s’agit de faire interagir les pratiques poétiques et les réflexions sur la littérature avec les signes, codes et systèmes des arts plastiques contemporains.
Cette démarche s’inscrit de plus dans une histoire déjà longue des romantismes allemands et anglais jusqu’aux pratiques contemporaines en passant par les expériences du Black Mountain College, marqués par les croisements de genre et la nécessaire induction entre l’acte poétique et sa composante technique et théorique.

L’objectif à moyen terme — inspiré des écoles scandinaves, allemandes et suisses — serait d’accompagner des créateurs et chercheurs dans une réflexion et une connaissance des réseaux d’activité littéraire où la langue et les modes narratifs constituent des lieux d’investigation.
L’accent est mis sur les processus d’émergence individuels et collectifs qui ont trait au travail d’écriture : récurrence, conception, production, diffusion, ainsi que connaissance du champ littéraire et éditorial en France comme à l’étranger.

Un projet mené par Patrick Beurard-Valdoye et Elsa Boyer.

Contenu :
Programme 2019 - 2020
Journées d'études :
mercredi 16 octobre : Stéphane Bouquet (en sa présence)
mercredi 8 janvier : Véronique Vassiliou (en sa présence)
mercredi 19 février : Isabelle Sbrissa (en sa présence)

Workshop:
Marie de Quatrebarbes : 17-18-19 mars 2020

Symposium d'arts poétiques, échange avec l'École supérieure des beaux-Arts de Bordeaux :
10-11-12 décembre (à l'ENSBA Lyon)
7-8-9 avril (à l'ESBAX Bordeaux)

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Ouvrages des auteures invitées

Support de cours :
Journée d'études en présence de l'auteur, approche des textes de l'auteur, dialogue.

 Tactic LabDavid Olivier Lartigaud
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Par un travail de réflexion commun, approfondir les questions liées au numérique en art et élaborer des projets en cohérence avec les enjeux contemporains d'une telle pratique.
Pour les étudiants en cycle recherche, l'objectif sera de poursuivre et d'approfondir leurs travaux en cours tout en s'inscrivant dans la dynamique commune de l'atelier.

Ce séminaire se déroulera dans les locaux du labo NRV de l'ENSBA/Les Subsistances.

Contenu :
Après un rappel historique des différents moments qui ont balisé les dernières décennies, il s'agira de :
- Connaître les artistes actuels qui privilégient le médium numérique sous toutes ses formes ou ceux qui font appel au numérique de manière singulière, conceptuellement ou techniquement.
- Repérer les œuvres ou les productions numériques signifiantes.
- Répertorier les lieux (institutions, galeries, festivals, site internet, etc.) qui présentent un intérêt pour le numérique ou qui affichent une spécialisation dans le domaine.
- Comprendre les réflexions contemporaines (théoriques, critiques, esthétiques...) liées aux pratiques et à la société numérique.
- S'inscrire par un projet dans ce contexte général en soulevant une problématique originale.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et présentation d'un projet élaboré durant l'année dans le cadre du séminaire.

Bibliographie :
BROWN (Paul), GERE (Charlie), LAMBERT (Nicholas) et MASON (Catherine) (Sous la dir. de), White Heat Cold Logic: British Computer Art 1960-1980, The MIT Press, coll. « Leonardo », Cambridge (MA)/Londres, 2008.
COX (Geoff), Antithesis : The Dialectics of Software Art, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus University, Danemark, 2010, http://www.anti-thesis.net/contents/thesis/antithesis.pdf
CRAMER (Florian), Words Made Flesh: Code, Culture, Imagination, Media Design Research, Piet Zwart Institute, Willem de Kooning Academy Hogeschool Rotterdam, Rotterdam, 2005, http://www.netzliteratur.net/cramer/wordsmadefleshpdf.pdf
FULLER (Matthew) (Sous la dir. de), Software Studies: A Lexicon, The MIT Press, Cambridge (MA)/Londres, 2008, http://dm.ncl.ac.uk/courseblog/files/2010/02/softwarestudies.pdf
GORIUNOVA (Olga) et SHULGIN (Alexei) (Sous la dir. de), Read_Me. Software Art and Cultures, catalogue Read_Me 2004, University of Aarhus, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus, 2004.
HIMANEN (Pekka), L’éthique du hacker, Exils, Paris, 2001.
KITTLER (Friedrich ), Gramophone, Film, Typewriter, Les Presses du Réel,Dijon/Paris, 2018.
LIALINA (Olia) et ESPENSCHIED (Dragan) (Sous la dir. de), Digital Folklore, Merz et Solitude, Merz Akademie, Hochschule für Gestaltung, Stuttgart, 2009.
MAIGRET (Nicolas) et ROSZKOWSKA (Maria), The Pirate Book, Aksioma, Ljubljana, 2015.
MANSOUX (Aymeric) et VALK (Marloes de) (Sous la dir. de), FLOSS + ART, GOTO10, Poitiers, 2008.
STERLING (Bruce), 'An Essay on the New Aesthetic', Wired, 2 avril 2012, https://www.wired.com/2012/04/an-essay-on-the-new-aesthetic/
VIERKANT (Artie), The Image Object Post-Internet, http://jstchillin.org/artie/pdf/The_Image_Object_Post-Internet_us.pdf

(Bibliographie en cours)

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S8-Projet / Production13?Eva Barto
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Renforcer sa conscience critique et son positionnement en connaissance des enjeux du milieu de l’art contemporain et des problématiques sociétales actuelles.

Poser la question de « l’engagement » artistique aujourd’hui et trouver les formes les plus justes pour en traduire les enjeux.

Contenu :
Le format du Studio ? — dont l’intitulé se précisera avec le temps— est pensé comme une structure ouverte aux propositions et nécessités des étudiant.es.

Studio ? propose un temps pour l’esprit critique durant lequel l’on questionne les contextes dans lesquels l'artiste intervient, où l’on envisage « l’après-école », où l’on remet en jeu la valeur de toutes les formes de production…

Ainsi, certaines séances pourront être dédiées à l’échange autour de la réalité du paysage artistique français et international, temps pendant lequel, entre autre, les questions du droit et de l’économie de l’artiste seront abordées.

D’autres séances pourront faire l’objet d’accrochages organisés selon des modalités convenues avec le groupe.

Plus de la moitié des séances de l’année auront lieu à l’extérieur de l’école, et rarement au même endroit.

Toutes les pratiques sont les bienvenues.

Mode d'évaluation :
À définir avec les étudiant.es.

Bibliographie :
Maria Eichhorn, Andrea Fraser, Hito Steyerl, Michael Asher, Ben Kinmont, Maurizio Lazzarato, Yves Citton, Chantal Mouffe, Giorgio Agamben, Georges Bataille, Grégoire Chamayou, Pierre-Michel Menger, Arundhati Roy, Wage, Wage for Wage Against, Art Worker’s coalition…

Support de cours :
Tout support susceptible de nourrir le débat.
Intervenants extérieurs.
En parallèle:
Mise en place d’un site internet accessible pour les inscrits au Studio, et / ou participation à l'élaboration d'un épisode pour l’émission de Radio ForTune (Duuu Radio) et/ou tout autre projet a developper sur l’année et décidé par le groupe.

 Art-cinéma-vidéoMarie Voignier
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s'agira de développer une réflexion et une pratique singulières des images vidéo et cinématographiques dans le contexte de l’art contemporain ; d'enrichir un regard et un point de vue à la fois personnels et construits sur les images en mouvement, de leur conception à leur exposition.

Contenu :
Le studio sera basé sur des projections qui donneront lieu à des échanges collectifs.
Les étudiant.e.s sont amené.e.s à proposer leur rushes, leurs travaux en cours ou finalisés pour en discuter avec l’ensemble des participant.e.s du studio, pour tester des modes de présentation de leurs pièces, pour évoquer d’éventuels blocages dans le déroulement de leur travail.
D'autres films/rushes/pièces projetés seront proposés, selon les séances, aussi bien par la professeure que par les étudiant.e.s. Il pourra s’agir de tous types d’images : films dits classiques, films d’artistes, images anonymes ou d’amateurs.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- Bertrand Bacqué, Cyril Neyrat, Clara Schulmann et Véronique Terrier Hermann (dir.), « Jeux sérieux. Cinéma et art contemporains transforment l'essai », Mamco et Head Genève, Genève, 2015
- Christa Blümlinger, 'Cinéma de seconde main. Esthétique du remploi dans l'art du film et des nouveaux médias ', Klincksieck, Paris, 2013
- Erik Bullot, 'Sortir du cinéma', Mamco, Genève, 2013
- Aline Caillet, « Dispositifs critiques. Le documentaire, du cinéma aux arts visuels », PUR, 2014
- Michel Chion, « Un art sonore, le cinéma. Histoire, esthétique, poétique », Les cahiers du cinéma, Paris, 2003
- Jean-Louis Comolli, « Voir et pouvoir : cinéma, télévision, fiction, documentaire », Verdier, Paris, 2004
- Daniel Deshays, « Pour une écriture du son », Klincksieck, 2006
- Jean-Luc Godard, « Godard par Godard », Les cahiers du cinéma, Paris, 1998
- Siegfried Kracauer, « Théorie du film. La rédemption de la réalité matérielle », Flammarion, Paris, 2010 (1960 pour l'édition originale)
- Renate Lorenz, 'Art Queer', B42, Paris, 2018
- Anne Marquez, « Godard, le dos au musée. Histoire d'une exposition », Les Presses du Réel, Paris, 2014
- Edgar Morin, « Le cinéma ou l'homme imaginaire », Les Editions de minuit, Paris, 1956
- Walter Murch, « En un clin d'oeil », Capricci, 2011 (pour la traduction française)
- François Niney, « L’épreuve du réel à l’écran, essai sur le principe de réalité documentaire », De Boeck, Bruxelles, 2002
- Catherine Russel, 'Experimental Ethnography, the work of film in the age of video', Duke University Press Durham and London, 1999

 Arts poétiquesPatrick Beurard-Valdoye
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s’adresse à un groupe d’étudiants concernés par l’écriture : ayant soit déjà une pratique qu’ils désirent approfondir et partager, soit un intérêt qui pourrait déboucher sur une pratique. Il peut aussi s’agir simplement de personnes curieuses de la « chose littéraire », qui ne peut être que stimulante en regard de leur pratique plastique.
L’enjeu pour les étudiants, outre le partage de savoirs, sera la mise en place d’un travail personnel d’écriture. Il sera lui aussi conçu comme une image qu’il s’agira de cristalliser — du dessein mental au « manuscrit », c’est-à-dire au texte dans sa succession et sa construction, et dans la diversité des formes possibles.

Une réflexion est menée sur la relation – parfois la tension – entre narration, forme et medium.
La discontinuité du narratif et l'hétérogénéité du récit, qui caractérisent souvent les arts poétiques, est objet d'attention, ainsi que le système de ponctuation adopté.
L’oralité - l'oralisation - a son importance, autant lorsque nous écoutons les enregistrements de lectures par leurs auteurs (archives historiques ou actualité), que lorsqu’il s’agit de transmettre son propre travail au groupe, et d’en discuter collectivement.
Dire son texte à haute voix, ou le performer, pose de nombreuses questions. Mais aussi lire le texte d'un tiers. Notre capacité à 'lire autrement', à inventer nos modes de lecture, nos rythmes singuliers et notre propre vitesse, tels que l'écriture artistique l'impose souvent, est au centre des préoccupations.
Dans un second temps, la spatialisation et la gestuelle contribuent aussi à l'existence du texte. Il peut être proposé aussi des expériences et « exercices » visant à produire une expression singulière à partir de la réalité environnante.

Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, poésie visuelle, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture du roman ou en théâtre, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.

Contenu :
Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, poésie visuelle, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture du roman ou en théâtre, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.

Mode d'évaluation :
Evaluation à partir de la « production » et de la présence active de l'étudiant.

Bibliographie :
distribuée en début de cours

 Écriture contemporaineElsa Boyer
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Découvrir et analyser des oeuvres littéraires et des stratégies d'écriture (narratives, poétiques, expérimentales) susceptibles de nourrir la pratique des étudiant.e.s.

Contenu :
Ce studio interroge les pratiques d'écriture en les expérimentant, avec un premier temps consacré à la lecture de textes et un second à l'échauffement écrit, puis une discussion autour de ce qui a été tenté.

Le studio souhaite interroger ce qui domine dans la langue, à la fois les types de discours, les plateformes sur lesquelles on écrit mais aussi comment la langue s'organise à travers la grammaire et la syntaxe. Quels sont les plateformes de discours aujourd'hui, quels sont les discours dominants, qu'est-ce qu'une langue de bois, une littérature grise ? Qu'est-ce que la littérature en reprend, en déplace ? Mais aussi qu'est-ce qu'on écrit, quel langage on utilise en temps de crise ? Quelles sont les structures grammaticales et syntaxiques qui dominent notre usage de la langue ? Et comment les auteurs se confrontent ou non à ce qui pour eux est dominant dans la langue, ses structures, ses éléments ?

Mode d'évaluation :
L'évaluation portera sur une présence régulière, une participation orale (qui peut présenter un travail d'écriture en cours, une expérience de lecture) et une participations aux échauffements d'écriture.

Bibliographie :
Anne Portugal ; Lisa Robertson ; Lyn Hejinian ; Hughes Jallon ; Hélène Bessette ; Gertrude Stein ; Tan Lin ; Monique Wittig ; Jean-Charles Massera ; Nathalie Quintane ; Isabelle Sbrissa ; Emmanuel Adély

Support de cours :
Textes et images projetés en cours à partir d'un ordinateur ; textes photocopiés.

 Lens-ArtsPhilippe Durand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Lens Art évoque l’invention de la lentille optique, de la camera obscura, prises comme point d'entrée de la photographie. Lens Art permet aussi, en un seul nom, de rassembler des pratiques très variées autour de la notion d' imageur,(caméra vidéo, caméra S8, scanner), ce qui ne nous empêche pas de parler d'images collectées, d'archives récupérées, de prise de vue automatisée, ou de photographie sans appareil.

Contenu :
Si l'actualité le justifie, le début du cours est consacré à l'actualité des expositions et des publications.
Le studio se construit, se nourrit des propositions des participants, de leur interaction. Les références se construisent autour des centres d'intérêt des participants et participantes. les projets éditoriaux, la « photographie horizontale », sont encouragés.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Ariella Azoulayla série des 'unlearning' (photographie, instant décisif, expertise), blog Wintertur Foto Museum
- Geoffrey Batchen, 'Suspending time', 'Snapshot, l'histoire de l'art et le tournant ethnographique'
- Nathalie Boulouch 'Histoire de la photographie couleur'
- Clément Chéroux 'Fautographie, petite histoire de l'erreur photographique', 'Diplopie, l'image photographie à l'ère des medias globalisés'
'Snap + Share: Transmitting Photographs from Mail Art to Social Networks'
- Sylvain Dreyer 'URSS 1929, factographie, naissance d'un genre?'
- Michael Fried 'La place du spectateur', 'Why photography matters as art as never before'
- Jacqueline Guittard 'Roland Barthes: la photographie ou l'épreuve de l'écriture'
- André Gunthert 'La fabrique des images contemporaines'
- Julie Jones, Michel Poivert 'Histoires de la photographie'
- Rosalind Krauss 'Le photographique, pour une théorie des écarts'
- Luce Lebart 'Mold is Beautiful', 'Gold and Silver', 'CNRS'
- Olivier Lugon 'Le style documentaire', 'Avant la forme tableau' (le grand format dans l'exposition 'signs of life')
- Michel Poivert 'L'image au service de la révolution', 'La photographie contemporaine'
- Martin Parr 'Le documentaire conceptuel'
- Katrina Sluis 'Photography must be curated!' blog Wintertur Foto Museum
- Jeff Wall 'Essais et entretiens' 'liquid photography'

Roy Arden / Taysir Batniji / Iain Baxter /Valérie Belin / Laurence Bonvin / Mohamed Bourrouissa / Barbara Breitenfellner / Florence Chevalier / Gaëlle Cintré / Documentation Céline Duval / Sandrine Elberg / Roe Ethridge / Roni Horn / Harald Fernagu / Michel François / Paul Armand Gette / Lola Gonzales / Agnes Geoffray / Stephen Gill / Paul Graham / Andreas Gursky / Annette Kelm / Erik Kessells / Martin Kippenberger / Pierre Leguillon / Jochen Lempert / Thomas Mailaender /Jean-Charles Massera / Masaccio et Drowilal / Gustav Metzger / Gianni Motti / Boris Mikhailov / Jean-Luc Moulène / Luc Moulet / Peter Piller /Marco Poloni/ Paul Pouvreau / Julien Prévieux / Josephine Pryde / Walid Raad / Pablo Réol / Maya Rochat /Torbjorn Rodland / Thomas Ruff / Vivian Sassen / Joachim Schmid / Bruno Serralongue / Malik Sidibé / Roman Signer / Jules Spinatsch / John Stezaker / Hiroshi Sugimoto / Batia Sutter / Taroop et Glabel /Peter Tillessen / Patrick Tosani / Yves Trémorin / Anaëlle Vanel / Jeff Wall / and more

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Modèle - Archétype - StyleNicolas Chardon
Armando Andrade Tudela
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s'intitule « Modèle – Archétype – Style ».
Le studio est mené conjointement par Armando Andrade Tudela et Nicolas Chardon

L'objectif du studio est de considérer au même titre que les matériaux et les techniques les conditions extérieures d’émergence de l’œuvre d’art.
Le contexte de tout travail est celui que l’artiste produit.

Contenu :
Le studio Modèle – Archétype – Style s’organise en séances de réflexion à partir d’un ouvrage, d’une œuvre ou d’un lieu. Les débats conduisent à intégrer par exemple la généalogie ou la topologie dans l’analyse des œuvres, pour mieux inventer sa propre position.
Une forme publique (fanzine, site internet, exposition) est à construire.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Post studioElsa Boyer
obligatoire3,00
 

 Productions Collège Des Professeurs
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Permettre à l'étudiant de concrétiser et finaliser les éléments issus de la recherche et du développement du projet ou du travail.

Contenu :
Le terme de production vient ici qualifier le travail d'atelier en phase projet et, dans un registre un peu différent, en phase préparatoire du diplôme DNAT.
On peut raisonnablement considérer que dans le cadre d'un projet personnel pleinement orienté du côté d'une activité de recherche, la finesse de la réflexion sur l'économie générale du travail et sa faisabilité d'une part, et, d'autre part,
l'ajustement du niveau de 'l'agir' dans la complémentarité au 'faire', pour la concrétisation des travaux, pièces et objets, conduisent l'étudiant à 'produire' les signes tangibles et manifestes de son projet.
Production donc, tant dans son acception de 'production de l'esprit', au double sens littéral et ici très adapté de 'génération' et de 'formation', que dans son acception de 'production d'objet' tel que tableau, film, etc.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Entretiens individuels et semi-collectifs en atelier.

 Son, musique et acteGilles Grand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Expérimentation dans le domaine du son, de la musique et de la mise en situation des réalisations.

Contenu :
Usages du son au croisement des champs de la musique, des arts visuels et de l'ingénierie sonore ; acquisition des connaissances et compétences liées à la production et à la diffusion des sons ; études particulières liées à l'écoute de la voix parlée ou chantée, dans le cadre de l'interprétation en direct et de la radiophonie. L'essentiel est articulé autour de la production sonore des étudiants. Toutes les propositions sonores sont acceptées (vidéos, installations, improvisations, scène, etc.).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
http://michelchion.com/
http://firstsounds.org/
http://filmsound.org/
http://www.radiofrance.fr/

Support de cours :
http://gillesgrand.free.fr/
http://art45.ensba-lyon.fr/art/art.html

 The Great Formula – Maximum Profit Minimum EffortNicolas Chardon
Armando Andrade Tudela
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s'intitule THE GREAT FORMULA – Maximum Profit, Minimal Effort. Il est mené par Armando Andrade Tudela et Nicolas Chardon.
L'objectif du studio est de considérer au même titre que les matériaux et les techniques les conditions extérieures d’émergence de l’œuvre d’art. Le contexte de tout travail est celui que l’artiste produit.

Contenu :
Le studio s’organise en séances de réflexion à partir d’une œuvre, d’un ouvrage ou d’un lieu. Les débats conduisent à intégrer par exemple la généalogie ou la topologie dans l’analyse des œuvres, pour mieux inventer sa propre position. Une forme publique (fanzine, site internet, exposition) est à construire.

Mode d'évaluation :
Séance tous les 15 jours, le lundi matin, de 10h à 13h. Retour le mardi au déjeuner. La présence des inscrits est obligatoire (places limitées).

 VolumeBernhard Rüdiger
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s’organise autour du travail en atelier et des productions plastiques des étudiants. L'atelier est à voir comme une continuation du travail théorique et pratique mis en place l'année dernière dans le studio Forme et Construction. La production individuelle de l'étudiant sera discutée collectivement pendant la phase de réalisation en atelier dans le but d'élargir l’éventail des gestes techniques et de créer un lien avec l’analyse théorique et les connaissances dans le domaine de l'art contemporain.

Contenu :
Le studio se concentre sur vos productions plastiques. Selon un calendrier établi à l’avance, chacun va présenter ses productions en cours. L'accent n'est pas porté sur l'installation, ni sur l'œuvre finie, sa signification ou ses intentions. Il s'agit de regarder avec attention, regarder les gestes déjà accomplis et/ou en cours. Un regard muet, sans verbe, ni connaissance réflexive. Ce qui nous intéresse est une forme de connaissance obscure et qui peine à trouver ses mots. Un savoir que le geste révèle sans pour autant l'expliciter ou la décrire. Tout en utilisant une parole qui circule entre nous, il s'agit de lui faire dire l'expérience du geste et échanger sur la part d'intention, de conduite, de contrôle ou d'automatisme et distinguer ce qu'il y a d'évidence, de pré acquis ou d'impondérable. Il s'agit de traduire, de rendre intelligible ce qui advient pendant la 'laboration' de l'objet en œuvre.
Le studio veut porter une attention particulière à cette relation complexe entre la connaissance par la matière et le travail de verbalisation et de mise en perspective collective du travail.

