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Membres de l'unité de recherche

Directeur de recherche

Bernhard Rüdiger

Bernhard Rüdiger est un artiste. Il enseigne à l’Ensba Lyon. Son travail sur l’espace, le son, l’expérience physique et perceptive du corps se nourrit d’une réflexion théorique sur le réel de l’œuvre et de sa responsabilité historique. Il a fondé avec d’autres artistes la revue Tiracorrendo et l’espace expérimental d’art contemporain Lo Spazio di Via Lazzaro Palazzi à Milan (1989-1993).

Artistes chercheurs (Ensba Lyon)

Yann Annichiarico

Yann Annicchiarico utilise des armatures afin de diriger à la fois le regard et le corps du spectateur. Ces structures renferment toutes un potentiel utilitaire, mais toujours immanent à leur destination artistique. Son processus est ensuite soumis à un jeu espiègle avec le hasard conférant à son travail une légèreté que vient souligner une étrange assurance, qui tient à ce que le résultat n’est pas le seul fait de l’artiste. En acceptant le hasard, il donne aux choses une signification qui fait de lui un artiste, et non l’inverse. Il vit à travers à ses œuvres, et non l’inverse. Cela montre comment son rapport au monde devient littéralement «armature». Son travail consiste alors à faire exister dans l’espace quelque chose qui n’est pas seulement issu de notre pensée, mais qui la produit également.

Axelle Bonnard

Axelle Bonnard, née en 1989, diplômée d’un DNSEP de l’école des beaux-arts de Lyon en 2014, vit et travaille actuellement à Paris. Son travail se construit autour de formes sculpturales reliées à l’expérience de lieux et de constructions de paysages. Axelle Bonnard cherche à concentrer dans la matière le récit d’une architecture, laissant un espace à la mémoire. La représentation est fragmentée, s’érige comme les restes d’un temps de contemplation. Chaque forme se déploie comme le seuil d’une pensée à construire, se structurant dans la confrontation entre corps et mémoire. Ces seuils sont des amorces narratives, qui retransmettent une expérience transposée dans une matérialité évocatrice.

Vincent Ceraudo

La recherche de Vincent Ceraudo se situe à la croisée de différentes histoires ; celle des idées de la magie et de l’ésotérisme d’une part et d’autre part de la science, de la vidéo et de la photographie. Avec les possibilités de l’enregistrement qu’il soit vidéo, photographique ou sonore, Vincent Ceraudo explore le degré d’incertitude qui constitue la perception de notre réalité. Il joue de manière liminale par des déplacements et essaye d’en capturer les interférences et les écarts. Fasciné par les moments où la perception du réel nous échappe ou encore par des choses qui sont tout simplement exclues de notre conception commune. Il s’agit pour l’artiste de mettre en jeu le réel et ses limites acceptables afin de brouiller les pistes entre la fiction et la réalité.

Rosa Joly

Le travail de Rosa Joly se trouve à la croisée d’influences diverses : lectures, films, promenades au bord de l’eau, errance urbaine, au gré des couvertures de livres de poche, des textes d’artistes. Sa démarche est sensible à la porosité des impressions, plus que favorable aux intrusions perturbatrices qui agacent ; comme pour attraper une mouche l’été il faut en prédire la trajectoire aléatoire.

Michala Julínyová

Michala Julínyová est née en 1991 à Trenčín en Slovaquie. Diplômée de l'Ensba Lyon en 2018, elle a auparavant étudié la peinture à l'Académie des Arts de Banská Bystrica en Slovaquie. À travers la réalisation de vidéos, de dessins, de sculptures ou d'installations, Michala Julínyová observe la relation que l'homme entretient avec son histoire et son environnement. Par l'interaction avec des lieux concrets choisis sur la base de leur stratification culturelle et politique, elle construit des scènes et des formes symboliques. De cette manière, et au-delà du discours politique, il s'agit de refléter des phénomènes contemporains qui se manifestent en Slovaquie ainsi qu'en Europe centrale.

Guillaume Maraud

Sa recherche peut être présentée comme une tentative de figurer l'achèvement de la séquence temporelle associée à la notion d'"art contemporain" en tant que rapport au temps culturellement construit. Cette démarche accorde une attention particulière à l'investigation dans le champ de l'art, de nos modes de gouvernance, et à l'analyse de la transition culturelle nécessaire afin de contrer l'idée d'un grand flux historique linéaire de l'art soutenue par le discours dominant. Il a également fondé 23102015, dont l'objectif est de rendre aux artistes et chercheur.euse.s la capacité de penser les formats de l'art liés au mécénat et à la philanthropie privée, ainsi que de financer des projets artistiques ayant pour but de développer leurs propres modèles sociocognitifs du temps. http://23102015.org/

Maïté Marra

Née en 1992, vit et travaille à Villeurbanne. Diplômée de l'Ensba Lyon en 2017, Maïté Marra interroge le regard, elle s'exprime par l'image qu'elle soit film ou photographie. Une image nourrie de préoccupations politiques où la marge et la périphérie se font l'écho des pouvoirs et des violences exercés sur les corps et les paysages. 