Tout artiste travaille à partir d’un dialogue collectif, d’un savoir-faire et de connaissances partagées. On peut parler de ce partage comme d’une interlocution, telle que Hans Georg Gadamer l’a pensée dans les années 1960 autour de l’objet qui se trouve au centre de la discussion.(Gadamer, Vérité et Méthode éd.fr. 1994) Il remet en doute la notion de vérité objective fondée sur l’expérimentation propre à la science moderne. Pour cela, il remonte aux pères de la chrétienté et à une tout autre idée de vérité, pour montrer que la vérité n’est pas l’objet qui est vérifié et mesuré, mais serait plutôt l’objet qui surgit au moment de la discussion même. Dans un certain sens, la vérité est pour Gadamer dans la relativité de la discussion. Cette approche dit quelque chose de précis pour toutes les formes de recherche artistique ou pas, mais elle attribue une place centrale au point de vue subjectif et à la possibilité dialectique de la rencontre entre différentes subjectivités. Le dialogue entre artistes et la définition intersubjective des problématiques sont une forme d’interlocution. Celle-ci tient compte des approches singulières, tout en développant un objet commun en continuelle évolution.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
-“Découper le temps en son lieu. Parcours expérimental / Cutting out Time in its Place. Experimental journey,” B.Rüdiger (dir.), éd. ENSBA Lyon, avec Y.Annicchiarico, A.Bonnard, J.Lauro‐Mariani.
- B.Rüdiger, “Le temps de la recherche en art”, in Hermès 2015/2 N.72 L’artiste, un chercheur pas comme les autres, C.N.R.S. éditions, Paris 2015.
- B.Rüdiger, “Le temps de la recherche en art”, in Hermès 2015/2 N.72 L’artiste, un chercheur pas comme les autres, C.N.R.S. éditions, Paris 2015.
- E.Parendeau, B.Rüdiger, B.Seror, 'L'interlocution en art' et B.Rüdiger, in Culture et recherche N.130, éd. du Ministère de la Culture et de la Communication.
- Bernhard Rüdiger, « Neuf Rêves écrits sur l'art ; un caprice », Au même titre, Paris et Hopefulmonster, Torino, 2001
- Bernhard Rüdiger, conversation avec Pascal Beausse, « Manhattan Walk : faire un pas de côté, l’histoire, le document, l’icône et l’artiste comme non-reporter », [EUX] Lyon, 2005

 Workshops Collège Des Professeurs
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S8-Contextualisation / Médiation4Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Module de professionnalisationGuillaume Desanges
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
- confronter l'étudiant à la réalité de parcours professionnels spécifiques dans une logique de désintimidation
- montrer la diversité et la multiplicité des économies et des modèles
- dresser une cartographie des acteurs du monde de l'art, mais aussi de positions idéologiques et culturelles marquées

Contenu :
Une journée avec un.e invité.e : écrivain.e, architecte, galeriste, collectionneur.euse, éditeur-rice, artiste, commissaire, journaliste, producteur.rice, etc. en privilégiant des profils indéterminés et des parcours singuliers dans le champ de l'art et en dehors. L'idée est de proposer une rencontre informelle qui provoque questions et débat, puis, en fonction de l'invité, un mini workshop spécifique ou des rencontres en public avec des travaux d'étudiants.
Organisé en partenariat avec le postdiplôme.

Mode d'évaluation :
Présence et participation

 Spatialisation Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage progressif de la mise en espace et de la présentation plastique de l'ensemble des travaux de l'étudiant.

Contenu :
Selon l'année et le niveau des études, le travail de spatialisation est mis en œuvre régulièrement tout au long de l'année dans le cadre de séances de présentation de travaux ainsi que lors des bilans semestriels ou le cas échéant au moment d'expositions en dehors du cadre de l'école.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Stage Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le stage permet d'acquérir une expérience des milieux de création et de production, d'approfondir la connaissance des milieux professionnels (entreprises, milieux culturels et institutionnels) et de développer les compétences pratiques en termes d'outils et de travail en équipe.

Contenu :
Ce temps de formation donne lieu à la rédaction par l' étudiant d'un 'rapport de stage' mettant en évidence sa propre approche du milieu professionnel en relation avec l'enseignement proprement dit.
Les périodes de stages obligatoires sont fixées par l'école.
Les périodes de stages hors obligation sont fixées de façon concertée entre l'étudiant, l'équipe pédagogique et l'entreprise.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

Semestre 9

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S9-Histoire / Culture / Théorie8Art contemporainGuillaume Desanges
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Partant de l'idée que l’art est un champ de pratiques multiples et problématiques, l'objectif de ce cours est d'en discuter certains enjeux par tous les biais : expositions, œuvres, figures d'artistes, controverses, structures, idéologies, à travers grands sujets et anecdotes. Plus que de partager du savoir, il s'agit de porter un regard critique, voire moral sur les mondes de l’art, qui peut aussi s'appliquer à vos pratiques personnelles. Par exemple, poser les questions du 'quoi' et du 'comment', produire mais surtout la question du 'pourquoi ». A travers des exemples pris dans l'histoire et dans l'actualité, on abordera les réalités de l’art, ses limites, ses contradictions, ses stratégies mais aussi ses utopies, ses rêves, ses positions admirables, dans un mélange d'amour et d'exigence.

Contenu :
Le cours prend la forme d’un magazine thématique 'live' avec différentes rubriques: nécrologie, livre, exposition, chroniques d'invités extérieurs, visite d'atelier, billets d'humeur et dossier thématique. Cette forme permet d'aborder des sujets très divers tout en tachant de garder, à chaque numéro une ligne thématique plus ou moins sérendipitique ('Ecosystèmes de l'art', 'Etats d'urgence', 'Destruction', « Fake news », etc.)

Mode d'évaluation :
Exercices (Mindmap, statement) et présence

Support de cours :
Films, images, sons, rendez-vous skype, etc.

 Atelier de langues étrangèresPaul Berry
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Maîtriser la présentation personnelle ainsi que la présentation de ses travaux (écrit et oral).

Contenu :
Présentation de travaux (écrit et oral).
Rédaction et prise de parole.
Contribution au développement du portfolio artistique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu, oral et écrit. Traductions des textes français en anglais.

Bibliographie :
- « 20th Century Words », Oxford University Press
- L. Clandsfield, « Global English (Upper Intermediate, Advanced) », Macmillan Press
- « The Oxford Guide to English Usage », Oxford University Press
- J. Berger, « About Looking », Vintage International

 Conférences / Voyages d'études Collège Des Professeurs
obligatoire1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Connaissances de l'art contemporain, qu'il s'agisse des figures majeures ou émergentes de l'art actuel, ou de ses lieux de diffusion. Connaissances des cultures spécifiques propres aux designs (auteurs, structures, évènements et lieux de diffusion).

Contenu :
Un cycle hebdomadaire d'interventions du type conférence ou performance est programmé chaque mercredi après-midi à dix-sept heures dans le Grand amphithéâtre.
Sa programmation prend en compte les questionnements et les enjeux artistiques et intellectuels contemporains, ainsi que ceux des cultures spécifiques propres aux designs contemporains Elle est en relation directe avec les enseignements.
L'espace-temps de l'intervention est conçu comme une structure de « travail de la parole ».
La parole de l'intervenant peut relever du commentaire, de la recherche théorique ou de l'expérience artistique, littéraire, etc. L'image, projetée ou diffusée peut jouer le rôle de support, de complément ou de lanceur.
Pendant le temps de la conférence, tous les enseignements sont interrompus afin de permettre la participation de l'ensemble des étudiants et enseignants de l'École, toutes options et années confondues.

Les voyages d'études
auprès des centres majeurs de création soit sur la région soit sur l’international sont importants dans le cadre des études. Ils doivent permettre aux étudiants de découvrir les lieux de diffusion de l'art contemporain et sites remarquables du patrimoine moderne et contemporain ; la fréquentation régulière et autonome de ces lieux est fondamentale pour la poursuite des études.

Mode d'évaluation :
Tout au long du cursus de l'étudiant, la participation aux conférences fait l'objet d'une évaluation (notes et références au sein du dossier ou du mémoire), et de l'attribution d'un crédit semestriel (UE1).

 Ecouter EntonnerGilles Grand
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Prélude à la musique privilégiant l'écoute et le dialogue.

Contenu :
Ecoute d'oeuvres musicales historiques ou récentes. Les œuvres sont diffusées dans leur entièreté (elles sont brèves, moins d'un quart d'heure) et de manière répétée (deux ou trois fois). Après chaque écoute, une discussion ouverte permet un échange sur cette audition, le partage des savoirs et la mise en perspective avec les champs de la création et des arts visuels. Aucune connaissance musicale préalable n'est requise.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
http://www.inagrm.com/accueil/collections/portraits-polychromes
http://www.ircam.fr/270.html? et tx_ircamboutique_pi1%5BshowUid%5D=41 et cHash=af12f57aef940c21ace7dd55a07388f2

Support de cours :
http://art45.ensba-lyon.fr/0_art/GG/

 Esthétique et pratique théoriqueMarie Canet
obligatoire2,00
 

Contenu :
Queeriser
Communautés, identités et globalisation

Je propose de penser dans ce cours la manière dont des êtres jusque-là privés des outils de la représentation se sont emparés des technologies de visualisation afin de produire des énonciations contestataires et solidaires. L’enjeu est la production de savoirs partagés créés depuis les marges linguistiques, sexuelles, biologiques et géographiques de l’histoire. Là, dans ces moments de contact, par hacking ou métissage, la réarticulation performative et identitaire du contexte permet d’imaginer que, dans les interstices de la globalisation, il y a des inflexions venues du bas et d’ailleurs, personnelles ou communautaires qui, de la particularité de leurs positions, viennent perturber les arrangements conceptuels préétablis et déranger les organisations habituelles. Mieux, que ces inflexions nous laissent imaginer que dans la réunion des particularités et dans la construction opportune de ces communautés peut s’écrire un vocabulaire nouveau, plus queer, à l’ère de la globalisation.

Mode d'évaluation :
Travail à rendre en fin de semestre.

Bibliographie :
Bibliographie
sélection
- Perry Anderson, The Origins of Postmodernity, Londres / New York, Verso, 1998
- Benedict Anderson, Imagined Communities : Reflections on the Origin and Spread of Nationalism, Londres, Verso, 1983
- Karen Barad, « Intra-actions », interview menée par Adam Kleinmann, Mousse Magazine, no 34, 2012
- Karen Barad, « Nature’s Queer Performativity », Women, Gender and Research, numéro spécial « Feminist materialisms », 2001
- Partha Chatterjee, « Whose Imagined Community ? », Mapping the Nation, Gopal Balakrishnan (dir.), Londres, Verso, 2012
- Beatriz Colomina, « X-Ray Architecture : Illness as Metaphor », Positions, No. 0, Positioning Positions, automne 2008
- Donna Haraway, Manifeste cyborg et autres essais : sciences, fictions, féminismes, anthologie établie par Laurence Allard, Delphine Gardey et Nathalie Magnan, Paris, Exils, « Essais », 2007
- Pedro Lemebel, Hablo por mi diferencia, publié postérieurement dans le volume Loco afán Crónicas de sidario (Santiago, LOM Ediciones) en 1996.
- Ernesto Laclau, « Beyond emancipation », Emancipation(s), Londres, Verso, 1996
- Adrienne Rich, « Notes toward a Politics of Location », Women, Feminist Identity and Society in the 1980’s, Myriam Díaz-Diocaretz et Iris M. Zavala (dir.), Amsterdam / Philadelphie, J. Benjamins, 1985,
- Suely Rolnik, The Politics of Anthropophagy in the Transnational Drift, dans Where to Sit at the Dinner Table, Pedro Neves Marques (éd.), Berlin / Cologne, Archive Book / Akademie der Kunst der Welt, 2014

 L'art et son doublePatrick Beurard-Valdoye
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
L’école des Beaux-Arts de la Montagne noire : le point de vue de la rivière Blue Ridge


Après avoir étudié l'année dernière la Freie Internationale Universität (Dublin ; Kassel) de Joseph Beuys, on s'intéresse à nouveau aux artistes qui s’immiscent dans les schémas éducatifs conventionnels et coercitifs. Le Black Mountain College (Caroline du Nord 1933-1957) est un transformateur du commun, par le biais d’une éducation moins spécialisée, plus démocratique, formant des « citoyens du monde » (Ruth Asawa, ancienne étudiante).

Dans l’enseignement artistique la transmission, qui s’appuie sur l’expérience, impose souvent des questionnements formels intrinsèques (mode de discours ; forme de la parole parfois performative ; expérimentations visuelles, sonores ou poétiques ; partages des savoirs selon le medium). La pensée relève aussi d’un champ morphique. A partir des écrits du philosophe John Dewey (Chicago), et par ailleurs de l’aventure du Bauhaus (dont l’enseignement novateur de Gertrude Grunow sera ici mis en valeur), un pédagogue réformateur (John Rice), un ingénieur (Theodore Dreier, neveu de la collectionneuse Katherine Dreier) et un artiste (Josef Albers), mettent en œuvre ces notions à Black Mountain.
Lors d’« universités d'été » s’inventent collectivement des enactments.

Contenu :
Ce subtil et explosif « mélange » invente un moment décisif pour les arts vivants, opérant le déplacement des « lignes de démarcations » entre arts plastiques, musique (John Cage ; Stefan Wolpe), chorégraphie (Merce Cunningham), arts scéniques, arts poétiques (Charles Olson ; Robert Creeley ; Hilda Morley), et les designs (Xanti Schawinsky ; Anni Albers ; Richard Buckminster Fuller).
On peut pour ce cours dégager deux épisodes majeurs.
§ Le premier happening (1952). Une origine est Antonin Artaud, ses écrits comme sa pratique « performative » ; une autre, l'art intégral Merz de Kurt Schwitters, incluant ses écrits. Une séance sera consacrée à chacune de ces aventures d'un art hors de l’espace euclidien.
On interroge les conditions préalables à l’épanouissement de cette forme qu’est le happening. On s’interroge – à partir d’informations parfois inédites qui bousculent les récits habituels – sur le déroulement du premier happening. On regrette qu’aucun enregistrement filmique, photographique ni sonore n’ait été réalisé. C’est l’opportunité d’une réflexion sur la « sauvegarde » et les archives, associée aux pratiques contemporaines.
§ Un second apport – essentiel – est le plus souvent ignoré. Charles Olson dans une série de conférences (1956) en appelle à la « post-histoire ». A partir de ses textes (non traduits), on met en perspective sa conception avec celle d’autres penseurs (ultérieurs) de la postmodernité. Par surcroît l’on établit un parallèle entre sa « Special View of History » et les nouveaux concepts d’histoire de Walter Benjamin.

Une approche anthropologique du Black Mountain College conduit toutefois à pointer ce « chœur patriarcal » (Hilda Morley). Mais aussi, on déplore la persistance de récits qui sous-estiment la permanence des compositeurs exilés de l’Ecole de Vienne, et sous-estiment le rôle des femmes : Anni Albers ; Hilda Morley ; Elaine de Kooning, et surtout la figure cruciale de Mary C. Richards (poète, traductrice, metteure en scène, essayiste, artiste de la céramique, pédagogue réformatrice).
Une séance sera consacrée à Helen Frankenthaler, dont le séjour à Black Mountain, bref, n’en fut pas moins décisif pour son œuvre.
[P. B.-V.]
Au premier semestre. Première séance vendredi 18 octobre 14h. Grand-amphi.

Mode d'évaluation :
présence active aux séances

Bibliographie :
Helen Molesworth [sous la dir.] : Leap before you Black Mountain College,Institute of Contemporary Art, Boston, 2016
Éric Giraud, Jean-Pierre Cometti : Black Mountain College, art, démocratie, utopie, PUR, 2014
Patrick Beurard-Valdoye : Gadjo-Migrandt, partie 'La traversée des élans', Flammarion, 2014

Support de cours :
conférences avec projections iconographiques, filmiques et sonores. Lectures.

 Recherches théoriques Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s’agit d’acquérir ou de développer les éléments constitutifs d'une culture théorique (critique, esthétique et philosophique) en relation avec le projet général de l'étudiant et dans la continuité du travail entrepris en année 1 dans le cadre du projet-mémoire.

Contenu :
En année 2 et 3, et jusqu'à l'année 5 de l'option art, dans des registres spécifiques, les contenus des recherches théoriques, sont directement induits par le niveau de connaissances et d'engagement de l'étudiant et les enjeux conceptuels et artistiques de son projet.
Ce travail amène progressivement l'étudiant à la maîtrise des outils conceptuels nécessaires à la soutenance de son diplôme et permet en phase projet, d'aborder le mémoire de fin d'études avec les compétences minimum requises dans le cadre d'une introduction à la recherche.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S9-Recherche / Méthodologie7Art Contemporain et Temps de l'HistoireBernhard Rüdiger
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le séminaire se fonde sur les travaux menés par l'unité de recherche Art Contemporain et Temps de l'Histoire, formé par des jeunes artistes diplômés et des doctorants en théorie de l’histoire des arts. Il se propose de développer d'un point de vue d'artiste un travail autour des relations entre certains aspects de l’art contemporain et les « régimes d’historicité » qu’ils mobilisent.

Contenu :
Le problème de la forme en art 3


Le parcours de ces dernières années

Le séminaire a traité les années précédentes de la relation entre art et violence et a porté son attention sur ces moments particuliers où le langage et la perception sont suspendus. L'expérience cognitive du langage et des images est un travail d'élaboration, au sens de la transformation que se produit en nous quand nous formulons ou nous écoutons un récit, quand nous produisons ou nous observons une image. Dans ce moment de trans-laboration, de mise en œuvre complexe d'autres domaines — notamment ceux de la mémoire et de l'expérience antérieure — le langage se construit selon de schémas que nous maitrisons. Or la violence, comme aussi le rire, sont le lieu de l'écart, de la différence et de la singularité, ils produisent une dynamique réflexive d'une nature différente. Dans un moment d'absence de ce qu'est à narrer et de ce qui est visible, la dynamique réflexive se construit par une oscillation extrême entre aveuglement et contemplation. Le rire plus particulièrement nous a permis d'aborder le langage produit dans cette situation de suspension par la notion freudienne de 'forme régressive' grâce à l'étude de la figure de Pulcinella et sa position paradoxale face à son public. Ce masque de la tradition du théâtre de rue napolitaine est en même temps comique et sérieux, tellurique et infernal, innocent et savant, il est le lieu ou le point d'oscillation. Il est toujours aux bords de ce qui peut faire langage, mais qui échappe à toute formulation. Polichinelle est porteur de nouvelles possibilités du langage, car il est le masque de la 'régression' du langage inédit et non dit.
Nous avons exploré un aspect essentiel de l'élaboration et de la régression créative à l'œuvre dans tout invention expressive, portant notre attention à cet écart entre absence du langage et ce que les artistes ont appelé le problème de la forme.
On est revenus sur ce que dans la langue allemande on appelle 'die Gestalt', la chose qui se donne à voir pour ce qu’elle est, dans le sens où elle est régie par un ordre, une règle interne qui la rende organique pour celui qui l'observe. Quand est-ce que cet ordre est perçu comme créatif, c'est-a-dire, quand est-ce qu'il est nouveau, inédit? Quel est le rôle d'une culture et de son langage sédimenté dans la production d'une forme inédite? Comment se manifeste l'écart, que-est ce que c'est sa singularité, quel rôle accorder à son incompréhension?
L'horizon de la culture, le biotope à partir duquel nous apercevons les choses a été essentiel dans l'histoire de l'art et a permis à tout artiste de penser les objets et les idées comme des choses organisées selon un ordre nouveau, selon une logique qui est reconnaissable comme différente de nous et tout ce que nous connaissons. Comment produire une forme en art, comment inventer si elle ne se réfère plus à une culture donnée, s'il elle ne travaille plus comme le pensaient les artiste du vingtième siècle, Klee ou Malevich par exemple, à partir de sa propre histoire?
L'élaboration semblerait perdre d'importance dans notre société mondialisée et nous avons pu l'observer dans beaucoup d'évolutions artistiques qui ne s'occupent plus du problème de la forme, qui ne travaillent pas à ce qui est inédit et ont souvent abandonné la dimension de travail de la perception du spectateur. Qu'est-ce que c'est le problème de la forme si on ne peut plus penser l'écart? Est-ce que le rôle de l'art a déjà changé ?


Le développement de cette problématique pour cette année

'La critique comme principe de sélection, de discernement et distribution ou redistribution nécessite un critère et une faculté capable de discerner. Si la critique présuppose une résolution et une forme d’ordre, elle présuppose aussi des conditions et limites susceptibles d’un débordement, écrit Jean-Luc Nancy dans Critique, crise, cri (revue en ligne Diacritik voir bibliographie).
La critique, dans le sens développé par philosophie moderne allemande (celle d'après la Révolution française) présuppose l'idée de sujet pensant et agissant et est en art à l'origine de l'idée spectateur. Un individu qui est capable de ressentir ce que transmet une œuvre et qui justement par son expérience esthétique du monde peut aussi prendre position. C'est l'idée développée par Schiller à propos du rôle de l'éducation esthétique pour qu'un individu puisse développer une conscience éthique et politique du monde.
Nous sommes entrées aujourd'hui dans une nouvelle ère, où la pensée critique ne semble plus nécessaire pour faire expérience du monde. Assignés à un rôle, une position sociale et topographique dans le monde, à un genre et à une condition politique, nous sommes en condition de 'criticabilité', non pas à partir de ce que nous expérimentons du monde développant une attitude de jugement, mais à partir d'une condition donnée qui n'est pas à interroger car assigné. Ce débat public est présent dans toutes les sphères de notre société. Qu'elle est l'influence de ce changement radicale sur ce qu'on appelle art? Qu'est ce qu'est une forme si le sujet n'est plus en condition d'expérience et de jugement?
On essaiera d'aborder cette vaste problématique à partir de quelques œuvres symptomatiques récentes et de la fin du siècle dernier.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- Jean-Luc Nancy, Critique, crise, cri (unser Zeitalter ist nicht mehr das eigentliche Zeitalter der Kritik) https://diacritik.com/2016/05/13/jean-luc-nancy-critique-crise-cri-unser-zeitalter-ist-nicht-mehr-das-eigentliche-zeitalter-der-kritik/
- Michel Foucault, QU’EST-CE QUE LA CRITIQUE ? [CRITIQUE ET AUFKLÄRUNG] Bulletin de la Société française de Philosophie. Compte rendu de la séance du 27 mai 1978 https://docs.google.com/viewer?a=v et pid=forums et srcid=MDU5MTc5ODQ1NDc2NTQ4MTI0MzkBMTgzNjk4NDg1MzkxNDI4MTA0OTQBZUdrMGZlRVlOWlVKATAuMQEBdjI
- Friedrich von Schiller, Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme(1795-1796), http://classiques.uqac.ca/classiques/schiller_friedrich_von/lettres_sur_education/schiller_lettres_sur_education.pdf
- AAVV, “Découper le temps en son lieu. Parcours expérimental / Cutting out Time in its Place. Experimental journey,” B.Rüdiger (dir.), éd. ENSBA Lyon, avec Y.Annicchiarico, A.Bonnard, J.Lauro‐Mariani.
- AAVV, “Le temps suspendu ; Art contemporain et temps hors de l’histoire”, G. Careri et B.Rüdiger (dir.)éd. PUL Presses Universitaires de Lyon, 2016.
- Bernhard Rüdiger, “PPP paradoxe” et “L’œil de Sodome”, in Initiales PPP, Pier Paolo Pasolini N.7, éd. ENSBA Lyon, 2016.
- Bernhard Rüdiger, Natura abhorret a vacuo” Initiales N.1 GM dédié à la figure de George Maciunas ; éd. ENSBA Lyon, 2012.