Artistes chercheurs associés

Simon Bergala

Après des études de géographie et aux écoles de beaux-arts de Lyon et de Hambourg, Simon Bergala a résidé à Berlin, Los Angeles puis Paris. Ses peintures confrontent l’idéal de l’art, intimement lié à l’idéal de la cité, aux contingences historiques qui font la vie de la ville, les forces contradictoires qui la constituent. Les figures architecturales et cartographiques qui s’y déploient répondent autant à l’organisation de la ville qu’à celles du tableau et du dispositif d’exposition. Il envisage la fonction de l'art comme relevant de la modélisation de l'espace public. Ses peintures confrontent cette dimension idéalisante et projective, aux phénomènes imprévisibles de « relation » qui constitue également la ville. En parallèle à ce travail, il écrit sur le travail d’artistes et sur l’art en général. Simon Bergala est titulaire d’un DSRA (Diplôme supérieur de recherche en art) soutenu à l’ENSBA en 2018.

Jenny Lauro-Mariani

Formée initialement aux pratiques scéniques, Jennifer Lauro Mariani conjugue depuis plusieurs années écriture par et pour la scène et recherches théoriques. Favorisant les expérimentations pluridisciplinaires, elle développe plusieurs projets où la place du spectateur est spécifiquement interrogée. Chercheuse au sein d’ACTH depuis 2008, elle y propose des réflexions sur le spectacle vivant contemporain en lien avec les axes de recherches du groupe.

Émilie Parendeau

Émilie Parendeau s’attache à interpréter les oeuvres d’autres artistes, moins pour y introduire ses propres préoccupations qu'en vue de les actualiser en fonction de leur contexte d’apparition. En prenant en charge le processus qui accompagne leur matérialisation, elle introduit des variations qui ont pour objet de rendre ces oeuvres actives dans le présent. Elle a réalisé la plupart de ces activations dans le cadre du projet A LOUER (www.alouer-project.net). Lauréate en 2016 du Prix culturel Manor Genève, elle a été invitée par le Mamco à réaliser une exposition personnelle intitulée Ça m’inquiète toujours ces sirènes. Elle prépare actuellement une thèse de doctorat qui porte sur les multiples Fluxus qu'a édités George Maciunas dans les années 60 et 70.

Marion Roche

Née en 1990, vit et travaille entre Lyon, Berlin et Grosseto. Doctorante en philosophie elle prépare actuellement une thèse en codirection avec l’université Lyon 3 et l’Ensba. Elève du philosophe Mauro Carbone et autodidacte dans les disciplines artistiques qu’elle pratique, sa recherche porte sur le processus et le rapport au temps dans la création artistique et les nouveaux médias, mise en exergue dans ses oeuvres, par une quête d’interactivité, un questionnement, et une mise en action des spectateurs à travers ses installations sonores ou audiovisuelles, sculptures ou photographies.
Pensant l’art de manière paradigmatique et réticulaire, son travail, toujours ancré dans une démarche technique, a de nombreuses facettes et cherche à mettre à jour des liens, à créer des ponts entre des idées, des espaces ou des temps permettant l’émergence de nouvelles combinaisons, de nouveaux sens, qui parfois n’en ont pas...
www.kertavonkubin.com

Philippe Rousseau

Philippe Rousseau poursuit sur une durée longue une thèse sous la direction de Giovanni Careri. Centrée autour des spécificités plastiques, théoriques et dialectiques du travail de Robert Smithson, elle cherche à comprendre comment le travail descriptif du théoricien et de l’historien est anticipé et accompagné par Smithson lui-même. Retour du théorique sur ses conditions de production et de réception, manifeste dans la participation de Smithson à cette querelle autour de la théâtralité qu’a initié Michael Fried à un moment où un certain modernisme rencontrait ses limites. Comment s’articuleraient un certain travail du temps que traduit le pittoresque, le radical d’une simplicité plastique minimale qui prend en compte le musée et de son dehors, et la conscience de soi d’une prose protéiforme qui travaille ses limites, avec les conditions partagées par l’artiste comme par l’historien d’un sujet (pré- et post-)moderne.

Benjamin Seror

Benjamin Seror est titulaire d’un DSRA (Diplôme supérieur de recherche en art) soutenu à l’ENSBA en 2016. Son œuvre explore, à travers l’oralité et la performance comme possibilité de rendre « vivant » un récit ou une expérience de l’histoire, l’écart même entre récit et expérience, le pouvoir de l’anecdote, de la légende ou du mythe comme alternative à la grande histoire.

Simon Bergala, Bernhard Rüdiger, Axelle Bonnard et Yann Annichiarico