 Common's LabDavid Olivier Lartigaud
Patricia Welinski
Nicolas Frespech
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Arc@LaboNrv
Créer un lieu et un temps, d'effervescence du savoir et des technologies spécifiques, de veille, de questionnement et d'accompagnement du travail de création à l'ère de la réalité numérique. En particulier étudier et s'emparer des incidences cognitives, esthétiques voir politiques, des accidents, des prolongements, des élargissements qui s'opèrent et aussi des rapports qui s'établissent entre digital et analogique dans l'art et le design.
Autrement dit, il sera question d'analyser et questionner les transformations que ces outils imposent à notre manière de vivre, de penser, de comprendre, de voir, de créer et de produire, et examiner comment ce nouveau paradigme est la source de formes qui en découlent et qui ouvrent de nouveaux champs d'expériences et de production.
Il sera aussi question de trouver des interlocuteurs/collaborateurs/prestataires/diffuseurs pour élaborer et accompagner les projets.

Contenu :
L’ARC sera l’occasion d’aborder ces questions transversales liés à l’utilisation des TICs.- Le travail, intellectuel et opérationnel, engagé, portera en particulier sur les nouvelles narrations, les transformations des modes d’accès au savoir, la “technomagie”, l'interactivité et ses enjeux, la désynchronisation, la convergence, l'Internet des objets, la réalité augmentée voire d'autres champs d'expérimentation déjà apparus et actifs ailleurs en art et en design. Certains projets développés dans ce cadre seront évalués dans les options avec les enseignants responsables.
- L’ARC a pour mode pédagogique la mise en commun et le partage des connaissances, des ressources et des réseaux ainsi que l'autonomie. Quel que soit leur statut (étudiants, enseignants, techniciens, collaborateurs extérieurs… ), chaque participant à l'ARC peut être acteur de cette mutualisation.
- Une fois par mois, les participants de l'Arc se réuniront pour une conférence avec des personnalités extérieures le matin et un atelier pratique l'après-midi. Cette série d’invitations permettra de questionner les pratiques actuelles, d’approfondir la veille des outils ou des champs opératoires et de rencontrer des partenaires potentiels. La partie pratique permettra l'expérimentation des outils et la mise en œuvre des projets.
La participation à l'ARC implique une contribution active aux enjeux de l'Arc, à la réflexion menée et à l'élaboration de ce qui en découle (activités, communication, actes, etc.).
L'Arc est un lieu associé où se mettent en œuvre les recherches, les expérimentations et les projets.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
Bibliographie indicative, d’autres ressources disponibles en ligne :

- Dieter Daniels, Barbara U. Schmidt (dir.), « Artists as Inventors », Ostfildern, Hatje Cantz, 2008
- Zygmunt Bauman, « Le présent liquide », Paris, Seuil, 2007 *
- Peter Lunefeld, « Snap to Grid, « A User's Guide to Digital Arts, Media, and Cultures », Cambridge, MIT Press, 2001*
- Olia Lialina et Dragan Espenschied ( dir.), « Digital Folklore », Stuttgart, Merz Akademie, 2009 *
- Mathieu Triclot; « Philosophie des jeux vidéos », Zones, 2011
- Karen O'Rourke, « Walking and Mapping Artists as Cartographers », The MIT Press, 2013
- Jacob von Uexkûll, « Mondes animaux et monde humain », Pocket 2004
- Anthony Dunne, Hertzian Tales, « Electronic products, aesthetic experience, and critical design », Cambridge, MIT Press, 2005
- Bruce Sterling, « Objets bavards », FYP, 2009
- Frédéric Kaplan, « La métamorphose des objets », FYP, 2009
- Clarisse Herrenschmidt, « Les trois écritures », Gallimard, 2007

- Exposition « Design and the elastic mind », MoMA, NY, 2008
http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2008/elasticmind/index.html
- Exposition « Talk to me », 2011, MoMA, NY
http://www.moma.org/visit/calendar/exhibitions/1080

- Revue OPEN, n° 11, « Hybrid Space, how wireless media mobilize public space », Rotterdam, NAi Publishers, 2006 *
- Revue POLI, n° 3, « Le spectacle de l'écologie », Paris, 2010

http://www.internetactu.net/tag/internet-des-objets/
http://www.pachube.com/
http://www.arduino.cc/

 Méthodologie spécifique Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en place progressive d'une méthode de travail de plus en plus individualisée tout au long du cursus et en relation avec les orientations de l'année et de l'option.
Cet objectif est présent à l'intérieur de chaque cours faisant appel à la fois au développement de la capacité perceptive et à l'élaboration d'une mise en œuvre de l'idée.
Une approche plus spécifique sur la méthodologie de recherche peut être développée dans le cadre de modules ou séminaires expressément conçus au croisement des enseignements pratiques et théoriques.

Contenu :
La question est de savoir comment construire un objet de réflexion, de travail et de recherche qui coïncide avec les intentions conceptuelles et plastiques initiales. Mais dans ce contexte, il s'agira probablement moins de répondre à cette question que de la volonté d' en énoncer sans cesse les termes et les conditions. Entre théorie et pratique, entre hypothèse et expérimentation se tissent progressivement les liens qui vont permettre la construction complexe d'une singularité agissante au sein du projet artistique au sens large du terme, qu'il relève du champ de l'art ou de celui du design.
Construire donc sa propre méthode et ses variations, à partir des éléments constitutifs spécifiques du champ de création dans lequel l'étudiant est engagé mais aussi de l'étude des divers dispositifs scientifiques et transversaux qui organisent les subjectivités contemporaines.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Post Performance FutureMarie de Brugerolle
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquérir une meilleure connaissance d'un contexte, capacité à nommer et situer ce qu'on produit, élaborer les outils théoriques et factuels pour structurer une pensée.

L'héritage et les impacts de la performance sur les arts visuels.

Que vaudrait la théorie si elle ne servait aussi à inventer la pratique ?'
Pris au sens d’un projet inachevé, celui de la modernité, la post-performance questionne l’âge du « post-médium » en ce début de 21e siècle, entre succession chronologique, postérité ou filiation historique, réemploi (de formes abstraites de leurs contenus) et rupture (comme changement de paradigme ou d’époque).
Apparue à la croisée de la philosophie analytique anglo-saxonne du langage et des champs de l’art et du spectacle, liée à des pratiques de langage, à des actions et à une rupture par rapport à un certain mode de représentation opérée au milieu des années 50, la notion de performance est polysémique. Il s’agira de questionner ce nom, ce qu’il recouvre, et l’évolution de pratiques liées à son usage.
Comment cet art de la performance évolue-t-il et comment évoluera-t-il dans les prochaines années, notamment avec les technologies numériques ? En quoi sommes-nous passés de sa dématérialisation à son « re-enactment »? Que se joue-t-il ici ?
PERFOURNIR: On abordera également les problématiques liées aux formes produites par la performance: objets scéniques, mobilier, écrits.
la trace de la performance, comme l’archivage (oral et vivant), le document, le film, l’objet scénique ou encore la photographie numérique.
Par ailleurs, la question du public comme forme, de l’audience à la fois destinataire et partie prenante (public captif) permettra de questionner une société du spectacle à l’heure du « spectateur émancipé ».

Cette année l'accent sera mis sur les objets de la performance: le PERFOURNIR: formes et vocabulaire: objets scéniques, sets, stage mais aussi textes: scripts pour la performance, à partir de workshops et d'analyse d'oeuvres, de présentations de travaux.

Perfournir: les objets de la performance.
Obsolète, Objets dysfonctionnels, OOO.
Post Performance Painting.
Puppets: le théâtre et son double.

Contenu :
A partir de 8 axes de réflexion, le séminaire alternera les cours théoriques et les exercices pratiques.

1 - Body Politic: les nouveaux genres de la performance.
2 - Objets scéniques: statuts des objets performatifs.
3 - Le public comme forme: audiomat et soap opéra: nouveaux scripts?
4 - Documenter/recréer: le même mais un autre.
5 - On stage /on line: HIc sed Nunc?
6 - Anarchives: spéculer sur le reste.
7 - Cineperformance.
8 - Espace public, question du commun.

Les Ana-Chroniques de la Post Performance : une autre histoire de la performance à l’âge du post médium (cours en amphi).

Les expériences pratiques en lien avec le programme de recherche Post Performance Future :
-workshop Voix Invisibles, 19 Novembre-23 Novembre 2018, avec Sarah Jones et Margherita Morgantin (à confirmer).
-séminaire: Séries Chéries, avec une 'nuit des séries' mi décembre (à confirmer).
-participation au projet Ceci n'est pas...Los Angeles 2019 (en cours, à confirmer)

Les expériences croisées :
Passerelles avec le LaBo NRV avec conférences-débats, ARC avec 2/3 projet Asile Bourg en Bresse (à confirmer), un workshop avec Jennifer Lacey.
LA répétition: expérience de lecture cuisine, 'le banquet, la banquette', en construction.
Disputatio Quolibet : discussions à partir d’un sujet commun: Sans Contact: comment jouir à l'ère du capteur?
« Quartels » lectures en groupe inspirées des dispositifs lacaniens.
Utilisation des ateliers de sérigraphie et offset avec la participation d’invités extérieurs, conduisant à une réflexion sur les processus de monstration, de réception et de transmission.

Mode d'évaluation :
Fiche de présence et lectures.

Bibliographie :
Bibliographie complétée en cours :

- ibliographie complétée en cours :
-Andrea Fraser, Museum Highlights, 2002, MIT Press
- Anne Bénichou (dir.), « Ouvrir le document », Les presses du Réel, 2010
- Krauss Rolsalind, « Under Blue Cup », 2011
-Five Sisters, Blog Log case study, If I Can't Dance I won't be Parto f Your Revolution, 2013
- Claire Bishop, « Artificial Hells », Verso, 2012
- Conversation Marie de brugerolle, Marie Canet et Catherine Wood, « Mousse Magazine », 2014
-It needed to be tender and to be whipped, recueil d'écrits à propos de Julie Béna, 2016
-Cally Spooner, Scripts, 2014
-Post Performance Future, CH2, Mousse Magazine #65, may june 2018

- Catalogues :
-Hors Limites « L'art et la vie », 1994, Mnam/Centre Pompidou,
-Out of Action, 1998 , MOCA Los Angeles
« The World as a stage », Tate Modern, 2007, « Ne pas jouer avec les choses mortes », Villa Arson, 2008, « Un théâtre sans théâtre », MACBA, 2009, « I was a male Yvonne De Carlo », Musac, Léon, 2011, « A Bigger Splash », Tate Modern, 2012...

 Problématique de projet Prof. Plasticien Référent
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Savoir de quoi l'on parle et avec quoi on agit ; dans quelle mesure le corpus problématisé s'inscrit dans la réflexion et la création contemporaine inhérentes au champ de recherche dans lequel l'étudiant est en train de s'engager.

Contenu :
Il s’agit de questionner, dans le champ contemporain, à partir du monde réel et des singularités artistiques, dans un continuel aller-retour, à la fois les contenus significatifs mêmes du travail artistique et la façon de penser ce qui précisément le motive, le monde qui nous entoure et nous constitue.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Projet-Mémoire Prof. Théoricien Référent
obligatoire3,00
 

Objectifs pédagogiques :
Les objectifs de ce cours sont la conception, l’élaboration et la rédaction d’un mémoire de fin d’études dont la soutenance constitue une des épreuves du Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP).
La rédaction du mémoire définit la perspective de recherche de l’étudiant, au sens large, et finalise un travail théorique en relation étroite ou distanciée, selon le cas, avec la pratique plastique.

Contenu :
La formalisation du mémoire relève du choix de l’étudiant, en lien avec l’équipe pédagogique, de son projet de diplôme, ou de tout sujet articulé avec celui-ci, et de ses objectifs ultérieurs. Le travail écrit est au centre de l’exercice, il peut être accompagné d’un travail sur d’autres supports.
Ce mémoire combine une exigence méthodologique de niveau Master avec des partis pris justifiés par le projet plastique d’une part, par un souci d’expression et de forme écrites d’autre part. Il s’agirait de rendre compte de la pensée comme de l’expérience de la pensée. L’étudiant s’engage dans une recherche qui permet de nourrir sa pratique, voire de l’expliquer mais aussi d’en formuler les enjeux. Il essaie de répondre à une série de questions : Comment puis-je problématiser ma réflexion ? Sur quelles références s’appuie-t-elle ? Comment les analyser en sorte qu’elles éclairent mes intentions ? Quelles sont mes hypothèses de travail, celles auxquelles répondront, le cas échéant, les réalisations du diplôme ?
Dans cette approche d’écriture, l’étudiant se positionne en auteur, par l’autonomie de de la phase d’écriture, par son appréhension sensible autant qu’analytique.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.
Communication du mémoire au collège des professeurs.

Bibliographie :
- Pierre Bayard, « Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? », Minuit, 2007
- Pierre Bourdieu, « Esquisse pour une auto-analyse », Raisons d’agir, 2004
- Jeanne Favret-Saada, « Les mots, la mort, les sorts : la sorcellerie dans le bocage », Gallimard, 1977
- Siegfried Kracauer, « L’histoire des avant-dernières choses », Stock, 2006
- Marcel Mauss, « Manuel d’ethnographie », Payot, 2002

Les références spécifiques sont discutées au cas par cas avec l’étudiant.

 Station d'Arts poétiquesPatrick Beurard-Valdoye
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
La Station d’arts poétiques est un programme de recherche théorique et de création dirigé vers l’écriture poétique dans la diversité des formes qu’elle emprunte à l’heure actuelle.
Après une collaboration de plusieurs années avec l'ENS, puis avec le Département Écriture de l'ENSATT, ce programme a élargi celui de l'atelier d'arts poétiques dispensé au sein de l'Ensba Lyon, par des journées d'études abordant en profondeur la pratique et l'approche théorique d'un auteur invité. Un partenariat avec Faculté LESLA - Département des lettres de l'Université Lyon 2 est en cours d'élaboration.
Sont appréhendés et développés par les étudiants des travaux d’écriture, par-delà les genres littéraires institués ou qui l’ont été.
Les arts poétiques fédèrent ainsi une attitude de recherche pouvant avoir trait tout aussi bien au travail du vers, de la prose, de la poésie visuelle, du «docu-poème», du montage, de la performance poétique et sonore, des rapports texte/image : photo, vidéo, film, hypertexte, web (en incluant même la verbalisation restreinte), qu’à celui des formes dialoguées assimilant tout forte de récits, d’essais, et cela dans la diversité des langues et de leurs usages sociaux, du plurilinguisme à la textualisation des idiomes.
Une attention particulière est donnée à l’oralisation des pratiques textuelles.
En cela, il s’agit de faire interagir les pratiques poétiques et les réflexions sur la littérature avec les signes, codes et systèmes des arts plastiques contemporains.
Cette démarche s’inscrit de plus dans une histoire déjà longue des romantismes allemands et anglais jusqu’aux pratiques contemporaines en passant par les expériences du Black Mountain College, marqués par les croisements de genre et la nécessaire induction entre l’acte poétique et sa composante technique et théorique.

L’objectif à moyen terme — inspiré des écoles scandinaves, allemandes et suisses — serait d’accompagner des créateurs et chercheurs dans une réflexion et une connaissance des réseaux d’activité littéraire où la langue et les modes narratifs constituent des lieux d’investigation.
L’accent est mis sur les processus d’émergence individuels et collectifs qui ont trait au travail d’écriture : récurrence, conception, production, diffusion, ainsi que connaissance du champ littéraire et éditorial en France comme à l’étranger.

Un projet mené par Patrick Beurard-Valdoye et Elsa Boyer.

Contenu :
Programme 2019 - 2020
Journées d'études :
mercredi 16 octobre : Stéphane Bouquet (en sa présence)
mercredi 8 janvier : Véronique Vassiliou (en sa présence)
mercredi 19 février : Isabelle Sbrissa (en sa présence)

Workshop:
Marie de Quatrebarbes : 17-18-19 mars 2020

Symposium d'arts poétiques, échange avec l'École supérieure des beaux-Arts de Bordeaux :
10-11-12 décembre (à l'ENSBA Lyon)
7-8-9 avril (à l'ESBAX Bordeaux)

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Ouvrages des auteures invitées

Support de cours :
Journée d'études en présence de l'auteur, approche des textes de l'auteur, dialogue.

 Tactic LabDavid Olivier Lartigaud
option2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Par un travail de réflexion commun, approfondir les questions liées au numérique en art et élaborer des projets en cohérence avec les enjeux contemporains d'une telle pratique.
Pour les étudiants en cycle recherche, l'objectif sera de poursuivre et d'approfondir leurs travaux en cours tout en s'inscrivant dans la dynamique commune de l'atelier.

Ce séminaire se déroulera dans les locaux du labo NRV de l'ENSBA/Les Subsistances.

Contenu :
Après un rappel historique des différents moments qui ont balisé les dernières décennies, il s'agira de :
- Connaître les artistes actuels qui privilégient le médium numérique sous toutes ses formes ou ceux qui font appel au numérique de manière singulière, conceptuellement ou techniquement.
- Repérer les œuvres ou les productions numériques signifiantes.
- Répertorier les lieux (institutions, galeries, festivals, site internet, etc.) qui présentent un intérêt pour le numérique ou qui affichent une spécialisation dans le domaine.
- Comprendre les réflexions contemporaines (théoriques, critiques, esthétiques...) liées aux pratiques et à la société numérique.
- S'inscrire par un projet dans ce contexte général en soulevant une problématique originale.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et présentation d'un projet élaboré durant l'année dans le cadre du séminaire.

Bibliographie :
BROWN (Paul), GERE (Charlie), LAMBERT (Nicholas) et MASON (Catherine) (Sous la dir. de), White Heat Cold Logic: British Computer Art 1960-1980, The MIT Press, coll. « Leonardo », Cambridge (MA)/Londres, 2008.
COX (Geoff), Antithesis : The Dialectics of Software Art, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus University, Danemark, 2010, http://www.anti-thesis.net/contents/thesis/antithesis.pdf
CRAMER (Florian), Words Made Flesh: Code, Culture, Imagination, Media Design Research, Piet Zwart Institute, Willem de Kooning Academy Hogeschool Rotterdam, Rotterdam, 2005, http://www.netzliteratur.net/cramer/wordsmadefleshpdf.pdf
FULLER (Matthew) (Sous la dir. de), Software Studies: A Lexicon, The MIT Press, Cambridge (MA)/Londres, 2008, http://dm.ncl.ac.uk/courseblog/files/2010/02/softwarestudies.pdf
GORIUNOVA (Olga) et SHULGIN (Alexei) (Sous la dir. de), Read_Me. Software Art and Cultures, catalogue Read_Me 2004, University of Aarhus, Digital Aesthetics Research Center, Aarhus, 2004.
HIMANEN (Pekka), L’éthique du hacker, Exils, Paris, 2001.
KITTLER (Friedrich ), Gramophone, Film, Typewriter, Les Presses du Réel,Dijon/Paris, 2018.
LIALINA (Olia) et ESPENSCHIED (Dragan) (Sous la dir. de), Digital Folklore, Merz et Solitude, Merz Akademie, Hochschule für Gestaltung, Stuttgart, 2009.
MAIGRET (Nicolas) et ROSZKOWSKA (Maria), The Pirate Book, Aksioma, Ljubljana, 2015.
MANSOUX (Aymeric) et VALK (Marloes de) (Sous la dir. de), FLOSS + ART, GOTO10, Poitiers, 2008.
STERLING (Bruce), 'An Essay on the New Aesthetic', Wired, 2 avril 2012, https://www.wired.com/2012/04/an-essay-on-the-new-aesthetic/
VIERKANT (Artie), The Image Object Post-Internet, http://jstchillin.org/artie/pdf/The_Image_Object_Post-Internet_us.pdf

(Bibliographie en cours)

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S9-Projet / Production11?Eva Barto
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Renforcer sa conscience critique et son positionnement en connaissance des enjeux du milieu de l’art contemporain et des problématiques sociétales actuelles.

Poser la question de « l’engagement » artistique aujourd’hui et trouver les formes les plus justes pour en traduire les enjeux.

Contenu :
Le format du Studio ? — dont l’intitulé se précisera avec le temps— est pensé comme une structure ouverte aux propositions et nécessités des étudiant.es.

Studio ? propose un temps pour l’esprit critique durant lequel l’on questionne les contextes dans lesquels l'artiste intervient, où l’on envisage « l’après-école », où l’on remet en jeu la valeur de toutes les formes de production…

Ainsi, certaines séances pourront être dédiées à l’échange autour de la réalité du paysage artistique français et international, temps pendant lequel, entre autre, les questions du droit et de l’économie de l’artiste seront abordées.

D’autres séances pourront faire l’objet d’accrochages organisés selon des modalités convenues avec le groupe.

Plus de la moitié des séances de l’année auront lieu à l’extérieur de l’école, et rarement au même endroit.

Toutes les pratiques sont les bienvenues.

Mode d'évaluation :
À définir avec les étudiant.es.

Bibliographie :
Maria Eichhorn, Andrea Fraser, Hito Steyerl, Michael Asher, Ben Kinmont, Maurizio Lazzarato, Yves Citton, Chantal Mouffe, Giorgio Agamben, Georges Bataille, Grégoire Chamayou, Pierre-Michel Menger, Arundhati Roy, Wage, Wage for Wage Against, Art Worker’s coalition…

Support de cours :
Tout support susceptible de nourrir le débat.
Intervenants extérieurs.

En parallèle:
Mise en place d’un site internet accessible pour les inscrits au Studio, et / ou participation à l'élaboration d'un épisode pour l’émission de Radio ForTune (Duuu Radio) et/ou tout autre projet a developper sur l’année décidé par le groupe.

 Art-cinéma-vidéoMarie Voignier
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Il s'agira de développer une réflexion et une pratique singulières des images vidéo et cinématographiques dans le contexte de l’art contemporain ; d'enrichir un regard et un point de vue à la fois personnels et construits sur les images en mouvement, de leur conception à leur exposition.

Contenu :
Le studio sera basé sur des projections qui donneront lieu à des échanges collectifs.
Les étudiant.e.s sont amené.e.s à proposer leur rushes, leurs travaux en cours ou finalisés pour en discuter avec l’ensemble des participant.e.s du studio, pour tester des modes de présentation de leurs pièces, pour évoquer d’éventuels blocages dans le déroulement de leur travail.
D'autres films/rushes/pièces projetés seront proposés, selon les séances, aussi bien par la professeure que par les étudiant.e.s. Il pourra s’agir de tous types d’images : films dits classiques, films d’artistes, images anonymes ou d’amateurs.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
- Bertrand Bacqué, Cyril Neyrat, Clara Schulmann et Véronique Terrier Hermann (dir.), « Jeux sérieux. Cinéma et art contemporains transforment l'essai », Mamco et Head Genève, Genève, 2015
- Christa Blümlinger, 'Cinéma de seconde main. Esthétique du remploi dans l'art du film et des nouveaux médias ', Klincksieck, Paris, 2013
- Erik Bullot, 'Sortir du cinéma', Mamco, Genève, 2013
- Aline Caillet, « Dispositifs critiques. Le documentaire, du cinéma aux arts visuels », PUR, 2014
- Michel Chion, « Un art sonore, le cinéma. Histoire, esthétique, poétique », Les cahiers du cinéma, Paris, 2003
- Jean-Louis Comolli, « Voir et pouvoir : cinéma, télévision, fiction, documentaire », Verdier, Paris, 2004
- Daniel Deshays, « Pour une écriture du son », Klincksieck, 2006
- Jean-Luc Godard, « Godard par Godard », Les cahiers du cinéma, Paris, 1998
- Siegfried Kracauer, « Théorie du film. La rédemption de la réalité matérielle », Flammarion, Paris, 2010 (1960 pour l'édition originale)
- Renate Lorenz, 'Art Queer', B42, Paris, 2018
- Anne Marquez, « Godard, le dos au musée. Histoire d'une exposition », Les Presses du Réel, Paris, 2014
- Edgar Morin, « Le cinéma ou l'homme imaginaire », Les Editions de minuit, Paris, 1956
- Walter Murch, « En un clin d'oeil », Capricci, 2011 (pour la traduction française)
- François Niney, « L’épreuve du réel à l’écran, essai sur le principe de réalité documentaire », De Boeck, Bruxelles, 2002
- Catherine Russel, 'Experimental Ethnography, the work of film in the age of video', Duke University Press Durham and London, 1999

 Arts poétiquesPatrick Beurard-Valdoye
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s’adresse à un groupe d’étudiants concernés par l’écriture : ayant soit déjà une pratique qu’ils désirent approfondir et partager, soit un intérêt qui pourrait déboucher sur une pratique. Il peut aussi s’agir simplement de personnes curieuses de la « chose littéraire », qui ne peut être que stimulante en regard de leur pratique plastique.
L’enjeu pour les étudiants, outre le partage de savoirs, sera la mise en place d’un travail personnel d’écriture. Il sera lui aussi conçu comme une image qu’il s’agira de cristalliser — du dessein mental au « manuscrit », c’est-à-dire au texte dans sa succession et sa construction, et dans la diversité des formes possibles.

Une réflexion est menée sur la relation – parfois la tension – entre narration, forme et medium.
La discontinuité du narratif et l'hétérogénéité du récit, qui caractérisent souvent les arts poétiques, est objet d'attention, ainsi que le système de ponctuation adopté.
L’oralité - l'oralisation - a son importance, autant lorsque nous écoutons les enregistrements de lectures par leurs auteurs (archives historiques ou actualité), que lorsqu’il s’agit de transmettre son propre travail au groupe, et d’en discuter collectivement.
Dire son texte à haute voix, ou le performer, pose de nombreuses questions. Mais aussi lire le texte d'un tiers. Notre capacité à 'lire autrement', à inventer nos modes de lecture, nos rythmes singuliers et notre propre vitesse, tels que l'écriture artistique l'impose souvent, est au centre des préoccupations.
Dans un second temps, la spatialisation et la gestuelle contribuent aussi à l'existence du texte. Il peut être proposé aussi des expériences et « exercices » visant à produire une expression singulière à partir de la réalité environnante.

Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, poésie visuelle, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture du roman ou en théâtre, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.

Contenu :
Il n’y a pas d’exclusivité de genres ou de médiums : prose, vers, récit, journal intime, poésie visuelle, etc. L’appellation d’ « arts poétiques » prend son sens. Elle inclut l'écriture du roman ou en théâtre, dès lors qu'il n'y a pas « forme morte » comme disait Claude Simon.
La recherche de la singularité – dans un souci d’authenticité – est un critère principal.

Mode d'évaluation :
Evaluation à partir de la « production » et de la présence active de l'étudiant

Bibliographie :
distribuée en cours

 Écriture contemporaineElsa Boyer
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Découvrir et analyser des oeuvres littéraires et des stratégies d'écriture (narratives, poétiques, expérimentales) susceptibles de nourrir la pratique des étudiant.e.s.

Contenu :
Ce studio interroge les pratiques d'écriture en les expérimentant, avec un premier temps consacré à la lecture de textes et un second à l'échauffement écrit, puis une discussion autour de ce qui a été tenté.

Le studio souhaite interroger ce qui domine dans la langue, à la fois les types de discours, les plateformes sur lesquelles on écrit mais aussi comment la langue s'organise à travers la grammaire et la syntaxe. Quels sont les plateformes de discours aujourd'hui, quels sont les discours dominants, qu'est-ce qu'une langue de bois, une littérature grise ? Qu'est-ce que la littérature en reprend, en déplace ? Mais aussi qu'est-ce qu'on écrit, quel langage on utilise en temps de crise ? Quelles sont les structures grammaticales et syntaxiques qui dominent notre usage de la langue ? Et comment les auteurs se confrontent ou non à ce qui pour eux est dominant dans la langue, ses structures, ses éléments ?

Mode d'évaluation :
L'évaluation portera sur une présence régulière, une participation orale (qui peut présenter un travail d'écriture en cours, une expérience de lecture) et une participations aux échauffements d'écriture.

Bibliographie :
Anne Portugal ; Lisa Robertson ; Lyn Hejinian ; Hughes Jallon ; Hélène Bessette ; Gertrude Stein ; Tan Lin ; Monique Wittig ; Jean-Charles Massera ; Nathalie Quintane ; Isabelle Sbrissa ; Emmanuel Adély

Support de cours :
Textes et images projetés en cours à partir d'un ordinateur ; textes photocopiés.

 Lens-ArtsPhilippe Durand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Lens Art évoque l’invention de la lentille optique, de la camera obscura, prises comme point d'entrée de la photographie. Lens Art permet aussi, en un seul nom, de rassembler des pratiques très variées autour de la notion d' imageur,(caméra vidéo, caméra S8, scanner), ce qui ne nous empêche pas de parler d'images collectées, d'archives récupérées, de prise de vue automatisée, ou de photographie sans appareil.

Contenu :
Si l'actualité le justifie, le début du cours est consacré à l'actualité des expositions et des publications.
Le studio se construit, se nourrit des propositions des participants, de leur interaction. Les références se construisent autour des centres d'intérêt des participants et participantes. les projets éditoriaux, la « photographie horizontale », sont encouragés.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
- Ariella Azoulayla série des 'unlearning' (photographie, instant décisif, expertise), blog Wintertur Foto Museum
- Geoffrey Batchen, 'Suspending time', 'Snapshot, l'histoire de l'art et le tournant ethnographique'
- Nathalie Boulouch 'Histoire de la photographie couleur'
- Clément Chéroux 'Fautographie, petite histoire de l'erreur photographique', 'Diplopie, l'image photographie à l'ère des medias globalisés'
'Snap + Share: Transmitting Photographs from Mail Art to Social Networks'
- Sylvain Dreyer 'URSS 1929, factographie, naissance d'un genre?'
- Michael Fried 'La place du spectateur', 'Why photography matters as art as never before'
- Jacqueline Guittard 'Roland Barthes: la photographie ou l'épreuve de l'écriture'
- André Gunthert 'La fabrique des images contemporaines'
- Julie Jones, Michel Poivert 'Histoires de la photographie'
- Rosalind Krauss 'Le photographique, pour une théorie des écarts'
- Luce Lebart 'Mold is Beautiful', 'Gold and Silver', 'CNRS'
- Olivier Lugon 'Le style documentaire', 'Avant la forme tableau' (le grand format dans l'exposition 'signs of life')
- Michel Poivert 'L'image au service de la révolution', 'La photographie contemporaine'
- Martin Parr 'Le documentaire conceptuel'
- Katrina Sluis 'Photography must be curated!' blog Wintertur Foto Museum
- Jeff Wall 'Essais et entretiens' 'liquid photography'

Roy Arden / Taysir Batniji / Iain Baxter /Valérie Belin / Laurence Bonvin / Mohamed Bourrouissa / Barbara Breitenfellner / Florence Chevalier / Gaëlle Cintré / Documentation Céline Duval / Sandrine Elberg / Roe Ethridge / Roni Horn / Harald Fernagu / Michel François / Paul Armand Gette / Lola Gonzales / Agnes Geoffray / Stephen Gill / Paul Graham / Andreas Gursky / Annette Kelm / Erik Kessells / Martin Kippenberger / Pierre Leguillon / Jochen Lempert / Thomas Mailaender /Jean-Charles Massera / Masaccio et Drowilal / Gustav Metzger / Gianni Motti / Boris Mikhailov / Jean-Luc Moulène / Luc Moulet / Peter Piller /Marco Poloni/ Paul Pouvreau / Julien Prévieux / Josephine Pryde / Walid Raad / Pablo Réol / Maya Rochat /Torbjorn Rodland / Thomas Ruff / Vivian Sassen / Joachim Schmid / Bruno Serralongue / Malik Sidibé / Roman Signer / Jules Spinatsch / John Stezaker / Hiroshi Sugimoto / Batia Sutter / Taroop et Glabel /Peter Tillessen / Patrick Tosani / Yves Trémorin / Anaëlle Vanel / Jeff Wall / and more

 Mise en oeuvre et développement Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Développer les capacités de travail à travers l'expérimentation et l'étude dans le cadre du projet personnel et du travail d'atelier.

Contenu :
Progressivement, tout au long du cursus, l'étudiant est amené à développer sa capacité de travail ainsi que la puissance et l'efficacité plastique de son projet personnel dans le cadre de l'organisation générale de ses divers travaux et expérimentations à travers un rythme et un processus de réalisation de plus en plus singularisés. L'ensemble des activités plastiques de l'étudiant est en résonance continue avec les enseignements de l'UE2 (problématique, méthodologie, projet).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Modèle - Archétype - StyleNicolas Chardon
Armando Andrade Tudela
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s'intitule « Modèle – Archétype – Style ».
Le studio est mené conjointement par Armando Andrade Tudela et Nicolas Chardon

L'objectif du studio est de considérer au même titre que les matériaux et les techniques les conditions extérieures d’émergence de l’œuvre d’art.
Le contexte de tout travail est celui que l’artiste produit.

Contenu :
Le studio Modèle – Archétype – Style s’organise en séances de réflexion à partir d’un ouvrage, d’une œuvre ou d’un lieu. Les débats conduisent à intégrer par exemple la généalogie ou la topologie dans l’analyse des œuvres, pour mieux inventer sa propre position.
Une forme publique (fanzine, site internet, exposition) est à construire.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Post studioElsa Boyer
obligatoire3,00
 

 Productions Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Permettre à l'étudiant de concrétiser et finaliser les éléments issus de la recherche et du développement du projet ou du travail.

Contenu :
Le terme de production vient ici qualifier le travail d'atelier en phase projet et, dans un registre un peu différent, en phase préparatoire du diplôme DNAT.
On peut raisonnablement considérer que dans le cadre d'un projet personnel pleinement orienté du côté d'une activité de recherche, la finesse de la réflexion sur l'économie générale du travail et sa faisabilité d'une part, et, d'autre part,
l'ajustement du niveau de 'l'agir' dans la complémentarité au 'faire', pour la concrétisation des travaux, pièces et objets, conduisent l'étudiant à 'produire' les signes tangibles et manifestes de son projet.
Production donc, tant dans son acception de 'production de l'esprit', au double sens littéral et ici très adapté de 'génération' et de 'formation', que dans son acception de 'production d'objet' tel que tableau, film, etc.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
Entretiens individuels et semi-collectifs en atelier.

 Son, musique et acteGilles Grand
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Expérimentation dans le domaine du son, de la musique et de la mise en situation des réalisations.

Contenu :
Usages du son au croisement des champs de la musique, des arts visuels et de l'ingénierie sonore ; acquisition des connaissances et compétences liées à la production et à la diffusion des sons ; études particulières liées à l'écoute de la voix parlée ou chantée, dans le cadre de l'interprétation en direct et de la radiophonie. L'essentiel est articulé autour de la production sonore des étudiants. Toutes les propositions sonores sont acceptées (vidéos, installations, improvisations, scène, etc.).

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

Bibliographie :
http://michelchion.com/
http://firstsounds.org/
http://filmsound.org/
http://www.radiofrance.fr/

Support de cours :
http://gillesgrand.free.fr/
http://art45.ensba-lyon.fr/art/art.html

 The Great Formula – Maximum Profit Minimum EffortNicolas Chardon
Armando Andrade Tudela
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s'intitule THE GREAT FORMULA – Maximum Profit, Minimal Effort. Il est mené par Armando Andrade Tudela et Nicolas Chardon.
L'objectif du studio est de considérer au même titre que les matériaux et les techniques les conditions extérieures d’émergence de l’œuvre d’art. Le contexte de tout travail est celui que l’artiste produit.

Contenu :
Le studio s’organise en séances de réflexion à partir d’une œuvre, d’un ouvrage ou d’un lieu. Les débats conduisent à intégrer par exemple la généalogie ou la topologie dans l’analyse des œuvres, pour mieux inventer sa propre position. Une forme publique (fanzine, site internet, exposition) est à construire.

Mode d'évaluation :
Séance tous les 15 jours, le lundi matin, de 10h à 13h. Retour le mardi au déjeuner. La présence des inscrits est obligatoire (places limitées).

 VolumeBernhard Rüdiger
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le studio s’organise autour du travail en atelier et des productions plastiques des étudiants. La production individuelle de l'étudiant sera discutée collectivement pendant la phase de réalisation en atelier dans le but d'élargir l’éventail des gestes techniques et de créer un lien avec l’analyse théorique et les connaissances dans le domaine de l'art contemporain.

Contenu :
Le studio se concentre sur vos productions plastiques. Selon un calendrier établi à l’avance, chacun va présenter ses productions en cours. L'accent n'est pas porté sur l'installation, ni sur l'œuvre finie, sa signification ou ses intentions. Il s'agit de regarder avec attention, regarder les gestes déjà accomplis et/ou en cours. Un regard muet, sans verbe, ni connaissance réflexive. Ce qui nous intéresse est une forme de connaissance obscure et qui peine à trouver ses mots. Un savoir que le geste révèle sans pour autant l'expliciter ou la décrire. Tout en utilisant une parole qui circule entre nous, il s'agit de lui faire dire l'expérience du geste et échanger sur la part d'intention, de conduite, de contrôle ou d'automatisme et distinguer ce qu'il y a d'évidence, de pré acquis ou d'impondérable. Il s'agit de traduire, de rendre intelligible ce qui advient pendant la 'laboration' de l'objet en œuvre.
Le studio veut porter une attention particulière à cette relation complexe entre la connaissance par la matière et le travail de verbalisation et de mise en perspective collective du travail.

Tout artiste travaille à partir d’un dialogue collectif, d’un savoir-faire et de connaissances partagées. On peut parler de ce partage comme d’une interlocution, telle que Hans Georg Gadamer l’a pensée dans les années 1960 autour de l’objet qui se trouve au centre de la discussion.(Gadamer, Vérité et Méthode éd.fr. 1994) Il remet en doute la notion de vérité objective fondée sur l’expérimentation propre à la science moderne. Pour cela, il remonte aux pères de la chrétienté et à une tout autre idée de vérité, pour montrer que la vérité n’est pas l’objet qui est vérifié et mesuré, mais serait plutôt l’objet qui surgit au moment de la discussion même. Dans un certain sens, la vérité est pour Gadamer dans la relativité de la discussion. Cette approche dit quelque chose de précis pour toutes les formes de recherche artistique ou pas, mais elle attribue une place centrale au point de vue subjectif et à la possibilité dialectique de la rencontre entre différentes subjectivités. Le dialogue entre artistes et la définition intersubjective des problématiques sont une forme d’interlocution. Celle-ci tient compte des approches singulières, tout en développant un objet commun en continuelle évolution.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu.

Bibliographie :
-“Découper le temps en son lieu. Parcours expérimental / Cutting out Time in its Place. Experimental journey,” B.Rüdiger (dir.), éd. ENSBA Lyon, avec Y.Annicchiarico, A.Bonnard, J.Lauro‐Mariani.
- B.Rüdiger, “Le temps de la recherche en art”, in Hermès 2015/2 N.72 L’artiste, un chercheur pas comme les autres, C.N.R.S. éditions, Paris 2015.
- B.Rüdiger, “Le temps de la recherche en art”, in Hermès 2015/2 N.72 L’artiste, un chercheur pas comme les autres, C.N.R.S. éditions, Paris 2015.
- E.Parendeau, B.Rüdiger, B.Seror, 'L'interlocution en art' et B.Rüdiger, in Culture et recherche N.130, éd. du Ministère de la Culture et de la Communication.
- Bernhard Rüdiger, « Neuf Rêves écrits sur l'art ; un caprice », Au même titre, Paris et Hopefulmonster, Torino, 2001
- Bernhard Rüdiger, conversation avec Pascal Beausse, « Manhattan Walk : faire un pas de côté, l’histoire, le document, l’icône et l’artiste comme non-reporter », [EUX] Lyon, 2005

 Workshops Collège Des Professeurs
option4,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition de connaissances dans le cadre d'un atelier intensif d'enseignement dirigé par une personnalité extérieure à l'école, qu'il soit artiste designer ou auteur en collaboration ou non avec un ou des professeurs.

Contenu :
La durée (entre 2 et 5 jours) et le fonctionnement du workshop varient selon les enjeux pédagogiques. Les contenus sont très diversifiés et en corrélation avec le travail des personnalités invitées.
Le workshop peut s’inscrire dans un ensemble thématique d’enseignements du type arc/atelier de recherche et de création.

Mode d'évaluation :
Evaluation lors du bilan semestriel.

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S9-Contextualisation / Médiation 4Analyse / énonciation Collège Des Professeurs
obligatoire2,00
 

Objectifs pédagogiques :
Acquisition progressive des outils techniques et conceptuels d'analyse permettant à l'étudiant de proposer une lecture (orale et écrite) cohérente, rigoureuse et contextualisée de l'ensemble de ses travaux.

Contenu :
Le travail d'analyse critique a lieu tout au long de l'année mais est plus particulièrement mis en évidence lors des séances de présentation spatiale de travaux et lors des bilans semestriels. Ce n'est que progressivement tout au long du cursus que l'étudiant peut acquérir la maîtrise de cet outil.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 Dossier personnel Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Mise en évidence pratique et conceptuelle du projet général de l'étudiant par le biais d'un support de communication.

Contenu :
Tout au long du cursus, il s'agit de mettre en œuvre, réaliser et régulièrement mettre à jour le dossier de travaux personnels que nécessite la communication d'une démarche et d'un projet d'artiste ou de designer.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

 Module de professionnalisationGuillaume Desanges
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
- confronter l'étudiant à la réalité de parcours professionnels spécifiques dans une logique de désintimidation
- montrer la diversité et la multiplicité des économies et des modèles
- dresser une cartographie des acteurs du monde de l'art, mais aussi de positions idéologiques et culturelles marquées

Contenu :
Une journée avec un.e invité.e : écrivain.e, architecte, galeriste, collectionneur.euse, éditeur-rice, artiste, commissaire, journaliste, producteur.rice, etc. en privilégiant des profils indéterminés et des parcours singuliers dans le champ de l'art et en dehors. L'idée est de proposer une rencontre informelle qui provoque questions et débat, puis, en fonction de l'invité, un mini workshop spécifique ou des rencontres en public avec des travaux d'étudiants.
Organisé en partenariat avec le postdiplôme.

Mode d'évaluation :
Présence et participation

 Spatialisation Collège Des Professeurs
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Apprentissage progressif de la mise en espace et de la présentation plastique de l'ensemble des travaux de l'étudiant.

Contenu :
Selon l'année et le niveau des études, le travail de spatialisation est mis en œuvre régulièrement tout au long de l'année dans le cadre de séances de présentation de travaux ainsi que lors des bilans semestriels ou le cas échéant au moment d'expositions en dehors du cadre de l'école.

Mode d'évaluation :
Contrôle continu et bilan semestriel.

 StageSarah Tritz
option1,00
 

Objectifs pédagogiques :
Le stage permet d'acquérir une expérience des milieux de création et de production, d'approfondir la connaissance des milieux professionnels (entreprises, milieux culturels et institutionnels) et de développer les compétences pratiques en termes d'outils et de travail en équipe.

Contenu :
Ce temps de formation donne lieu à la rédaction par l' étudiant d'un 'rapport de stage' mettant en évidence sa propre approche du milieu professionnel en relation avec l'enseignement proprement dit.
Les périodes de stages obligatoires sont fixées par l'école.
Les périodes de stages hors obligation sont fixées de façon concertée entre l'étudiant, l'équipe pédagogique et l'entreprise.

Mode d'évaluation :
Bilan semestriel.

Semestre 10

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
S10-Diplôme30DNSEP Jury de Diplôme
obligatoire30,00
 

Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
ACTH
Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
Numérique
Code UEE.C.T.SEnseignementProfesseursCaractèreCoef.
PPF